BALISTES PRASLENSIS
Caractères. — Épines caudales disposées sur trois rangs , dans le rapport numérique de 7,13 et 12. — Bandeau frontal de sept bandelettes dont les quatre claires plus étroites que les trois obscures intercalées ; de l'œil à la naissance de la pectorale, une large bande obscure bordée et partagée en long par trois lignes claires, d’abord parallèles, puis convergentes ; de la lèvre supérieure à la pectorale un trait brun linéaire ; une grande tache brune allant en s’élargissant de l'anus jusqu’à mi-hauteur du tronc.
DM. 25. À. 22. P. 15.
Les formes sont celles de l’espèce précédente, dont le B. praslen= sis reproduit la physionomie. Nous retrouvons encore ici un espace nu derrière la commissure labiale, avec des squames disjointes comme {transition à la partie couverte des joues.
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 999
Le cadre scapulaire est indistinet et les plaques proprement dites ressortent seules au milieu des squames de cette région. On aura remarqué une diminution dans le nombre des épines caudales.
La couleur générale est aussi d'un fauve plus ou moins elar aux parties inférieures , et plus ou moins rembruni aux parties supérieures du corps. Cette fois les lignes claires du bandeau frontal se sont sensiblement rétrécies, au profit des bandes obscures, et audessous de l'œil les intervalles des trois lignes claires sont occupés par une même teinte brune. La bordure noire de l'anus se prolonge et s'étale sur les flancs en une grande tache arrondie. On voit un peu de brun noir à la racine des épines caudales. Quant à la membrane de la dorsale épineuse, elle n'offre qu’une teinte jauntre.
Le Baliste praslin nous vient de la mer des Indes et de la Po- Iynésie.
Un de nos grands exemplaires atteint une longueur de 0" ,200 sur une hauteur pectorale, d’un peu moins de 0",070, la région céphalique entrant dans la longueur pour 0,062.
Synonymie. — Ce poisson, décrit pour la première fois, semble-t-1l, par Commerson et Lacépède, a reçu de ce dernier le nom de Baliste praslin, que nous lui conservons ici et qui rappelle un port de l’une des îles Salomon, d’où il a été rapporté. Lac. TI, 365. Quoy et Gaymard, Uranie et Physicienne, pl. 46. — B. praslinoïdes. Lesson (Coquille, pl. 9, fig. à).