‹ Annales des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 3 sur 27 · INSIGNIS · texte numérisé non relu

INSIGNIS

VALENCINII

Malmgren, Annul. polych., 1867, p. 197.

Levinsen, Syst. geog. Oversigtover de Nord. Annul.(Vidensk. Meddels. for 1883. Copenhague, 1884, p. 108).

Bœck. Sars, Uddrag., etc., ut supra.

Sars, Geol. og zool. reise à Sommeren 1862 (Nyt Magazin for Nalurvidensk. Christiania, t. XII, 1863, p. 302).

Malmgren, Annul. polych., p. 197.

O. G. Sars, Bidrag til kundskab om Christianiafjordens fauna (Nyt Magazin, etc., t. XIX, 1873, p. 261).

Levinsen, ut suprà, p. 108.

Baird. Baird, On a species of british Annel. belonging to the family Chætopteridæ (Trans. Linnean Soc., in-4, t. XXIV, 1864, p. 417-481 et pl. XLIX).

Williams, On a species of Chætopterus from North Wales (Ibid., p. 483-485 et pl. XLIX).

Hornell, Report on the polych. Annel. of Liverpool Bay (Reports upon the fauna of Liverpool Bay, t. III, 1892,

Qfg. Quatrefages, Hist. nat. des Annél., t. II, p. 210 et pl. XIe,

Grube, Milth. über St Malo und Roscoff und die dortige Meeres besonders die Anneliden Fauna (Abh. der Schles. Gesells., 1869-72, p. 113).

Cosmovici, Glandes génitales et organes segmentaires des Annél. polych. (Arch. de Zool. expér., t. VIII, 1879-80, p. 306 et pl. XX VI, fig. 1-17).

(1) Sabatier, Station zoologique de Cette (Comptes rendus du 26 août 1889). (2) Tricælia variopedata Renier, Osservazioni postume di zoologia Adriatica, p?- 35, fide Clpd.

148 DE SAINT-JOSEPIT.

CaæroPterus LEucKkARTI Qfg. Quatrefages, ut suprà, p. 216.

— QuarrerAGEsII Jourd. Jourdain, Nofice zoo!. et anat. sur une espèce de Chétoptère des côtes de la Manche. Paris, Baïllière, 1868, in-1?, avec 1 planche.

VARIOPEDATUS Claparède, Annél. chétop. du golfe de Naples, p. 338. — Supplément aux Annél. du golfe de Naples, p. 125. — Structure des Annél. sédent., p. 10, 88, 98, 101, 102, 196, 121, 135, 136 et pl. XII.

— Marion et Bobretzky, Annél. du golfe de Marseille (Ann.

des sc. nat., 6e série, t. Il, 1875, p. 86).

— Barrois, Sur la présence du genre Chétoptère à Groffliers (Bull. scient. du départ. du Nord, 1re série, t. IX, 1877). ” — Delage, Une péche miraculeuse de Chétoptères (Bull. de la Soc. Linnéenne de Normandie, 3° série, t. VII, 1883-84). — — Sirodot, Confribulion à la faune littorale de la Bretagne (Assoc. franç. pour l'avancement des sciences. Nancy, 1886, 1re partie, p. 160).

— — Giard, Les Polynoes commensales des Chétoptères (Bull. sc. du départ. du Nord, ?° série, t. IX, 1886, p. 335, en note). — Joyeux-Laffuie, Étude monographique du Chéloptère (Ch. variopedatus Ren.), suivie d'une revision des espèces du genre Chætopterus (Arch. de Zool. expér., ?e série, t. VII, 1890, p. 244 à 360 et pl. XV à XX).

—- — Lo Bianco, Gli Annel. tubic. del golfo di Napoli (loc. cit., pra):

— BREvis Lesp. Lespès, Études anatomiques sur un Chétoptère (Ann. des se. nat., 5° série, t. XW, 1872, art. 14 et pl. IV).

PI. VII, fig. 189-199.

J'ai trouvé en juillet 1885 au bas de la grande plage de sable de Cézembre une grande quantité de tubes de Chztopterus variopedatus vides, comme M. Sirodot (/oc. cit.) en recueillit de pleins en février 1886 entre Saint-Malo et Paramé. Jamais je n’en ai ramené ni dans la drague, ni dans le chalut, et c’est seulement à une irès forte marée de septembre 1891 que je suis parvenu à en découvrir deux pleins. sur la côte entre Dinard et Saint-Énogat, dans un terrain composé de sable légèrement vaseux entremêlé de rares et courts zostères. Ces tubes en ÜÙ, longs de 45 centimètres, présentaient au niveau du sol leurs deux orifices ronds d’un diamètre de 7 millimètres, tandis que dans le bas de l’U il atteignait 25 millimètres.

Des 2 exemplaires bien complets qu'ils contenaient, l’un qui se rompit entre le 1* et le 2°° segment de la région moyenne, comme il arrive fréquemment d'après M. Joyeux- Laffuie, mesure dans l'alcool 20 millimètres de large en avant et 140 millimètres de long, dont 35 millimètres pour la

région antérieure, 40 pour la région moyenne et 70 pour la région postérieure. [Il a à la région antérieure 9 segments séligères à droile et 8 à gauche, l'animal étant couché sur le ventre. M. Sars (1), Claparède (2), M. Joyeux-Laffuie (3) avaient déjà constaté des cas semblables. La région postérieure se compose de 25 segments. L'autre exemplaire atteignait, vivant, 200 millimètres de long sur 20 millimètres de large en avant. Il à à la région antérieure 12 segments sétigères de chaque côté et 35 à la région postérieure. Le nombre des segments antérieurs n’est donc pas le même que dans le premier ca$. Claparède et M. Joyeux- Laffuie avaient aussi établi que le nombre des segments de celte région était variable. Il en est de même pour ceux de la région postérieure, selon l’âge de l'animal. La région moyenne des 2 exemplaires se compose de 5 segments.

L'animal est d’un blanc jaunâtre, sauf la tête et les antennes d’un blanc mat et les gros bourrelets intestinaux d’un noir bleuâtre de la région moyenne. Les segments de cette région sont continuellement en mouvement, s’allongeant et se contractant sans cesse. Ils sont aussi le siège d'une production considérable de mucus qui est filant et incolore ou d’un blanc mat. Ce dernier émet une admirable lumière bleue, surtout au pourtour des grosses palettes dorsales de Ia région moyenne et aux rames dorsales de la région postérieure. Les bourrelets noirs intestinaux n’en produisent pas et elle est peu intense à la région antérieure où le mucus n’est pas abondant.

M. Joyeux-Laffuie donne une bonne figure du Ch. variopedatus (loc. cit., pl. XV, fig. 1 et 2) et je ne puis que renvoyer à son travail si complet dont j'ai vérifié l'exactitude, au moins en ce qui concerne la description extérieure de l'animal. Je compléterai seulement quelques details ayant rapport surtout aux soies :

(4) Nyt Magazin, t. XIE, loc. cit.

(2) Suppl. aux Annél. de Naples, p. 125.

(3) Loc. cil., p. 255.

Région antérieure. Les antennes ont 10 millimètres de long. Entre leur base externe et le lobe rabaltu de l’entonnoir buccal, est placé de chaque côté un petit œil noir assez indistinct, sans cristallin, difficile à découvrir ; non figurés par M. Joyeux-Laffuie, ces yeux sont exactement représentés par Quatrefages (loc. at., fig. 1). Les pieds uniramés en forme de languetle terminée en pointe dirigée perpendiculairement au dos ont sur leur face ventrale 2 ou 3 rangées parallèles longitudinales de soies jaunes aplalies, lancéolées el presque volubles à leur extrémité supérieure (Joyeux-Laffuie, loc. at., pl. XV, fig. 6). Ces soies deviennent plus effilées à mesure qu'elles se rapprochent de la pointe libre de la rame. Au 4"° pied, les soies les plus voisines de la base sont très différentes de toutes celles de la région, d’un brun noir, très épaisses, très saillantes hors de la rame et au nombre de 13 (fig. 189) (1). Chez mon exemplaire qui a 9 segments à droite et 8 à gauche, elles sont placées au 4”°° segment à droite et au 3° à gauche. Elles sont suivies de soies jaunes ayant une extrémité moins effilée que celles des autres segments et précédée d’un large renflement (fig. 190). Ce 4° pied me paraît un peu plus court que les autres, comme Sars l'avait remarqué chez le Ch. Norvegicus. Ainsi le 3*° pied a 6 millimètres de long, le 4° 4°®, 5, le 5% 7 millimètres, le 6° 7°*, 5. Les 3 ou 4 derniers pieds ont à la rame dorsale des soies un peu différentes de celles des autres (Gg. 191 et 192). Le dernier pied est seul biramé. Il a une rame ventrale de 2"",5 de haut en forme de fer de hache tenani au corps seulement par sa base de 1 millimètre de large et se terminant en bas par un bord large de 5 muillimètres (fig. 193), garni de plusieurs rangées transversales de

(1) Quoique sur les deux exemplaires de Ch. variopedatus du Muséum, je ne trouve.ces soies caractérisliques qu'au 4e pied, Quatrefages les décrit comme existant au 4e etau 5meet les y figure inexactement à la face dorsale. Leuckart, chez le Ch. pergamentaceus, les constate aux 4e et 5e pieds, G. O0. Sars (Nyt Magazin, t. XIX), chez le Ch. Sarsii, von Marenzeller (Südjapanische Anneliden, 1. Denkschr. der k. Akad. der Wissens. zu Wien, t. XLI, 1879, p. 36), chez le Ch. cautus Von Marenz., au 3° et au 4m,

plaques onciales rétrogressives empiélant les unes sur les autres, disposition bien élucidée par Claparède pour le Phylochætopterus socialis Clpd. chez lequel on la retrouve (1). Ces plaques onciales (fig. 194) hautes de 0**,126 à 0°",147 sur 0,046 de large, à peu près ovales, ont une soie-tendon à chacune de leurs extrémités, celle fixée à la base est beaucoup plus longue (0"*,160) que celle du sommet (0**,021). Chaque plaque est bordée de 8 ou 9 dents, sans compter une 10"° très indistincte, presque fusionnée avec la base de la plaque dont elle n’est séparée que par une fente où s’insère la soie-tendon qui y est comme pincée.

Région moyenne. Le segment qui porte les 2 grandes rames dorsales ailées me paraît êlre le 1* de la région moyenne et non le dernier de la région antérieure. La région moyenne a donc 5 segments, nombre qui paraît être très slable, contrairement à ce qui existe pour la région antérieure el postérieure, comme nous l'avons vu. Les grandes rames dorsales ailées longues de 20 millimètres renferment une sorte de baguette centrale composée de soies jaunes chitineuses capillaires longues de 6 millimètres, empilées, placées bout à bout et ne sorlant pas hors de la rame. Leur base est large de 0°*,063, puis elles vont toujours en s’amincissant (0*",048 de large dans le 1* Liers) et se terminent par une pointe excessivement fine qui se courbe en crochet ou se brise très facilement (fig. 195). Ce 1° segment a 2 rames venlrales coalescentes dont la largeur totale est de 15 millimètres. Fixées au corps seulement par leur partie centrale, leurs bords laissés libres peuvent se rapprocher et former une sorte de ventouse. Le bord ventral et le bord dorsal sont garnis de plusieurs rangées transversales de plaques onciales semblables à celles de la rame ventrale du dernier segment de la région antérieure, mais plus petites (0°*,106 à 0**,096 de haut), et avec 8, 9 ou 10 dents. Rétrogressives au bord veniral, progressives au bord dorsal,

(1) Annélides du golfe de Naples, p. 348.

elles manquent complètement sur un petit espace des bords latéraux. RL

Au 2"° segment, qui est le plus haut de tout le corps (20 millimètres), la rame dorsale est représentée par une ventouse ronde, épaisse, achète, à pédoncule très court, et la rame ventrale, avec ses plaques onciales, est entièrement semblable à celle du 1* segment, sauf qu'elle ne mesure que 11 millimètres de large. Les 3°°, 4° et 5"° segments ont une rame dorsale en forme de grosse palette sur le bord de laquelle apparaît de chaque côté, non loin de la partie ventrale, un petit tubercule oblong, long de 1 millimètre, garni de plusieurs rangées de plaques onciales rétrogressives bordées de 12 à 13 dents, sans compter celle qui est fusionnée avec la base à l’endroit où s’insère la soie-tendon ; elles ne mesurent plus que 0°*,063 ou 0"*,070 de haut sur 0**,025 de large (fig. 196). Vues de face (fig. 197), ces plaques ont 12 dents coniques superposées. Les rames ventrales ont la même forme qu'aux deux segments précédents, mais celles du 3*° segment ont 8 millimètres de large ; celles du 4°, 13 millimètres ; celles du 5%, 11 millimètres et leur bord dorsal n’a plus de plaques onciales. Le bord ventral en est seul pourvu; elles y sont en rangées rétrogressives et semblables pour le 3*° segment à celles des 2 rames ventrales précédentes, c’est-à-dire d’assez grande taille, et pour les 4° et 5"° segments à celles des tubercules des rames dorsales en palette, c’est-à-dire de petite taille.

Région postérieure. À tous les segments, il existe : 1° 2 rames dorsales dont les bases épaisses prennent naissance de chaque côté de la ligne médiane dorsale. Elles renferment, comme les deux grandes rames dorsales ailées du 1° segment de la région moyenne, une baguelte centrale de soies jaunes, capillaires, ne sortant pas de la rame ; mais ici ces soies presque aciculaires sont plus larges (0**,072) et se terminent en pointe mousse à leurs extrémités (fig. 198). S'amincissant progressivement à partir de leur base et finissant en pointe, les rames dorsales se recourbent sur le dos.

Elles diminuent peu à peu de longueur à mesure qu’elles se rapprochent de la partie inférieure du corps. Ainsi la 1® paire a 12 millimètres de long, les suivantes, 10, 8, 6, et enfin 4 millimètres. Au dernier segment, il s'ouvre entre elles sur le dos un petit anus plissé. 2° deux rames ventrales doubles (fig. 199), ce qui est une grande exception chez les Annélides polychètes. Chacune de ces rames se compose d'un lobe à peu près rectangulaire évidé du côté le plus rapproché du dos, et d’une pinnule transversale qui en est séparée par une échancrure. Cetle pinnule est fixée à la naissance de la partie ventrale de la base de la rame dorsale, au-dessus de laquelle elle se prolonge en un pelit cirre long de 3 millimètres. Le lobe rectangulaire est soudé au-dessus de la ligne médiane ventrale au lobe rectangulaire correspondant de l'autre rame ventrale, et les 2 lobes fusionnés ne sont adhérents au corps que par leur base. Ils ont 5 millimèlres de haut au 1” segment et 6 millimètres de large à leur extrémité inférieure, 4 millimètres de haut au 2°* segment et 3°°, 5 de large en bas et ils finissent par n'avoir plus que 0"*, 5 de large au dernier segment. Leur bord inférieur seul est garni de 3 rangées transversales de plaques onciales rétrogressives de petite taille (0*°, 063 de haut) comme celles des tubercules des rames dorsales en palette de la région moyenne et des rames ventrales des 2 derniers segments de celte région; elles sont au nombre de 280 à 300. Le bord de la pinnule large de 2 millimètres est garni de plusieurs rangées de plaques onciales progressives de 0"*,105 de haut comme celles des rames ventrales des 3 premierssegments delarégion moyenne ; elles sont au nombre de 350 environ.

Un exemplaire de Naples conservé dans l'alcool que j'ai sous les yeux mesure 100 millimètres de long avec 9 segments de chaque côté à la région antérieure, 5 à la région moyenne el 22 à la région postérieure.

Mers du Nord. Manche. Atlantique. Méditerranée.

FAMILLE DES SABELLARIENS (HERMELLIENS Ofg.) (1).

GENRE SABELLARIA Lmck. (Hermella Sav.).

SABELLARIA SPINULOSA Leuck. (2).

HERMELLA OSrREARIA Frey et Leuckart, Beitr. zur Kennt. wirbell. Thicre. Braun-

schweig, 1847, petit in-4, p. 152.

SABELLARIA LUMBRICALIS Mont. Johnston. Catal. of brit. non parasit. Worms, p. 251. — SPINULOSA Malmgren, Ananul. polych., 1867, p. 211 et pl. XII, fig. 66. — — Mc Intosh, On the great nerv: cords in the marine Annel.

(Proceed. Edinb. Soc., in-8, t. IX, 1876-77, p. 279). — Levinsen, Ovérs. over de Nord. Annul. (Vidensk. Meddels. for 1883. Copenhague, 1884, p. 180).

= — Von Drasche, Beitr. zur Entwick. der Polych., 2tes Heft. Wien, 1885, gr. in-8, p. 1-7 et pl. I, fig. 1-8, et pl. IT, fig. 1-7.

= — Cunningham and Ramage, The Polych. sedent.of the Firth of Forth (Trans. Edinb. Soc., in-4, t. XXXIII, 1888, p. 652 et pl. XLI, fig. 17).

= == Hornell, Polych. of Liverpool Bay (Reports upon the fauna of Liverpool Bay, t. INT, 1892, p. 163).

HERMELLA ALVEOLATA P.P. Quatrefages, Hist.nat. des Annél.,t.TT, pl. XIII, fig. 11 et 13. SABELLARIA CRASSISSIMA Lmck,Johnston, Catal!. ofbrit. non parasit. Worms, p. 250, et fig. n° XLIV.

PL. VII, fig. 200-203.

Rare sur la côte, sauf à l’îlot des Oitellières qui n’est découvert qu'aux très grandes marées. Extrêmement commune dans les dragages sur les anciens bancs d’huîtres. La destruction de ces bancs, qui s'étendaient entre Dinard et Saint-Malo et tout autour des îles jusqu’au Vieux- Banc, doit être attribuée en grande partie à la S. spinulosa dont les tubes sablonneux, irréguliers et contournés, noyés dans une épaisse gangue de sable, recouverts quelquefois de Didemnum sargassicola var. griseum Giard, entourent les coquilles, les surchargent et finissent par gêner le jeu des valves. Les orifices des tubes ne sont pas environnés

(4) Le nom de Sabellaria étant plus ancien que celui d'Hermella et devant le primer, le nom d’Hermelliens me paraît devoir être remplacé par celui de Sabellariens pour désigner la famille.

(2) Leuckart, Zur Kennt. der Fauna von Island (Archiv für Naturg., 1849, Lip 170, en note). |

fs *

d’un godet de sable et s'ouvrent çà et là sans aucune symétrie dans la masse de sable qui les réunit. Il se rencontre quelquefois des tubes isolés, fixés à plat dans l’intérieur des grosses coquilles vides.

Le corps légèrement quadrangulaire a en tout 20, 25 ou très rarement 30 millimètres de long sur 3 millimètres de large environ en avant. Il est coloré en rouge vineux, sauf quelques taches brunes sur les côtés du thorax et une grosse tache d’un brun foncé du côté dorsal, à la naissance de la parlie caudale qui est elle-même d’un brun clair. Chez les femelles les œufs le rendent d’un rouge violacé et chez les mâles les spermatozoïdes le font paraître blanc. Il a en tout 29 à 39 segments tous sétigères el se divise en 3 SL eu thoracique, abdominale et caudale.

Il se termine en avant par une couronne (2 a de diamètre) de soies operculaires jaunes plantées au sommet de 2 gros supports ayant 2°°,5 à 3 millimètres de haut, en nombre égal sur chacun. Ces soies operculaires, dont les longues tiges pénètrent profondément dans les supports à peu près jusqu'au niveau de la bouche, forment 3 cercles concentriques ; celles du cercle externe sont en tout au nombre de 58 (29 de chaque côté); elles ont la forme d’un battoir couvert de stries longitudinales très rapprochées et de stries iransversales moins serrées; l'extrémité dirigée à peu près horizontalement au bord de la couronne se termine par 5 à 9 dents droites, dont la médiane beaucoup plus longue pennée a 9 ou 10 petils denticules divergents de chaque côté. Très souvent cette dent médiane très fragile est brisée en tout ou en partie. Le cercle médian comprend 36 (18 de chaque côté) soles creuses, couvertes de stries transversales, en forme de capuchon, couchées sur celles du cercle externe ; enfin celles du cercle interne (au nombre de 34 (17 de chaque côté) se dressent toutes droites au centre ; elles sont géniculées et finissent en un triangle allongé semblant formé de petiles lamelles transversales chitineuses, juxtaposées, dont chacune se termine au bord externe de la soie par un petit

1506 DE SAINT-JOSEPII.

denticule arrondi. Ces denticules ne sont pas suffisamment indiqués par Malmgren, qui du reste donne des figures très exacles de ces 3 formes de soies operculaires (/oc. «if. , fig. 66 B,B',B>). |

Les 2 supports de ces soies, massifs et charnus, forment, lorsqu'ils sont accolés l’un à l’autre, 2 demi-cylindres échancrés du côté ventral. Ils sont réunis du côté dorsal par une membrane qui est incolore, sauf quelques chevrons bruns ou quelques taches brunes sur la ligne médiane longitudinale dorsale. Juste au-dessous de la couronne de soies, chacun des supports est garni de 14 à 16 petits cirres digitiformes, longs de 1 millimètre, creux intérieurement et où le liquide cavitaire pénètre. Du côté ventral, les 2 supports sont libres, rapprochés l’un de l’autre en haut et en bas, mais béants dans la partie médiane et laissant passer comme un jabot de nombreux tentacules. Ces tentacules cylindriques ayant un côté couvert de cils vibratiles sont placés sur le bord extérieur ventral de chaque support, rangés par lignes iransversales de 12 à 15, sur 8 à 10 lobes ciliés, aplatis, superposés, qui leur servent de bases. Les tentacules les plus extérieurs sont incolores, les autres sont colorés par 2 raies longitudinales pigmentées de violet foncé. [ls ont un diamètre de 0"*,084 et renferment un canal intérieur d’un diamètre de 0**,033 dont la paroi extérieure est composée de muscles longitudinaux et où circule le liquide cavitaire. Le sang ne me paraît pas y pénétrer. Ils ressemblent à ceux des Térébelliens, et doivent servir à la confection du tube. En écartant les supports l’un de l’autre du côté ventral (fig. 200), on voit qu'ils sont colorés intérieurement en violet foncé et qu'ils sont séparés l’un de l’autre par un sillon longitudinal cilié presque en haut duquel s'élève une languette ciliée triangulaire, haute de 0**,48, dont la pointe est dirigée vers le bas. Ce sillon aboutit à sa partie inférieure au pore unique de l'organe excréteur thoracique, qui s'ouvre au-dessus du cerveau et de chaque côté duquel se dresse un palpe cilié long de 1 millimètre sur 0*°,56 de large à la

base, renfermant un vaisseau longitudinal aveugle et du liquide cavitaire. Entre le pore de l'organe thoracique et la bouche qui est sur un plan plus rapproché de la surface ventrale de l’animal, s'élève la lèvre supérieure impaire lLendue entre les 2 supports et se prolongeant de chaque côté en un repli membraneux cilié remontant le long des lobes tenlaculaires jusqu'au dernier. Tous ces sillons ciliés médian et latéraux et ceux des lobes tentaculaires convergent vers la bouche qui s'ouvre entre la lèvre supérieure impaire et la lèvre inférieure paire. |

La lèvre inférieure est bordée en-dessous par un bourrelet ventral cordiforme en haut duquel se détache de chaque côté un très petit lobe à pointe arrondie qui domine la lèvre. Ces 2 lobes correspondraient, d’après Meyer, aux

lobes ventraux de la collerette des Serpuliens. Ils touchent presque à une languette triangulaire ciliée qui tient au 1°" pied ventral et qui correspondrait aux lobes latéraux de la collerette des Serpuliens. Ce 1* pied ventral très petit n’a qu'un faible nombre de soies simples semblables à celles qu on trouve aux rames ventrales du reste du corps; vues de face, elles sont bordées de chaque côté d’épines ou plutôt de plaques épineuses (fig. 201) comme chez certains Maldaniens. Il n’y a pas de rame dorsale à ce 1° segment,et on peut admettre que tout l’appareil operculaire n’est que la iransformation de cette rame. Le 2°° segment se compose d’un pied ventral plus rapproché du dos qui a la forme d’une rame séligère allongée, terminée du côté le plus rapproché du dos par une languette triangulaire ciliée à base moins large que celle du 1* segment ; la rame dorsale achète et apode est représentée seulement par une branchie. Les branchies existent à tous les segments suivants, atteignant leur plus grande taille (1**,20\ aux 1°* segments abdominaux et devenant extrêmement petites (0**,08; à la fin du corps. Garnies extérieurement de cils vibrabiles disposés en spirale, elles sont parcourues intérieurement par un vaisseau en anse dont les branches sont reliées l’une à l’autre par de

158 DE SAINT-JOSEPIT.

nombreuses anses transversales de 0"",01 de diamètre; le centre esl occupé par une masse chloragogène brune qui borde le vaisseau en anse. Aux 3"°, 4° el 5° segments, qui ont un bourrelet ventral transversal, la rame ventrale est un simple petit mamelon séligère arrondi sans cirre ventral, et la rame dorsale consiste en une palette saillante aplatie, dirigée vers le bas, d’où soril une rangée transversale de 8 à 10 grosses soies dorées en lame d'épée se divisant à l’extrémité en 8 à 10 longues dents minces, dont la médiane plus longue que les autres (1). Chacune de ces soies est accompagnée d’une soie semblable aux soies ventrales et dont l'extrémité filiforme sort seule du pied sur une longueur de0"*:42. |

La région abdominale comprend tous les segments suivants, qui sont au nombre de 24 à 34, tous semblables, sauf la dimension des pieds et des branchies qui vont en diminuant progressivement de taille. La rame ventrale est un petit mamelon pointu avec 10 soies simples accompagné d’un cirre ventral creux où pénètre le liquide cavitaire. La rame dorsale est une pinnule garnie d’une rangée transversale de plaques onciales au nombre de 250 aux segments antérieurs et de 90 aux segments médians. Ces plaques onciales rétrogressives, longues de 0°"*,035 sur 0"*,014 de large,ont 6 à 7 dents dont la plus haute très indistincte et sont fixées dans le corps à leur partie supérieure par une soie-tendon de 0**,012 de long et à leur partie inférieure par une soie-tendon de 0°*",07 et presque parallèlement par une longue soie de soutien chitineuse de 0"*,5 de long (fig. 202). Ces dernières convergent toutes dans la pinnule vers un centre commun. En examinant la plaque onciale de face, on voit que la dent supérieure beaucoup plus nettement visible que de côté est unique, mais que les 6 autres sont doubles et rangées sur 2 lignes longitudinales parallèles (fig. 203).

(4) Voir Quatrefages, loc. cit., pl. XIIT, Gg. 13.

La région caudale, apode et achète, longue de 7 à 9 millimètres, sur 0°”,5 à 0*",7 de large, sans aucune trace de segmentalion, à parois minces, fait suite à la région abdominale ; elle commence par un renflement piriforme avec tache dorsale brune et se termine par une ventouse ciliée épatée d’un diamètre de 1 millimètre entourée d'un vaisseau circulaire. Elle est presque toujours redressée dans la direction de la tête.

Le pharynx occupe toute la région thoracique et les 2 premiers segments abdominaux ; il aboutit à un jabot piriforme très musculeux de 1**,68 de diamètre qui fait saillie à travers les parois du corps au 3” segment abdominal. L’intestin s'étend depuis ie jabot jusqu'à l'anus. Un gros vaisseau dorsal renfermant un corps cardiaque fait suite au sinus intestinal dans [a région thoracique.

Meyer donne sur le système nerveux de longs détails auxquels je ne puis que renvoyer.

Dans les segments thoraciques les parois ventrales du corps au-dessus de la chaîne nerveuse et autour du vaisseau ventral sont tapissées de glandes qui rappellent celles des Térébelliens. À partir du 4% segment abdominal inclusivement, un petit mamelon percé d'un pore et placé au-dessous de la pinnule uncinigère dorsale indique la sortie des organes segmentaires qui sont figurés exactement par Meyer(/oc. cit., pl. XX VI, fig. 28), comme je m en suis assuré sur les coupes. C’est par ces pores extérieurs que je vois souvent sortir soit les œufs à la file les uns derrière les autres, soit les spermatozoïdes tourbillonnant avec violence. Les œufs violets ont un diamètre de 0**,067. Lorsqu'on pratique la fécondation artificielle, la segmentation dure 16 heures et après le stade 36, l'embryon se dessine dans l’intérieur de l'œuf qui nage rapidement avec un bouquet de flagellum courts placés à l’un des pôles et avec une ceinture de cils vibratiles très fins ( Voir Quatrefages, loc. cit., pl. V, fig. 8).

Quelquefois des tubes de Sabellaria alveolata sont mêlés à des tubes de Sabellaria spinulosa. C'est ce qui explique

comment Quatrefages, confondant les 2 espèces en une seule, a donné à la S. alveolata àes soies qui appartiennent à la S. spinulosa (loc. cit., pl. XIE, fig. 11 et 13). Johnston a peutêtre fait la même erreur pour sa Sabellaria crassissima. Cunningham est d'avis que Malmgren attribue à tort la figure dela S.spinulosa entière à la S. a/veolata et réciproquement. Je trouve au contraire les figures données par Malmgren pour les 2 espèces parfaitement appropriées à chacune tant pour l’animal entier que pour tous les détails. Mers du Nord. Manche.

SABELLARIA ALVEOLATA L. (1).

SABELLARIA ANGLICA Gr. Grube, Die (rattung Sabellaria(Archiv für Naturg., 1848, t. I, p. 46 et pl. IL, fig. 12).

RES Johnston, Catalogue of brit. non parasit. Worms, p. 248 et fig. XIAII, n°S 1 à 4, p. 250.

AMPHITRITE ALVEOLATA Milne Edwards, Règne animal illus{ré. Annélides, pl. VI, tie 2.

SABELLA ALVEOLARIA Dalyell, Powers of the Creator, etc., t. II, 1853, p. 175, et pl. XXV, fig. 1-3.

HERMELLA ALVEOLATA Quatrefages, Mém. sur la famille des Hermelliens (Ann. des sc. nat., 2me série, t. X, 1848, p. 14). — Sur l’embryogénie des Annélides (Ibid., p. 162 et pl. IT et IV). — Recherches expérimentales sur les spermatozoïdes des Hermelles (Ibid., t. XIII, 1850, p. 107). — Expériences sur la fécondation des Hermelles (ibid., p. 124). — Hist. nal. des Annél., t. II, p. 314 et pl. IV, fig. 1, pl. V, fig. 1-9, pl. XIII, fig. 1-10, 12, 14-16).

ei Horst, Over bevruchting en ontwickelling von H. alveolata (Versl. en Mededeelingen der k. Akad. der Wetenschapyen, 1881, A/d. Natuurk. Tweede reeks, zestiende Deel, p. 207 et pl.). — Résumé dans le Bull. scient. du départ. du Nord, 4n° année, janvier 1881, p. 1-4).

= — Jourdan, Études sur les épithéliums sensitifs de quelques Vers annelés (Ann. des sc. nat., me série, t. XII, 1892, p. 251et pl. VI, fig. 13-16).

SABELLARIA ALVEOLATA Malmgren, Annul. polych., p. 212 et pl. XII, fig. 70.

. Meyer, Studien über Kürperbau der Annel. (Mitth. aus der zool. Stat. zu Neapel, t. VII, 1887, p. 712, 123, 13Let pl. XXIL, fig. 15-16, pl. XXIV, fig. 7-13, pl. XXVI, fig. 28. — Ibid., t. VIII, 1888, p. 481, 490, 494, 496, 507-509, 511, 527, 531, 536, 548, 562, 516, 519, 581, 590, 594 et 635-655).

4 — Hornell, Polych. of the Liverzool Bay (Reports upon the fauna of Liverpool Bay, t. IT, 1892, p. 163).

2K {à — Lo Bianco, Gli Annel. tubic. del golfo di Napoli(loc. cit., p. 45).

— crassissima Lmeck. Lamarck, Hist. nat. des animaux sans vertèbres, 2me édit., 1838, p. 600.

(1) Sabella alveolata Linné, Syst. XII, 1268.

? HERMELLA CRASSISSIMA Quatrefages, Mém. sur la famille des Hermelliens (Ann. des sc. nat., 3e série, t. X, 1848, p. 20). — His£. nat. des Annél., t. 11, p. 318).

Absente sur la côte. Rare dans les dragages, où on la trouve sur de vieilles coquilles d’huîtres habitant des tubes droits de gros sable rangés en luyaux d'orgue, sans godet accompagnant l’orifice.

Cette espèce, tout en n'ayant guère que 37 segments en tolalité, est de plus grande taille que la précédente, mesurant jusqu'à 40 millimètres de long, dont 10 millimètres pour la partie caudale, sur 4 millimètres de large. La couronne des soies operculaires est plus grande, ne se dressant pas verticalement comme chez la Sabellaria spinulosa, mais sensiblement inclinée vers le dos. Les soies operculaires de la rangée externe sont des battoirs terminés par 5 dents larges, dont la médiane plus large et un peu plus haute, toutes à pointe plus ou moins recourbée; il y en a en moyenne 86 à 90 en tout, soit 43 à 45 sur chaque support. Les soies de la rangée médiane au nombre de 56 (28 de chaque côté) sont géniculées, n'ayant pas la forme de capuchon, mais celle d’un sabot creux strié transversalement. Les soies de la rangée interne au nombre de 46 (23 de chaque côté) sont assez semblables à celles de la S. spinulosa, avec de petits denticules au bord. Le nombre de ces différentes soies est assez variable; elles sont plus dorées que celles de la S. spinulosa, et Malmgren en donne des figures exactes. Les soies ventrales sont semblables à celles de Ia S. spinulosa, mais les soies dorsales en lame d’épée des 3°°, 4% et 5° segments thoraciques qui ne sont qu'au nombre de 6 à chaque palelte, accompagnées d'autant de soies semblables aux soies ventrales, ont des dents linéaires convergeant vers l'extrémité qui est très fine et ne s'étalant pas comme chez la S. spinulosa. Quatrefages (/oc. cit., fig. 12) en donne une bonne figure. Il n’y a pas de languette ciliée, comme chez la S. spinulosa, en haut du sillon cilié ventral qui sépare les

deux sillons operculaires. Les branchies les plus longues ANN. SC. NAT. ZOOL. XVII, 11

ont 2 millimètres de long au commencement de l’abdomen. Sous tous les autres rapports la S. a/lveolata est semblable à la S. spinulosa.

Les S. alveolata que je trouve à Saint-Jean-de-Luz, et celles que j'examine venant de Naples ont le corps plus long, plus aplati, et un peu moins large que celles de Dinard.

La S. anglica de Johnston, d'après les figures qu’il donne des soies operculaires, est peut-être la S. spinulosa.

La S. crassissima, qui ne se distingue de la S. alveolata que par une taille plus courte et plus amincie, n’est probablement pas une espèce différente.

Mers du Nord. Manche. Atlantique. Méditerranée.

FAMILLE DES AMPHARÉTIENS Mr.

Genre AMPHICTEIS Gr. p. p., Mgr. et Von Marenz. char. emend. (GROSSOSTOMA Gosse).

À la diagnose de Malmgren, von Marenzeller (1) ajoute que les tentacules peuvent être pennés, comme il le constate chez l’Amphicteis (Sabellides) angustifolia Gr. Semper. (2). Ce caractère avait été réservé par Malmgren au genre A mpharete Mgr. pour les genres à palées, et au genre Sabellides M.-Edw. pour les genres sans palées. Marion (3) avait déjà indiqué que la structure des tentacules était souvent trop indistincte pour permettre de distinguer un Ampharete d’un Amphacteis d'après ce seul caractère qui serait peut-

(1) Südjapanische Anneliden, IX (Denks. der k. Akad. der Wiss. zu Wien, t. XLIX, 1884, p. 197).

(2) Haswell (On some new tubicolous Annel. Proceed. of the Linnean Soc. or New South Wales, t. VII, 1882, p. 635 et pl. XII, fig. 13) trouve aussi des tentacules pennés à son Amphicteis foliosa. Quant à l'Amphicteis Vega Wiren (Chætopoder frän Sibiriska ishafvet och Berings Haf insamlede under Vega Expeditionen. Stockholm, 1883, in-8, p. #15, et pl. XXXII, fig. 4), qui a des tentacules de cette forme, je pense, comme Levinsen, que c’est un Ampharete. |

(3) Dragages au large de Marseille (Ann. des sc. nat., 6e série, t. VIII, 1874, D 22). , |

être aussi, selon moi, à supprimer dans le genre Sabellides, puisqu'Eblers (1) décrit une Sabellides fulva Eh. à tentacules lisses. |

AMPHICTEIS CURVIPALEA Clpd. (2),

AMPHICTEIS CURVIPALEA Lo Bianco, Gli Annel. tubic. del golfo di Napoli (loc. cit., p+ 63).

PI. VII, fig. 204-206.

Un seul exemplaire trouvé sur la côte à la balise de Rochardien, dans des touffes de corallines, mesurant 11 millimètres de long sur 1"”,56 de large en avant, soies non comprises.

Le corps à peu près incolore, diminuant progressivement de largeur en arrière, est ponctué de blanc. On voit par transparence l'inteslin d’un rouge orangé entouré par un sinus contenant du sang vert. Les branchies, dont il sera question plus loin, sont vertes et annelées de raies d’un rouge brun. La tête assez semblable à celle de l'Amphicteis Gunneri Sars (3), se compose d'une plaque quadrangulaire sur laquelle sont apposées 2 carènes obliques, saillantes, partant du bord frontal, séparées l’une de l’autre par un sillon longitudinal et se rejoignant à l'extrémité inférieure de la tête. Le 1° segment (segment buccal), achète, échancré en avant du côté dorsal, avec une rangée transversale de petits yeux de chaque côté de cette échancrure, embrasse la base de la têle et forme au-dessous d’elle une lèvre inférieure élevée, plate et unie au bord. La bouche presque terminale livre passage à des tentacules incolores, rétractiles, longs de 2 millimètres, lisses et non pennés, garnis en dessous de cils vibratiles. Le 2°° segment qui ne se distingue bien que du côlé ventral est achète comme le 1”. Toute celte partie antérieure du corps est pour ainsi dire enchâssée du côlé dorsal

(4) Beitr. zur Kennt. der Verticalverbreitung der Borstenwürmer im Meere (Zeits. für wiss. Zool., t. XXV, p. 64 et pl. IV, fig. 18-23).

(2) Supplément aux Annél, du golfe de Naples. p.132 et de XIIL, fig. 5.

(3) Malmgren, Parce Hafs Annul., LE XIX, fig. 464.

164 DE SAINT-JOSEPII.

dans le 3° segment qui la domine, et qui a de chaque côté un petit éventail de 4 palées dirigées en avant. Ces palées caractéristiques de l’espèce ont la pointe recourbée et non droite.

Le 4*° et le 5° segment, très bas, ont chacun un petit faisceau de soies dorsales limbées, courtes, et au-dessus 4 branchies subulées disposées en ligne transversale 2 par 2, chaque paire étant séparée de l’autre par un étroit intervalle au milieu du dos. Ces branchies, longues de 1"°,75 à 2 millimètres sur 0**,18 de large à la base, sont parcourues par un vaisseau en anse où circule le sang vert. Le 6° segment et les segments sétigères suivants ont 2 mamelons sétigères coniques, allongés (0°°,90), plus forts que ceux des deux précédents, avec 12 soies de même forme, mais plus longues, ayant le limbe couvert de stries obliques. Audessous des soies, il y a du côté ventral un petit cirre ierminé en massue bien figuré par (Claparède (/oc. ct., 5.5 À. a). Jan

Au 7° segment (4* sétigère) apparaissent les plaques oncciales ventrales qui persistent jusqu’à la fin du corps, disposées en une rangée unique rétrogressive non sur un tore uncinigère sessile, mais sur de véritables pinnules, tellement qu'une longue soie de soulien chitineuse est fixée à la partie postérieure de leur base (fig. 204). Très nombreuses (180 environ par rangée), pecliniformes, elles ont, vues de côlé, 1 dents dont la plus haute pelite, les 5 suivantes longueset pointues, et la plus basse très courte peut être caractéristique du genre Amplhucteis, placée dans l’échancrure entre la partie antérieure de la base et la 1° grosse dent pointue. Vues de face (fig. 205), elles n’ont qu'une seule rangée longitudinale de denticules superposés (1). Il y a encore 13 segments séligères, ce qui fait 17 en tout. Là s’ar-

(1) Von Marenzeller fait la même observation chez l’Amphicteis angustifolia Gr., mais Ehlers (Florida Anneliden, pl. XLVIIE, fig. 9, et pl. XLIX, fig. 6) trouve plusieurs rangées longitudinales parallèles denticulées chez

l'Amphicteis procera Ehl. et Re nasuta Ehl. aux plaques abdominales seulement. |

rêle la 1° région du corps qu’on peut appeler thoracique.

La 2° région ou abdominale se compose de 15 segments sans soies dorsales, avec pinnules ventrales garnies chacune d’une rangée transversale rétrogressive de plaques onciales au nombre de 90 environ. Vues de côté et de face, elles sont semblables à celles de la région thoracique, mais elles n'ont que 6 dents, la petite dent la plus haute ayant disparu, et outre la soie chilineuse de soutien de la base postérieure, on y observe à la base antérieure une courte soie-tendon (fig. 206). Le corps se termine par un segment achèle avec 2 cirres filiformes longs de 0"",42, ce qui équivaut à la hauteur des 2 segments précédents. A tous les segments abdominaux, sauf les 5 derniers, un petit mamelon, qui semble être un vestige des mamelons sétigères de la {°° région, est disposé le long de la ligne latérale dorsale, au-dessus de chaque pinnule ventrale, comme le représente Ehlers (/oc. cit., pl. XLVIIL, fig. 5) pour l’'Amphicters procera.

Aux 2 régions, la séparation des segments lrès nettement accusée du côté ventral ne l’est pas du côté dorsal.

Précédé d'un œsophage court et assez étroit, l'estomac large et coloré en rouge se prolonge jusqu’au 14"° segment sétigère. Il est suivi de l'intestin plus étroit qui, après avoir décrit une anse remontant vers la tête, redescend droit jusqu'à l'anus.

. J’ai comparé cet exemplaire de Dinard à un exemplaire de Naples de 3 centimètres de long. La seule différence que j'aie constatée, à part celle de la taille, est la présence de 7 palées de chaque côté du 3° segment au lieu de 4, et l'absence des yeux qui avaient peut-être disparu dans l'alcool.

- Méditerranée.

166 DE SAINT-JOSEPII.

FAMILLE DES TÉRÉBELLIENS Gr. (Mgr. rev.).

Sous-famille des Amphitritea Mor. !

(Férébelliens branchiés et Hétérotérébelliens Qfs.).

Les soies dorsales des Amphitritea sont en général plus ou moins largement limbées, plus ou moins droites (sauf dans le genre Laphania Mgr., où il y en a de géniculées) et terminées en pointe unie. Mais dans le genre Amphitrüe O.F.Müll., Mgr. rev., el dans le genre T'erebella L. (1) (Lepræa Mgr., Von Marenz. Char. mut.), la poinle en est dentelée. Langerhans a signalé aussi chez la Leæna oculata Lang. et la Leæna Gra/fjii Lang. des soies à pointe dentelée outre les soies à pointe unie. Toutes ces soies dorsales des Amplütritea semblent couvertes de stries longitudinales très fines; mais lorsqu'on les rompt, on découvre que ces prétendues stries sont des fibrilles chitineuses vues par transparence à travers la paroi chitineuse de la soie (voir pour les soies de la Polymnia nebulosa, pl. IX. fig. 246). Cette structure fibrillaire des soies est irès répandue du reste chez les Annélides polychètes.

Les plaques onciales ventrales ont (sauf dans le genre

(1) Von Marenzeller, dans son très intéressant Mémoire sur les Térébelliens : Zur Kennt. der Adriat. Annel. III Beitrag : Terebellen. Amplatritea Mgr. (Sitzb. der k. Akad. der Wiss. zu Wien, 1884, t. LXXXIX, p. 152 à 214 et 2 planches) a observé avec raison que le Polype trouvé à Marseille et décrit par Kähler (K. Schwed. Akad. der Wiss. Abh. aus d. Jahr. 1154 aus d. Schw. übers. von Kästner, t. XVI, Hamburg und Leipzig, 1756, p. 143 et pl. I, fig. A-F), pour lequel Linné (Syst. nat., éd. XII, t. I, part. II, p. 1092) a établi le genre Terebella en appelant l'animal de Kähler Terebella lapidaria, est un Térébellien avec des soies à tous les segments du corps. En conséquence il l’a rangé dans le genre Lepræa Mgr. et a complètement supprimé le genre Terebella, de sorte qu’on aurait une famille des Térébelliens sans genre Terebella. Il m'a paru plus rationnel de conserver le genre Terebella dans le sens de Linné et non dans celui que lui avaient donné depuis lors Quatrefages et Malmgren. C’est ce qu'a fait Malmgren pour le genre Amphitrite O. F. Müll. qui avait été détourné souvent de son sens primitif. Ce serait alors le genre Lepræa qu’on supprimerait et le genre Terebella Qfg.. Mgr. prendrait le nom de Polymnia Mgr., Von Marenz. Char. auct., comme l'a proposé von Marenzeller.

Loimia où elles sont pectiniformes), la forme aviculaire. L'ap- . parence en est très différente selon qu’on les examine de côté ou de face.

Vues de côté et à plat, elles ont une base: 1° tantôt courte avec une petite saillie en arrière et en avant (3 genres abranches nouveaux, Pherea, Proclea et Bathya, dont il sera parlé plus loin) ; 2° tantôt de grandeur moyenne avec petite saillie en arrière et en avant (3 genres abranches : Leæna Mgr. (incl. Lanassa Mgr.), Laphania Mgr., Phisidia N. G., et 3 genres branchiés : Lanice Mgr., Terebella L., Nicolea Mgr., qui à aussi quelquefois la partie antérieure arrondie) ; 3° {antôt longue avec une saillie bien accusée en arrière et en avant (Amplatrite, Polymnia, qui a aussi la partie antérieure arrondie), ou avec la partie antérieure arrondie et la partie postérieure prolongée en une longue queue soit à quelques segments (Pista Mgr., Von Marenz. Char. auct., Eupista Mc Int., Laphania bentheliana Me Int.), soit à tous les segments (Pista intermedia Webst. et Bened.),ou en forme desabot sans saillie en arrière et avec un gros bonton en avant (Thelepus Leuck. Mgr., Zuthelepus Mc Int., Grymæa Mgr.? d’après Me Intosh.

Au-dessus de la partie antérieure de la base, il y a dans la plaque onciale une échancrure qui est séparée en général par une petite saillie lalérale d’une échancrure beaucoup plus profonde dominée par une grosse dent pointue. Cette grosse dent est surmontée d’un verlex arrondi découpé au bord en un nombre de crêtes très variable (2 à 11) selon les genres, devenant de plus en plus petites à mesure qu’elles sont placées plus haut. Il y en a 10 à 11 chez plusieurs Amplatritea abranches dont j'ai cru devoir faire 3 genres nouveaux, Pherea, Bathya et Proclea, comme on le verra plus bas ; il y en a 6 dans le genre A mphutrite, 4 dans le genre Terebella aux segments antérieurs, 4 à 5 dans les genres Pista et Eupista, 3 à 5 dans les genres abranches Leæna Mgr. (incl. Lanassa Mgr.), Laphania Mgr., et Phisidia N. G., 3 dans le genre Scione aux segments antérieurs, 2 dans les

genres Micolea, Lanice, Polymnia, 1 ou 2 dans les genres Thelepus, Euthelepus et Grymaæa(?). | La petite saillie latérale qui sépare les 2 échancrures et dont 1l a été question plus haut existe presque toujours, sauf chez les Lanice, Thelepus, Euthelepus, Grymæa(?) et peutêtre chez quelques Amphitritea abranches. Elle sert de point d’atiache à un ligament figuré pour la première fois sans aucune explication par Me Intosh chez l’'Amplatrite Kerquelensis Mc. Int. (1), et que je regarde comme destinée à consolider la plaque onciale. Il traverse l'hypoderme du tore et vient s’épater au-dessous de la cuticule comme une tête de clou recouverte, d’après von Marenzeller, d’une très mince plaque chitineuse (voir pl. VII, fig. 211). Très nettement visible chez les grosses espèces, il est quelquefois difficile à apercevoir chez les petites. Von Marenzeller (2) lui attribue pour fonction de protéger l'animal contre les blessures que pourrait lui infliger la pointe acérée de la grosse dent de la plaque onciale et il lui donne le nom de Schürzpolster (coussin protecteur). Il figure une sorte d'impression en fer à cheval (3) qui est tracée à sa surface par la pointe de la grosse dent et que je retrouve bien nelte surtout chez l'Amphatrite Edwarsi Qfg. et la Pista cretacea Gr. Je n'en persiste pas moins dans l'opinion que je m'élais faite avant la publication du travail de von Marenzeiler. En effet, chez les animaux appartenant aux genres qui manquent de ce petit organe, je ne découvre pas de blessure produite par les grosses dents des plaques onciales, et la consolidation de la plaque est assurée par une autre disposition : chez la Lanice, par une sorte d’enchâssement chitineux (pl. IX, fig. 242); chez les Thelepus et Euthelepus par le gros bouton fixateur qui se trouve à la partie antérieure de la base de la plaque trop loin en avant de Îla

(1) Mc Intosh, Zoology of Kerguelen. Marine Annelids (Philos. Trans., t. CLX VIII, 1879, p. 260 et pl. XV, fig. 13). | (2) Loc. cit.,'p. 1459.

(3) Loc. cit.; pl. I, fig. 44.

grosse dent pour qu'il puisse servir de coussin protecteur.

Aux segments abdominaux la consolidation des plaques onciales semble assurée par les soies de soulien. Cependant on n'a pas encore signalé ces dernières dans les genres abranches, ni chez les Æupista, Euthelepus, Grymaæa, peutêtre par suite d'observations incomplètes, et dans les genres où elles existent, certaines espèces en manquent comme on le verra plus loin. Ces soies, observées pour la première fois par Quatrefages chez les Sabellariens et sur lesquelles Claparède (1) a appelé l'attention chez les Térébelliens, s’in- ‘sèrent aux deux extrémités de la base des plaques onciales. Celles de l'extrémité antérieure sont environ huit fois plus courtes et près de deux fois plus larges que celles qui s'insèrent à la base postérieure. De plus le tissu en est musculaire, tandis que les autres sont chitineuses et striées de 4 à 5 raies longitudinales très fines qui doivent être des fibrilles comme celles dont nous avons parlé à propos des soies dorsales (voir Lanice conchilega, pl. IX, fig. 244). Les soi-disant soies de soutien antérieures me paraissent donc être des muscles puissants, les postérieures seules sont réellement des soies chitineuses (2).

Lorsque les plaques onciales se forment, c’est la grosse dent qui se montre la première, puis ensuite la base et le vertex. Très souvent à l’une des extrémités des tores thoraciques ou des palettes abdominales on trouve de ces rudiments à divers étals de développement placés non sur la même ligne que les plaques onciales complètes, mais disposés en un arc replhié au-dessous de cette ligne (3). C'est ce qui a amené Claparède à admettre les rangées paraboliques que ne reconnaît pas von Marenzeller. Comme ces rudiments exislent chez des adultes dont les rangées sont com-

(1) Annélides du golfe de Naples, p. 387.

(2) Chez les Chétoptériens et les Ampharétiens (Amphicteis curvipalea Clpd.), les plaques onciales qui manquent de ligament fixateur sont consolidées par des soies de soutien à toutes les régions du corps.

(3) Claparède a très bien décrit et figuré cette particularité dans ses Recherches sur la structure des Annélides sédentaires (p. 65 et pl. X, fig. 2.

plètement formées, 1l serait presque à croire qu'ils sont destinés à remplacer les plaques onciales qui pourraient être arrachées. Ils joueraient le même rôle que les pointes de rechange des poches styligènes chez les Nemertiens Enopla(1), mais ici le remplacement se ferait en serrant les rangs.

Vues de face, les plaques onciales changent complètement d'aspect. La base apparaît comme une tranche assez mince sur laquelle se profile la grosse dent pointue dont le vertex large et arrondi en forme de têle est coiffé d’un nombre plus ou moins considérable de denticules disposés en rangées transversales au-dessus les uns des autres. Le denticule qui apparaît comme une crêle unique en examinant la plaque de côté n’est en réalité que le denlicule latéral d'une rangée transversale qu’on ne découvre bien qu’en regardant la plaque de face. [Il y a quelquefois au sommet du vertex des rangées de denticules {rès fins qui ne se voient pas de côté; il en résulle que le nombre des crêles qu’on donne pour une plaque vue de côté n’est quelquefois pas le même que celui des rangées de denticules vues de face. Le nombre des denticules composant chaque rangée varie selon les genres (quelquefois même selon les espèces d'un même genre), et dans chaque genre d’après la région du corps, étanten général moins considérable en avant qu’en arrière, sauf dans le genre Terebella où c'est l'inverse et dans le genre /Vicolea où c’est à peu près stalionnaire. Leur taille varie également comme celle des plaques onciales : elle est plus grande dans la partie antérieure que dans la partie postérieure du corps, et dans chaque plaque elle est plus grande à la rangée suivant immédiatement la grosse dent et va en diminuant progressivement à chaque rangée à mesure qu'elle se rapproche du sommet du vertex. Cette structure des plaques onciales vues de face a été signalée pour la première fois par Claparède (2)

(4) Voir mes Notes sur l'armature de la Ptychodes splendida Dies. (Drepanophorus rubrostriatus Hubr.) (Bull. de la Soc. philom. de Paris, VIT série, t. EL, 1877, p. 148, etat. ob, 1 62):

(2) Recherches sur la structure des Annélides sédentaires, p. 65 et pl. X, fig. 2-4.

chez la Terebella flexuosa D. Ch. (Lanice conchilega Pall. d’après von Marenzeller). Depuis lors elle a été étudiée chez plusieurs espèces par Langerhans (1) et surtout par von Marenzeller (2) qui en a fait une des bases de son mémoire sur les Térébelliens de l’Adriatique où il a dressé un tableau des rangées des denticules et du nombre des denticules de chaque rangée dans les différents genres (/oc. cit., p- 163).

Les plaques onciales sont placées dans chaque tore uncinigère en rangée transversale où leur direction n’est pas toujours la même. Claparède (3), le premier, remarqua que chez la Lanice conchileqa jeune les plaques onciales en rangée unique qui ont la pointe dirigée en avant aux segments antérieurs, sont réparlies aux segments 9-18 sur 2 rangées avec pointe dirigée en avant sur l’une et en arrière sur l’autre. Dans ses Annélides du golfe de Napies (p. 386 et 387), ül fit le relevé des différentes combinaisons de direction que peuvent prendre les plaques onciales dans les tores. Mais par suile d’une erreur singulière que releva Langerhans (4), dans les descriptions d'espèces il attribua la direction progressive (pointe dirigée vers l'extrémité inférieure du corps) aux plaques onciales disposées en rangée unique el toutes placées de même, landis que cette direction est toujours rétrogressive (pointe dirigée en avant dans la direclion de la tête). Cette règle fut élablie par von Marenzeller qui rectifia Claparède (/oc. cit., p. 160) sur d’autres points. Quand les plaques onciales d’un tore ont deux directions différentes, il y a devant la rangée rétrogressive une rangée progressive

(4) Die Wurmfauna von Madeira (Zeils. für wiss. Zool., t. XXXIV, 1880, p. 406-110, et t. XL, 1884, p. 262-265). |

(2) Zur Kennt. der Adriut. Annel. Terebellen (Sitzb. der k. Akad. der Wiss. zu Wien, 1884, t. LXXXIX, in-8). — Südjapanische Anneliden Il (Denksch. der k. Akad. der Wiss. zu Wien, in-k, t. XLIX, 1884, p. 199 à 210 et pl. Let II). — Voir aussi Ehlers, Florida Anneliden.

(3) Beob. über Anat. und Entwick. wirbelloser Thiere, etc. Leipzig, 1863, in-fol., p. 68 et pl. X, fig. 5-6).

(4) Die Wurmfauna vor Madeira (Zeits. für wiss. Zool., t. XL, 1884, p. 263, en note).

bien distincte opposée; mais ces rangées peuvent se rapprocher l’une de l’autre, et alors les plaques onciales de la rangée progressive pénètrent un peu entre celles de la rangée rélrogressive, ce qui répond à la rangée engrenante de Cla: parède, ou bien elles peuvent pénétrer complètement et ne plus former qu'une rangée (rangée alternante de Claparède). Enfin 1l peut y avoir (Lanice, Loimia) deux rangées de plaques se tournant absolument le dos, et alors la rangée antérieure est rétrogressive et la postérieure progressive. Il a été déjà dit plus haut que von Marenzeller n’admettait pas les rangées paraboliques de Claparède. |

On peut avancer que l’immense majorité des plaques onciales des Amplitritea à la direction rétrogressive, ce qui permet à l’animal de fuir le danger en rentrant irès rapidement dans son tube. Pour en sortir, cette rapidité lui est moins nécessaire ; les contractions du corps, le gonflement des coussins ventraux dont le tissu riche en vaisseaux est peut-être érectile, lui suffisent complètement lorsqu'il n’a que des plaques rétrogressives, el l'aident lorsqu’à celles-ci 1l s'en joint de progressives.

J'ai cru devoir entrer dans {ous ces détail sur les xp ques onciales et leur direction à cause de l'importance qu'ils ont au point de vue de la classification dont je vais m'occuper maintenant.

Le genre Terebella établi par Linné fut placé par Savigny (1) dans sa grande famille des Amphitrites et parlagé en 3 tribus : 1° Terebellæ simplices à 3 paires de branchies ramifiées dès leur base ; 2° T'erebellæ Phyzeliæ à 2 paires de branchies ramifiées dès leur base; 3° Terebellæ Idaliz à 1 paire de branchies ramifiées à leur extrémité.

Quatrefages (2 ), prenant pour caractères principaux la présence de soies sur tout le corps ou sur la partie antérieure seulement, la présence ou l’absence, le nombre et la forme des branchies, divisa les Térébelliens en 3 tribus: 1° Téré-

(1) Système des Annélides, in-fol., 1820, p. 83-87. (2) Hist. nat. des Annél., t. II, 1865, p. 350.

belliens proprement dits; 2° Térébelliens abranches (Polycirrides de Malmgren); 3° Hétérotérébelliens, la 1° et la 2% {ribus ayant 2 régions, et la 3*° une seule.

Presque en même Lemps que lui, Malmgren (1) partageait les Térébelliens en 5 sous-familles : 1° A mplhutritea presque toujours branchifères et quelquefois abranches ; 2° Po/ycirridea tous abranches et anangiens ; 3° À rtacamaceu ; 4° Trichobranchidea ; 5° Canephoridea (Terebellides Sars). Dans sa sous-famille des Amplatritea, 1] indiqua 3 genres de Térébelliens abranches pourvus de vaisseaux sanguins qui étaient inconnus à Quatrefages; pour les genres branchifères :ïl adopta les mêmes bases de classification que ce savant : présence des soies sur tout le corps ou sur la partie antérieure seulement, nombre el forme des branchies ; mais le premier il tint compte comme caractère secondaire de la forme des plaques onciales vues de côté et du nombre de leurs rangées dans chaque tore, sans en donner la direction.

Claparède, tout en n’acceptant pas les Hétérotérébelliens de Quatrefages, conserva sa classification, mais en insistant sur l'utilité dont pourraient être les plaques onciales pour la détermination des genres. Comme caractère subsidiaire des espèces qu'il décrit, il se servit de la présence ou de l'absence des soies de soutien aux plaques onciales des pinnules abdominales.

Grube dans ses Annulata Semperiana (2) ne voulut plus s'occuper du nombre des branchies (3), ni de celui des segments séligères en établissant les 2 genres beaucoup trop larges suivant moi: Terebella L. s. str. Sav. et Phenacia Qfg. (char. mut. Gr.), le 1* comprenant toutes les espèces à branchies arborescentes, rameuses ou cirriformes à partir

(4) Nordiska hafs Annulater {OEfvers. af k. Vet. Akad. Fôrh. Stockholm, 1865, in-8, p. 373).

(2) Mém. de l'Acad. des sc. de Suint-Pélersbourg, t. XXV, n° 8, 1878, p. 221 ‘à Vue il avait réuni en un seul genre Thelepus, le genre Thelepus Leuck.; Mgr. à 2 paires et le genre Neottis Mgr. à 3 paires de branchies (Anneliden-

beute von S. M. S. Gazelle. Monatsb. der k. Akad. der Wiss. zu Berlin, 1877, in-8, p. 544).

174 DE SAINT-JOSEPIT.

de leur.base, à faisceaux sétigères commençant au 4° segmen{, à plaques onciales aviculaires, très rarement pectiniformes, disposées sur 2 rangs sauf à quelques segments anlérieurs où il n°y à qu’un rang ; le 2*° renfermant les espèces à branchies uniquement cirriformes, à plaques onciales toujours aviculaires disposées sur un seul rang el à faisceaux de soies commençant au 3°° ou au 2% segment.

Von Marenzeller (/oc. cit.) ne donne qu’une importance très secondaire au nombre et à la forme des branchies et au nombre des segments sétigères. Il montre : 1° qu'il y a souvent deux ou trois paires de branchies dans des espèces du même genre (Ampatrite, Lepræa Mgr. (1), Pista, Thelepus), deux paires ou une seule dans le genre Nicolea Mgr. (Scione Mgr., Axionice Mgr. encl.) et que ce nombre varie jusque dans la même espèce (Lepræa lapidaria Kähler, L. (2), Nicolea venustula Mont.)(3);2°qu'il y a dans le mêmegenre (A mphitrite) des espèces à branchies rameuses et cirriformes ; 3° que dans le même genre il y a des espèces ayant des soies sur tout le corps ou seulement sur un certain nombre de segments (Lepræa Mgr.). Il accorde une très grande importance à la forme des soies el surtout à celle des plaques onciales, et distribue les genres de Malmgren en #4 groupes d’après le

(1) Il ne trouva que 2 paires de branchies à la L. pterochæta (Polychäten der Angra Pequena Bucht, Zool. Jahrbücher, Abtn. fr System. t. HI, p. 21).

(2) Von Marenzeller observe 3 paires de branchies chez la T. lanidaria et quand il m'arrive de trouver les 2 branchies ou une seule de la 3° paire en moins, c'est évidemment dû à un accident, les branchies de cette espèce étant très caduques.

(3) Von Marenzeller, comme moi, ne rencontre jamais que 2 paires de brauchies à la N. venustula. C'est Tauber (Annul. Danica, Copenhague, 1879, p..132) qui observa 3 paires chez la N. zostericola (N. venustula d’après von Marenzeller); mais cet Annélide, qui a un tube à rosettes, comme la Lanice conchilega, n’est-il pas une Lanice conchilega ? Ce serait à vérifier. — La Terebella parvula Leuck., qui serait aussi la N. venustula, d’après von Marenzeller, et qui a une 3° paire de branchies naissante, ne serait-elle pas un Térébellien jeune d’un autre genre chez lequel la 3° paire de branchies commence à se former? Enfin la Terebella venustula Mont., qui est une grande espèce à 3 paires de branchies et dont von Marenzeller fait une. Nicolea, doit-elle bien rentrer dans ce genre ? En présence de la description incomplète de Montagu, c'est difficile à décider.

nombre plus ou moins grand des rangées de denticules et celui des denticules de chaque rangée du vertex. Il reconnaît néanmoins qu'on ne peut faire de chaque groupe un seul genre et par conséquent réduire les Amphitritea à 4 genres en prenant pour base unique de classification la forme des plaques onciales. Il faut faire intervenir aussi la forme des soies, la direction des plaques onciales dans les iores, le numéro du segment où commencent les faisceaux sétigères et,enfin, d’une manière subsidiaire seulement, le nombre et la forme des branchies et le nombre des segments séligères. D’après ces principes, il est amené à supprimer 4 des genres de Malmgren et à en conserver 11.

Mieux on connaît les Térébelliens, plus on voit combien il est difficile de trouver une base pour la détermination des genres. Si on choisit la présence des soies sur lout le corps ou sur la partie antérieure seulement, on constate bientôt que les espèces ayant des soies sur tout le corps sont rares et qu’il n’y a pas de genre uniquement composé de ces espèces. Si on prend le nombre des branchies, on s'expose à {omber dans les erreurs indiquées par von Marenzeller. Quand on {rouve dans la même espèce un nombre de branchies différent, il faut faire bien attention si l'animal a atteint toute sa croissance ou n’a pas perdu de branchies par accident. Il ne faut pas oublier que chez les Amplatritea la 3°° paire de branchies se montre beaucoup plus tard que les 2 premières. Lorsqu'il y a tantôt 2 paires, tantôl 3 paires dans la même espèce, il est à présumer que ce dernier nombre est le normal. C’est ce que j'observe chez la Terebella lapidaria. De même pour la Pista cristata O.-F. Müller chez laquelle Grube, Malmgren et von Marenzeller ne trouvent que 2 paires le plus souvent incomplètes et Mübius (1) au coniraire 3 paires quand l’animal est entièrement formé. Trouvera-t-on aussi 3 paires chez la Pista (Scionopsis) palmata Verr., qui a en

- (1) Jahresb. der Komm. für wiss. Unters. der deutsch. Meere in Kiel für1872-73. Berlin, 1875, in-fol., p. 163.

général 3 et une fois 4 branchies (1) et chez la Pista iniermédia Webst. et Benedict qui en a 3 et où ces auteurs pensent qu'il doit y en avoir 4 (2)? Quant à la forme des branchies (dans les genres où il y en a), elles sont ou rameuses (plus ou moins arborescentes, ou en buisson, ou en spirale, ou en pinceau, etc.), ou cirriformes, ou subulées comme celles des Ampharéliens (£upista Mc Int., Euthelepus Mc Int.); mais dans les genres à branchies rameuses il vient se mêler des espèces à branchies cirriformes (Amphitrite cirrata O.-F. Müll.) et si l’on veut faire de la forme des branchies un caractère de premier ordre, on est conduit à séparer l’un de l'autre desgenrescomme les genres Pistaà branchies rameuses el Eupista à branchies subulées, quise ressemblent sous les autres rapports. ou à rapprocher des genres comme £upista et Euthelepus qui ont des branchies subulées mais différent pour le reste. La direction des rangées des plaques onciales ne donne pas non plus un caractère bien satisfaisant : l'Amphitrite gracilis Gr. a une double rangée opposée qui n’est qu'engrenante chez les autres ÀAmphaitrite ; la Pista cretacea Gr. et la Pista maculata Von Marenz. ont une rangée double légèrement engrenante qui n'est qu'alternante chez les autres Pista; la Nicolea gracilibranchis Gr. Semper. a une rangée double engrenante el la /Vicolea venustula Mont. une rangée unique alternante, la Polymnia nebulosa Mort. une rangée double engrenante et le P. Nesidensis D. Ch. une rangée unique allernante. La forme des soies et le numéro du segment où apparaissent les premiers faisceaux sétigères sont des caractères déjà plus stables. Mais celui qui me parait le plus utile, comme à von Marenzeller, est celui qu’on tire de la forme des plaques onciales. |

Je le prendrai pour base de la classification des Amphitrilea, quoique ce soit peut-être prématuré, beaucoup

(1) Invertebrate animals of Vineyard Sound (U. S. Comm. of fish and fisheries, part. I, Wash., 1873, p. 614).

(2) W ebster and Benedict, The ati Chætop. from Provincetown (U. S. Comm. of fish and fisheries, part. IX, 1884, Wash., p. 734).

d'espèces n'ayant pas encore été suffisamment étudiées à ce point de vue. Pour la forme des plaques onciales, je m attacherai surtout à celle qu’elles présentent vues de côté et à plat. Je liendrai compte également de celle qu'elles présentent vues de face, mais on l’a observée chez peu d’es- pèces relativement, et de plus le nombre des denticules de chaque rangée ne me paraît pas absolument fixe; il varie jusque dans les plaques onciales du même tore (Polymhia nebulosa, Nicolea venustula) ; enfin il est souvent tellement considérable ou les denticules sont tellement pelits, qu’il est presque impossible de l’établir avec certitude, même en employant les plus forts grossissements : on est réduit alors à dire qu’il est très élevé. Aussi je me bornerai aux plaques onciales des segments antérieurs qui ont moins de denticules que celles des segments postérieurs et pour lesquelles il est moins difficile d’en établir la quantité.

Mais ce serait s’exposer à une grande confusion que de ne pas faire entrer en ligne de compte avant tout la présence ou l’absence des branchies, puis les aulres caractères dont il a été question plus haut : d’abord la forme des soies et le numéro du segment où apparaissent les premiers faisceaux sétigères, puis la direclion des rangées de plaques onciales et la forme des branchies, el enfin d’une manière subsidiaire le nombre des branchies et des segments séligères. Quant à ces deux derniers caractères, 1l faut s’attendre à des modifications possibles dans l'avenir. C’est ce qui est arrivé déjà pour les genres À mplhutrite et Terebella L. (Lepræa Mgr.) qui étaient considérés comme ayant 3 paires de branchies et auxquels, depuis qu'on à observé l’Amphaitrite gracilis et la Terebella (Lepræa) pterochæta Schmarda, il faut aussi n’en attribuer que 2 paires, pour le genre Pista et le genre Thelepus où il y a souvent 3 paires et non pas seulement 2 comme on le croyait autrefois. De même, pour le nombre des segments sétigères, on a constaté que dans les genres Terebella L. et Thelepus qui passaient pour avoir des soies

sur tout le corps, beaucoup d'espèces n’en avaient qu’à un ANN. SC. NAT. ZOOL. d XVII, 12

certain nombre de segments et il a fallu modifier les diagnoses: Il en sera de même pour le genre Polymnia auquel on attribue 17 segments sétigères, car la T. (Polymnia) turgi-

dula Ehl. Flor. en a 18. Je considère comme ayant peu de segments sétigères les espèces qui en ont moins de 17, comme en ayant un assez grand nombre celles qui en ont de 47 à 24, et comme en ayant beaucoup celles qui en ont plus de 24.

Je crois qu'il est inutile de tenir compte autrement que comme différences spécifiques de la présence de lobes latéraux à quelques segments antérieurs, et de celle des soies de soutien aux pinnules abdominales. Ainsi dans le genre Polymnia, la P.turgidula Ekl., la P. virescens Gr. Ehr., la P. Sarsü Gr. Semper., n’ont pas de lobes latéraux (1). Dans le genre Pista, comme l’a remarqué von Marenzeller, la P. fasciata Gr. Ehr. à un gros lobe latérai au 1° segment qui manque à la P. cristata O. F. Müll., tandis que la P. cretacea Gr. et la P. maculata Von Marenz. en ont un au 1° et au 3° segment comme la Lanice conchileqa, la Scione lobata Mer... la Scione maculata Dalyell et la Scione (A rionice) flexuosa Gr. Quant aux soies de soutien, dans le genre Amphitrite par exemple, l’A. rubra Risso et l’A. gracihs Gr. n’en ont pas, tandis que l'A. crrata O.F. Müll., VA. varsabihs Risso, l'A. vigintipes Gr. Ehr., l'A. ramosissima Von Marenz. et l'A. Edivarsi Qfg., en ont. Claparède (2) est d'avis que les Phénacies et Héterophénacies (Thelepus) manquent de soies de soutien, tandis que von Marenzeller en observe chez le Thelepus cincinnatus Fabr. et chez le T°. triserialis Gr. et que j'en trouve aussi chez le Thelepus setosus Qfg.

Les genres abranches, qui semblent appartenir principalement aux grandes profondeurs, sont encore peu connus. D’après la forme variée des soies et des plaques onciales (3),

(1) Tout en acceptant la nouvelle diagnose du genre Polymnia donnée par von Marenzeller, je ne ferai pas figurer parmi les caractères la présence des lobes latéraux.

(2) Annélides du golfe de Naples, p. 404.

(3) On n’a pas beaucoup examiné, pour ces genres, les rangées transver-

ils paraissent devoir être plus nombreux qu'on ne l’a pensé jusqu’à présent et peut-être composeront-ils un groupe important à mettre en regard des genres branchifères. Malmgren en a établi 3 : Leæna et Lanassa ne différant que par le nombre des segments sétigères, ayant tous les deux des soies limbées d’une seule sorte à pointe unie à partir du 4% segment et des plaques onciales en double rangée au 11*° segment et à quelques segments suivants ; Laphara ayant des soies limbées de deux sortes à pointe unie, les unes droites, les autres géniculées à partir du 3*° segment, et une rangée unique de plaques onciales à tous les segments uncinigères. Langerhans (1) a réuni, à tort selon moi, ces 3 genres en un seul : Leæna, el il a décrit : 1° une Leæna oculata qui a des soies de deux sortes, les unes à pointe unie, les autres à pointe dentelée commençant au 4”° segment, des plaques onciales avec 3 ou 4 crêtes au vertex en rangée double opposée du 11*° au 35°° segment; 2° une Leæna Graffi (2) qui a aussi des soies à pointe unie et à pointe denlelée, mais commençant dès le 3°° segment, et des plaques onciales en rangée double opposée du 10" au 18" segment avec 7 ou 8 crêtes au vertex. Ces deux espèces ne rentrent dans aucun des 3 genres de Malmgren. Mac Intosh (3) décrit la Leæna antarctica Me Int. et la Leæna Langerhansi Me Int., qui ont, la 1°°,4 crêtes au vertex des plaques onciales, etla 2°, 5 crêtes comme dans les genres de Malmgren ; mais il trouva chez la Leæna abyssorum Mc Int. 7 crêtes, chez la L. Neo-Zealamæ Mc Int. 8 ou 9, chez la Lanassa Sarsi Me Int. au moins 10, et chez la Lanassa Bentheliana Me Int. 11 avec un long prolongement ‘postérieur aux plaques onciales pour

sales de denticules du vertex des plaques onciales. Langerhans figure chez la Leæna Graffii Lang. 3 denticules à chaque rangée et chez la Leæna oculata Lang. 4 à la 1'° rangée, 5 à la 2%tel 6 aux 2 supérieures. Il est difficile de dire aussi si les plaques onciales ont toujours une petite saillie latérale.

(4) Die Wurmfuuna von Madeira (Zeits. für wiss. Zool., t. XXXIV, 1880, p- 108).

(2) Loc. cit., t. XL, 1884, p. 262.

(3) Report on the ’Annelida polychæta collected Fu H. M. S. Challenger (Reports, etc., t. XII, p. 460-465).

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cette dernière. Il y a aussi là des espèces qui, à cause de la: forme de leurs plaques onciales, ne rentrent pas dans.les genres de Malmgren et dont plusieurs, en y joignant les. espèces de Langerhans, me paraissent devoir former 4 genres nouveaux : Pherea pour la Lanassa Bentheliana; Bathya pour la Leæna abyssorum, la Leæna Neo-Zealaniæ el. la Lanassa Sarsi; Proclea pour la Leæna Graffii; Phisidia pour la Lesæna oculata. Cependant, comme les descriptions de ces espèces sont encore assez incomplètes, ce n’est qu'avec doute que j'introduis ces nouveaux genres dans le tableau suivant de la classification des Ampitritea établie d’après les. principes énoncés précédemment :

I. Plaques onciales aviculaires avec rangées transversales de denticules au vertex.

A. Pas de branchies. | a. Plaques onciales à base courte et vertex élevé ayant un très grand nombre de crêtes (7 à 11). — Rangées transversales de 3 denticules ?

æ. Avec prolongement postérieur.

Soies d’une seule sorte à pointe unie commencant au 4°° segment. — Nombre et direction des rangées des plaques inconnus. — Peu de segments So Pherea N° G.

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