MoxacaxTaus parAGauDATUS , Richardson
Caractères. — Pointe pelvienne à peine indiquée et presque inerme. — Squames hérissées de petites houppes coudées.— Deux lignes blanches partant du menton, et se dirigeant l’une vers l'œil, l'autre vers la nageoire pectorale; puis au delà de celle-ci, et sur l'abdomen, de nombreuses taches claires.
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= La ligne de profil s'abaisse ici à 20 ou 25 degrés ; elle est un peu arquée ; l'œil arrive presque à fleur de tête. Les lèvres sont subégales , c'est-à-dire que l'inférieure s’avance un peu au- devant de la supérieure. La ligne dorsale monte un peu.
Le premier rayon de la dorsale épineuse correspond au bord postérieur de l'orbite ; il est droit, de longueur médioere , armé de pointes en avant et en arriére.
La dorsale molle et l’anale acquièrent rapidement une certaine hauteur , puis décroissent d’une manière graduelle jusqu’à leur extrémité postérieure. Leur membrane interradiale est entière.
La saillie pelvienne est faiblement accusée par la courbure anguleuse de la ligne abdominale , et par un rudiment de plaque épineuse qui ne se dégage pas de cette ligne ; celle-ci remonte obli-
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quement vers l'anus, qu’elle atteint après un très court trajet ; rien 1C1 qui ressemble à un pli en réserve.
L’écaillure se compose de petits éléments surmontés de spinules incurvées à leur extrémité, et beaucoup plus longues chez quelques individus que chez les autres, toutes choses égales d’ailleurs.
Le système de coloration est parfaitement caractérisé dans cette espèce. Deux lignes pâles, bordées de noir, qui forment sous le ‘menton un angle aigu à sommet arrondi, s’écartent de ce point en se dirigeant , l’une, de bas en hant, vers le quart inférieur de l'œil; l’autre, horizontalement, vers la nageoïire pectorale. La ligne su- “périeure interrompue par l’œil reparaît au bord postérieur de l’orbite, descend un peu, et se perd après avoir dépassé le niveau de la ‘dorsale molle dans un semis de petites taches pâles. La seconde ligne contourne la racine de la pectorale, se continue un peu au delà, et fait bientôt place à une série de taches blanches. Des taches analogues sont semées sur toute la région inférieure à cette seconde Jigne, puis en arrière sur toute la région eaudale jasqu'à son
extrémité. Le fond de la teinte générale du corps est d’une nuance plus brune chez les individus à spinules courtes, plus cendrée chez ceux à spinules plus longues. L'extrémité de la caudale offre une raie noire transversale et subterminale.
Ce Poisson vient des mers australes. Tous les individus que possède la collection du Muséum sont de petite taille. Voici les dimen- Sions du plus grand d’entre eux :
Longueur totale. . . . 0°,120 Hauteur pectorals . . . 0,050 Hauteur pelvienne. . . 0”,035
La caudale entre dans la longueur pour 1/6 ou 0,02. La région céphalique pour 0°,025.
Synonymie. — M. Richardson a décrit et figuré le Monacanthe qui nous occupe dans les Poissons du voyage de Érèbe and Terror, p.66, pl. 39, fig. 1-4, et dans les Zoo!. trans., LE, p. 172; Zool. proceed., March 10 th, 4840. I le signale comme commun dans les parages de la terre de Van-Diemen et de la Nouvelle- Galles du sud. Les exemplaires observés par ce savant atteignaient
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une longueur de 5 à 6 pouces anglais, c’est-à-dire que quelquesuns dépassaiernt 15 centimètres.
… Nos exemplaires sont inscrits sous le nom de B. spilomelanures, qui parait leur avoir été donné par Péron et Lesueur. Mais aucune description, ni caractéristique, ni dessin de cette espèce, n’ayant été publiés par ces voyageurs, son premier éditeur est M. Richardson , à qui appartenait le droit de le nommer. Seulement de son Aleuterus paragaudatus , j'ai fait le Monacanthus paragaudatus , puisqu'il existe encore iei un dernier indice de saillie pelvienne.