Dekinia minutula (Nobis
(PL.3, fig. 5.)
D. cylindrica, posticè conica, rugis transversis notata, segmentis persæpè inconspicuis, anticè truncata ; apertur& orali vix distinctä, proboscide retractili forcipibus binis elongatis, rectis, simplicibus, quasi continuis hyalinis, armatä, munitä ; corpore hyalino , interaneis inconspicuis, organo vibratili interno nullo ; caud& bulbo non distincto, cuspidibus longis, exilissimis, deflectentibus.
Longueur effective de l’arimal , — de millimètre. $ 92 42
Habite les eaux douces ct marécageuses de la Belgique ; commune , aux mois de juillet et d'août, dans l’eau des fossés et des étangs près de la porte de Halle, à Bruxelles.
Observations.
Cette nouvelle espèce , la plus petite du genre, ressemble assez à la vermicularis, qui est l'extrême opposée sous le rapport de la grandeur ; elle en a toute la simplicité, mais elle en diffère par les tenailles, qui sont continues et sans partie distincte à leur extrémité, par la queue , qui est sans bulbe visible, enfin par l'absence de l’étranglement qui se manifeste souvent chez la dernière, à la partie postérieure du premier segment. Comme je l'ai retrouvée pendant deux mois dans le même vase
d’eau, je ne crois pas que ce puisse être des jeunes indi-
vidus de la vermicularis. Son port est agréable; elle nage en tout sens , mais le plus souvent dans une direction recüiligne; elle dandine et fait vaciller sa queue à droite et à gauche : un tourbillon se forme aussi autour de la bouche , et, pour la petitesse de l'animal, il est fort grand. Ce qui la distingue surtout de toutes les congénères , c'est l’absence de toute couleur ; elle est diaphane comme du verre, et on ne reconnaît les plis et les organes qu'à leur ombre et à leurs reflets. Il se pourrait bien, d’après cela, que la Dekinia minutula ne se nourrisse pas de globulines vertes, comme il paraît que font toutes les autres, mais seulement de Monades ou d’autres productions vivantes incolores.
Sa petitesse et sa simplicité ne permettent guère de détails.
Le premier segment, lorsqu'il se prononce bien , ce qui arrive très-rarement, est globuleux, ovoïde ou transversalement : en avant sortent les deux pinces, trèslongues quand l’animal les étend ; quelquefois le segment antérieur rentre dans le moyen, et s’y cache en entier.
Ce dernier est ridé de plis ; on reconnaît difficilement l'orifice par où passe la queue, et on dirait que celle-ci fait la continuation du corps. Le mouvement de la queue est assez constant ; elle se jette de droite et de gauche, et se replie quelquefois vers son milieu. Il n’est pas rare de voir prendre le même mouvement de courbure aux pointes caudales mêmes.