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Annales des sciences naturelles

Commissaires : MM. Mixe Enwarps, FLourens, DuméRiL, SERRES, ET DE QUATREFAGES, rapporteur.

Dans sa séance du 22 mars 1859, l’Académie avait mis au concours, pour le grand prix des sciences physiques à décerner en 1853, la question suivante :

« Faire connaître, par des observations directes et des expé- » riences , le mode de développement des Vers intestinaux et celur » de leur transmission d’un animal à un autre : appliquer à la dé- » termination de leurs affinités naturelles les faits anatomiques et » physiologiques ainsi constatés. »

L'Académie demandait aux concurrents de traiter la question d'une manière comparative pour les genres principaux. Prenant d’ailleurs en considération l'étendue et la difficulté du problème, elle se déclarait prête à couronner des recherches portant sur les Tré-

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matodes et les Cestoides seulement, e’est-à-dire surles deux groupes + quirenferment, l’un la Douve du foie et les Vers qui s’en rappro-

| > . chent, l’autreles Ténias et les genres voisins. Les Nématoïdes et les …. Acanthocéphales se trouvaient ainsipour ainsidire écartés. ’ Cette restriction était plus apparente que réelle. Nous ne savons, 2. en effet, à peu près rien sur le mode de développement des Acantho- : céphales ; mais ce défaut de notions sur un groupe formé jusqu’à

présent du seul genre Échynorhynque ne saurait imfirmer des con # 6e) clusions générales portant sur l'ensemble des intestinaux. Quant aux it Nématoïdes, les travaux de Nitsch, qui remontent à 1829 ; ceux de . MM. Siebold, Bagge, Maver, Vogt, Kœlliker, Dujardin, ont presque À entièrement fait connaître leur embryogénie, et celle-ci ne parait “w$ offrir aucun phénomène bien exceptionnel. Sans doute , il reste encore quelques points à éclaireir. MM. Siebold, Creplin, Dujardin,

ont justement appelé l'attention sur les Nématoïdes sans organes

-sexuels apparents qui se rencontrent, soit dans les cavités closes,

soit jusque dans l’épaisseur des muscles des animaux vertébrés.

- M. R. Owen, en découvrant la T'richina spiralis, a montré jusque

chez l’'Hommeun exemple de ce fait curieux. Très probablement les

+ Intestinaux dont nous parlons ne sont autre chose que les jeunes de quelques espèces qu'il faudra déterminer, et ne doivent acquérir leurs caractères définitifs qu'après être passés dans le corps d’un nouvel animal ; mais, ces métamorphoses et ces migrations fussentelles plus complètes ou plus nombreuses qu’on ne peut le supposer en ce moment, elles seraient encore loin de présenter la complication et l'intérêt que nous offrentles mêmes phénomènes étudiés chez les Trématodes et les Cestoïdes. Même en se bornant à l'étude de ces deux groupes, les concurrents avaient à traiter la question presque

entière, avec toute son importance et toutes ses difficultés.

%# L'importance du sujet mis au concours par l'Académie résulte et de sa nature propre, etde ses rapports avec quelques unes des ques-

tions les plus élevées de la physiologie générale. De toutes les branches de la zoologie, l’helminthologie s’est peut-être constituée la dernière, Le premier ouvrage général sur l’histoire des Intestinaux, l'histoire naturelle de Gæse, pu 1793, et fut complétée en 4800 par les additions de Zéder. Le grand Traité de Rudolphi

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