‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 57 sur 78 · CP TE · texte numérisé non relu

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( 362 ) chemens produits par l'ouverture des sinus de l’encéphale , n’être suivis d'aucun effet (1). Elle dément ensuite cette opinion, qui n’en est pas moins peu fondée pour être fort ancienne , et qui regarde les hémorragies de ces sinus comme essentiellement funestes; opinion déjà combattue d’ailleurs par Ridley, par Pott, par Lassus (2). Mais elle montre , surtout et avant tout, la nécessité de recourir à un autre procédé que celui de l'ouverture de ces sinus, pour obtenir enfin des épan-

(x) Voyez les Recherches de M. Serres sur les apoplexies.

(2) C’est en partie sur cette opinion , qui regarde les hémorragies des sinus comme fuuestes, qu’a été établie la règle de ne pas appliquer le trépan sur les sutures, particulièrement sur la suture sagittale, sous laquelle le sinus longitudinal supérieur est placé. Cependant cette opinion, quelque générale qu’elle ait pu être, n’a jamais été universelle. Mème à l’époque où , par l'adoption que semblait en avoir faite l'Académie de Chirurgie, elle dominait avec le plus d’empire , Lassus , dansle Mémoire intéressant queje cite ici, et que Louis accompagna d’une dissertation savante, avait cherché à prouver, par le rapprochement de plusieurs faits pris de divers auteurs, que l’hémorragie des sinus de Pencéphale était loin d’être aussi dangereuse qu’on le supposait d’ordinaire ( Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie); et, déjà avant lui, Pott n'avait pas craint de recourir à une large ouverture du sinus longitudinal, mis à découvert par une blessure , pour combattre un état d’insensibilité générale, déterminé par cette blessure { Pott, O£uvres chir. ). Enfin, Ridley, dans ses expériences curieuses sur les mouvemens des sinus, avait vu plusieurs fois les hémorragies de ces sinus s’arréter d’elles-mêmes { Trans. phil. ).

Or, les expériences qu’on vient de voir montrent, en effet, qu’en général l’hémorragie des sinus cérébraux n’est ni aussi grave, ni surtout aussi difficile à arrêter qu’on l’a cru long-temps ; mais comme elles montrent aussi qu’il est des cas où elle peut déterminer la complication d’un épanchement compressif, et comme d’ailleurs toute complication d’hémorragie est toujours une complication incommode , dans les opérations non moins que dans les expériences , il suit qu’elle doit être évitée toutes les fois qu’on n'a pas un intérêt direct à la provoquer:

Lu

chemens qui donnent des résultats plus rapides et plus

précis.

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