‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 205 sur 228 · MonacanTaus MACULOsUS, Richardson · texte numérisé non relu

MonacanTaus MACULOsUS, Richardson

Caractères. — Formes médiocrement abaissées ; profil légèrement concave ; ligne dorsale montante ; pointe pelvienne à peine indiquée et faiblement armée. — Coloration mouchetée de petites taches brunes.

DM. 29-33. An. 29-30. P. 12.

La lignée de profil un peu fléchie, et inclinée à 30 degrés, continue une ligne dorsalé qui déscend très sensiblement depuis la dorsale molle. L’œil est à peu près à fleur de tête. La mâchoire inférieure avance un peu plus que la supérieure. |

Le premier rayon de la dorsale épineuse correspond à la partie postérieure de l'œil ; il est droit, plutôt court que long, denticulé en ayant et en arrière. :

.… La dorsale molle et l’anale s'élèvent d'abord assez rapidement, puis diminuent par degrés jusqu’à leur extrémité. Leur membrane est entière.

… La saillie pelvienne, à peine accusée par le sommet de courbure de la ligne abdominale, porte une très petite plaque épineuse à pointes peu résistantes, et qu'il serait facile de méconnaître sans le secours de la loupe. Un espace très court sépare de l’anus ce rudiment de l’armure pelvienne, et le tégument qui occupe cet intervalle-ne dépasse pas assez sensiblement la limite des muscles abdominaux pour se prêter à une distension notable.

…L’écaillure se compose de petites squames circulaires, surmontées d’une tige spnoïde centrale plus ou moins longue, et toujours

plus ou moins coudée à son extrémité. Ces liges, peu résistantes, acquièrent chez quelques individus un développement qui donne à la surface du corps une apparence un peu velue ou veloutée ; en effet, nous trouvons ici, comme dans le Paragaudatus, des individus à peau presque lisse , et d’autres à peau finement velue , différence qui se rattache peut-être à celle des sexes.

La coloration de ce Monacanthe n’est pas par elle-même très caractéristique, si je puis m'en rapporter aux sujets que j'ai sousles yeux. De petites taches brunes, semées sur un fond assez variable, sont tout ceque je remarque, d'accord en cela avec M. Richardson. Cependant j’aperçois aussi quelques traces plus ou moins effacées d’une bande brune vers l'extrémité de la caudale.

Le Monacanthus maculosus parait appartenir, comme le Paragaudatus , à la région australienne. Le plus grand de nos exemplaires présente les dimensions suivantes :

LoOnSUEurACiAlE CT CR PAR ne Ds 129 Hauteur'pectorale sh RAR er 2402085 Hänteurpelvienne. 20 MUR AU ASOEUES RES La caudale entre dans la longueur pour. . 0”,023 La’région céphaliquespour, 2,0 00%, 050

Synonymie. — Les étiquettes de nos bocaux donnent aux divers exemplaires de la collection tantôt le nom de Spilomelanures , qui indique une confusion avec le Paragaudatus , ainsi nommé par Péron et Lesueur, tantôt l’épithète de Puncticulatus , tantôt enfin le nom de B. de Bailly. Mais l’espèce qui nous occupe ne parait pas avoir été publiée jusqu’à M. Richardson, qui l’a décrite et figurée parmi les Poissons provenant du voyage de £reb. and Terror, sous le nom d’Aleuterus maculosus. Je me permets de changer ici lenom subgénérique, puisqu'il s’agit d’un véritable Monacanthe.

ESPÈCES INCERTÆ SEDIS.

Je rencontre dans la collection du Muséum cinq Monacanthes , qui formeraient un dixième type pour qui n'aurait égard qu'à a simplification du système spinulaire de l’écaillure; car ici chaque squame ne porte qu'une spinule toujours simple el

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de forme conique. Mais si nous consultons, comme nous le devons , l’ensemble de leurs caractères , il est impossible, nonseulement de former de ces espèces un groupe homogène , mais encore de les placer en série de dégradation à la suite des précédentes. Je ne puis que mettre sous les yeux du lecteur leur description et les figures des plus caractérisées , en émettant le soupçon que les individus d’après lesquels je les connais, et qui tous sont de très petite taille, sont de jeunes sujets, dont l’écaillure en est encore à son premier âge de développement et de simplicité ; car , sous tous les autres rapports, ils se rapprochent des premiers types du sous-genre qui nous occupe, et sont à grande distance de celui des Alutères.

Je commence cette série par une espèce que l’ensemble de ses caractères rapproche très évidemment de celles de notre premier type, notamment du M. macrocerus.

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