Cuiopecrox sertaLe ( Ach
C. Thallo (crusta) flavo-fuscescente, levigato, nigro limitato; Apotheciis {tuberculis) oblongo-deformibus, concaviusculis, intus per series sub concatenatis.
: Acharius, syn. méth. Lich., p. 108. Ejusdem, 7ransact:
Soc. linn. Lond.. XIL, 1. 3, f. 4. Fée, Essai sur les
Crypt. Ecorc. exot. off., p. 62, tab. XVHT, £. 2.—
Spreng., Syst. nat. p. 1, 240.
Trypethelium paradoxum Achar, act. Gorenck., vol...
Hasrrar in America meridionali, inter fluviumCarony et
GE7.0) Upatu, propè villa de Upatu, Alta gracia et Copapuyÿ (missiones del baxo orinoco); item ad sinum Santa- Fè ; inter Cumana et nueva Barcelona ( Nova-Andalusia) supra cortices Bonplandiæ irifoliatæ Willd.
Icon. tab. 2, fig. 4. 4. Magnitudine natural: B. Fragmentum auctum. C. Apothecium maximè auctum , cum duobus sectionibus , altera horizontali, altera
perpendiculari ; superficie punetis subglobosis notatà.
Le thalle est fort mince, membraneux, lisse, sans limites; il se présente plutôt comme une simple altération de l’épiderme que comme un véritable thalle; cependant cette apparence n’est que le résultat d’une grande ténuité. Acharius dit que le thalle du Chiodecton sérial est bordé de noir, et en effet, tous les échantiilons que nous possédons sont limités ; mais cette bordure leur est peut-être étrangère, et pourrait bien appartenir à des Lichens qui végètent dans son voisinage, au V'errucaria thelena, Ach., et au Pyrenula umbrata par exemple. La couleur jaunâtre du thalle est une circonstance fort remarquable, car elle semble prouver que les apothécies ont une organisation différente de celle qui paraît commune aux autres congénères , chez lesquelles le thalle forme évidemment le périthécium (voyez les Considérations préliminaires) , tandis que dans le Chiodecton sérial le périthécium est formé par une substance propre, distincte du thalle.
Les apothécies sont épais , assez éloignés, de forme irrégulière , mais tendant néanmoins à s’arrondir. Leurs dimensions sont variables, généralement supérieures à celles du Chiodecton sphéral. Leur élévation au dessus du thalle est peu considérable.
Les impressions punctiformes de l’apothécie sont très-uombreuses , disposées par séries, souvent rameuses ct quelquefois divergentes ; elles sont ovoïdes dans l’âge avancé, linéaires et fort étroites dans le jeune âge, évidemment distinctes vers le sommet, et se touchent sans se confondre vers la base de l’apothecium.
Si lou pratique des coupes successives, de manière à arriver à l’épiderme, on voit que les thalamium ne sont pas conflueps , mais seulement rapprochés , et qu’ils n’ont d’adhérence que par un point de leur
chconférence: c’est à cette circonstance qu'ils doiveut de naraitre dis-
( 28 ) posés en chaînons ( concatenati). Nous possédons quelques échantillons de cette plante , dans un état complet de vétusté ; les apothécies ont disparu , en laissant une cicatrice sur le thalle. La présence de cette cicatrice permet de voir facilement que chaque thalamium a végeté pour son compte.
: Si l’on suppose un instant que l’apothécie soit entièrement dégagé de son perithgcium , on peut alors très-bien se le figurer sous l'aspect que présente l’apothécie de l'Opegrapha medusula, Pers. , avec cette différence pourtant que dans l’un le thalamium est contiuu, et que dans Vautre il est-composé d’une foule de thalamium accolés les uns à côté des autres. Il faut encore prévenir, que, dans l'O. medusula , la divergence est plus régulière que dans le Chiodecton sérial.
Cette cryptogame diffère d’elle-même par un thalle limité ou illimité, et par des apothécies plus ou moins nombreux, plus ou moins diflormes, dont les impressions ponctiformés sont plus ou moins apparentes et plus ou moins régulières dans leur disposition.
Le Chiodecton sérial paraît croître exclusivement sur l'écorce de ’Angusture vraie { Bonplandia trifoliata, Wild. ); il n°y est pas trèsrare. Nous avons vu souvent dans son voisinage l’Opegnapha Bonplandiæ, Ess. Crypt. écorce. offic., p. 25,t. V,f. 4 ; le Ferrucaria thelena, ouv. cit, p. 88, t. XXIL, f. 5, et le Thelotrema Bonplandiæ, même ouvrage, p. 94, t. XXII, f. 24