A. THOMAS. —— GÉNÉRATION DU PÉLODYTE PONCTUÉ
un peu enfoncée sous celle-ci. La glu et les œufs entourent complétement le corps auquel ils sont attachés , de manière à flotter ou à rester submergés avec lui. Dans cet état, ce petit paquet d'œufs affecte assez la forme d’une grappe de raisin.
Les naturalistes savent que la ponte des Grenouilles s’effectue en un seul peloton , et ne se renouvelle pas ; que celle des Crapauds consiste en deux cordons qui sortent parallèlement et en même temps , pour ne recommencer que l’année suivante et à la même époque. Celle du Pélodyte ponctué a lieu quelquefois à trois reprises, et de la manière suivante. Le 4 avril 1849, je trouvai deux Pélodytes ponctués accouplés. Je les apportai chez moi, et les déposai dans un vase plein d’eau, dans lequel je mis avec intention quelques brins d'herbe , pour qu’ils pussent y placer leurs œufs. En effet, vers trois heures après midi, je trouvai étendue sur un des brins d'herbe une grappe d'œufs nouvellement pondue; mes Pélodytes étaient toujours accouplés , et nageaïent en tous sens dans le vaste vase où je les tenais prisonniers. Le lendemain matin, j'apereus deux autres grappes eollées chacune sur un brin d'herbe. Le mâle s'était séparé de sa femelle, la ponte étant terminée.
J'ai eu souvent des Pélodytes qui n’ont pondu qu'une seule grappe d'œufs; mais, comme j'avais trouvé ces Batraciens déjà aceouplés, il est très probable qu'ils avaient déjà pondu un peu avant que je les prisse.
Le Bombinator effectue également sa ponte à plusieurs reprises.
Le mueus qui enveloppe les œufs du Pélodyte ponctué est très clair, très mince et moins solide que celui des Grenouilles. On v distingue très bien, comme dans ce dernier , chaque sphère qui contient et protége un Têtard. Ce Tétard, quand il vient d’être pondu, est très petit; mais, par la suite, il devient fort gros, et l’on est étonné qu'un Batracien aussi petit que le Pélodyte AS 0 ait un Têtard aussi volumineux.
Du reste, tous les Batraciens à pupulle verticale produisent des Tétards très gros ; ceux des Pélobates deviennent les plus volumineux. Il faut pourtant avouer que les Têtards de la Grenouille verte deviennent presque aussi gros que ceux des Pélobates, et qu'il serait facile à des yeux peu exercés de confondre les uns avec les