BALISTES MACULATUS
Caractères. Formes longues et médiocrement comprimées ; ligne faciale courte, inclinée à 45 degrés. — Dorsale molle et anale triangulaires et très hautes. — Extrémités de la caudale en forme de cornes courtes et obtuses. — Tubercule principal des squames la-
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térales à pointes courtes et couchées. — Coloration violacée semée de taches laiteuses ou bleuâtres :
DM: de AT PAT
Ce Baliste se distingue des précédents par une élongation très sensible du tronc et par l’abaissement de la ligne de profil.
Le sillon préoculaire est profond et atteint le tiers de la distance qui sépare l'œil de la bouche.
Le premier rayon de la dorsale épineuse est robuste, mais court et obtus, et couverten avant derugosités épineuses. La distance qui sépare les deux dorsales est ici un peu augmentée par suite du surcroit de la longueur générale du corps.
La dorsale molle s'élève rapidement à une hauteur qui égale au moins sa longueur , et son point culminant forme un angle à peine arrondi, tant la décroissance est ensuite rapide jusqu’au milieu de cette nageoire ; arrivée là, la pente s'éloigne un peu plus de la verticale (pl. IE, fig. 2). L’anale, qui commence et finit plus en arrière que la dorsale molle, offre, avec une base moins étendue, autant de hauteur , et par conséquent une décroissance plus également rapide que celle-ci.
La caudale se termine par une ligne sinueuse qui met en saillie les extrémités, et conserve un peu de convexité au centre de cette nageoire (pl. I, fig. 21).
La pointe pelvienne est robuste, épineuse, suivie d’une peau rugueuse très peu extensible, et qui gagne l’anus dans une direction presque horizontale.
Les squames sont couvertes de tubercules proportionnellement peu nombreux et peu développés. Sur les joues, ces tubercules sont mousses ; sur les flancs, le médian antérieur prend seul le caractère épineux, et encore sa base l’emporte-t-elle beaucoup sur sa pointe qui est courte et couchée.
Le système de coloration estassez constant. Le fond de la teinte est d’un brun violacé , et le dessin consiste en un semis général de grosses taches bleues qui blanchissent dans la liqueur.
Le Muséum a reçu ce Poisson de l’océan Pacifique et de la mer
des Indes. Plusieurs exemplaires figurent dans la collection. Les dimensions du plus grand sont les suivantes :
Longueur totale. . . . 0,295 Hauteur pectorale . . . 0®,090 Hauteur pelvienne. . . 0,100
La caudale n’a que 4 centimètres, et la région céphalique en mesure 7.
Outre plusieurs exemplaires bien authentiques du Balistes maculatus, tous très semblables, je rencontre un individu qui, avec les - mêmes caractères de formes et de nageoires, se distingue par sa couleur uniformément brunâtre, sans aucune tache, et par l’effacement considérable des tubercules épineux des squames latérales. Il est difficile de voir là autre chose qu'une variété.
Synonymie.— C'est Bloch qui le premier a nettement déterminé et décrit ce Baliste, auquel il a donné le nom de B. tacheté. (Voyez son grand ouvrage, pl. 151, etdans le Syst. 1cth. ed Schn., p. 464, n° à. B. maculatus.)
Gmelin ,.et plus tard Lacépède et Bonnatère (Encyclopédie), ont adopté et la détermination de l’espèce et le nom proposé par Bloch. Mais les synonymes qu'ils y ont rattachés se rapportent tous à d’autres espèces : le Guaperva longa de Willughby à notre longassimus , le Maan visch de Renard à l’Americanus, etc. Quant aux phrases caractéristiques citées par ces mêmes auteurs, elles ne déterminent pas plus une espèce de Baliste qu’une autre. Mais comment M. Cuvier a-t-il pu, écrivant après Bloch et Lacépède, soupçonner l'identité du Balistes maculatus et du Balistes capriseus ? Il a peut-être suffi de cette méprise pour que M. Lesson se erût le premier éditeur de l’espèce qui nous occupe, et lui donnât en conséquence le nom de Balistes azureus. (Voyage de la Coq.)
h. BALISTES LONGISSIMUS , Nob.
PI. INT, fig. 3.
Caractères, Formes basses et longues ; ligne de profil abaissée à 39 degrés. — Dorsale molle et anale hautes et pointues en avant,
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très abaissées dans leur moitié postérieure , caudale terminée par deux cornes aiguës et une ligne sinueuse. — KEcaillure latérale à grandes squames, portant un tubercule principal long et déprimé. — Coloration uniforme sur le corps , nuagée de brun sur les nageoires :
D 7 AU 2IR PTT
L’abaissement de toute la ligne qui s’étend de la bouche à la dorsale épineuse, puis l'élongation de la région caudale, donnent à cette espèce la forme qui la distingue. Le sillon préoculaire est profond, ets’étend jusqu’à moitiéchemin de l'œil à la bouche.
Le premier rayon de la dorsale épineuse est plus élevé que celui du PB. maculatus ; il est robuste, mousse, tuberculeux en avant ; le suivant est encore très long ; le troisième dépasse notablement le sillon dorsal, et lamembrane interradiale se prolonge jusqu’au voisinage de la dorsale molle.
Celle-ci s'élève rapidement à toute sa hauteur, laquelle égale sa longueur ; là elle offre un sommet anguleux , s’abaisse d’abord verticalement, puis descend, dans sa dernière moitié, d’une pente très peu inclinée. L’anale reproduit les mêmes formes sur une longueur un peu moindre.
Quant àla caudale, ses rayons extrêmesforment des cornes aiguës, d’où la ligne terminale s’abaisse pour reprendre encore un peu de convexité dans la région moyenne de la nageoire.
La pointe pelvienne est peu saillante, épineuse, subhorizontale, et suivie d’un tégument préanal très peu extensible.
L'écaillure du Balistes longissimus est bien caractérisée. Aux joues, les squames sont d’une grandeur médiocre ; celles des rangées horizontales perdent leur forme quadrilatère, en s’arrondissant sur leur angle inférieur et postérieur. Leurs tubercules se groupent en petit nombre au centre de la petite plaque. Les squames ventrales sont grandes, allongées, et tuberculeuses seulement à leur centre. Elles laissent entreelles des intervalles linéaires où la peau se montre à nu, particularité que nous retrouvons sur les régions latérales du tronc. Ici les squames sont plus tuberculeuses que sur les régions précédentes , quoique une partie de leurs bords demeure lisse. Le
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tubercule médian antérieur est très prédominant, allongé, et représente la base d’une épine eomprimée, dont la pointe serait effacée.
La couleur générale du corps est d’un fauve rougeñtre nuancé de brun sur le dos. La dorsale molle, l’anale et la caudale offrent une teinte plus pâle, irrégulièrement nuagée de trainées brunâtres.
Ce Baliste nous vient de l'océan Pacifique ; il est représenté dans la collection du Muséum par trois individus, dont le plus grand et le mieux conservé offre les dimensions suivantes :
Longueur totale. ,. , .. 0",395
Hautéurmpéctorale … .. 07110
Hauteur pelvienne . . . 0",126 Longueur de la caudale. . . . 0",055
Longueur de la région céphalique. 0*,090
Synonymie. — Si le Balistes longissimus ne figure pas encore dans les catalogues des zoologistes, ce n’est pas qu'il soit resté inconnu et complétement inédit jusqu’à ce jour. Le nom que je lui donne nem’appartient même pas complétement ; en effet, Willughby a publié, d’après Grew, une figure et quelques traits de la caractéristique de cette espèce, que le dernier auteur cité nomme Capriscus longissimus seu spinosus(Grew, Mss. de la Soc. roy.; et Willughby, p. 154, pl. J, 20). On reconnait, en outre, ce même Poisson dans la figure etla description que Parra donne de son Sobaco, p. L7, pl. 40. Je ne prétends done pas au titre de premier éditeur du Balistes longissimus ; mais je puis espérer qu'avec la description et la figure que j'en donne on ne le confondra plus, comme on paraît l'avoir fait, soit avec le Balistes maculatus qui en est voisin, soit même avec le 2. capriscus, qui appartient à une autre section du genre.
B. Dans les quatre dernières espèces de cette première section, en même temps que la dorsale molle et l'anale subissent un abaissement notable, nous voyons se dessiner un type assez distinct ou iwieux se modifier à plusieurs égards le type précédent.
Le troisième rayon de la dorsale épineuse s’atrophie et ne s'aperçoit plus ; les dents médianes, tant supérieures qu’inférieures, sont plus courtes que celles qui les suivent immédiatement ; lécaillure
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des joues présente plusieurs séries, plus ou moins disjointes, de squames carrées, plus hautes que larges. Celle de la région scapulaire offre quelques squames orbiculaires, qui se distinguent de leurs voisins; enfin, les squames latérales sont un peu carénées , et leurs tubercules sont à la fois plus nombreux et moins gros que dans les espèces que nous avons déjà décrites; du reste, comme on va le voir, les éléments de ce petit type se coordonnent très naturellement en séries.
D. BALISTES GuTTUROSUS, Nob.
Caractères. Corps élevé et comme tuméfié à la partie inférieure de la gorge et du ventre, profil déprimé. — Dorsale molle et anales hautes en avant de plus de leur demi-longueur et décroissant d’une manière graduelle. — Un groupe de squames subcirculaires au-dessous des pectorales ; les séries des joues nombreuses , très inclinées , n’atteignant pas la fente branchiale.
:DM, 27, À, 24. P. 4.
Je place cette espèce en tête de la petite série à laquelle elle appartient, en raison de l'élévation proportionnelle du corps et de celle des nageoires dorsale molle et anale. La ligne faciale n’est pas inclinée dans son ensemble au delà de 25 degrés ; près de la bouche, elle descend vers celle-e1 d’une pente plus rapide. La ligne inférieure ventrale décrit, à partir de la bouche, et jusqu’à la pointe pelvienne , une courbe très arquée , qui donne aux parties du corps qu'elle limite une proéminence considérable ; c’est dans ce sens que le corps prend son sureroit de hauteur.
Le sillon préoculaire est allongé , les deux mâchoires, sensiblement égales , laissent à l’ouverture de la bouche sa direction horizontale.
La dorsale épineuse présente un premier rayon robuste, dont la face antérieure est sensiblement arquée et la pointe seulement émoussée. Le second rayon est presque caché sous le premier : le sillon s'étend à peu près jusqu’à la dorsale molle.
La deuxième dorsale s’élève rapidement à une hauteur qui équivaut à plus de sa demi-longueur ; depuis le sommet anguleux , la décroissance des rayons se fait sur une ligne d’abord plus rapide, puis bientôt d’une inclinaison plus graduée : l’anale présente les mêmes caractères. La caudale se termine, comme dans les espèces suivantes, en forme de croissant, dont la courbe se redresse encore un peu au milieu de la nageoire.
La pointe pelvienne est robuste et saillante ; mais le alu abdominal qui la suit ne présente ni rugosités, ni spinules, ni aueun des caractères d’un pli en réserve (1); il gagne l’anus en suivant une ligne droite, oblique et peu prolongée.
L’écaillure de ce Baliste se distingue d’abord par les dimensions générales de ses squames , qui sont proportionnellement plus petites que celles des espèces suivantes. Celles des joues forment cinq séries principales , un peu obliques, séparées par des lignes cutanées, et qui s'arrêtent à la région operculaire, où leurs formes et leurs dispositions ne sont plus reconnaissables. Au-dessus et au-dessous de ces cinq séries on en pourrait compter quelques autres , mais plus courtes, et passant par dégradation à d’autres caractères.
Sous les pectorales nous rencontrons un groupe de squames polygonales , tendant à la forme circulaire, plus petites que celles qui les entourent, ayant enfin leur tubereule principal à leur centre.
Nous retrouvons le même caractère avec une disposition rayonnante des tubercules sur une douzaine de squames de la région scapulaire.
Les séries abdominales, déjà entamées par le groupe sous-pe coral, sont composées de squames médiocres, dont la forme et l’arrangement n’ont pas toute leur régularité ordinaire.
Enfin l’écaillure des régions latérales du tronc et de la queue se compose de squames en forme de lozanges allongées, couverts de très petits tubereules, et qui, plus larges et plus également couvertes
(1) Il en est de même, disons-le une fois pour toutes, dans toutes les espèces
de ce petit type. Chez toutes, les squames de cette région ressemblent à celles qui les avoisinent.
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deces granulations en avant, se rétrécissent à mesure qu'on avance vers la région étroite de la queue, relèvent leur partie moyenne en forme d’arête mousse, et présentent en tête de leur partie saillante et tuberculeuse un tubereule prédominant, mais jamais épineux. Cette disposition prendra bien plus de développement dans les espèces suivantes.
La couleur semble être ei d’un gris jaune uniforme ; déjà, cependant, nous voyons le centre de beaucoup de squames offrir une teinte claire, qui fait l’effet de taches blanchâtres semées sur un fond plus fortement nuancé.
Je décris le Baliste goitreux d’après un exemplaire unique, bourré, mais en très bon état. Il nous vient de l’île Bourbon, et presente les dimensions suivantes :
Longueur totale. . . . 0",220 Hauteur pectorale . . . 0,090 Hauteur pelvienne . : . 0",095 La caudale mesure plus de. . . 0,020 La région céphalique atteint . . 0,050