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neiro, et un peu plus rare dans l’intérieur. On le trouve toujours sur le tronc ou au pied des arbres, rarement sous les écorces, et jamais sur les feuilles. Sa démarche est très-lourde, et il se traîne plutôt qu'il ne marche. Son vol, qu’il prend quelquefois à l'entrée de la nuit, est bruyant, peu rapide, et il ne paraît pas toujours maître de le diriger à son gré, car il se heurte souvent contre Les arbres et tombe alors à terre. Le bruit qu'il produit avec le corcelet s'entend de loin et le trahit souvent. La mobilité des épines latérales du corcelet qui constitue l’un des caractères du genre n’existe que dans cette espèce, et je crois qu'elle est indépendante de la volonté de linsecte, et ne lui sert à aucun usage. J'ai observé cependant que , dans l’accouplement, le male appuie ces longues pattes antérieures sur ces organes, et peut-être est-ce un moyen que la nature lui a donné pour assujettir et exciter sa femelle. Chez celle-ci, en effet, ces parties sont un peu plus mobiles que dans le mâle. Les individus diffèrent beaucoup pour la taille, et j'en ai vu qui n'avaient pas plus de deux pouces et demi de longueur. On en trouve de beaucoup plus rouges les uns que les autres, sans que cela dépende du sexe ou de l’âge. Ceux de l'intérieur sont ordinairement un peu plus pâles que ceux qu’on prend aux environs mêmes de Rio-Janeiro.
A. accentifer (OL. ).— Il est plus rare que le précédent, et vit sur les troncs d'arbres dans les plantations, en s’y tenant collé, les antennes ramenées sur le dos. Les épines de son corcelet sont immobiles.
Steirastoma (Lepel. et Serv.), Æcanthocinus (Fab.). — Ce genre, établi sur quelques Acanthocinus , à corps
Caëri)
déprimé et corcelet muni d’épines latérales aplates et bifides , a les mêmes habitudes que le genre en question. On les trouve très-communément dans les plantations, sur les troncs d’arbres à demi consumés par le feu, et quelquefois sous leur écorce quand elle est desséchée et séparée de l’arbre. Ils se tiennent collés contre celui-ci, les antennes ramenées sur le dos, et se laissent tomber quand on veut les saisir. Leur démarche est lourde, et ils ne marchent que rarement. Tous produisent un bruit aigu avec le corcelet. L. depressa, Fab., lacerta stellio, Dej. On en trouve une espèce à Buénos-Avyres, L. bonariensis, Dej., N. Sp. Ce que je viens d’en dire s'applique aux genres suivans.
Dryoctenes (Lepel. et Serv.), Æcanthocinus (Fab.). — D. caliginosus, Dej. Très-commun au Brésil.
Anisocerus ( Lepel. et Serv.), Acanthocinus (Fab.). — A. penicillatus, remarquable par les faisceaux de poils de ses antennes, particularité très-rare chez les Acanthocinus. Cette espèce n’est pts commune.
Onychocerus (Lepel. et Serv.), Acanthocinus (Fab.), ©. scorpio, Fab. — Assez commun dans quelqnes localités. ©. scorpioides, Dej. Plus rare que le précédent.
Megabasis (Lepel. et Serv.), Æcanthocinus (Fab.), M. speculifer, Dej. — L'une des plus belles espèces de cette famille. Elle est rare et ne se trouve même, à ce que je crois, qu'aux environs de Rio-Janeiro.
Acanthocinus (Fab. ).— Quoiqu'on ait séparé de ce genre un assez grand nombre d'espèces, il en renferme encore une quantité très-considérable qui diffèrent beaucoup par le faciès , tout en conservant des habitudes pa-
reilles. Les uns ressemblent à des Sieirastoma; 4. luc-
tuosus , costatus , Dej. , du Brésil ; 4. congener, ejusd., N. Sp., de Buénos-Avyres; les autres, à des Zamia, et parmi ceux-ci un grand nombre presque tous d’assez grande taille, ont des élyires parallèles et un peu déprimées en dessus, tandis que chez d’autres, généralement de petite taille, elles vont en se rétrécissant au bout, et sont plus ou moins convexes. Ces derniers diffèrent , en outre, des autres par leur démarche, qui est trèsagile.
J'en ai rapporté plus de quarante espèces, dont il est inuule de citer aucune.
Exocentrus (Megerle), Pogonocherus , (Dej., cat.). E. jaspideus , Dej., N. Sp.— Habitudes des précédens ; course agile. |
Pogonocherus (Meg. ); P. setosus, Dej. — Mœurs des Pogonocherus d'Europe.
Calliu (Lepel. et Serv.). — Æcanthocinus (Fab. ); C. flavo-femorata , Dej. ; commune sur les troncs d’arbres.
Desmiphera (Lepeï. et Serv.), Æcanthocinus (Fab.). D. lanata,Klerg.— Sur les troncs d’arbres et les feuilles ; dssez rare. |
Monochamus (Megerle ), £amia (Fab.). — M. scalaris (Farinosus, Fab., Dej., cat.); Decoratus, Dej. Ces deux espèces, surtout la première, ne sont pas rares au Brésil. Elles ont les mêmes habitudes que les Jamathicherus.
Lamia (Fab.). — Ce genre tel qu’il est établi actuellement contient principalement des espèces de l’ancien continent , et l'Amérique n'en fournit qu’un petit nom-
bre. Une seule remarquable par la tarière dent est pour-
TU
vue la femelle, Z. gratiosa ,. Dej. , est très-commune au Brésil sur les troncs d’arbres dans les plantations , et court très-agilement comme les petites espèces d’Acanthocinus ; les autres, L. scapulicornis, flavopunctata ; Dej., lineolata, subfasciata , pumilio , miniata , ejusd., N. Sp., ont la démarche et les habitudes des grandes espèces du genre en question. Je n'en connais aucune de Buénos-Ayres.
Pterhoplius ( Lepel. et Serv:).—ZLamia (Fab. ). Ce genre, bien distinct:des Lamia proprement dites par son corps allongé, cylindrique, et finissant en pointe , a les mêmes habitudes. On trouveassez communémentaux en: virons de Rio-Janeiro, les ?. acuminatus, nodiferus;, De.
Compsosoma (Lepel.etServ.), Bamia, Fab:—Les espèces de:ce genre'se distinguentausst, à la première vue, des Lamiapar la forme courte ; épaisse et ramassée de leur corps. Ce sont les plus lourds de cette famille, eton les trouve ordinairement collés contre les troncs dés arbres, ou ‘sur:les feuilles;:et je ne:croïs pas qu'ils fassent jamais usage de leurs ailes l Une seule C1 concreta, Dej., est assez communé anx environs de Rio-Janeiro. Les autres; FT. nivea, signata , ‘arachnoïdes , Déj, NN. se sont beaucoup plus rares.
Oncyderes\(lepel. et Serv.); Lama, Fab: — Lamia à corps cylindrique, et tête arméeen devant de crochets. O. maculosus, pustulatus, signatiferus; Dej. Cette dernière seule est assez commune, Habitudes des précédens.
Hypsiomæ :( Lepel et Serv::), :Lamia, Fab. — Mèmes mœurs que ceux qui précèdent. /1. gibbosa, Dej., très-commune. 77. basalis, tumulosa, axillaris,
Dej., murina, ejusd. N. Sp.
( 184 ) Trachysomus ( Lepel. et Serv.), Lamia, Fab. —
Genre voisin des Hypsioma et ayant les mêmes habitudes. La seule espèce connue, 7. monstrosus , Dej. , est assez rare au Brésil.
Colobothea (Dej.), Saperda (Fab.). — La séparation que M. le comte Dejean a faite de ces insectes d’avec les Saperda auxquels les Entomologistes les avaient réunis, se trouve confirmée par la différence qui existe entre les habitudes de ces deux genres. Les Colobothea ont la démarche aussi agile qu’elle est lente chez la Saperda, etne se trouvent jamais que sur les troncs d’arbres , tandis que les secondes ne fréquentent que les feuilles. Les suivantes sont très-communes, C. emarginata,O|.; lateralis, Dej.; varia , Fab. ; glauca, Dej. ; vicina , sobrina, subcincta, ejusd. :V. Sp. Les deux suivantes sont beaucoup plus rares. C. albo-maculata , Dej.; signatipennis ; ejusd. W. Sp.
Hippopsis (Lepel. et Serv.). Saperda, Fab. — Espèces remarquables par la longueur démesurée de leurs antennes , et qu’au repos elles portent toujours dirigées en avant contre l'usage des autres Longicornes. Cettehabitude et la forme de leur tête, qui est repliée en dessous , les ferait prendre au premier coup d’œil pour les Orthoptères du genre 7ruxalis. On les trouve toujours sur les feuilles. Je n’en connais qu’une seule espèce , Æ. lineolata, Dej. ; assez rare au Brésil.
Cryptocranium (Lepel. et Serv.), Saperda , Fab. — Ce genre est le seul parmi les Longicornes dont la tête soit engagée daus le corcelei et en partie couverte par lui. Ces insectes vivent sous les écorces et dans les trous
que leur larve a creusés dans le bois. On les prendrait à