BALISTES ACULEATUS Lin
Caractères. — Épines caudales disposées sur quatre rangs, dont le premier indiqué seulement par deux ou trois pointes souvent rudimentaires, antérieures, et le dernier réduit à quatre épines postérieures, tandis que les deux intermédiaires en offrent de 943. —— Bandeau frontal de sept bandelettes dont quatre claires plus larges et quatre obscures plus étroites et intercalées ; de l'œil à Ja base de la pectorale trois lignes claires, dont les postérieures bordent une bande brune, et l’antérieure décrit une courbe et limite un espace de la couleur générale du corps; sur les côtes du tronc et partant de l’espace scapulaire une large zone brune qui se prolonge obliquement en arrière en se divisant, et fournissant du
SRI H. HOLLARD.
côté abdominal des bandes étroites séparées par des espaces
clairs, | DM. 25. A. 22. P. 45.
Les formes du Balistes aculeatus sont celles des espèces précédentes. Nous ne retrouvons plus ici d’espace nu derrière la commissure labiale. Le cadre scapulaire ne $e distingue pas très nettement de l’écaillure environnante. Le nombre des épines eaudales est encore moindre que dans le B. praslensis, bien que l’on voie des vestiges d’un quatrième rang au-dessus et en avant des deux principaux. Cette fois le rang inférieur est très court et réduit à sa partie postérieure. Mais en même temps que les épines ont diminué de nombre, elles ont sensiblement augmenté de volume.
La couleur générale est celle des espèces précédentes, le dessin de la tête n'offre encore que des modifications peu notables. En revanche celui du tronc est très spécial : les flancs sont très joliment fasciés de bandes alternantes et inégales, brunes et blanches, dirigées obliquement de haut en bas et d’avant en arrière , en même temps que la grande zone brune qui part de l’es-. pace scapulaire, et aux dépens de laquelle ces bandes sont formées, jette deux prolongements d'avant en arrière dans la direction de la deuxième dorsale, La dorsale épineuse est d’une teinte peu foncée. J'ai trouvé, du reste, un assez grand nombre d'exemplaires de ce Baliste chez lesquels le dessin caractéristique disparaissait plus où moins sous une nuance foncée tendant au mélanisme.
Le Balistes aculeatus abonde dans la collection du Muséum. Il nous vient de la mer Rouge, de l’océan Indien et des eaux polynésiennes. Quelques uns de nos exemplaires atteignent ou dépassent même un peu une longueur de 20 centimètres.
Synonymie. — Désigné dans le Systema naturæ (ed. Gm., 1465, 6) sous le nom que nous lui conservons ici, le Balistes aculeatus a reçu de Lacépède celui de Baliste épineux. Nous le retrouvons dans le voyage de la Coquille sous celui de Baliste très orné (Balistes ornatissimus), Lesson (pl. 40, fig. 2). Il est probable que le Balistes verrucosus , décrit par Bonnatère et adopté par lui de Linné (1465, 5. — Encycl. B. tuberculeux, p. 18), est le même
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 299
que l'aculeatus, no nle praslensis comme le présumait Cuvier. (Voy. BL. 2, 19, tab. 149.)