Leiodina capitata ( Nobis
(BL 8, fisren)
L. corpore ovato-ventricoso, interdum vel contorte., vel inflexo , lævigato, flavo, pellucido,.punctis seu maculis nigrioribus sparsis et irregulariter conjunctis picto, segmentis valdè distinctis, antico brevi aperturam oralem, sæpè quasi bilabiatam vel marginibus sinuosam ferente ; medio autem crasso,.inflalo vel cylindrico , sed raro, moleculas interaneas Jlavas, paucas monstrante ; organo vibratili aut nullo, aut non distincto ; caud& obliqué, lateraliter e segmento medio exeunti, reflexd, brevissimä, globulari ad basim, cuspides binas divergentes caud& longiores ad apicem ferenti.
Longueur effective de l’animal entier, = de millim.
Habite les eaux douces et marécageuses des étangs d'E.-
terbeek , aux environs de Bruxelles , au mois de mai. Elle est assez rare.
Observations.
Ceite Leiodina, que je n’ai point trouvée décrite, est tout-à-fait différente de la précédente ; ses segmens distincts , le plissement particulier des parois de la bouche, la forme du corps , l'absence ou la non-visibilité de l’organe vibratile , le peu de longueur de la queue, et la structure de cet organe , ne peuvent manquer de la faire reconnaitre aisément. Elle plie quelquefois son corps de
manière à lui donner la forme d’un dos d’âne d’un côté,
Q'ass ) et dans ce mouvement singulier, le segment antérieur se prononce très-bien du côté opposé ; on le voit se terminer par l'ouverture orale , dont les bords se creusent par fois d’un profond sillon diamétral , qui donne alors à ces bords l'aspect de deux lèvres, ou bien le creusement s’exécutant en divers endroits , et tout autour, ils paraissent sinueux. Je n’ai pu apercevoir de quelle manière ce phénomène était lié à la manière de vivre de cette Leiodine, qni se comporte comme la précédente dans l’intromission momentanée des monades par sa bouche. Le segment moyen du corps paraît soufilé et vésiculeux , ce qui Le fait paraître lisse; maïs, quand l’animal se dessèche , on voit les globules organiques se prononcer de plus en plus ; et, quand tout le liquide est évaporé , on distingue l’aspect granuleux de cette partie, car l’antérieure conserve souvent encore après la dessiccation son aspect propre. La cavité intérieure , à l’état parfait, paraît remplie de globules jaunes, qu'on confond facilement avec les taches noirâtres de la surface du corps. La queue est très-courte, et l’on voit son origine à travers les paroïs du second segment, vers sa partie postérieure : la manière dont elle est engrenée dans cette partie donne lieu à une véritable articulation ; et, comme l’ouverture par où elle sort est inférieure et taillée obliquement, on lui voit prendre ordinairement une position latérale. Les deux pointes de la queue, qui proviennent d’un globule radical musculaire, sont susceptibles de s'éloigner ou de se rapprocher, et ce mouvement angulaire supposerait des muscles particuliers placés les uns en dedans, les autres en dehors, si nous n'avions des raisons de croire
que l’action des globules organiques , dans ces mouve-
( 1e ) mens, peut provoquer un tel phénomène ; et cette opinion serait d'autant mieux fondée, que le mouvement museulaire lui-même n’est, en dernière analyse , que le résultat d’une action particulière des globules, provoquée par l'influence nerveuse.
La natauon de la Leiodina capitata est grave; elle parcourt la gouttelette d’eau où elle vit, en dandinant et “en jetant sa queue de droïte et de gauche, comme un batelier se sert d’une rame, en la faisant agir tantôt d’un côté, tantôt d'un autre. Elle vit en société, mais toujours isolée individuellement: Jai souvent vu des individus se toucher ei se tèter mutuellement, mais ils s’éloignaient bientôt après. Quelquefois elle se couche sur le côté, et reste ainsi immobile pendant très-long-temps ; peu à peu le mouvement revient , et il arrive de lui voir prendre son essor avec une grande vitesse. Sa natation est le plus souvent rectiligne. Laïisse-t-on évaporer la goutte d’eau qui les contient, on les voit parcourir le peu de liquide qui leur reste, s’agiter bientôt violemment dès qu’elles sentent la sécheresse ; mais sitôt que le plan est sec, et que l’eau ne se trouve plus qu’autour de leur petit corps ; elles restent immobiles, elles perdent leur transparence , leur volume se rapetisse : on dirait qu’elles se crispent ; en mème temps le premier segment semble moins diminuer en volume que les autres parties, et surtout que le second, qui n’est bientôt plus que le quart de ce qu'il était quand l'animal nageait encore librement. La queue sortou rentre indifféremment, et selon les individus ; quand on la voit en dehors du corps, ses soies ou pointes ont conservé leur grandeur. Il suit de la description de ces deux espèces , et des
(tar )
détails que nous avons fait connaître sur leur structure , que leur organisation est conformée sur le même plan. Une enveloppe cylindrique composée par l'agglomération de globules organiques, et qu’on croit de nature musculaire , parce qu’elle est susceptible de mouvement, paraît comme ouverte en avant, el se termine en arrière par un prolongement caudal, qu’on dirait y être articulé. La cavité de cette enveloppe contient vers le haut un appareil particulier, dont les parties musculaires , dans ce sens qu’elles ressemblent à l'enveloppe pour leur structure , et qu'elles se meuvent aussi , naissent par extension des parois internes de l’étui, en dessous d’un diaphragme formé par le repliement en dedans et l'excavation de la partie antérieure de l’animal. Cet appareil offre ainsi deux grands muscles lenticulaires, qui s'attachent en haut à deux autres parties charnues, figurant des valvules qui ne se tiennent pas "de manière qu’elles sont séparables par le bas; aussi les voit-en en cet endroit s'éloigner et se rapprocher successivement par une espèce d’osciilation ou de mouvement angulaire , dans lequel on a cru reconnaître l'équivalent de celui du cœur des vertébrés, quoique l’aralogie soit loin d’être fixe-
ment établie. D’autres, parlant de la coïncidence des temps pendant lesquels vibre cet organe et s'ouvre l’ouverture orale pour l'introduction des petits animaux, qu'on croyait servir de nourriture aux Leiodines , ont prétendu que c'était un appareil de déglutition , destiné sans doute à broyer la proie entre les valvules battanies ; mais , depuis qu’on a remarqué que l’introduetion n’est que momertlanée, et que la proie sort en entier, on ne peut adopter une telle idée.
La tendance de l'enveloppe musculaire à se plisser transversalement, à former des rudimens de segmens qui deviennent déjà plus permanens dans l’une que dans l’autre espèce , explique comment la nature parvient insensiblement à établir ces tubes exsertiles , qui imitent les lorgnettes par leur figure et leur mouvement, et qu’on voit si bien organisés dans les Ezechiélines et autres animalcules microscopiques. D'après ce que J'ai dit ci-dessus , ilest facile de voir que Je crois l’ouverture orale résultant seulement d’un replissement en dedans de l'enveloppe générale et d’une excavation conique vers l’axe de l'animal ; peut-être le fond du cône est-il percé, et cela paraît mème probable d’après ce qu’on observe dans d’autres genres. Nous verrons cette excavation devenir le siége d’un appareil tout particulier dans le genre que nous établissons sous le nom de Dekinia, qui ne peut appartenir à laffnême famille que les Leiodines.
Genus Dexinia (Nobis).
Animalculum microscopicum, musculosum, subannulosum , elongatum , vel conicum , vel cylindricum , sæpiùs capitatum, sæpiüs anticè truncatum, Con!ractile: aperturd orali variabili, proboscidem binis forcipibus æqualibus , elongatis, acutis, mobilibus constitutam, retractilem, emittente ; organo interno vibratili vel nullo, vel vix conspicuo; si existat quasi valvulis binis musculosis infernè separatilibus effecto trans cutem CONSpicuo , versus partem anteriorem munitum ; posticè caudé retractili bicuspidat&
perforatum et terminatum.
( 129 ) Synonymies.
Cercarra, Mull., Ænimalc. infus. — Brug., Encycl. meth., Vers, tx T!
Tricnocerca, Lamk., Aist. des Anim. sans vert. , t: XL, p. 25.
Leropiwa, Bory de Saint-Vincent, Æncycl. méth., Vers, +. XI p. 484 et 527.
Observations.
Les Cercaires de Muller, à bouche armée d’appendices tentaculaires , ou les Leiodines de M. Bory de Saint- Vincent , distinguées par Île même caractère, sont pour nous des Pekinies. Nous avons fait valoir ci-dessus les raisons de cette séparation , nécessitée par la différence d'organisation des animaux que renfermait le genre unique du Gernier auteur.
Plus nombreuses en espèces qu'on ne le croyait jusqu'ici, les Dekinies habitent toutes les eaux douces, marécageuses et stagnantes , où croissent les Lenticules et les Conferves , entre les filamens desquelles elles se plaisent'à nager en tout sens. Variant de grandeur et de forme , les unes sont appréciables à l'œil nu , bien qu'on ne puisse les distinguer, car on dirait voir des points blanchätres se mouvant : les autres ne peuvent être apercués qu'au plus fort grossissement microscopique. Leur allure diffère beaucoup suivant les espèces, et il sera facile de s’en assurer par les descriptions spéciales. On les trouve depuis les premiers beaux jours du printemps jusqu à la fin de l’automme ; mais il est aisé de s’aperce-
| voir que les chaleurs de 20 à 28 degrés centigrades ont
| sur elles une heureuse influence : elles sont alors fort
| vives, très-agiles, etil est difficile de les étudier dans ces ot | 9
circonstances, car elles passent sous le champ du microscope avec une rapidité extraordinaire. Cependant on parviendra à ralentir la vivacité de leurs mouvemens , en laissant évaporer la gouttelette d’eau qui les contient, jusqu’à ce qu’elle n’offre que peu de liquide, et en plaçant l'instrument à l’ombre, le matin ou le soir, quand le temps est rafraîchi. Ces moyens m'ont toujours réussi : ils démontrent que les Dekinies sont l'inverse de bien d’autres animalcules microscopiques , qui se meuvent d'autant plus vite que l’évaporation s'accélère.
Leur organisation est déjà très-compliquée. Leur corps continu dans les unes, où il est obscurément annelé, se divise chez les autres en trois segmens souvent trèsdistincts , dont un antérieur ou le capital, un intermédiaire ou le ventral , et un postérieur ou le caudal; encore celui-ci ne se compose-t-il que de ce qu'on a nommé exclusivement la queue. Eminemment contractile , mais non polymorphe , il se replie au dedans de luimême , en avant et en arrière, dé sorte que les segmens antérieur et postérieur sont rétractiles. Ses parois sont uniquement composées de globules réunis: ce sont les agens de la contractilité , ainsi que la matière inter-globulaire.
Il se présente une question assez difficile à résoudre , quand on examine les Dekinies ; c’est de savoir si elles ont un canal alimentaire particulier, ou si la cavité formée par les parois de l’enveloppe musculaire qui censtitue le corps en tient lieu. Dans la Dekinia forcipata, on croirait voir la première hypothèse se vérifier ; mais il n’y a pas de certitude à cet égard : dans toutes les autres , on observe que c’est la seconde supposition qui
(UT se confirme , surtout dans les Dekinia vermicularis et D. calopodaria. On voit bien dans toutes les espèces , hormis la D. minutula, le segment ventral , ou la partie correspondante, se colorer en vert, en jaune ou en gris, par une masse de globules visibles, qui en remplissent l’intérieur ; mais il est difluile de reconnaître s’il existe une enveloppe propre qui les contient. D'après ce que nous avons vu chez les Leïodines , il n’est pas probable que cette enveloppe, ou les premiers rudimens d’un canal intestinal particulier, existent. Nous regarderons donc le corps des Dekinies comme formé d’un étui musculaire { par analogie ), fermé en avant, où il se replie en dedans ét vers l'axe , de manière à donner lieu à ce qu’on a nommé une ouverture orale; probablement il existe au fond de cette espèce de diaphragme conique une ouverture particulière. Quoi qu'il en soit, la cavité dont nous parlons est garnie , au fond et au milieu, de deux tübercules musculaires , allongés , droits , qui servent de base chacun à une pièce dure , souvent crochue , à concavité tournée en dedans , ou aplatie dans ce sens, et s'appliquant alors l’une contre l’autre sur toute leur longueur ; noires dans la Dekinia forcipata, où ces organes sont très-développés , diaphanes dans les autres espèces. Ces pièces ou tenailles se meuvent, en s’éloignant et se rapprochant successivement l’une de l'autre par un mouvement angulaire , et démontrent par l’écartement qu’elles prennent que les moteurs de leur vibration sont
les tubercules dont elles naissent. En supposant ceux-ci
composés de fibres, dont une des extrémités s’unirait à
la paroi interne du fourreau musculaire général , on ex-
pliquerait facilement leur mouvement, en admettant
que ces fibres fussent susceptibles d’une contraction , et partant d’une diminution dans la distance qui sépare leurs points extrêmes ; mais, comme la nature est infinie dans ses moyens de produire des effets, et qu’elle se joue de nos systèmes , nous n’entreprendrons pas de prouver lexistence de cette fibre imaginaire, quand l'inspection des, choses et l’observation de ce qui est ne la constatent pas. Il nous est aussi facile de concevoir la possibilité que des élémens charnus puissent, quand ils sont soumis à une force vitale capable de les mouvoir, s’éloigner et se rapprocher successivement, que de cet autre fait, qu'une fibre se plie en zigzag pour se raccourcir ; car, ce quil y a de vraiment inconcevable , c’est le principe moteur, la cause efficiente. Que ce principe, cette cause agisse et fasse agir les organes , il n'y a qu'à examiner les conditions selon lesquelles ces agens matériels se modifient, pour découvrir le mécanisme de l’action: Dans les Dekinies , en effet, il n'existe m1 nerf, ni centre nerveux ; tout le système est anéanñti , et cependant tout a lieu comme s’il y avait des musclés abducteurs et adducteurs aux tenailles, des muscles rétracteurs et protracteurs du premier et du dernier tégument, des muscles fléchisseurs à la queue, etc., régis par une irifluence nerveuse (1).
L'usage des tenaïlles ne paraît pas être celui d’atürer la proie, ni de la palper (ce qui indiquerait une faculté incompatible avec l’état apathique de ces animaux , et l’absence complète du système nerveux}, ni de l’introduire dans l’ouverture que nous supposons exister au
(1) Les figures de Muller et de l’Encyclopédie laissent beaucoup ë désirer sous le rapport de la construction véritable des pinces.
fond de la cavité orale. Leur construction, leur posiuon, leur mouvement, la proximité de la cavité où sont contenus les globules jaunâtres (an globulina termo? Nobis) qui servent de pâture aux Dekinies, et qui sont ainsi peut-être herbivores , sont autant de considérations qui limiteraient en faveur de cette opinion, si nous ne savions que la même série de phénomènes a lieu chez des animaux où n'existe aucune tenaille.
Le segment ventral ne présente rien d’extraordinaire. Variant de forme et de volume , il ne semble contenir que des globules plus où moins réguliers , qui servent à nourrir l'animal, et on u’y voit nul organe qui puisse faire croire à l’exisitence d’un ovaire , ou seulement lapparence d’un germe. Peut-être la partie globulaire que Muller a observée à la partie postérieure de la D. forcipaia, et qu'on a nommée vésicule de la queue, pourrait bien être un œuf ou propagule. Nous ne sommes jamais parvenus à en découvrir de semblable , à moins que ce qu'on a pris pour cette partie ne soit la base globuleuse de la queue. Nous remarquerons que, dans la D. calopodaria , le segment ventral montre souvent une grande portion de sa cavité vide, quoique celle qui paraisse destinée à contenir la nourriture soit bien fournie. Cette portion indiquerait-elle un emplacement où doit se développer un ovaire ou un propagule, s’il n’est déjà ou évacué , ou expulsé? Tout ce qui appartient à la propagation de ces animaux reste encore à découvrir.
Le segment intermédiaire fournit en dedans un prolongement circulaire qui se renfle un peu en dessous en un globule très-fort dans quelques espèces , moins dans
» . ARR > d’autres ; et ce globule supporte lui-même soit immé-
diatement , soit médiatement , et alors c’est un pédicule irés-court qui est le lien intermédiaire, deux pointes opposées, égales et similaires, susceptibles de s’éloigner et se rapprocher l’une de l’autre par un mouvement angulaire. Cet appareil constitue le troisième segment , ou la queue, qui sort du segment intermédiaire par une espèce de trou dont celui-ci semble être perforé, quoique effectivement il ne le soit pas. Cette apparence provient d’un rebord circulaire, qui descend plus bas que le premier prolongement (interne) de la queue, ou celui qui précède le renflement globuleux , au niveau duquel ee rebord se trouve le plus souvent; il se relève quelquefois, mais momentanément , en lèvre, comme on le voit communément sur la Definia calopodaria.
La construction de la queue que nous venons de décrire ferait supposer, s’il y avait lieu, l’existence de muscles propres aux pointes terminales, et capables de les faire mouvoir ; leur insertion se trouverait sur le globule renflé qui sert de base à ces parties , et la rétractilité de tout l'appareil ferait croire à des muscles rétracteurs insérés autour du premier pédicule caudal ; mais nous avons déjà émis notre manière de voir sur de telles suppositions.
L’organe vibratile , dont nous avons parlé en traitant des Leiodines, a été aperçu dans la Dekinia forcipata par Muller ; mais nous ne l'avons pas retrouvé ni chez cette espèce, à la vérité la plus opaque de toutes, ni chez d'autres, dont la transparence est quelquefois parfaite , ce qui fait qu'on peut considérer comme constante l’absence de cet organe , faiblement indiqué par Muller, qui
s'en est peut-être laissé imposer dans cette occasion , et
malgré sa grande expérience à découvrir les petites choses, par la rentrée on le mouvement ‘intérieur des tenailles , car il n’a dessiné d’organe vibratile que sur uu individu où ces parties étaient rentrées. De cette considération on tire une conséquence qui n'est pas sans intérêt pour la connaissance de la structure de ces animaux. En effet, j'ai insinué plus haut que les globules verts ou Jaunâtres , que l’on voit contenus dans le segment ventral, pourraient bien être de nature végétale, et appartenir à notre Globulina termo, qui est aux végétaux ce que le Monos termo est aux animaux, c'est-àdire , le principe et la fin de l’organisation végétale. S'il en était effectivement ainsi, je croirais que les tenailles servent à 2ntroduire cette globuline dans la cavité abdominale, et à les séparer des Monades que les Dekinies lèchent peut-être comme je suppose que le font les Leiodines , car on observe aussi pour les premières qu'il y à un tourbillon continuel autour de leur segment antérieur, tourbillon qui emporte les Monades et les Globulines, les engouffre un moment dans la cavité conique, pour les éjaculer immédiatement après, mais de telle manière peut-être, que les globulines sont seules incorporées. On conçoit alors que les tenailles pourraient être regardées comme de vrais organes tentaculaires (je. n’ose pas dire palpant, par les motifs exprimés plus haut), et ce rapprochement ne pourrait-il pas porter à croire que l’organe vibratile , chez les Leiodines et autres animalcules , est destiné au même usage ? C’est un doute que j’émets ; mais il me suflit de l'énoncer pour inviter les anatomistes à fixer leur attention sur l’organisation si peu connue des animalcules microscopiques, qui seront
peut-être un Jour répartis dans les classes supérieures, -comme l'ont déjà fait observer MM. Bory de Saint-Vincent , de Blainville et Dugès.
J'ai dédié le genre que je propose ici aux mânes du savant et infortuné Dekin, ancien professeur des sciences naturelles aux écoles centrale et de médecine d’Anvers et de Bruxelles, connu par quelques travaux sur Îa botanique et la géologie de nos provinces, mais plus en-
core par son profond savoir et ses aimables qualités.