‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 197 sur 228 · Monacantaus FReycinenrt, Q. et G · texte numérisé non relu

Monacantaus FReycinenrt, Q. et G

Caractères. — Rayon dorsal très long, denticulé en avant et en arrière. — Squames peu distinctes ; six où sept épines caudales placées sur deux rangs.

DM. 36. An. 55. P. 13.

Le profil de ce Monacanthe est droit ou un peu convexe, incliné à AO degrés et plus; son museau est très obtus, son front large et peu élevé, sa ligne dorsale horizontale.

Le grand rayon dorsal placé sur le milieu de l’œil est très long, un peu aplati, couvert, en avant, d'une double série de dentelures , et sur les côtés, de-deux rangs de fortes pointes dirigées en bas. Le second rayon épineux est plus long que de coutume.

La dorsale molle et l’anale sont médiocrement élevées en avant, et s’abaissent d’une pente peu rapide.

La pointe pelvienne est armée d’une plaque épineuse à peu près aussi large que longue; derrière elle le tégument abdomineal fait plutôt une rentrée qu'une saillie et gagne assez rapidement l'anus.

L’écaillure se compose de très pelits éléments, ayant sur les côtés du corps une forme oblongue, avec un grand diamètre qui ne dépasse pas L millimètre; ees squamules sont surmontés chacun de plusieurs épines courtes et un peu obtuses, indépendantes, dis-

MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 997 posées en séries peu régulières. Six ou sept de ces épines, plus développées que les autres, et couchées la pointe en arrière, se font remarquer près de l'extrémité de la région caudale ; leur pointe est quelquefois noirâtre, tandis que la base demeure d’une teinte plus ou moins claire.

Le système de coloration est effacé sur nos exemplaires; cependant on distingue sur un ou deux d’entre ceux-ci des lignes plus obscures que le fond, et qui parcourent obliquement les joues et la région sous-branchiale ; d’autres lignes se laissent apercevoir sur le trone, dirigées d'avant en arrière. Un de nos exemplaires est d’une tente mélanique, dont l’uniformité n’est interrompue que par une tache ronde sur le côté gauche de la queue. On aperçoit sur ce même individu des indices de la ligne latérale; les nageoires sont toutes colorées d’une teinte uniforme.

Ce Monacanthe nous vient de la Nouvelle-Galles du Sud et de l'ile de France, d’où l'ont rapporté MM. Quoy et Gaimard, qui l’ont dédié eux-mêmes au capitaine Freycinet.

Les cmq exemplaires rapportés par ces voyageurs sont de taille très médiocre ; lun des plus grands nous offre les dimensions suivantes :

PONT (OPEN Rs, ee 2 2 Loue. | 0220 Hauteur pectorale. EE re de et Very T9 Hauteusipelviennente es rm LUCE TU OmEg 90 La caudale dépasse un peu. . . . . . 0w,030 La région céphalique n’a pas plus de. . 0,050 Le grand rayon épineux mesure. . . . 0",044

Synonymie. — Le seul Monacanthe décrit, qui, par ses formes, rappelle l'espèce dont il s’agit ici, estle Monacanthus variabilis de Richardson (Ereb. and Terr., p.67, pl. 53, fig. 1-7); mais parles épines caudales et lé trait principal de son système de coloration , nous croyons devoir plutôt rapprocher cette dernière espèce du Monocanthus hippocrepis que du Monocanthe de F'reycinet , dont, au reste, le dessin est très effacé dans nos exemplaires.

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