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Les vésicules auditives sont situées très en arrière

36. Les fossettes olfactives se produisent en même temps que l'œil se déprime.

37. Le tube intestinal se forme au-dessous de la carène embryonnaire inférieure par un dépôt de cellules qui s'accumulent le long de cette carène. N

28. Ce dépôt donne naissance à une gouttière dont les bords sont assez rapprochés l’un de l’autre.

89. L’embryon de la Perche exerce des mouvements avant l’apparition du cœur. |

L0. Ces premiers mouvements sont produits par des contractions de la masse entière du corps, sans déplacement de celui-ci.

A. Quand ces mouvements ont lieu, 1l n'existe pas encore de cylindres musculaires ; les lamelles vertébrales ne se composent alors que de cellules allongées.et disposées en chaïinettes.

A2. Le cœur est produit par une végétation de cellules qui se fait à la base de la tête.

L3. I a primitivement la forme d’un cône. Ce cône est entièrement composé de cellules ; il est plein, sans aucune trace de cavité.

hh. Le cœur oscille avant que sa cavité se soit formée.

h5. La masse entière est contractile, mais les cellules qu la composent ne se Contractent pas.

h6. Ainsi des tissus qui ne sont composés que de cellules peuvent jouir, dans l'embryon, de propriétés contractiles ; c'e stun

phénomène qu'on observe sur une grande échelle dans les animaux inférieurs.

k7. La chambre cardiaque se forme après le cœur, par le soulèvement de la tête et son détachement du vitellus, en même temps que par le retrait de celui-cr.

A8. Le cœur se détache d’avant en arrière par le retrait du vitellus.

A9. C’est alors qu'il se creuse d’une cavité linéaire dans toute sa longueur.

50. En même temps que la cavité du cœur se produit, 1l se forme à la base du corps une ouverture circulaire à laquelle cètte cavité aboutit. |

51. Le cœur, deseendu dans la chambre cardiaque , prend une position perpendiculaire au corps de l'embryon ; sa forme est alors celle d’un cylindre.

52. La chambre car diaque acquiert quelquefois un développement considérable ; c’est par erreur qu’on a regardé cette anomalie comme un second vitellus.

Ant. 3. — Résumé comparatif des ressemblances et des différences que présentent le développement de l'embryon depuis l'apparition de la bandelette embryonnaire jusqu’à la formation du cœur.

A. Ressemblances.

& 1. Quand le blastoderme a recouvert tout le vitellus, 1l s'épaissit suivant une direction longitudinale, et forme ce qu’on a nommé bande primitive. Cet épaississement longitudinal constitue en réalité la première forme de l'embryon; nous l’appelons pour cette raison bandelette embryonnaire.

Le mode de formation de cette bandelette n’est pas aussi facile à constater dans la Perche que dans le Brochet , et surtout il est difficile de s’assurer si elle naît aussi du bourrelet embryonnaire , comme on peut le voir dans le Brochet; mais le fait de son existence comme première forme embryonnaire ne saurait ètre contesté.

$ 2. La bandelette embryonnaire est plus épaisse dans sa partie movenne que sur les côtés. Elle forme une véritable carène longi-

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tudinale mousse. Cette carène primitive est creuse dans toute son étendue, ce qui provient, sans doute, de ce que le feuillet supérieur du blastoderme s’est séparé de l’inférieur en se soulevant.

$ 3. La carène dorsale primitive se partage en deux moitiés latérales symétriques par une dépression longitudinale connue sous le nom de sillon dorsal. Ce sillon s’élargit peu à peu en avant , de manière à embrasser toute la largeur de la région céphalique ; de telle sorte que les bords du sillon contournent les bords de cette région. |

Il résulte de cette disposition que la région céphalique n’est pas divisée en deux moitiés latérales, comme le reste de la carène dorsale primitive ; ou du moins cette division, qui s’observe dans l’oricine, n’est que passagère. |

$ 4. Le sillon dorsal n’intéresse pas la couche inférieure de l'embryon ; celle-ci reste intacte, et forme le fond du sillon qu’elle sépare du vitellus. S'il se confirme que la formation de la carène dorsale primitive est due au soulèvement du feuillet blastodermique supérieur, comme nous le pensons, on comprendra pourquoi le sillonnement longitudinal de cette carène n’entame que sa portion superficielle.

Il y aurait 101 un curieux rapprochement à faire entre cette opération physiologique et le fractionnement du germe ( segmentation vitelline ).

En effet , dans l’un et dans l’autre cas, le travail physiologique à pour but de fractionner la matière organique. Dans la segmentation du vitellus, le fractionnement tend à former les cellules qui doivent constituer le corps du nouvel être; ce fractionnement est alors mulüple , afin que la masse du germe soit divisée en groupes assez petits. Lors de la formation du sillon dorsal , les cellules embryonnaires sont déjà formées et en voie de transformation ; le fractionnement se borne à une division-bilatérale, afin de partager la masse embryonnaire en deux moitiés symétriques , qui, elles-mêmes, seront bientôt partagées en groupes nombreux par des divisions transversales. Le travail vital, s’il était permis de se servir du langage des mathématiciens, serait ici élevé d’une puissance ; car, tandis que dans le germe il s’exerçait sur des molécules organiques pour

les constituer en cellules, il s’exerce maintenant sur des cellules pour les constituer en organes plus relevés.

D'un autre côté, on se rappelle que le fractionnement du germe ne s'exerce que sur sa portion soulevée en ampoule , et n’intéresse pas sa base. De même ici le sillon dorsal n’affecte que la portion de l'embryon qui s’est soulevée en carène mousse.

$ 5. Le sillon dorsal se forme de très bonne heure dans la région céphalique. Ilen résulte une vessie ovalaire allongée, la vessie céphalique, qui est creuse et vide dans toute son étendue.

$ 6. L’épiderme qui tapisse le fond du sillon en soulève et recouvre les carènes dorsales. Cette disposition produit un tube qui se continue avec la vessie céphalique, et dans l’intérieur duquel sont logées les carènes dorsales.

$ 7. Tandis que la région supérieure du corps embryonnaire est composée, dans presque toute son étendue, de deux moitiés symétriques qui se dressent verticalement, s'inclinent l’une vers l’autre, et tendent à se rapprocher pour se souder plus tard sur la ligne médiane, la région embryonnaire inférieure présente, au contraire, des organes lamelleux qui tendent à s’incliner vers le bas, dans une direction opposée à celle des carènes dorsales. Ce sont des feuillets qui se détachent , au nombre de deux , de chaque côté, des parties latérales de la carène embryonnaire inférieure, se portent en dehors et en bas, se soudent bientôt entre eux et avec le blastoderme , et entourent plus tard le vitellus tout entier, pour former, dans la suite, les parois de l'abdomen.

Il y à, de cette manière, opposition complète entre les premiers organes embryonnaires formés au-dessus et au-dessous du plan blastodermique primitif. Les parties supérieures sont des cylindres aplatis et symétriques ( carènes dorsales ), qui tendent à se souder par en haut; les parties mférieures sont des lamelles qui tendent à se réunir par en bas.

$ 8. Le travail organique qui s'établit après la formation du sillon dorsal , c’est-à-dire après la division de la région embryonnaire supérieure en deux moitiés symétriques, produit presque simultanément les organes précurseurs de l'appareil moteur rachidien de l’axe vertébral , de l'axe nerveux et des principaux organes scpsififs.

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