‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 100 sur 232 · DIMENSIONS D'UN MALE · texte numérisé non relu

DIMENSIONS D'UN MALE

Pieds. Poue. ig.

Longucur totale. 5 5 »

Distance du museau à l'œil. » 7 »

Longueur des cornes, »HUITO »

— de l’oreille. » 6 6 Largeur de l'oreille. NE) »

Distance des membres antérieurs aux postérieurs. 3 7 » Longueur des membres antérieurs , prise de Varticulation scapalo-humérale. ' SAONE Longueur des membres postérieurs au fémur. 2 » » — de la queue: » » 6 Diamètre du bout du museau. » 10 »

— de la tête à l'œil. I 9 6 — du cou au milieu. I 7 » FEMELLE NOIRE.

Longueur totale. HA TO 6 — des pieds de derrière, prise à l’articulation fémoro-tibiale. 2 Li »

Longueur des pieds de devant à l’articulaiion scapulo-humérale. I 8 »

Longueur de la tête, prise du bout du museau à l’origine de la corne. I » »

Largeur du front. » 4 8 Circonférence du bout du museau. I » »

— de la tête, au-dessus de l’œil. 2 » »

— du cou au milieu. x 10 »

Longueur de la queue. » ILE »

Circonférence au corps au milieu. 2 »

Distance des membres antérieurs aux postérieurs. 2 3 6 Longueur des corues. » 8 6 Grosseur des cornes à leur base. » 5 5 Longueur de loreille en arrière. » 4 6 » 3 »

Largeur.

Cette espèce habite Pile Célèbes ; nous

ISNOrONS Si

( 426 ) elle se trouve dans les autres îles Moluques : elle provient du comptoir hollandais de Manado, Nous devons à l’obligeance de M. le gouverneur Merkus les trois individus que nous avons déposés au Jardin du Roi.

Il y avait long-temps qu’on connaissait des têtes de cette Antilope dans les collections , mais on ignorait sa patrie. M. le major Hamilton Smith est le premier qui ait donné une de ces têtes au trait dans la traduction anglaise du Règne animal de M. Cuvier ; mais nous tenons de M. Diard,, naturaliste français qui habite Java, qu'il avait parlé de cet animal, il y avait plusieurs années, dans une note envoyée en Europe, et qui n’aurait point été imprimée : il est vrai que c’est aussi seulement de la tête, et non de l’animal complet, de sorte que c'est du nom que lui a donné M, Smith qu’on doit se servir.

Nore sur les différences soit primitives, soit postérieures au dérangement des couches , qu’on peut observer dans les roches stratifices, particulierement dans celles qui sont supérieures au grès rouge (Rothe todie liegende. — Exeter red conglomerate ) ;

Par M. ne LA Bècxe.

Des variations légères et nombreuses, dans la struc-

ture minéralogique des roches (1) stratifiées, ont été

(i) L'auteur de ce Mémoire emploie généralement le mot roches

( Rocks }, uon pour désigner une espèce minéralogique de roche, mais

depuis long-temps reconnues et signalées par plusieurs observateurs. Le dévelcppement plus ou moins grand d’une formation de grès ou de calcaire, l'absence de certaines couches dans des séries données, les altérations des roches à de petites distances des masses ou des filons de trap, eic., ont été remarqués depuis quelque temps, et on a bien apprécié l’importance plus ou moins grande qu’on doit attacher à ces circonstances ; maïs les changemens plus considérables , tels que la substitution du calcaire compacte foncé , et du grès au green-sand du nord de la France et de l’Angleterre , quoique mentionnés depuis long-temps par M. Alexandre Brongniart ; la transformation de l’oolithe, ou formation calcaire du Jura, en calcaire compacte d’une couleur sombre, ressemblant à ceux qu’on nomme communément de transition; le changement occasionel de tous les calcaires, depuis la craie jusqu’au muschelkalk, en dolomite, plus ou moins cristallines selon les circonstances, et d’autres différences encore sur une grande échelle, n'ont pas généralement attiré cette attention que l’importance du sujet requiert sous le point de vue géologique.

Cette inattention provient probablementen grande partie de la valeur attachée aux différences de structure minéralogique qu’en supposait caractéristiques des roches déposées à différentes époques géologiques. Aïnsi , tous les calcaires cristailins furent considérés comme primitifs;

une masse de substances minérales formées simultanément , une rouche ou une réunion de couches, en uu mot une portion plus ou moins étendue de l’écorce du glohe. Nous avons conservé cette expression , quoique le mot de roches s'emploie plus souvent dans une autre inten-

tion en français. , (R.)

tous les calcaires d'une grande compacité et d’une certaine structure minéralogique furent regardés comme de transition , tous les grès d’une couleur et d’une dureté convenables furent des grauwackes ; et, lorsqu'on avanca des opinions contraires, elles furent considérées comme étant le résultat de quelque erreur de la parti de l'observateur. Il est vrai que plusieurs géologues n’accordaient pas cette importance à la structure minéralogique ; mais il est également vrai que le plus grand nombre fut en faveur de cette opinion.

‘La géologie, peut-être plus qu'aucune auire science , demande une combinaison d'observations nombreuses ; ce n'est que d’une accumulation de faits qu’on peut obtenir quelques progrès réels, etil est tout-à-fait clair qu’elle exige les travaux de plus d’un savant : heureusement , mainte-. nant nous ne manquons pas de personnes qui chaque jour contribuent à augmenter nos connaissances , plus particulièrement encore dans cette partie du monde, et nous voyons que l’Europe, quoiqu’elle ne soit pas la plus grande portion dela surface de notre planète , est féconde en exemples des grandes différences qui existent dans la structure minéralogique de la même formation. Dans ce cas, quels changemens plus grands encore re peut-on pas espérer de rencontrer dans des contrées beaucoup plus éloignées !

Souvent des faits nouveaux conduisent à de nouvelles opinions , et plusieurs des dernières , qui étaient excellentes dans leur temps , et tendaïent certainement à Pavancement de la géologie, doivent être modifiées si les faits l’exigent. Que la vérité soit notre seul objet. Nous

cherchons à comprendre la structure de l'écorce de Îa

terre; mais comment pouvons-nous espérer d'arriver à ce but, si nous supposons que la géologie dans son enfance a atteint sa maturité ?

Un changement d’opinion , sur la valeur qu’on peut attribuer à la structure minéralogique des roches, ne diminue nullement le mérite de ceux qui sont accoutumés à insister si fortement sur son importance ; au contraire , si les pays ont été bien décrits, comme l’est, par exemple , la Tarentaise par M. Brochant, qu'importe si un calcaire est de transition, ou si c’est du lias? Lorsque nous aurons, par un examen général des Alpes, déterminé la formation à laquelle elles appartiennent, leur description détaillée sera encore bonne , et sera toujours de la même valeur, en ce qu’elle donne un exposé correct des caractères et des rapports des roches dans ce point.

Sans les travaux des divers observateurs habiles qui ont attaché tant d'importance aux caractères minéralogiques des formations, la science de la géologie n'aurait jamais pris le rang qu'elle occupe maintenant; ces savans furent aussi nécessaires au développement de cette science que probablement ceux de nos jours le sont pour présenter des vues plus claires et plus étendues. Nous pouvons seulement conclure d’après les faits qui sont en notre possession, et ilest tout-à-fait clair que ceux qui viendront après nous auront beaucoup plus de facilité pour arriver à des conclusions plus justes que nous ne pourrons jamais le faire. Werner n’a pas le moins de titres à notre reconnaissance, quoique ses idées concernant la formation des roches s'accordent si peu avec celles qui

sont maintenant le plus communément reçues : il n’en

est pas moins , sous ce rapport; la cause d’un grand avancement dans la science.

J'ai fait ce peu de remarques parce que, lorsqu'on présente de nouvelles vues, comme, par exemple, celles de M. de Buch sur le changement des calcaires du Tyrol en dolomite, au lieu d'examiner d’abord les faits, on traite le tout comme invraisemblable, parce que c’est contraire aux opinions reçues. Que la valeur de la théorie soit ce qu’elle voudra, les faits au moins méritent l'attention, et seront appréciés ; car, s’ils ne conduisent pas à modifier nos opinions d'une façon , ils peuvent le faire d’une autre manière.

Comme les limites nécessaires d’une Note ne permettent pas de longs détails, je me contenterai de donner quelques exemples frappans de changemens considérables dans la structure minéralogique de formations, tirées principalement des Alpes , qui montreront suffisamment le peu de confiance qu'on peut mettre en ce caractère lorsqu'on désire déterminer l’époque géologique d’une roche, plus particulièrement lorsque les caractères zoologiques tirés des restes organiques nous manquent; non que je veuille accorder trop de confiance à ce dernier caractère, excepté dans certaines limites raisonnables , spécialement parmi les roches les plus modernes, dontil semblerait plus raisonnable de fixer l'époque d’après le caractère général de ces restes, plutôt que d’après aucune espèce en particulier. Mis, avant de m'occuper de ces exemples, je ferai remarquer que depuis quelque temps j'ai donné une attention particulière aux différences minéralogiques qu’on observe dans les mêmes formations ,

et que j’ai été conduit à admettre qu'on peut convenable-

ment les diviser en deux sortes, l’une primitive ou originaire, comme on peut l’observer à des distances considérables; l’autre accidentelle, provenant des dérangemens locaux ou de l'introduction de roches ignées. Je ne suis pas en genéral d’avis d'introduire de nouveaux termes, croyant qu'ils peuvent aussi souvent arrêter qu'avancer la science de la géologie ; mais cependant, dans ce cas, les termes de différences par dérangemens et de différences primitives seraient assez convenables.

La lettre de M. de Buch , sur la dolomite du Tyrol, est datée de 1822, et son tableau géologique du Tyrol, de 1823. Dans ces Mémoires, il nous montre la liaison singulière de la dolomite, du calcaire gris coquillier, avec le silex ( flint) et le porphyre noir, dont l'introduction parmi les calcaires a été, selon M. de Buch, la cause de son changement en dolomite. Je n’ai rien à dire maintenant sur la théorie liée à ces intéressans détails ; il me suffit, pour mon but actuel, que des masses de roches cristallines puissent se développer, il importe peu comment, dans une formation calcaire supérieure au grès rouge, comme on le voit dans le Tyrol.

M. de Buch a aussi publié des observations semblables sur le lac de Lugano, fondées sur un examen de ce district , fait en 1825. Comme le Mémoire est contenu dans ce journal (1), je veux seulemeut rappeler au lecteur que ce savant considère le mont Saint-Salvador comme un excellent exemple de la vérité de ses opinions concernant le changement du calcaire en dolomite. Les

. calcaires du lac de Lugano ne sont pas plus anciens que

(1) Annales des Sciencés naturelles, vol. p. :827.

le grès rouge ( Æxeter conglomerate) qui les sépare , à San-Martino ; du micaschiste de Lugano; ïls ne sont, dans le fait, que la continuation des mêmes roches bien en évidence sur le lac de Côme , que j'eus occasion d’examiner le mois de mai dernier. Les passages de la dolomite au calcaire y sont aussi des plus extraordinaires; mais nous n’y vimes pas sur le rivage, comme à Lugano, le porphyre augitique en contact avec eux.

Si nous continuons de Côme à Bellaggio par le bord du lac de Côme, nous ne rencontrons autre chose que du grès compacte et quelquefois du calcaire schisteux, jusqu’à ce que nous atteignions le revers de la montagne nommée Croce Galli, sur le côté ouest de laquelle la dolomite se montre d'abord ; mais si nous allons de Lecco de même jusqu’à Bellaggio , par le lac de Lecco, nous ne trouvons rien que de la dolomite pendant la route entière, excepté un peu de calcaire entre Oleio et Lierna, quelques couches de la même roche sur la côte ouest, et une masse de gypse renfermée dans la dolomite près de Limonta; si l’on peut donner quelque valeur à la direction des couches, une partie au moins des calcaires du lac de Côme est devenue dolomite vers le lac de Lecco. d

Du grès rouge , contenant des morceaux de la même espèce de porphyre quarzeux, trouvé sur le lac de Lugano, traverse le lac de Come à une petite distance au sud de Bellano, au nord d'un petit endroit nommé */a Gaeta, et ressemble parfaitement aux conglomérais , connues sous le nom de ftoihe todie liegende, Exeter red conglomerate , etc., et me prouvent que tous les

calcaires et dolomites des lacs de Come, de Lecco et de

Lugano sont postérieurs à cette époque. Les dolomites de ces lacs n'ont pas été généralement mentionnées ; je suis convaincu que M. Buch fut le premier qui parla de celles de Lugano, et je ne connaissais pas ses travaux lorsque j'examinai celles de Côme et de Lecco ; mais ces calcaires ont souvent été considérés comme se rapportant au zech stein ou calcaire alpin. Ce terme de calcaire alpin appliqué au zech stein ne paraîtra pas maïntenant trèsheureux , car des observations récentes tendent à montrer qu'il n’y a pas de calcaire alpin dans les Alpes. Si cependant nous pouvons en juger, d’après la nature des restes organiques , Ammonites , Bélemnites , parmi lesquels sont les Æmmonites Bucklandi, heterophyllus, eic.; une partie au moins de ces calcaires représentent le lias, et probablement aussi une portion des séries oolithiques. Il suffit, pour mon but actuel , que quelque portion représente le lias, car ces calcaires n’ont aucune ressemblance minéralogique avec cette roche, comme elle se montre en Angleterre et dans une grande partie de la France.

Le mélange de calcaire et de dolomite près de ces lacs est très-varié; quelquefois ils semblent alterner, quel quefois passer gradueilement de l’un à l’autre ; quelquefois la dolomite est bien arrêtée, quelquefois on ne saurait distinguer sa division en lits. Des deux côtés du lac la dolomite forme la partie inférieure de la masse entière, et repose sur le grès rouge ; mais à quelque distance au sud le manque de correspondance dans les deux côtés du lac est très-remarquable. Près de Varrena, ce sont des calcaires compactes, d’une couleur foncée, dont font parties Les marbres noirs , bien connus, exploités en ce lieu;

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