LA MULTIPLICATION DES NÉMATOÏDES
Par le D' GROS (de Moscou).
:* Les Vers intestinaux, ne prenant pas ordinairement naissance dans l’être qui les héberge , ne peuvent guère y parvenir qu’à la faveur d’une autre forme. Comme ils ne doivent pas rester des hôtes permanents éternels du même animal , leur nouvelle migration semble encore impliquer un nouveau changement de forme.
Quelque difficiles que soient à suivre leurs migrations et leurs métamorphoses, nous ne sommes plus au temps où l’on avait recours à la génération spontanée pour s’expliquer leur présence.
Après avoir appris à connaître les œufs de certains Vers, on croyait avoir épuisé la biologie de l’espèce, et rien ne paraissait plus naturel que d'admettre des œufs introduits par le hasard dans les animaux.
Cette introduction fortuite était une hypothèse, et ne suffisait pas à expliquer les faits. L'observation à parlé, et nous permet de diminuer le nombre des hypothèses accréditées.
Les faits que la science possède sur les transformations des Trématodes et des Cestoïdes font voir combien il faut être circonspect à créer de nouvelles espèces.
Nous ne voulons pas rappeler 1ci ce que nous en avons fait connaître dès 1845; nous nous proposons seulement de communiquer des faits qui doivent servir à inscrire au code helminthologique une loi d’origine et de reproduction des Nématoïdes.
Les Nématoïdes sont des Vers dont les œufs sont parfaitement connus. Ils devaient donc se perpétuer par des œufs, sans jamais aller se confondre avec d’autres espèces , et sans jamais laisser soupçonner une autre origine que celle de leurs ascendants nématoïdes. Les espèces nombreuses qui se rencontrent avec des caractères bien tranchés, chez tant d'animaux à sang chaud et à sang froid, paraissaient devoir faire des espèces bien distinctes peu susceptibles de transition , el descendant de Nématoïdes pour reproduire des Nématoïdes.