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quatre à cinq pouces ; racine pivotante ; tige dressée , menue, cylindrique, d’un brun rouge, parsemée de quelques longs poils frisés, simple inférieurement, divisée supérieurement en quatre ou cinq branches pédonculiformes ; feuilles peu nombreuses, alternes, sessiles, oblongues, ovales, ou lancéolées, pointues au sommet, entières sur les bords , glabriuscules en dessus , laineuses et grisâtres en dessous ; calathides peu nombreuses , subglobuleuses , ayant trois à quatre lignes de diamètre , solitaires au sommet des rameaux, qui sont pédonculiformes, très-longs , très menus , simples, nus, un peu flexueux , bruns-rouges, très-glabres, très-lisses, raides, ressemblant à du gros crin ; péricline un peu rougeâtre ou roussätre ; corolles jaunes.
Cette plante habite aussi les environs du port du Roi-Georges , où elle a été recueillie en 1826 par M. Lesson. Nous l’avons décrite sur des échantillons appartenant à M. Mérat. Le nom de ce genre rouveau rappelle celui d’un ancien philosophe stoïcien.
Vicoa, H. Cass. Calathide quasi-radiée: disque multiflore, régulariflore , androgyniflore ; couronne unisériée , liguliflore, féminiflore. Péricline à peu près égal aux fleurs du disque , formé de squames nombreuses , imbriquées , appliquées , oblongues , étroites , aiguës, uninervées. Ciinanthe subhémisphérique, nu, fovéolé. Fleurs du disque: Ozaire oblong, velu, muni d’un bourrelet basilaire cartilagineux ; aigrette composée de squamellules peu nombreuses, unisériées , distancées, à peu près égales , filiformes , très-fines, presque nues. Corolle à einq divisions très-courtes. Anthères munies d’appendices apicilaires obtus , et d’appendices basilaires longs , subulés. Fleurs de la couronne | (à peu près égales en longueur à celles du disque) : Ovaire oblong, glabre , privé d’aigrette. Corolle à partie inférieure plus étroite , entière , tubuleuse , incolore ; à partie supérieure élargie de bas en haut, liguliforme, colorée, presque dressée, terminée au sommet par trois créuelures arrondies. )
Vicoa auriculata, H. Cass. Plante herbacée , annuelle ; tige dressée, simple , haute d’environ sept pouces , cylindrique ; striée , glabriuscule, rougeâtre, un peu ramifiée supérieurement ; feuilles alternes, sessiles , semi-amplexicaules, oblongues, un peu dentées sur les bords , aïgués au sommet , à base élargie, échancrée, formant deux oreillettes obtu-
ses ; la face supérieure d’un vert foncé , parsemée de poils ; la face infé-
rieure pâle, parsemée de glandes et de poils ; calathides larges d’envivon trois lignes , peu nombreuses , solitaires au sommet de la tige et des rameaux , qui sont gréles , nus, pédonculiformes; fleurs jaunes.
Nous avons fait cette description générique et spécifique sur un échantillon sec , eu très-mauvais état, que M. Mérat nous a communiqué, et qui vient , dit-il, de Ceylan.
Cétte plante nous semble être le type d’un nouveau genre immédiatement voisin du Zimbarda, mais suffisamment distinct par les fleurs femelles de la couronne, dont l'ovaire est glabre et privé d’aigrettes et dont la languette est courte , large , cunéiforme , presque dressée ; c’est pourquoi on pourrait nommer ce genre Gymnogyne (femelles nues), ou Phalucrogyne (femelles chauves), ou Sphenoglossum (languettes cunéiformes), ou Orthoglossum (languettes dressées ). Nous propo= sons le nom de Jicsa, qui rappelle celui du célèbre anteur de la Science nouvelle.
[l y a tant de ressemblance entre le #icoa auriculata et l’Zphiona punciata, que nous serions presque tenté de croire que cette dernière plante n’est autre chose que la première accidentellement privée de couronne. Si cette conjecture se vérifiait, l’{phiona punctate, rentrant dans le genre Ficoa, se trouverait heureusement exclue du genre {phiona , où elle s'accorde mal avec l’{phionà juniperifolia, qu'il faut considérer comme le vrai type de ce genre.
Crataocuixe, H.Cass. Calathide subglobuleuse, discoide: disque pauciflore, régulariflore, masculiflore? ; couronne multisériée, multiflore, tubuliflore , féminiflore. Péricline inférieur aux fleurs du disque, mais supérieur au clinanthe, formé de squames inégales, subtrisériées, appliquées ; les extérieures plus courtes, lancéolées , foliacées; les intermédiaires plus longues, lancéolées, membraneuses ; les intérieures linéairessubulées, membraneuses. Clinanthe élevé , large, très-concave, évasëé, cyathiforme , nu, portant Les fleurs du disque au centre ou au fond de sa cavité , et les flenrs de la couronne sur tout le reste de sa surface interne et externe. Fleurs du disque : Faux ovaire nul?, ou peut-être confoniliu avec la base de la corolle. Corolle infundibulée , étroite à la base, large au sommet , à cinq divisions courtes. Anthères demi-exsertes, munies d’appendices apicilaires obtus, presque arrondis, et privées
d’appendices basilaires. Style inclus, paraissant indivis, garni de coi-
lecteurs. {leurs de la couronne: Ovaire ou fruit très-petit, ovoïdeoblong , à peine comprimé , glabre, lisse, absolument privé de col , de bourrelet apicilaire et d’aigrette. Corolle articulée sur l'ovaire, longue, grêle , tubuleuse , ayaut la base très-renflée, globuleuse, et le sommet tridenté.
Cyathocline lyrata , H. Cass. Petite plante herbacée , annuelle ; tige simple , dressée, longue de deux à quatre pouces, grêle, cylindrique, pubescente ; feuilles alternes ; les inférieures rapprochées, longues d’enwron neuf lignes , larges d’environ trois lignes , lyrées très-régulièrement , ayant les divisions latérales alternes, oblongues, dentées surtout vers l: sommet, et la division terminale arrondie, subquinquélobée et dentée ; la côte moyenne munie de longs poils membraneux , articulés , comme frisés ; quelques poils de même nature épars sur les deux faces ; les feuilles supérieures distantes , graduellement plus petites que les inférieures, et moins découpées. Calathides petites, subgiobuleuses , d’une ligne de diamètre, peu nombreuses, courtement pédonculées, rapprochées au sommet de la tige, qui est à peine ramifié.
Nous avons fait ceite description, générique et spécifique , sur deux échantiilons secs , recueillis dans le Pégu , et donnés par M. Reynaud, en 1828, à M. Mérat, qui a bien voulu nous les communiquer. Mais ces échantillons n'ayant que quelques calathides , en très-mauvais état , et que nous avons dà ménager avec la discrétion convenable, nous avons pu commettre quelques erreurs dans cette analyse très-diflicile.
Quoi qu’il en soit , il nous semble évident que cette jolie petite plante est une Grangéinée, voisine du Centipeda, et qu’on peut fonder sur elle un genre distinct, bien remarquable par la forme singulière de son clinantlie, à laquelle fait allusion le nom de Cyathocline , qui signifie
lit en gobelet.
(ni)
Zyrrurzis, H. Cass. Calathide radiée: disque multflore, régulariflore, masculiflore ; couroune unisériée, liguliflore, féminiflore. Péricline supérieur aux fleurs du disque, subcylindracé ou subcampanulé , formé de squames peu nombreuses , inégales , subtrisériées , imbriquées, appliquées, lancéolées, coriaces-foliacées , ciliées sur les bords. Clinanthe plan, nu, fovéolé. Fleurs du disque : faux ovaire long, étroit, linéaire, aplati , membraneux , glabre , privé d’ovule, aïgretté tout comme les ovaires de la couronne. Corolle un peu plus courte que
V'aigrette, glabre, à tube court, bien distinct , à limbe long, large,
subcylindracé , divisé au sommet en cinqlobes. Anthères incluses, absolument privées d’appendices basilaires. Style (d’Astérée) à deux stigmatophores demi-exserts, libres, mais dont les bourrelets stigmatiques sont tout-à-fait oblilérés. Fleurs de la couronne : Ovaire grand, obovale, très-comprimé bilatéralement, muni d'un bourrelet sur chaque arète, et parsemé de très-petits poils ; aigrette articulée sur l'ovaire, un peu plus longue que lui , composée de quinze à vingt squamellules égales, unisériées , libres , filiformes , pointues et non épaissies au sommet, garnies sur les deux côtés de longues barbes capillaires, Corolle glabriuscule, à tube un peu plus court que l'ovaire ; à languette deux fois longue comme le tube, oblougue, entière au sommet. Style fémipin, à deux stigmatophores un peu exserts, munis de bourrelets stigmatiques neu apparens.
Zyrphelis amæna, H. Uass. Tige ligneuse, presque dichotome, à écorce grisätre ; les rameaux de l’année simples ou presque simples, ayant la partie inférieure très-garnie de feuilles nombreuses , rapprochées , et la partie supérieure nue, pédonculiforme , terminée par une calathide ; feuilles alternes , sessiles, demi-embrassantes, longues d’environ six lignes, étroites, linéaires-lancéolées, pointues au sommet , épaisses, coriaces-charnues , glabres , lisses , luisantes , d’un vert glauque , yninervées, frès-entières sur les bords, qui sont ciliés par de longs poils blancs et mous ; la partie supérieure du rameau , pédonculiforme, grêle, pubescente, rougeâtre, munie de deux ou trois petites feuilles bractéiformes , très-distantes , et terminée par une calathide dressée , large d’environ huit à neuflignes , haute de trois lignes. Disque jaune, composé de vingt à trente fleurs; couronne bleue ou violette, composée de dix fleurs ; languettes longues de trois lignes , larges de plus d’une demi-ligne; péricline glabre ; aigrettes grisâtres.
Nous avons fait cette description sur des échantillons secs, recueiilis eu 1529 au Cap de Bonne-Espérance , par MM. Lesson et d’'Urville, et qui se trouvent dans l’herbier de M. Mérat.
Ce joli petit arbuste est assurément le type d’un nouveau geure, qui a beaucoup de rapports avec le Printzia, et surtout avecle Polyarrhena ,
mais qui est bien distinct de l’un et de l’autre.
(sg)
Henperia, H. Cass. Calathide incourounée , équaliflore, multi-
flore, régulariflore, androgyniflore. Péricline inférieur aux fleurs ,
Ca22 )
double : l’extérieur à peu près égal à l’intérieur, irrégulier, mvolueriforme , composé de plusieurs bractées foliacées , inégales, irrégulière ment disposées, uni-bisériées, souvent greffées par la base avec le péricline intérieur, plus ou moin, étalées, subpétiolées , lanccolées ; le péricline intérieur régulier, plécolépide, formé de douze à quinze squames égales , unisériées , entregreffées par les bords infé:ieurement, libres supérieurement , dressées, appliquées, oblongues, subfoliacées. Clinanthe plan, absolument nu. Fruit oblong , aminci de haut en bas, trigone ou irrégutièrement tétragone, glabre , presque lisse; aréole apicilaire offrant, en dedans de l’aigrette, un rebord saillant , calleux , annulaire, cupuliforme , qui supportait la base de la corolle; aigrette persistante , blanche, composée de plusieurs squamellules unisériées, ordinairement libres, mégales et dissemblables ; les unes plus courtes, plus larges, paléiforines , oblongues, frangées sur les bords ; les autres (moins nombreuses , situces sur les angles du fruit } beaucoup plus longues et, plus étroites , subfiliformes , barbcllulées. Corolle parsemée de glandes, ayant la base élargie horizontalement, et la partie supérieure divisée en cinq lanières. Style et stigmatophores de Verneniée.
Herderia truncata , M. Cass. Plante herbacée , plus ou moins rampante , à branches longues , probablement couchées sur la terre, souvent enracinées çà et là, cylindriques, striées, pubescentes, garnies de feuilles d’un bout à l’autre; Feuilles alternes, longues de cinq à six lignes , larges de près de trois lignes, obovales-cunéiformes , parsemées de petites glandes, glabriuscules en dessus, plus ou moins garnies de poils en dessous , étrécies à la’base en forme de pétiole, entières sur les bords latéraux , à sommet large , comme tronqué , formant trois crénelures, dont la médiaire est beaucoup plus large; calathides de deux lignes de diamètre, solitaires, sessiles ou presque sessiles au sommet des derniers rameaux, qui sont presque toujours munis de feuilles.
Nous avons fait cette description , générique et spécifique, sur un bel échantillon sec, recueilli au Sénégal, et qui se trouve dans l’herhier de M. Mérat, où il est nommé Æmpherephis.
Cette Vernoniée est certainement le type d’un nouveau genie, apparteuant au groupe des Ethuliées aigrettées, dans lequel il se fait remarquer par son péricline double, dont l’extérieur est involucriforme et l'intérieur plécolépide ; par l’aréole apicilaire du fruit , imitant une cupule ; par les squamellules de laigrette, qui sont inégales et dissemblables, quoique situées sur le même rang ; enfin par la dilatation de la
base de la corolle.
Nous dédions ce genre à la mémoire de l’illustre auteur des {dées sur la philosophie de l’ Histoire de l'humanité. Ceux qui préfèrent les noms exprimant des caractères, pourront adopler celui de $ymphyolepis {écailles entregreffées) , qui fait allusion aux squames du péricline; ou celui de Cælacron (sommet concave}, qui fait allusion à l’aréo'e apicilaire du fruit ; ou celui d’Anisostephus (couronne inégale), qui fait allusion à l’aigrette; ou eufin celui de Platybasis (large base), qui fait allusion à la corolle.
Norice sur l’Antilope à cornes déprimées ;
Par MM. Quoyx et Garmarp.
Cette espèce est remarquable par sa forme trapue, qui la fait ressembler à un jeune buffle, par le peu de hauteur de ses jambes , et surtout par ses cornes. La tête est grosse, le front large, le mufle peu saillant. Les cornes , à peine divergentes , sont courtes, droites, déprimées d’arrière en avant et à la base , qui est plus ou moins annelée ; elles se rétrécissent assez brusquement vers les deux tiers supérieurs internes : elles sont irèspointues , lisses à l'extrémité, et d’un beau noir. Il y a quelques différences dans les cornes, qui tiennent probablement à l’âge, et qui consistent en ce qu’elles sont moins pointues, plus élargies à leur extrémité, et surtout plus rugueuses dans toute leur étendue. Les oreilles sont médiocres et peu pointues : il n’y a point de larmier. Le cou, gros et court, est assez peu cambré. Les jambes, surtout celles de devant, sont légèrement torses, comme celles des bœufs. La queue, courte, grosse à la base, est pourvue d’une touffe de poils noirs à l’extrémité. Îl existe quatre tétines.
La couleur des individus diffère assez fortement. Un mâle avait un pelage brun clair, plus foncé sur le dos que sous le ventre , où cette couleur s’éclaircissait; les membres étaient d’un brun de cholecat plus prononcé ; le poil était fin , rare et assez court , excepté sur les membres , où il était plus fourni. Un autre individu femelle, plus gros, plus trapu , à queue grêle, et encore plus bas sur jambes, était {out noir, et avait beaucoup plus de rapports avec un jeune buflle que le précédent : c’est celui représenté ici, d’après un dessin de M. de Sainson, peintre de l'expédition.
Ün jeune individu était brun ; un auire, plus jeune encore, avait une teinte moins foncée et tirant un peu sur le fauve.
Ces animaux vivent dans les bois, sont très-sauvages, dangereux par les blessures qu’ils peuvent faire avec leurs cornes, mais d’ailleurs assez peu agiles. Ils ont vingt-six côtes. La dentition complète se compose de trente-deux dents ; cependant, sur quatre têtes que nous avons examinées, ce nombre variait de vingt-huit à trente et trente-deux : ce sont ordinairement les premières mo-
laires inférieures qui manquent.
On peut ainsi caractériser cette espèce :
ANTILOPE À CORNES BÉPRIMÉES , Æ#ntilope depressicornis. (PI. XX) Sapi - outang, ou Vache des bois des Malais.
A. cornibus rectis, subulatis , nigris, basi depressis
rugosis ; corpore CrassO nigro aut cinereo ; pilis raris.