‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 25 sur 78 · Dekinia vermicularis (Nobis · texte numérisé non relu

Dekinia vermicularis (Nobis

(PL: 3, fig. 6.)

D. cylindrica, posticè conica, rugis crebrissimis transversim notata, segmentis tribus aut inconspicuis , aut porüm distinctis , anteriori , semper retractili, posticè constricto, obconico anticè truncato , bi aperturà orali, amplä , manifestè infundibuliformi, proboscide retractili magna, forcipibus binis crassis , basi ovatis, ad apicem latere interno planis hyalinis, motu divaricatis munitd pertuso ; organo vibratili interno nullo; corpore viridi (globulinis?) inclusis inconspicuis; caud& longä flexibili, basi ferè non globulari, cuspidibus longis, exilibus , sæpè reflexis.

Grandeur effective de l'animal , © de millimètre.

Habite les eaux douces, stagnantes, où croissent les Lenticules et les Conferves, en Europe ; très-commune dans'la mare de la Cambre , et tous les étangs

‘des environs de Bruxelles.

(142) Synonymies.

CEncariA verMIcuLARIS, Mull., Anim. inf., tab. xx, fig. 18-10, — Brug., Encycl. méth., Vers, t.1, p. 26, no 14, PI. o, fig. 30-32.

TRiICHOCERCA VERMICULARIS, Lamarck, Anim. sans vert., t. IL, p. 25, no 1.

LeiopiNA vERMICULARIS, Bory de Saint-Vincent, Encycl. méth. e Zooph., t, IT, p. 484 et 525.

Observations.

Je l'ai observée, complètement développée, vers le milieu du mois de juin , dans l’eau des étangs d’Ixelles , Eterbeek, Anderlecht, etc. Très-visible à l’œil nu, c’est la plus grande espèce du genre, et un des plus grands animalcules microscopiques ; on la voit nager avec gravité et noblesse dans la gouttelette d’eau où elle se trouve, plier sa queue avec grâce, pirouetter avec vivacité , courber son corps en divers sens , et se donner des allures très-agréables. Elle nage quelquefois en dandinant, fait beaucoup de chemin en avançant très-peu par les allées et les retours continuels qu’on lui voit suivré dans sa progression. Sa grosseur ne surpasse que d'un tiers celle de la Dekinia calopodaria.

La Dekinie vermiculaire difière tellement de toutes les autres, qu'il serait inutile de m'étendre sur ses caractères distinctifs, la description citée plus haut étant plus que suffisante. Je passe aux détails.

Le premier segment rentre souvent en entier dans le second , et lorsqu'il n’a pas le même diamètre que celuici, dans toute sa hauteur, et de manière à ne l’en pouvoir

distinguer : ik est étranglé en dessous, et d’une forme & 3

conique. Il se ride transversalement, et se dilate en avant en espèce de cloche, qui contient les appendices tentaculaires ; ceux-ci sont aussi longs ou plus longs que le segment, et on les voit le déborder communément. Leur mouvement est fort vif. C’est autour de ce segment que se forme le tourbillon qui entraîne tous les petits corps nageant dans l’eau ; il s'étend sur un rayon d’un peu plus que la demi-longueur de l’animal. On ne distingue que fort difficilement la forme de la matière , d’un vert d’eau de mer, qui remplit l’intérieur de la cavité du second segment, de sorte qu’on n'est pas assuré positivement de quelle nature est la proie dont se nourrit l’animal.

Le second segment est deux ou trois fois plus long que large , et son diamètre transversal ne surpasse guère d’un tiers celui de la Dekinia calopodaria. Une multitude de petits plis irréguliers le ceignent dans toute son étendue ; et, de distance en distance, on en voit sur quelques individus de plus prononcés. On dirait que la nature s’essaie, dans ces êtres , à produire la forme annelée des larves d'Insectes et des Annelides. Postérieurement, on voit le segment devenir conique , et l’on remarque qu’il est coupé transversalement pour donner issue à la queue, ce qui est bien différent de ce qui arrive chez les Dekinia forcipata et calopodaria.

La queue est fort flexible , toujours en mouvement; son bulbe est peu visible et petit ; les pointes assez longues, minces et nullement raides , comme dans les espèces congénères.

On n'aperçoit aucun organe qui puisse faire soupçonner le mode de procréation ; aussi nous nous abstiendrons

(244) d'en parler, appelant toutefois attention des naturalistes sur cette importante fonction.

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