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Ces petites masses ont la même composition que les masses

analogues de couleur jaunâtre trouvées dans le Brochet. &e série, Zoor. T. L. (Cahier n° 4.) 4 16

2h92 LEREROULLET, — EMBRYOLOGIE COMPARÉE

9. On rencontre quelquefois dans la cavité de l’œuf des vésicules transparentes, qui flottent à la surface de la sphère vitelline en dehors de cette sphère.

10. Cette observation semble indiquer que la membrane vitelline n'existe pas encore à cette époque.

LL. Les œufs de la Perche se distinguent de ceux des autres poissons par la manière dont ils sont agglutinés les uns aux autres pour former d’élégants réseaux.

412. Ils doivent cet arrangement à l’existence d’ rpéndiié piliformes dont la coque de l’œuf est couverte, qui sont étroitement engrenés les uns dans les autres.

13. Ces appendices piliformes sont creux, et traversent toute l'épaisseur de la coque.

14. Outre ces espèces de poils creux , la coque est traversée par des tubes beaucoup plus petits qui sont les véritables organes d’absorption de l’œuf.

15. Cette disposition rend l'œuf de la Perche très hygroscopique ; quand il est dans l’eau, 1l se gonfle rapidement par absorption de ce liquide, et acquiert un volume à peu près double de celui qu'il avait dans l’ovaire.

Ant. 3. — Résumé comparatif des ressemblances et des différences que présentent l'œuf du Brochet et celui de la Perche, dans le développement avant

la fécondation.

À. Ressemblances.

& L. L'œuf commence par n'être qu’une simple vésicule qui apparaît dans le tissu propre de l'ovaire et se développe , entourée d’une capsule immédiatement appliquée autour d'elle. On a peutêtre attaché trop d’importanee à la question de savoir si cette vésicule primitive représente la vésieule germinative, ou si elle est déjà l'œuf lui-même. La tendance générale de la nature à produire de nouveaux éléments dans les sphères qui se sont formées, tendance qu’on voit surtout dans les générations endogènes , doit nous faire pencher vers la seconde hypothèse , quoique la première soit plus généralement admise , d'autant plus que cette manière de voir est conforme à ce qu'on observe dans le règne végétal.

$ 2. Peu de temps après son apparition, l’ovule se compose de deux vésicules emboîtées l’une dans l’autre. Ces deux sphères constituent deux organes dont les usages sont différents : l’une d'elles, la vésicule germinative, fournit les éléments plastiques destinés à former l’embryon ; l’autre, la sphère vitelline, produit les éléments destinés à le nourrir et à le développer.

$ 3. Pendant toute la durée de son séjour dans l'ovaire ,-l’œuf reçoit sa nourriture de l'ovaire lui-même par l’entremise de la capsule qui l'entoure, capsule dont la paroi mterne est couverte de cellules épithéliales.

$ 4. Chacune des deux spheres dont bosale se compose à un contenu différent. D'un côté sont des vésicules destinées à subir des transformations cellulaires, dans le but de produire des granules formateurs ou plastiques : ce sont les taches germinatives. De l’autre on a des granules , qui se changeront plus tard en globules vitellins, et des vésicules graisseuses.

$ 5. Les éléments de la vésicule germinative et ceux de l’ovule sont doués d’un mouvement périphérique ou centrifuge. Aïnsi les taches germinatives, dès qu’elles sont formées, se portent à la surface de la vésicule ; les granules vitellns , qui prennent naissance autour de la vésicule, se multiplient de dedans au dehors ; enfin la graisse aussi se répand à la surface de l'œuf,

Ce mouvement périphérique a lieu pour la vésicule germinative elle-même, qui gagne aussi la surface de l’œuf. Ce n’est pas au poids spécifique qu’il faut attribuer la position superficielle de la vésicule, comme le veut établir M. Vogt (Embryologie des Salmones, p. à); elle n'arrive que peu à peu à la surface, ce qui n’aurait pas lieu si elle était plus légère , car alors elle devrait, dès son apparition, se porter du centre à la circonférence.

$ 6. La vésicule germinative prend part à l’accroissement général de l'œuf. A la vérité elle grossit dans des proportions moins fortes que ce dernier, mais son augmentation de volume ne saurait plus aujourd’hui faire l’objet d’un doute ; les mesures que j'ai données établissent ce fait dans toute son évidence.

L’accroissement de la vésicule provient de la multiplication des éléments qu’elle renferme et du développement de ces éléments.

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