‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 115 sur 228 · BazisTESs vipua Richards · texte numérisé non relu

BazisTESs vipua Richards

Caractères. — Formes et profil du précédent; dorsale molle subégale ; écaillure médiocre à peine relevée sur la queue de très légères saillies caréniformes; couleur générale foncée , la dorsale molle et l’anale blanches bordées de noir à leur marge.

DM. 32. À. 30. P. 4?

Cette espèce a beaucoup du facies général de la précédente. Cependant elle s’en distingue bien, non seulement par quelques différences de proportions, mais surtout par l'effacement des lignes saillantes de la région de la queue, par l'abaissement des nageoires dorsale molle et anale, par la diminution des cornes de la caudale, par la coupe moins carrée des dents antérieures, enfin, par la distribution du blanc et du noir aux nageoires supérieure et inférieure, où cette dernière couleur ne forme plus qu’une bordure marginale.

Je ne puis décrire ce poisson que d’après deux exemplaires mutilés, l’un de Borabora, l’autre de la collection de Banks et plus tard de Broussonet. Mais 1l est facile de reconnaitre ici l'espèce dé-

crite et désignée par M. Richardson, sous le nom de Bal. vidua.

(Voyage du Sulfur.) :

BALISTES STELLARIS Sn

Caractères. — Hauteur pectorale équivalant au tiers de la ion-

oueur totale. — Région caudale longue et effilée. — Dorsale molle

partout peu élevée. — Écailluré composée de grandes squames couvertes de tubercules mousses; sur les côtés de la queue trois ou quatre lignes saillantes formées par le relief du petit diametre des écailles.— De nombreuses petites taches blanches et quelquesunes plus grandes semées sur le corps, surtout à sa partie supérieure ; des bandes brunes sur les nageoires médianes et quelques ocelles de même nuance sur la caudale.

DM. 27. À. 25. P. 44.

Le profil de ce Baliste est arqué et peu rapide; le corps est médiocrement comprimé. Le sillon préoculaire est long et bien creusé. L’œil est grand et HS le front plat. La fente branchiale descend presque jusqu’au niveau du bord inférieur de la nageoire pectorale.

Les trois rayons de la dorsale épineuse sont dans leurs proportions relatives d’une longueur plus qu'ordinaire, et leur membrane s'étend au delà du troisième jusqu’à la dorsale molle.

Cette dernière, aussi bien que l’anale, offre une hauteur médioëre et diminue très graduellement d'avant en arrière.

La caudale est terminée en forme de croissant avec des cornes très aiguës, mais peu prolongées.

Quant à la pointe pelvienne, elle est très saillante et suivie d’un pli abdominal armé de petits crochets latéraux et d’aiguilles marginales très prononcées.

L'écaillure se compose de squames assez grandes, couvertes de tubercules nombreux , petits et mousses.

sx

Aux joues les rangées sont obliques et les squames sont moins régulières à la partie supérieure de cette région, où elles ont la forme de parallélogramme, que plus bas où elles prennent celle de losange.

Le système des plaques scapulares se fait remarquer par la largeur des scutelles principales, par la grandeur et le petit nombre des squames du cadre, parmi lesquelles figure une intercalaire supérieure très étalée.

Les squames de la région latérale ont leurs tubercules bien alignés, surtout en avant. Le petit diamètre de ces plaques et les tuhercules qui les couvrent forment sur la queue des crêtes caréniformes dont la réunion constitue trois ou quatre lignes saillantes et rugueuses.

La couleur générale du Baliste étoilé est jaunâtre ; on voit quelques taches rondes plus où moins claires sur les joues, deux ou trois plus grandes vers la ligne médio-dorsale ; la partie supérieure des flancs est semée d’une multitude de petits points blanchâtres, qu’on a comparés à des étoiles, en tirant de cette ressemblance très orossière le nom spécifique du poisson dont il s’agit. Outre cela sept à huit bandes brunes parcourent obliquement la dorsale et l’anale, et enfin la caudale se fait remarquer par plusieurs taches ocellées de la même nuance.

Le Muséum possède plusieurs exemplaires du Balistes stellaris. Is proviennent de la mer des Indes, des côtes de la Nouvelle-Irlande et de l’océan Pacifique, en un mot des mers situées au sud et à l’est de l'Asie. Le plus grand de ces exemplaires offre les dimensions et les proportions suivantes :

Éonbueur tafale . … . :. ., . «07 390 MAUEMPDEEIOrAIE., . 1. . " . 0129 Longueur de la caudale. . . . 0",030

Longueur de la région céphalique. 0,040

Synonymie. — Je ne connais pas le Balistes stellaris sous un autre nom que celui que je lui donne ici d’après Schneider, et qui n’est que la traduction du mot étoilé proposé par Lacépède (4).

(1) Histoire des Poissons, 1, p. 350, pl. 15. &e série, Zooz. T. 1. (Cahier n° 6.) ! 21

9322 HW. HOLLARD.

Cet auteur paraît avoir décrit cette espèce le premier et d’après Commerson. Russel l’a figuré dans ses Poissons de la côte de Coromandel (F,:22), et le nomme en langue du pays Lama-Y ellaka. Annon, B. Vachelii Richards (Voyage du Sulfur).

C. Dans notre troisième type, bien que le corps conserve assez de hauteur, la région céphalique commence à s’allonger sensiblement, à projeter plus ou moins la bouche comme une sorte de grouin. La deuxième dorsale et l’anale, quelle que soit leur hauteur, sont toujours arrondies en avant et ne décroissent que très graduellement; les cornes de la caudale s’émoussent, et le milieu de cette nageoïre est en courbe saillante. Ajoutez à ces caractères de dégradation sériale cette particularité, que les joues offrent plusieurs rangs horizontaux de squames plus ou moins rectangulaires, et que l'écaillure, partout très couverte de tubercules, offre, sur la queue, des épines plus où moins prononcées à pointe antérieure.

La collection du Muséum ne nous offre que deux espèces de ce type; mais il en renferme probablement un plus grand nombre, et notamment celle que M. Richardson a décrite et figurée sous les noms de B. hihpe.

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