BALISTES FRENATUS Lac
PIS, fig.,3.
Caractères. — Hauteur pectorale presque égale à la demi - longueur ; région céphalique dépassant le premier tiers. — Profil droit. Plusieurs rangées horizontales de squames rectangulaires sur les joues; tubercule médian antérieur de toutes les squames de la région caudale spinoïde, d’où un grand nombre de séries de très petites épines sur toute cette région. Couleur fauve uniforme , variée seulement d’un trait jaune qui va de la commissure des lèvres à la région pectorale, et d’un autre trait qui part du premier, passe sous le menton , et se confond avec celui du côté opposé en figurant la gourmette d'une bride.
DM. 30. À. 27. P. 14.
Ce Balisie, quoique d’une hauteur proportionnelle, qui le metau nombre des espèces les plus élevées du genre, nous annonce, par la
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longueur de la région céphalique, son profil droit, et le peu de lon-
gueur et de profondeur de son sillon préoculaire, les petites séries qui vont suivre. Il leur ressemble, comme l'espèce précédente, par l’aplatissement du front et la position superficielle de l'œil , lequel est d’un volume médiocre.
La dorsale épineuse subit aussi, à partir de cette espèce, une diminution sensible de hauteur et de longueur ; le grand rayon est robuste, tronqué, un peu fléchi et proportionnellement plus court que chez le Bal. verdâtre. Le suivant ne dépasse pas beaucoup la moitié du premier , et le troisième s’élève de très peu au-dessus du sillon.
La dorsale molle et l’anale, un peu plus hautes en avant qu'en arrière, sont arrondies à leurs extrémités et très médiocrement élevées.
La caudale offre encore un faible indice des cornes qui la terminent dans les espèces précédentes.
La pointe pelvienne offre une certaine longueur ; mais le pli abdominal qui la suit, armé comme à l'ordinaire, a très peu de développement.
L'écaillure rentre dans des proportions générales moyennes. Celle des joues se caractérise très bien par plusieurs séries horizontales de squames en forme de carré long; celles de la série inférieure dégénèrent en losange par en bas pour s'adapter aux squames qui les suivent, et qui revêtent cette dernière forme.
Le système scapulaire nous offre des scutelles antérieures élargies. Le cadre se compose de très petites squames ; la plus reeulee représente une intercalaire supérieure.
Le système abdominal est très nettement séparé de celui des flancs et de la queue. Sur toute cette dernière région , le tubereule médian antérieur prédomine , et s'élève au-dessus des autres sous la forme d’une petite épine dont la pointe se dirige en avant. De Jà des séries nombreuses de pointes caudales composant, vu leur brièveté, une armure des plus médiocres.
Quant au système de coloration, je n’ajouterai autre chose à ce que j'ai à dire dans la caractéristique de l’espèce en question , si ce n'est que le trait sous-mentonnier, d’où a été tiré le nom de Baliste bridé, manque assez souvent.
Le Muséum possède une dizaine d'exemplaires de cette espèce. Sur ce nombre un seul provient de l’océan SMAURES les autres ont été recueillis depuis Madagascar jusqu'aux régions les plus
orientales de la Polynésie. , Voici les dimensions de l’un des plus grands : Lonetet.)t MR M OU, 20 Hauteur pectorale . . . 0,150
La caudale compte pour. . 0,140 La région céphalique pour. 0",100
Synonymie. — Baliste bridé Lacép., EL, XV, 3. — Annon, Balistes hihpe Richards (Sulfur )?
A0. BALISTES VIRIDESCENS Lac. Schn.
Caractères. — Formes médiocrement hautes et comprimées , la hauteur pectorale dépassant peu le tiers de la longueur ; un espace nu derrière la commissure des lèvres. — Écaillure irrégulière très grande, et couverte de tubercules gros etnombreux ; trois ou quatre séries d’épines courtes et épaisses sur la queue.— Couleur générale verdâtre avec une tache plus foncee sur le milieu de chaque squame, et une bande obscure à l’extrémité des nageoires médianes.
DM. 26. À. 24. P. 14 à 15
Ce Baliste appartient aussi, par ses formes et ses proportions, aux espèces dont la région céphalique s’allonge ; le profil est cependant un peu arqué; le sillon préoculaire a le liers de la longueur du museau ; le front, très voûté latéralement, ramène les veux fort au-dessous de la ligne médiane ; quoique très longue, la fente branchiale n'atteint pas lPextrémité inférieure de la base de la nageoire pectorale.
La dorsale épineuse offre un premier rayon très robuste ou peu fléchi, médiocrement apointi ; les deux suivants sont proportionnellement bien développés : la membrane qui dépasse le dernier s’arrète comme le sillon à distance de la nageoiïre suivante.
La dorsale molle et l’anale sont hautes partout, un peu plus cependant en avant qu'en arrière.
La caudale se termine par une ligne simueuse, dont les extrémités
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ne donnent à cette nageoire que des cornes obtuses et à peine indiquées. La saillie pelvienne est prononcée , et suivie d’un pli abdominal peu caractérisé. |
L'écaillure est remarquable au contraire par la grandeur des squames, la grosseur et le nombre de leurs tubercules , et quelques particularités locales.
Celle des côtés de la tête laisse À nu un espace qui se limite chez les sujets adultes au voisinage de la commissure labiale, et qui, chez les jeunes , si j'en juge par un petit individu, s'étend aux joues, où n'apparaissent alors que quelques séries transversales et espacées de squames verruqueuses ; disposition temporaire qui rappelle ce qui existe d’une manière permanente chez notre Baliste réticulé et chez le B. rivulatus de Ruppel. Chez l'adulte, les joues présentent encore quelques indices de ces séries horizontales ou plutôt sinueuses. Ce système rejoint en avant les séries obliques du museau composées aussi de grandes squames , et en arrière les larges plaques des joues font place à des écailles longues et étroites , dont les rangées obliques sont séparées par des intervalles nus.
La région scapulaire , au devant de laquelle est une longue fente branchiale, se montre couverte de plaques médiocres ; la principale de cellé-ei ou l’antérieure est subcireulaire , et le rayonnement de ses stries part à peu près de son centre; les deux autres sont presque égales. Le cadre se compose d’un ensemble de squames irrégulières et petites, à tubercules disposés en séries rayonnantes ; aucune de ces squames n'est parfaitement mtercalaire.
Les régions latérale et ventrale sont bien distinctes, et présentent leurs dispositions les plus ordinaires. Toutes les squames des flancs offrent une large surface couverte de tubercules qui forment des séries rayonnantes à partir du tubercule le plus avancé ; les tubercules du premier rang, et les derniers de chacune des autres séries sont les plus forts. Sur la région caudale le tubercule médian antérieur d'un certain nombre de squames devient très prédominant, spinoïde , d’où résultent quatre ou cinq rangées longitudinales de petites épines ; le rang supérieur est le moins nombreux, et le second s’avance plus que les autres.
Le fond de la couleur est verdâtre , d’où le nom qu’on à donné à
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cette espèce ; mais celte teinte est agréablement variée par les petites taches obscures qui occupent le centre des squames. Sauf la zone foncée qui borde la dorsale molle et l’anale, le système de coloration du Baliste verdâtre, autant qu'il est permis d’en juger sur des individus desséchés, n'offre pas d'autre particularité digne d’être mentionnée.
Je décris ici ce Poisson d’après trois exemplaires montés, les seuls que possède le Muséum : lun d'eux est de la mer Rouge, un autre de la Nouvelle-Guinée , l’origine du troisième est inconnue ; le plus grand présente les dimensions suivantes :
Lpneueur totale... 0 0 (DO Hauteur pectorale. 2: ve QUE OURS Longueur de la caudale. . . . 0,070
Longueur de la région céphalique. 0,150
Synonymie. — Je n'ai trouvé aucune trace de cette espèce dans Tes travaux antérieurs à Lacépède, qui parait l'avoir décrite d’après Commerson, et qui l’a nommée le premier Baliste verdätre (1, p.892, pl. 16, f.3); dénomination adoptée et traduite par Schineider, telle que nous la donnons en titre de cet article (Syst. 2chth. de. B..).
D. L'espèce suivante semble se placer assez naturellement par ses formes , son écaillure et ses épines caudales, à la suite du Balistes viridescens , sans qu'on puisse la rattacher complétement au type dont ce dernier semble faire partie, encore moins à celui qui suivra. Elle représente done à elle seule un type particulier, le quatrième de notre série.
A1. BALISTES CONSPIGILLUM Schn.
Caractères. — Formes allongées et peu comprimées ; profil un peu fléehi. — Premier rayon de la dorsale épineuse long , le dernier presque caché ; dorsale molle et anale peu élevées. — Écaillure grande et rngueuse ; plaques scapulaires principales, presque aussi larges que longues ; ligne latérale visible; trois rangs d’épines caudales courtes, redressées, — Couleur générale noirâtre, Interrom-
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pue par de grandes taches blanches , dont une en chevron sur le chanfrein , une en zone cireulaire autour de la bouche , une très étendue sous la gorge, et plusieurs rondes ou ovales sur les flancs ; caudale de nuance claire terminée par une bande brune.
DM. 25 à 22. P. 44.
Les formes du Baliste américain sont un peu massives, en même temps proportionnellement allongées. La hauteur pectorale entre trois fois dans la longueur du corps. Les nageoires médianes sont moins développées que dans les espèces précédentes , et la caudale est arrondie ; la pointe pelvienne est plus saillante, mais étalée, et le pli qui la suit est peu extensible. L’écaillure, médiocre en losanges et en rangées obliques sur les joues, prend plus de développement sur le tronc, et offre ici d’assez gros tubercules disposés régulièrement, et parmi lesquels le médian antérieur prédomme d’une manière notable. Les plaques scapulaires conservent la forme subcirculaire qu’elles ont dans les espèces du type précédent, etle cadre, qui commence très bas ‘offre de grandes squames en haut; nous n'avons d’ailleurs rien à ajouter à ce que nous avons dit et de l’écaillure latérale du tronc, et de la queue et du système de coloration.
Le Balistes conspicillum attemt de 30 à 40 centimètres de lonoueur. Il abonde dans les collections, et nous vient de toutes les mers équatoriales. |
Synonymie. — Le nom que nous adoptons pour cetté espèce est celui de Schneider (Syst. ichth. de Pol.), qui ne laisse aucun doute sur son application , et n’a été employé que pour elle. Lacépède (£. 375) lui donne, d’après Linné, l’épithète d’ Américain ; mais la phrase latine du Systema naturæ ne se rapporte pas très évidemment au poisson qui nous occupe. Sonnerat le nommait facheté (Journ. de phys., t. TE, p. 445) ; mais déjà une espèce de la première section a reçu de Bloch la même désignation ; nous en dirons autant de celle que proposait Bonnetère pour éviter son double emploi ; son Baliste noir n'est que le conspicillum de Schneider (Encyclop., p. 19, pl. 85).
E. Notre cinquième type se distingue du précédent par l’allon- | gement notable des formes et surtout de la région céphalique, par l'abaissement de la dorsale molle , la caudale demeurant encore sinueuse. Îei encore les squammes des joues ont toutes la forme de lozanges et sont disposées en rangées obliques. Le sillon préoculaire est encore marqué, le troisième rayon de la dorsale épineuse apparent ; les côtés de la queue sont couverts de petites épines à pointe antérieure. Je ne trouve ici que les deux espèces que je vais décrire.