MARINA
PISCATORUM
DE SAINT-JOSEPIT.
Wiren, Beitr. zur Anat. und Hist. der limivoren Annel. (K. Svenska Vetenk. Akad. Handl., t. XXII, n° 1, 1887, in-4. Stockholm, p.6, 18, 28-31, 33, 35, 39 et pl. I, fig. 1-3, pl. IT, fig. 9-11, pl. II, fig. 4 et 15, pl. IV, fig. 1, pl. V, fig. 1-6).
Von Marenzeller, Polych. der Angra Pequena Bucht. (Zool. Jahrb., t. II, 1888, Abth. für Syst., etc., p. 12 et pl'T, fig. 5).
Cunningham and Ramage, The Polych. sedent. of the Firth of Forth (Trans. Edinb. Soc., t. XXIT, 1888, in-4, p. 644 et pl. XXXIX et XL, fig. 13).
Horst, Contr jbutions towards the knowl. ofthe Annel. polych.: on Arenicola species of the gulf of Naples (Notes from the Leyden Museum, t. XI, 1889, p. 37 et pl. IN, fig. 2-5).
Ives, On Arenicola cristata and its allies (Proceed. Acad. nat. sc. of Philadelphia, 1890, in-8, p. 13-15).
Cuénot, Études sur le sang des Invertébrés (Arch. de zoo. expér., 2° série, t. IX, 1891, p. 417).
Retzius, Ueber Nervenendigungen um die Parapodialborsten und über die Muskelzellen der Gefässgewände bei den polych. Annel. (Biol. Foren. Fôrh. Stockholm, t. I, 1891, in-8, pass vet plAINE fish).
| Hornell, Report on the polych. Annel. of Liverpool Bay (Re-
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Ehlers, Zur Kennt. von Arenicola marina (Nachr. von der k. Gesells. der Wiss. zu Gütlingen, 1892, n° 12, in-8, p. 413).
Ehlers, Die Gehürorgane der Arenicolen (Zeits. fur wiss. Zool., t. LIIT, Suppl., 1892, p. 217, et pl. XI-XIV).
Warwzick,Ueber das Stützgewebe des Nervensystems der Chat. (Zool. Beitr., t. III, 1892, p. 115- 116, pl. XVII, fig. 25-30 et pl. XIX, fig. 3).
Luck, Grube, Zur Anat. und Phys. der Kiemenwürmer. Kônigsberg, in-4, 1838, p. 1 et pl. I, fig. 1-12.
Milne Edwards, Mém. sur la circul. chez les Annél. (Ann. des sc. nal., 2e série, t. X, 1838, p. 212-217 et pl. XIIL, fig. 1 et 14).
Stannius, Bemerk. zur Anat. und Phys. der Arenicola piscatorum (Müller's Archiv für Anat., 1840, p. 350).
Quatrefages, Mémoire sur le système nerveux des Annélides (Ann. des sc. nat., 3ve série, t. XIV, 1850, p. 366 et pl. IX, fig. 7).
Max Schultze, Ueber die Entwick. von Aren. pisc. (Abh. d. Nat. Gesells. zu Halle, t. III, 1856, in-4, p. 213 et pl. IX, fig. 1-9).
Mettenheimer, Beob. über niedere Seethiere (Abh. der Senkenberg. Nat. Gesells. Frankfurt am Mein, t. III, 1859-60, p. 292 et 294 et pl. X, fig. 10-20).
Quatrefages, Hist. nat. des Annél., t. II, 1866, p. 262 et pl. X, fig. 18.
Cosmovici, Glandes génilales et organes segmentaires des Annél. polych.(Arch. de Zool. expér., t. VIIT, 1879-80, p. 241 et pl. XIX-XXI).
Horst, Bidrage tot de kennis der Annel. van onze kust (T'idyschr. van de Nederl. Dierk. Vereen., DI. V, 1881, p. 121 et pl. II, fig. 1-9).
Krükenberg, Vergleichende phys. Stud. ?te Reihe, 2te Abth.
Heidelberg, 1882, in-8, p. 87 : Ueber das Blulund die Ge
von Arenicola piscatorum.
Jaquet, Recherches sur le syst. vascul. des Annél. (Milth. aus der zool. Stat. zu Neapel, t. VI, 1885, p. 347 et pl. XXI
et XXIL, fig. 50-64).
’ ee b
ARENIGOLA PISCATORUM Viallanes, Sur l'endothélium de la cavilé générale de l’Aré-
nicole et du Lombric (Ann. des sc. nal., 6e série, t. XX, 1885, art. 3, p. 4-10 et pl. I, fig. 1-4).
— -— Pruvot, Vers et Arthropodes. Paris, 1886, in-4, p. 151 et fig. 219, p. 156 et fig. 234.
— — Vogt et Jung, railé d'anatomie comparée pratique, t. 1, 1888, p. 481-501 ct fig. 242 à 254.
=. = Lahille, Tableaux de travaux pratiques : Vers. Toulouse, in-fol., 1891.
— GLACIALIS Murdoch, Descript. of seven new species and one new Worm from Arctic Alaska (Proceed. U. S. Nat. Museum, t. VIT, 1884, p. 522).
PI. VI, fig. 138-159.
Très commune sur toute la côte, principalement dans la baie de Dinard, se creusant dans le sable à une profondeur de 40 à 50 centimètres une galerie en U dont un des orifices est indiqué par un petit trou rond et l’autre par un amas arrondi de déjections vermiculaires provenant du sable qui a traversé le canal digestif de l’animal. Ne se conservant pas longtemps en captivité.
Les plus grands exemplaires ont 250 millimètres de long sur 17 millimètres de large au 3*° segment qui est le plus large, et 3 à 5 millimètres à l'extrémité de la partie caudale.
Tantôt d’un vert jaunâtre assez clair entremêlé de rouge, ce que rend bien la figure de Dalyell (1), tantôt d’un noir verdâtre velouté, tanlôt noir (2) selon que le sable où vit l'A. marina est plus ou moins vaseux, le corps est formé de 3 régions: la première plus large que les autres surtout au 3"° segment, composée de 7 segments dont le segment buccal achète et 6 sétigères; la 2*° moins large, de 13 segments séligères et branchifères ; la 3*° ou caudale beaucoup moins large, achète et abranche, d’une longueur équivalente à un quart environ de la longueur totale du corps, à segments mal indiqués dont le nombre ne paraît pas être fixe comme celui des 2 régions précédentes. C’est à l'extrémité posté-
(1) Powers of the Creator, etc., t. II, 1859, pl. XIX, fig. 1.
(2) Leach (Encycl. Brit. Supplem., t. I, p. 452 et pl. XXVI, fig. 4) a établi à tort une espèce, l’Arenicola carhonaria, à cause de cette particularité de coloration.
rieure de cette région que s'ouvre un large anus terminal (1). La tête (fig. 158) peu distincte est très souvent invaginée et n'apparaît que lorsque la trompe s’extroverse. Elle consiste en 3 pelits lobes peu saillants rangés en ligne transversale au dos du segment buccal à 2 millimètres environ de son bord antérieur dans un champ lisse en ovale allongé, enchâssé dans les verrues d’un brun très foncé qui recouvrent le segment buccal comme le corps tout entier. Plus ou moins saillantes, séparées les unes des autres par des raies unies quadrillées, ces verrues sont rangées en lignes à peu près parallèles, sauf à la partie caudale où elles sont irrégulièrement distribuées. |
Le segment buccal se compose de 3 anneaux dont le 1°" plus haut que les autres a environ 5 rangées parallèles de verrues en avant de la tête et 5 en arrière, tandis que les 2 autres anneaux n'en ont que 2. A la partie ventrale des 2 1° anneaux, il se dessine un triangle dont le sommet s’arrêle à la limite antérieure du 3°° anneau et dans lequel est circonscrit un champ qu'Ehlers appelle métastomial; mais je ne l’observe pas chez tous les exemplaires. Le 1* segment sétigère a aussi 3 anneaux dont le 1* porte les 1° faisceaux de soies et dont les 2 autres sont achètes. Le 2°° segment sétigère a 4 anneaux el les suivants jusqu’à la partie caudale 5. L’anneau qui porte les soies est partout pius saïllant que les autres.
Les 19 segments sétigères ont de chaque côté : 1° un faisceau de soies dorsales au nombre de 25 en moyenne sortant entre deux petites lèvres ovales qui terminent le pied conique; 2° un tore ventral y faisant suite avec des crochets dont je compte 85 à 95 aux 12° et 13° segments. Les soies vues de face sont garnies de 2 rangées longitudinales parallèles d'épines longues de 0"*,04 (2). Les crochets recourbés en, longs de 0"",4 sur 0"",036 de large en avant, ont avant l'ex-
(4) Voir pour figure de l'A. marina entière : Grube, loc. cit., pl. I, fig.1,et Cunningham et Ramage, loc. cit., pl. XXXIX, fig. 43. (2) Voir Cunningham et Ramage, loc. cit., pl. XXXIX, fig. 135.
trémilé antérieure assez obluse un denticule peu distinct couvert de stries obliques (1). Au 7° segment séligère, en arrière du pied dorsal et sur la même ligne apparail une branchie très petite devenant de plus grande taille aux segments suivants où elle consiste en une tige unique d’où sortent en éventail el sur le même plan 12 branches se terminant par une houppe de nombreux rameaux, le tout sans cils vibratiles. Un vaisseau en anse pénètre dans chaque branche et dans chaque rameau sans aller tout à fait jusqu’à l'extrémité antérieure.
La cuticule s’isole facilement; elle est molle, sans pores et sans les stries qu’on rencontre si souvent chez d’autres Annélides. Dans l’hypoderme des verrues il y a de longues cellules à noyau sécrétant un liquide jaune qui transsude à travers la cuticule, tachant les mains ou colorant le sable dans lequel l'animal creuse son canal. La couche des muscles circulaires fait tout le tour du corps. Les muscles longitudinaux forment de nombreux faisceaux (150 environ), séparés les uns des autres, disposés comme les feuillets d’un livre, hauts en général de 0°*,20 et appliqués contre la couche des muscles circulaires tout autour du corps sauf à la place occupée par le cordon nerveux ventral (2). Il y a aussi des muscles obliques dont 1l sera parlé plus loin.
La cavité du corps est divisée dans le sens transversal par un 1* diaphragme épais et musculeux se dédoublant en 2 cloisons et servant de rétracteur à la trompe. Il est fixé aux parois du corps à la limite entre le segment buccal et le 3”° séligère et entoure l’œsophage. De la cloison inférieure de ce diaphragme pendent 2 petits sacs déjà observés par Grube (3) longs de 1 millimètre à 1**,5 dont les fonctions sont inconnues. Ils rappellent les sacs diaphragmatiques des Ophéliens et des Térébelliens, mais possédant un riche réseau vasculaire, ils ne me paraissent pas pouvoir leur être assimilés.
(1) Voir Von Marenzeller, loc. cit., pl. I, fig. 5 4. (2) Voir Vogt, loc. cit., p. 485, fig. 244.
(3) Loc. cit., pl. I, fig. 6°.
Un 2*° diaphragme sépare le 2% et le 3°° segment sétigère et uñ 3"° diaphragme sépare les 3° et 4"° segments. Ces 2 diaphragmes sont plus minces que le 1% et fenêtrés comme l’a remarqué M. Viallanes. Depuis le 3*° jusqu’à la partie caudale, il n'existe plus de cloison transversale nette, mais il y en a entre chaque segment de la partie caudale où elles sont presque aussi épaisses qu’une des cloisons du 1* diaphragme : elles peuvent servir de moyen pour établir le nombre des segments caudaux qui exlérieurement sont peu distincts. À partir du 3° diaphragme jusqu’à la fin du corps, il se détache de chaque côté de la chaîne nerveuse ventrale un faisceau de muscles obliques se rendant à la base des pieds dans les deux 1"* régions et à la paroi du corps dans la région caudale apode. Ils partagent la cavité du corps en 3 chambres longitudinales : la 1° impaire renfermant l'intestin et la base des pieds dorsaux; les 2 autres paires, renfermant les organes segmentaires et seulement le liquide cavitaire et les produits sexuels dans ceux des segments des deux 1°* PESTE où les organes segmentaires n'existent plus.
La bouche, terminale comme l'anus, est placée à l’extrémité antérieure d'une trompe rouge aloblecée exsertile, longue de 10 à 15 millimèlres, couverte de pelites papilles hautes de 0°*,1 dont le tissu transparent laisse apercevoir un vaisseau en anse qui y pénètre. La trompe fait suite directement à la partie antérieure du segment buccal dont les verrues foncées entourent sa base, et qui ordinairement rétractée dans l’intérieur du corps est rélroversée en même temps que la trompe (fig. 158). L’œsophage plus étroit, de couleur foncée, traverse les 3 diaphragmes ; après le 3°° diaphragme, entre le 4*° et le 5*° segment sétigère, il est suivi de l'estomac bosselé à l'extérieur, jaune, aélèré par places en rouge vif par les lacunes où circule le sang, flottant librement dans le corps et légèrement sinueux. À la jonction de l'æsophage et de l'intestin, 2 gros cæcums piriformes, longs de 7 millimètres sur 3 millimètres de large à la base, dirigés en avant vers la tête, s’ouvrent dans le canal digestif; y ver-
sant d’après Wiren un liquide clair sécrélé par de longues cellules épithéliales. L’estomac se prolonge jusqu’à la région caudale où lui succède l'intestin terminal droit et brun qui -a une membrane d’enveloppe mince et qui est légèrement .étranglé par chacune des cloisons. Il est maintenu en place par un mésentère dorsal unique et par un double mésentère ventral (1). Wiren a fait l’histologie détaillée de ces différentes parties du canal digestif. L’Arenicola marina avale surtout du sable; dans le corps d’un exemplaire j'ai trouvé une Néréide entière presque digérée.
Le système vasculaire a élé décrit en grand détail par Cosmovici, Jaquet et Wiren. Je pense, comme Wiren, que la circulation des vaisseaux longitudinaux, à part les 2 vaisseaux périnerviens, est lacunaire dans le sinus périintestinal depuis l'extrémité inférieure du corps jusqu’au 3 diaphragme périæsophagien. C'est seulement en avant de ce dia- . phragme que ces vaisseaux se différencient et ont des parois propres.
Le système nerveux consiste en un cerveau, en forme de cône à pointe obtuse dirigée vers le bas, placé sous la tête et relié par 2 connectifs œsophagiens à la chaîne nerveuse sans ganglions qui commence à la limite entre le: segment buccal et le 1°* sétigère. Elle est aplatie et ovale (0°*,36 sur 0”, 12) dans les deux 1°” régions du corps et parcourue au sommet de sa partie dorsale par 2 fibres nerveuses colossales d’un diamètre de 0°*,029; dans les segments antérieurs, recouverte par les muscles circulaires, elle repose sur l'hypoderme dont au contraire elle est séparée par ces muscles dans les segments médians et dont elle est encore plus éloignée dans la partie caudale où elle est plus haute et moins ovale et où il ne me semble plus voir qu’une seule fibre nerveuse colossale. D’après Retzius, des terminaisons nerveuses très fines entourent la base des soies dorsales. [Il n’y a d'yeux ni à l'extérieur ni sur le cerveau.
(1) Voir Wiren, loc. cit., pl. I, fig. 9.
Les otocystes découverts par Grube ont été étudiés en détail par lui, par Cosmovici, Vogt et Ehlers. Ce sont 2 vésicules d’un blanc légèrement jaunâtre, placées à l'extérieur des connectifs œsophagiens au-dessous d’un faisceau musculaire transversal reliant le cerveau à la paroi ventrale. Elles sont maintenues en place par de nombreux muscles radiaires dans lesquels elles sont noyées et renferment plusieurs ololithes jaunes (1). On les découvre facilement en ouvrant l’animal du côté ventral. |
Six paires d'organes segmentaires sont placées aux segments sétigères 4 à 9 dans les 2 chambres latérales formées par les muscles obliques qui les recouvrent. Ces organes s'ouvrent dans l’intérieur du corps par un très large pavillon dirigé dans le sens de la longueur du corps et dont l'ouverture est tournée du côté du ventre. La lèvre supérieure (dorsale) du pavillon longue de 3*°,5 à 4 millimètres est frangée et chaque frange est bordée de cils vibratiles très courts (0**,006 de long); la lèvre inférieure est lisse et non ciliée. Au sommet de la lèvre supérieure aboutit un vaisseau oblique venant de la lacune intestinale ventrale. Ce vaisseau parcourt la base des franges du pavillon et envoie de nombreuses branches dans tout le reste de l'organe et dans la glande génitale qui y est accolée.
L'organe segmentaire proprement dit est un assez gros sac brun, à cellules renfermant des concrétions brunes, parcouru par un canal où les cils vibratiles sont 4 fois plus longs que ceux du pavillon et dirigés du dedans au dehors; il diminue de largeur vers son extrémité inférieure qui est de forme irrégulière (2) et débouche à l'extérieur du corps par un pore, situé derrière l’extrémité dorsale des tores uncinigères, qu’on ne découvre bien que chez le vivant. Au bas du long pavillon vibratile, je vois une membrane mince par-
(4) Voir pour le cerveau et les otocystes, loc. cit., Ehlers, fig. 4, 14 et 18, et Vogt, loc. cit., p. 493, fig. 250.
(2) Voir une figure exacte de Cunningham, Some points, etc., pl. XVII, fig. 1.
courue par des vaisseaux, qui doit être l’organe génital, mais tous les animaux que j'observe dans les mois d'été sont bourrés d'œufs ou de spermatozoïdes et il ne reste plus d'ovules ou de cellules spermatogènes sur la membrane. Le 1° organe segmentaire est plus petit que les autres et la lèvre inférieure du pavillon consiste en 3 gros disques bruns semblables à ceux que figure Claparède pour l’Arenicola Grubu (1).
Les œufs gris ont un diamètre de 0**,18. Les mâles sont plus rares que les femelles. Leur corps est rempli de disques de cellules spermatogènes et de régimes de spermatozoïdes (fig. 159).
Schultze et Horst après lui ont pris pour l'embryon de l'A. marina, celui du Scoloplos armiger comme l'ont établi Cunningham et ensuite Hornell qui figura la larve de l'A. marina et la décrivit en même temps qu'Ehlers. Je n'ai jamais rencontré d'amas glaireux d'œufs en été à l'entrée du tube de l’A. marina.
Il y a souvent sur les branchies des Rhabdostyla Arenicolæ Fabre Domergue.
L’Arénicole de Naples décrite par Claparède sous le nom d’Arenicola marina (2) a été établie par Levinsen (loc. cir., p. 132) comme espèce distincte : l'Arenicola Claparedii Lev., ce qui a été admis par Horst et par Ehlers. Elle est de plus petite taille que l’A. marina, n’atteignant que 6 à 7 centimètres de long; ses branchies sont plus développées, celles surtout du 1” segment branchifère; les crochets ventraux ont avant la pointe terminale de très petits denticules mieux marqués que celui de PA. marina; enfin les otocystes sont remplacés par 2 petites poches.
Von Marenzeller est d'avis que l’Arenicola glacialis de Murdoch doit être confondue avec l’A. marina.
Océan Glacial ärctique. Mers du Nord. Manche. Atlantique. Océan Pacifique. Méditerranée (Grube).
(1) Annélides du golfe de Naples, pl. XIX, fig. 2A, d.
(2) Annélides du golfe de Naples, p. 300 et pl. XIX, fig. 3.
130 DE SAINT-JOSEPII.
FAMILLE DES MALDANIENS Sav. (CLYMÉNIENS Ofc.).
Pour établir la classificalion des Maldaniens, il est difficile de donner une importance générique au nombre des segments du corps ou des segments anteanaux nus comme l’a fait Malmgren ; autrement on serait entraîné à multiplier les genres outre mesure. Ce nombre n’est pas même une différence spécifique, car on relève souvent des variations chez des individus appartenant à la même espèce. Il me semble que les genres doivent être établis d’après la forme de la tête, du segment anal, des crochels ventraux, d’après la présence de soies aciculaires qui remplacent les crochets et d’après l'absence complète des unes et des autres à un certain nombre de segments séligères antérieurs que je ne regarde pas comme invariable. Quant aux soies dorsales j'expliquerai plus loin pourquoi je ne crois pouvoir leur donner qu'un caractère subsidiaire et spécifique. D’après ces principes, voici quelle serait la classification des Maldaniens :
I. Tête en plaque plus ou moins plate, plus ou moins inclinée en arrière, entourée d'un limbe entaillé ou non. Aux segments uncinigères une rangée transversale de crochets ventraux avec barbules sous-rostrales.
A. Segment anal terminé en entonnoir garni de cirres en plus ou moins grand nombre, et généralement tout autour, avec anus central.
a. Soies ventrales aciculaires remplacant les crochets à un certain nombre de segments sétigères antérieurs :
a. Cæcums vasculaires extérieurs en rangées longitudinales parallèles à plusieurs des derniers segments du corps. Johnstonia Ofc.
. Pas de cæcums vasculaires extérieurs. Clymene ns (incl. Praxilla (1) Mgr. et eco. Kbg.)
(1) Verrill propose le nom de Praxillela, celui de Praxilla ayant été employé par Reichenbach en 1853 pour un genre d'oiseau (New England Annelida, Trans. Connect. Acad., t. IV, 1882, p. 298)...
b. Crochets ventraux à tous les segments sétigères. Axiothea Mgr. (incl. Clymenella (1) Verr.).
c. Pas de soies aciculaires ventrales ni de crochets au 4° (ou aux 1°?), segment séligère. Maldanella Mc Intosh (2). B. Segment anal terminé en plaque sans cirres avec anus dorsal placé sous la plaque.
Pas de soies aciculaires ventrales ni de crochets au 1° (ou aux 1°?) segment sétigère. Maldane Gr. Mgr. char. emend. C. Segment anal biannelé fendu latéralement sans plaque ni entonnoir avec anus dorsal. Crochets à tous les segments sétigères. Ghrysothemis Kbg. (incl. Sabaco Kbg.) (3). II. Tête sans plaque limbée.
A. Crochets ventraux sans barbules sous-rostrales disposés sur
deux rangées transversales parallèles à un certain nombre de segments.
Segment anal sans plaque ni enlonnoir avec anus subdorsal. Pas de soies aciculaires ventrales ni de crochets à un
certain nombre de segments antérieurs. Rhodine Mgr. Ehi. char. emend.
B. Une seule rangée de crochets ventraux avec barbules sous-rostrales aux segments uncinigères.
1. Soies aciculaires ventrales à un certain nombre de segments antérieurs.
a. Segment anal terminé en entonnoir garni de cirres avec anus central. Nicomache Mgr. (Leiocephalus Qfg.).
b. Segment anal patelliforme sans cirres avec anus conique central. Leiochone Gr. (4).
c. Segmentanal muni d’une plaque foliacée concave sans cirres
à la surface de laquelle s’ouvre l’anus. Petaloproctus Qfg. (incl. Vicomachella Lev.).
(1) Ce genre a été établi par Verrill, probablement à cause de la collerette du 4e segment sétigère chez la Clymene torquata Leidy, mais il n’y a pas lieu d’en faire une distinction générique, ces appendices membraneux ayant été souvent observés depuis chez plusieurs espèces de Maldaniens : la Rhodine Loveni Mgr., la Rhodine sima Ehl., la Clymene cirrata Ehl., la Clymene cingulata Ehl., la Maldane cuculligera Ehl., le Petaloproctus (Maldane) cristagalli Clpd., la Leiochone clypeata N. S., la Maldane (?) cincta N. S., l'Axiothea mucosa Andrews.
(2) Mc Intosh ne donne pas la diagnose de ce genre.
(3) Ce genre ne paraît se distinguer du genre Chrysothemis que par des caractères bien insignifiants.
(4) Il faudrait peut-être établir un autre genre pour la Clymene urceolatus Leidy, qui a l’anus patelliforme sans cirres et la tête en plaque; mais la description de cette espèce est bien incomplète.
132 DE SAENT-JOSEPII.
d. Segment anal tronqué obliquement sans plaque ni entonnoir
avec anus subdorsal. Lumbriclymene Sars (Praxillura
Ver?) 2, Crochets ventraux à tous les segments sétigères. Paraxiothea
Webst.
Les genres Mandrocles Kbg., Iphianissa Kbg., Asychis Kbg., Mylitta Kbg. sont trop sommairement définis pour être classés avec quelque certitude.
Les soies dorsales chez les Maldaniens ont des formes très variées : ou largement limbées, ou faiblement limbées, ou pennées (Clymene, Axiothea, Leiochone, Johnstonia), ou garnies seulement à leur extrémité de petites épines alternantes ou opposées (Waldane, Maldanella?, Chrysothemis (incl. Sabaco), Petaloproctus, Clymene planiceps Sars), ou très longues et sinueuses avec de très petites épines (Petaloproctus, incl. Nicomachella) ou garnies de petites écailles chitineuses soit alternantes, soit opposées (Nicomache, peut-être aussi Maldane ou Maldanella) (1). Les soies limbées se retrouvent dans tous les genres; d’après les observations faites jusqu’à présent elles existeraient seules dans . les genres Rhodine et Lumbriclymene et dans une partie des espèces des genres Clymene et Axiothea où elles sont aussi quelquefois mêlées avec d’autres. Ainsi la Clymene lumbricoîdes Qfg., la C. Œrstedi Clpd., la Clymene (Praxilla) simplex Clpd., la Clymene (Praxilla) collaris Clpd. comme je lai constaté, la Clymene palermitana Gr., ont des soies limbées et des soies pennées, la C. planiceps Sars a des soies limbées et des soies à petites épines alternantes et on a décrit comme n'ayant que des soies limbées la C/ymene Müller: Sars, la C. gracilis (quadrilobata) Sars. la C. cirrata Ehl., la C. cingulata Ehl. De même dans le genre Axiothea, VA. catenata Mgr., l'A. constricta Clpd., l'A. cirrifera Lang., l'A. lyrocephala Schmarda d’après von Marenzeller et l'Axiothea mucosa Andrews ont des soies limbées et pennées et on a
(4) Voir plus bas, p. 143, Maldane (?) cincta N. S:
décrit comme ayant des soies limbées seulement la Praxilla (Axiothea) prætermissa Mgr., la Clymenella(A xiothea) torquata Leidy, la Praxilla (A:riothea) polaris Theel qui sont de véritables À zzofhea ayant aux segments antérieurs des crochets semblables à ceux des autres segments. Mais n'est-il pas à craindre que les soies autres que les soies limbées étant très fragiles et peu nombreuses n'aient souvent été détruites comme je l'ai constaté bien des fois et qu’alors on n'ait plus trouvé que des soies limbées? En outre, pour beaucoup d'espèces, les soies autres que les limbées ont été si imparfaitement décrites ou figurées que, dans l’état actuel de nos connaissances, il y aurait une revision complète à faire avant de leur donner un caractère générique. Jusque-là elles peuvent servir de caractère spécifique très utile.
Si on adopte celte manière de voir, je crois qu'il faudrait ranger dans le genre Petaloproctus la Maldane cristagall Clpd. (1), la Maldane tenuis Theel (Nicomachella tenuis Lev.), la Maldane filifera Verrill (2), la Clymene integrinatis Haswell (3) et peut-être la Nicomache Mc Intoshi Von Marenz. Ces 5 espèces ont pour caractères communs d’avoir la tête sans limbe, une plaque anale de Petaloproctus, une ou plusieurs soies aciculaires ventrales à plusieurs segments antérieurs; mais la ÂZ. cristagalli a des soies barbelées, la Nicomachella tenuis et la Maldane filifera ont en outre des soies longues et sinueuses garnies de toules petites épines, comme celles qui seront décrites plus loin chez le Petuloproctus terricola, la Clymene integrinatis semble n'avoir que des soies limbées, enfin la Nicomache Mc Intosh à des soies garnies de chaque côté de petites écailles chitineuses alternantes. Ces soies sont-elles parliculières au genre Micomache? On verra plus bas que j'en trouve de semblables
(1) Claparède a confondu à tort le genre Petaloproctus avec le genre Maldane.
(2) Verrill, Notice of recent additions to the marine Invertebrata of the N. E. coast of America (Proceed. of U. S. National Museum, t. IN, 1879, p. 179).
(3) Haswell, On some new australian tubicolous Annelids (Trans. of the Linnean Soc. of New South Wales, t. VII, 1882, p. 634 et pl. XII, fig. 3-6).
chez la Maldane(?) cincta N. S. qui n’est peut-être pas une Maldane, mais qui n’est certainement pas une Micomache.
On a observé 2 Copépodes parasites sur les Maldaniens : la Donusia Clymenicola Nordmann (1) sur la Micomache lumbricalis Fabr., et la Rhodinicola elongata Lev. (2) sur le dos de la Æhodine Loveni Mgr. Van Beneden et Hesse avaient vu sur un Clyménien un Trématode qu'ils avaient appelé Cyclatella Annelidicola (3); mais M. Prouho a établi (4) que c’était simplement un Loxosome annélidicole qu'il a retrouvé sur un Clyménien de Roscoff qu'il ne nomme pas. M. Canu signale enfin un Copépode, l’Hersilioides Pelseneeri Canu (Antheria latericia Gr.) vivant en commensal dans le tube d’un Clyménien (5).
GENRE CLYMENE Sav. (Praxizza Mger., Neco Kbg:?).
CLYMENE LUMBRICOIDES Qfs. (6).
CLYMENE LUMBRICALIS Milne Edwards, Règne anima! illustré, Annélides, pl. XXII, Te — LUMBRICOÏDES Grube, Mittheil. über St Vaast la Houqgue (Abhand. der Schles. Gesells., 1869, p. 109). — Bemerk. über Annel. des Pariser Museums (Archiv für Naturg., 1870, t. I, p. 318).
PI. VI, fig. 160-165.
Cette belle espèce se trouve sur la côte à Saint-Malo, à Saint-Énogat et aux Ehbiens, soil dans les fentes de rochers, soit dans les prairies de zostères et, dans ce dernier cas, habitant un tube gros et épais de sable coloré souvent en jaune foncé par les sécrétions de l’animal et dépassant de 2 à
(4) Nordmann, Neue Beitr. zur Kennt. parasit. Copepoden (Bull. de la Soc. des natur. de Moscou, t. XXX VII, 1864).
(2) Levinsen, Om nogle parasitiske Krebsdyr der snylte hos Annelider (Vidensk. Meddels., 1877. Copenhague, 1878, p. 360 et pl. VI, fig. 1-4).
(3) Recherches sur les Bdellodes et Trématodes marins. Bruxelles, in-#4, 1863, p. 82 et pl. VIL, fig. 12-43.
(4) Comptes rendus de l'Académie des sciences, 24 novembre 1890.
(5) Canu, Les Copépodes marins du Boulonnais, IT; les Hersiliidæ, famille nouvelle de Copépodes commensaux (Bull. scient. de la France et de la Bel. gique, t. XIX, 1888, p. 421).
(6) Hist. nat. des Annél., t. II, p. 236.
3 centimètres le sol qui est couvert tout autour de déjections de sable provenant de l'intestin.
La taille varie de 7 à 24 centimètres ; le plus ordinairement elle est de 14 à 15 centimètres sur 8 millimètres de large au commencement de la région moyenne. Le corps cylindrique, légèrement rosé, s'amincit progressivement à partir du 15% segment, et n’a plus que 3 millimètres de large au segment anteanal.
Le nombre des segments est en général de 24, dont 19 sétigères ; une fois cependant, sur un exemplaire de 8 centimètres, je ne constate que 19 segments, dont 14 sétigères.
Les segments 4, 5, 6, 7, 8 et quelquefois 9 sont colorés en rouge brique (1) sauf une bande blanche antérieure assez large et un peu saillante (2) en bas de laquelle sont placés les pieds et qui fait paraître le 5° segment emboîté dans le 6"° et les 3 suivants aussi emboîlés les uns dans les autres. Les segments 10-18 sont plus longs, le 15*° atteignant jusqu’à 12 millimètres de long ; le 19*° et le 20° deviennent plus courts et enfin les 3 anteanaux le sont encore davantage. Le segment anal dont il sera question plus loin est à peu près de même longueur que la longueur totale des 3 qui le précèdent. Les pieds placés d’abord à la partie antérieure des segments passent au 9°° à la partie postérieure. Les tores uncinigères sont beaucoup plus saillants aux segments 15-20.
La tête est exactement figurée par Milne Edwards (3): elle se compose d’une plaque membraneuse inclinée un peu obliquement du côté du dos, bordée tout autour d’un limbe
(1) Harker (Nature, t. XXXII, 1885, p. 564 : On the coloration of the anterior segments of the Maldanidæ) trouve que cette coloration est due à un pigment et n’attribue pas aux bandes rouges des segments antérieurs des Maldaniens de fonctions respiratoires, les vaisseaux n’y étant pas plus abondants que dans les parties incolores.
(2) Ces ceintures blanches, qu’on rencontre souvent chez les Maldaniens, sont composées de cellules glandulaires servant probablement à sécréter le mucus qui agglutine le sable des tubes.
(3) Loc. cit., fig. 2,a et 2,b.
1306 DE SAINT-JOSEPII.
incisé en avant pour laisser passer l'extrémité antérieure d’une carène qui se prolonge en arrière à peu près jusqu'au milieu de la plaque entre deux sillons latéraux parallèles ; en arrière du côté du dos le limbe est découpé en festons dont le nombre varie de 7 à 14. La têle est fusionnée avec le segment buccal au-dessous duquel est placée la bouche dont l’entrée plissée tout autour livre passage à une courte trompe globuleuse. Le segment buccal achète est bien distinct du 1° segment sétigère.
Les 3 premiers segments séligères ont une rame dorsale composée d’un mamelon d’où sorlent de nombreuses soies capillaires limbées ; la rame ventrale n’est représentée que par une grosse soie jaune dorée à pointe obluse, courte et un peu courbe au 1” et 2% segment et par 2 de ces soies au 3° (fig. 160). Quelquefois il y a aussi une soie plus petite en forme d’'épieu qui ne fait pas encore saillie hors du corps (fig. 161).
Les segments sétigères 4-19 ont une rame dorsale comme celle des 3 premiers segments, mais il vient s’y Joindre aux soies limbées des soies pennées (fig. 162), d’abord courtes et très fines, devenant beaucoup plus grosses et plus longues à partir du 9°° segment. Quant à la rame ventrale, elle consiste partout en un tore dont les bords sont rougis par le sang qu’y amènent de nombreux vaisseaux ; ce tore renferme une rangée simple de 50 à 65 crochets d’un jaune doré sortant du corps par un trou rond formant anneau constricteur autour de la portion des crochets qui est rétrécie. Il en résulte qu’élant plus larges en avant et en arrière ils ne peuvent pas rentrer dans Le corps. Ils sont dressés tout droit, la pointe du croc dirigée en général vers l'extrémité inférieure du corps. Cette ‘direction n’est pas constante : la pointe est souvent aussi dirigée vers la tête et il en est ainsi chez les autres Maldaniens. Vus de côté (fig. 163), ils ont 5 crêtes au vertex, dont la 5° bien indistincie ne s'aperçoit pas quand on les examine de face (fig. 164), et une touffe de barbules sous-roslrales très fines recourbées vers le haut
naissant de chaque côté du gros croc qu’elles enveloppent. Comme chez les Térébelliens, au bout de chaque tore il y a des crochets en voie de formation disposés en arc de cercle; ceux qui sont les plus rudimentaires sont déja munis de la touffe de barbules (fig. 165). Les 3 segments anteanaux quoique achètes conservent 2 pelits tores ventraux qui, à chaque segment, sont réunis par un bourrelet mince formant ceinture complète autour du corps.
Le segment anal achète a la forme d’un entonnoir membraneux garni au bord de 30 à 36 dentelures triangulaires tantôt égales, tantôt irrégulièrement entremêlées d’une ou deux dentelures plus petites. L’anus s’ouvrant au fond de l'entonnoir et non proéminent est entouré de 13 à 22 plis rayonnants ayant chacun deux pelits mamelons charnus, l’un placé à la partie supérieure du pli, l'autre à la partie inférieure au bord même de l'anus.
Je trouve aussi la Clymene lumbricoïdes à Saint-Jean-de- Luz et à Concarneau.
Manche. Atlantique.
CLYMENE OErstenit Clpd. (1).
? CLYMENE DIGITATA Gr. Grube, Beschr. neuer oder wenig bekannt. Annel. (Archiv für Naturg., 1863, t. I, p. 54 et pl. V, fig. 5).
PI. VI, fig. 166.
Trouvée sur la côte dans le sable vaseux à Saini-Briac et au Rocher-Vidé.
Le corps, coloré en brun clair, mince et très fragile comme chez beaucoup de Maldaniens, mesurant 8 centimètres de long au moins sur 1 millimètre à 1**,20 de large, se compose de 20 segments, dont 16 sétigères.
Le segment buccal achète fusionné avec la têle est distinct du suivant qui est sétigère. Les soies sont placées en avant
(1) Claparède, Beob. über Anat. wirbel. Thiere, etc., 1863, in-fol., p. 28 et pl. XIII, fig. 8-13.
aux 1% et 2% segments séligères ; aux 3"° et 6° elles sont au mikeu et il y a une bande rouge à la partie postérieure du segment ; au 7°”° elles sont placées en arrière de la bande rouge et par conséquent à la partie postérieure du segment comme dans le reste du corps. Les 8*°-10%° segments deviennent plus épais à leur extrémité inférieure et n'ont plus de bande rouge; les 11*°-16*° sont plus longs avec tores épais ; les 17° et 18*° qui sont les 2 anteanaux sont beaucoup plus courts et achètes ; le segment anal achète se termine par un entonnoir garni de 20 à 22 cirres de longueur très inégale, avec anus central ; quelquefois, du côté ventral, un des cirres esl deux ou trois fois plus long que tous les autres. Tous les segments sétigères ont de chaque côté un mamelon dorsal riche en vaisseaux d’où sort un faisceau de soies, les unes plus fortes et limbées, les autres plus fines, pennées, semblables à celles que je figure pour la Lerochone clypeata N. $S. (Voir fig. 171.)
La rame ventrale n’estreprésentée aux trois premiers segments que par 1, 2 ou 3 grosses soies aciculaires courbes comme celles de la Clymene lumbricoïides (Voir fig. 160), mais plus petites. Aux autres segments, elle consiste en un tore garni d'une rangée de 20 crochets au moins, semblables comme forme à ceux de la C. lumbricoïdes, mais de plus petite taille, avec 5 dents au vertex, dont la 5”° à peine indiquée.
La tête est une plaque légèrement inclinée en arrière, bordée d’un limbe uni partout, donnant passage en avant à une pelile papille précédée d’une carène longitudinale qui parcourt la surface de la plaque (fig. 166). La figure qu’en donne Claparède, vue de côté (/oc. cit., fig. 9), est très exacte. Il y a de nombreux petits points bruns (points oculaires ?) de chaque côté de la tête, entre la plaque céphalique et la bouche qui s’ouvre au-dessous du segment buccal et d’où sort une trompe globuleuse. |
Cetle espèce, que je trouve aussi à Concarneau, mais avec 19 segments séligères au lieu de 16, est très voisine de la
ANNÉLIDES POLYCHÈTES DES COTES DE DINARD. gi
Clymene digitata Gr.,sice n’est pas la même. Grube pense(1) que la C. Œrstedii à deux entailles en arrière à la bordure de la tête, ce qui la distinguerait de la C. digitata, mais rien ne l’indique, ni dans la description, ni dans les figures de Claparède.
Manche. Atlantique. Adrialique ?
GENRE LEIOCHONE Gr.
LEIOCHONE CLYPEATA N. S.
PI. VI, fig. 167-175.
Trouvée sur la côte de Saint-Malo, à la plage des bains de Dinard, entre Dinard et Sainl-Énogat et au Rocher-Vidé, dans le sable.
Habitant un tube de sable.
Le plus petit exemplaire que je recueille a 3 centimètres de long sur 1 millimètre de large, et le plus long 20 centimètres de long sur 3 millimètres de large.
Le corps cylindrique (fig. 167), de couleur jaune très pâle, extrêmement fragile, se compose de 25 et quelquefois 29 segments sétigères, outre le buccal et lanal. Les segments sétigères 2-7 sont entourés en avant d’une ceinture blanche dans laquelle semble s’emboîter le segment précédent, et à la partie postérieure d'une bande rouge faiblement marquée, sauf au 7° segment où elle est d'un rougetrès vif. Le côté ventral du 8*° segment séligère est occupé par un écusson blanc (fig. 168) rappelant celui du 8*° segment de la Clymene cirrata Ehl.; 1l ne s'étend pas sur le dos et 1l est composé de cellules glandulaires comme les ceintures blanches. Les segments suivants n’ont plus ni ceintures blanches, ni bandes rouges, ni écusson.
Les segments séligères 1-6 sont à peu près de même taille, les segments 7-10 plus courts, 11-13 plus longs, 14-21 beau-
(4) Grube, Ueber die Familie der Maldanien oi der Schles. Gesells. für 1867. Breslau, 1868, S. A. p. sl
140 DE SAINT-JOSEPII.
coup plus longs avec des tores uncinigères saillants, 22-25 (les 4 anteanaux) très courts. Jusqu'au 7* segment sétigère inclusivement, les pieds sont placés dans le tiers antérieur, derrière la ceinture blanche ; à partir du 8° ils le sont en arrière. La séparation entre le 7"° et le 8°° est mal délimitée et l’'écusson blanc ventral du 8° s’étend sur la bande rouge du 7°.
La tête (fig. 169) est inclinée obliquement sur le dos du segment buccal débordant de chaque côté, avec lequel elle est fusionnée et au-dessous duquel s'ouvre la bouche livrant passage à une trompe globuleuse irès vasculaire. La tête consiste en une carène brune, finissant en pointe en avant et accompagnée de 2 plis minces parallèles qui se rejoignent en arrière de la carène. Au-dessous de la partie antérieure de cette carène, il y a de chaque côté de nombreux petits points bruns qui sont peut-être des points oculaires ; 2 grosses taches brunes pigmentaires sont placées de chaque côté du segment buccal, et une 3*° en arrière au dos de ce segment.
Le 1 segment sétigère qui est distinct dusegment buccal (1) a de chaque côté une rame dorsale consistant en un peit mamelon d’où sortent des soies, les unes plus fortes et plus longues, limbées (fig. 170), les autres plus courtes, plus minces et plus transparentes, pennées (fig. 171), qui sont les mêmes à tous les segments. La rame inférieure est représentée de chaque côté par 2 gros crocs sans barbules sous-rostrales, différents de ceux du genre Clymene, dont la pointe est dirigée en l’air et qui sont surmontés d’un vertex à 3 denticules peu distincts (fig. 172). Ces crocs, quise retrouvent encore aux 2"° et 3"° segments où ils sont au nombre de 3, sont une transition entre les grosses soies aciculaires recourbées de la Clymene lumbricoïdes et les crochets caractéristiques des Maldaniens avec les barbules sous-rostrales, Ces derniers apparaissent au 4°° segment sétigère au nombre de 30 disposés en une rangée sur cha-
(1) Sur deux exemplaires cependant je ne vois pas de délimitation.
cun des tores ventraux qui sont très riches en vaisseaux. Le vertex moins élevé et plus horizontal que dans les crochets de la C. lumbricoïdes se compose de 7 denticules dont le dernier assez peu distinct (fig. 173). Les barbules sous-roslrales sont plus épaisses et moins nombreuses que chez la C. lumbricoïdes.
En général les quatre derniers segments sétigères sont très courts (fig. 174); quelquefois cependant ils sont aussi longs que les segments précédents, ou bien les trois premiers seuls sont courts et le dernier long. Le segment anal est patelliforme à bords unis avec anus central conique proéminent. Il fait suite immédiatement au dernier segment sétigère, mais il est tantôt court (fig. 174), tantôt plus long (fig. 175).
Me Intosh (1) croit avoir retrouvé la C/ymene Ebiensis Aud. et Edw. dont il n'existe qu’un dessin de la partie antérieure (2) sans texte. La description qu'il en donne se rapproche beaucoup de celle de la Leiochone clypeata. Mais chez la C. Ebiensis il y a en tout 30 segments, dont le buccal, les 6 anteanaux el l’anal sont achètes. Pour la région anteanale, la L. clypeata serait beaucoup plus voisine de la Leiochone leiopygos Gr. (3), où les segments anteanaux sont sétigères. Mais il est difficile de tenir compte de cette espèce, Grube (4) n'étant pas certain que la partie antérieure doive être attribuée au même animal que la postérieure avec segment anal patelliforme.
Dans une description que Me Intosh avait donnée précédemment d’un fragment antérieur de Clymene Ebiensis, il représente (5) un crochet semblable à ma figure 173. Il n'avait
(4) Notes from the St Andrews laboratory, n° XIII : On Clymene Ebiensis Aud. et Edw. (Annals of nat. hist., 6me série, t. X, 1892, p. 103 et pl. VIII, fig. 1-4).
(2) Règne animal illustré. Annélides, pl. XXII, fig. 4.
(3) Beschr. neuer oder wenig bekannt. Annel. (Archiv für Naturg., 1860, t. I, PJhelpl. IV, fig."3).
(4) Die Familie der Maldanien (Jahresb. der Schles. Gesells. für 1867. Breslau, 1868, S. A. p. 3).
(5) On the structure of the british Nemerteans and some new british Annelids (Trans. of the Roy. Sociely of Edinb., t. XXV, 1869, p. 422 et pl. XVI, fig. 12).
142 DE SAINT-JOSEPI.
pas trouvé alors de crocs aux trois premiers segments séligères, mais en 1892 il en décrit, sans les figurer, qui sont peutêtre semblables à ceux que j'ai observés, sans préciser à combien de segments ils existent. En présence de cetle incertitude et surtout de l'absence de soies aux 6 segments anteanaux,je mainliens provisoirement la Leiochone clypeata comme espèce nouvelle, quoiqu'il soit possible qu'après vérification on doive lui donner le nom de Leiochone Ebiensis.
GENRE MALDANE Gr., Mgr. char. emend.
MALDANE (?) cINCTA N. S.
PI. VI, fig. 176-179.
Une seule fois sur la côte entre Dinard et Saint-Énogat je irouve dans le sable un Maldanien qui doit être de très longue taille, puisque la partie antérieure que je parviens seule à obtenir avec les 13 premiers segments mesure 20 centimètres de long: la plus grande largeur est de 6 millimètres au 7*° segment sétigère. La tête, le segment buccal et le 1° sétigère sont roses et le reste du fragment d’un brun irès foncé tirant sur le noir.
La tête consiste en une plaque légèrement inclinée en arrière (fig. 176), parcourue vers la partie médiane et postérieure par deux sillons transversaux parallèles, et en avant par deux plis longitudinaux courts; ceite plaque est entourée d’une bordure mince très basse, laissant passer en avant une petite papille, et unie partout, sauf une échancrure de chaque côté à la hauteur du tiers antérieur de la plaque. La tête est fusionnée avec le segment buccal, à la partie ventrale duquel sort une trompe globuleuse.
Le premier segment sétigère qui en est bien distinct mesure dans l'alcool 5 millimètres de long; les 2*° et 7°°, 8 millimètres; le 8%, 10 millimètres; les 9*°-10%*, 20 millimètres ; le 11%, 25 millimètres, el le 12°°,35 millimètres. La partie antérieure du 4° segment sétigère est entourée d’une
collerelte, haute de 2°*, 5 dans sa partie la plus élevée, qui fait le tour du corps sans y être adhérenle et dont le bord festonné sous le ventre, uni et plus bas sur le dos, offre une échancrure de chaque côté du corps (fig. 177). A la partie antérieure des 4 segments suivants, il y a une ceinture blanche après laquelle sont placées les rames séligères. Aux 11° et 12° segments les tores uncinigères sont beaucoup plus saillants.
Des mamelons dorsaux il sort un faisceau de soies les unes plus grosses, plus longues, limbées et un peu jaunes, les autres très peu nombreuses, fines et garnies seulement à leur extrémité antérieure de chaque côlé de pelites écailles chitineuses un peu creuses, striées en haut et placées en regard l’une de l’autre (fig. 178), ressemblant assez à celles que figurent Me Intosh pour la Micomache Capensis Mc. Int. (1) et Schmarda pour la Clymene microcephala Schmarda (2), qui est probablement d’après von Marenzeller (3) la même espèce que la AN. Capensis. Aux deux premiers segments sétigères 11 n'y a ni crochets, ni soies aciculaires ventrales: au 3°, la rame ventrale est représentée par trois grosses soies aciculaires d'un jaune doré, semblables à celles de la C. /umbricoides. Aux segments suivants, elle consiste en un tore garni d'une rangée de crochets (fig. 179) dont le nombre s'élève à plus de 70 au 10° segment. Ces crochets ont 5 dents au verlex, dont la 5"° très peu distincte, et les barbules sous-rostrales peu nombreuses sont fixées à une proéminence très saillante de la base du crochet au-dessous du gros croc.
La position de cette espèce me paraît douteuse; je la
range provisoirement dans le genre Maldane. Peut-être estce une Maldanella.
(4) Reports of the Challenger, etc., Zoology, t. XIXI, Mc Intosh, Report on the Annelida polychæta, pl. XXIVA, fig. 18.
(2) Neue wirbellose Thiere gesammelt, etc., 2° partie, petit in-fol. Leipzig, 1859, p. 15.
(3) Von Marenzeller, Polychäten der Angra Pequena-Bucht (Zoo!l. Jahrb., DE 2987, p: 21).
Pour être fixé, il faudrait avoir l'extrémité inférieure du corps avec le segment anal. Dans les deux cas il y aurait à modifier la diagnose du genre Maldane ou du genre Maldanella, en indiquant qu'il peut y avoir plusieurs segments et non pas un seul sans soies aciculaires ni crochets.
GENRE PETALOPROCTUS Qfg.
PETALOPROCTUS TERRICOLA Qfg. (1).
PETALOPROCTUS TERRICOLA Grube, Die Familie der Maldanien (Jahresb. der Schles. Gesells. für 1867. Breslau, 1868, S. A. p. 5). — Bemerk. über Annel. des Pariser Museums (Archiv für Naturg., 1870) LE DST
CLYMENE SPATULATA Grube, Beschr. neuer oder wenig bekannt. Annel. (Archiv für Naturg., 1855, t. I, p. 114 et pl. IV, fig. 12-13). — Mittheil. über SE Vaast, etc. (Abhand. der Schles. Gesells. Breslau, 1868-1869, p. 127).
PI. VII, fig. 180-188.
Dans le sable vaseux au Rocher-Vidé, aux Ormelettes et sur la côte au-dessous de Lancieux, en face des Ormelettes.
Le corps long de 18 centimètres sur 2°*, 5 à 3 millimètres de large dans la partie la plus large, a 24 segments en toui, dont 22 sétigères, comme les exemplaires du Muséum. Un exemplaire beaucoup plus fort que les autres et dont je n’obtiens que les dix premiers segments a 4 millimètres de large.
La tête et le segment buccal sont d’un rouge piqueté de blanc, les 2*° et 3*° segments roses, les suivants d’un brun rouge, et tous les aulres noirs.
Les quaire premiers segments sétigères sont courts, les suivants (5-14) plus longs et à peu près égaux entre eux, le 15°° sensiblement plus long qu'eux, le 16*° atteint 22 millimètres, les 17*° à 20”° sont de la même taille que les 5"°-14"°, et les deux derniers très courts. Une ceinture blanche entoureles segments 4-7 en avant des rames sétigères.
La tête non limbée, complètement fusionnée avec le segment buccal qui est très nettement séparé du 1° segment sé-
(1) Hist. nat. des Annél., t. II, p. 247.
tigère, consiste en un petit mamelon qui domine la bouche placée en dessous. Sur ce mamelon est placée une carène longitudinale très mince inclinée en arrière qui n'arrive pas jusqu’à l'extrémité antérieure de la tête et ne se prolonge pas sur le segment buccal achète qui est comme boursouflé sur les côtés (fig. 180).
Tous les segments suivants sont sétigères, sauf l’anal. Dans les 3 premiers, la rame ventrale n’est représentée de chaque côté que par une grosse soie jaune doré à pointe obtuse semblable à celle de la C/ymene lumbricoïdes (fig. 160), large de 0°*,144 et couverte de stries transversales. Dans tous les autres, il y a 2 tores ventraux avec une rangée unique de 40 crochets au moins. Vus de côté (fig. 181), ces crochets ont au-dessous du gros croc deux barbules sousrostrales assez fortes, recourbées vers ie haut, et au vertex 5 dents dont la dernière presque indistincte. Lorsqu'on les examine de trois quarts (fig. 182) ou de face (fig. 183), on s'aperçoit que les 3 premières crêtes du vertex se composent de 2 dents parallèles et que la 4*° crête est formée par une seule dent; la 5° est invisible. Chacun des segments sétigères a deux mamelons dorsaux d’où émergent les soies, qui sont les unes limbées, fortes, d’un jaune brun, à pointe légèrement recourbée en arrière, les autres minces, non limbées, incolores, barbelées de très petites épines qu'on n’aperçoit qu'avec les plus forts grossissements et qui dépassent à peine le bord de la soie (fig. 184). A partir du 6*° ou 7° segment, il s’y Joint des soies capillaires sinueuses très longues, atteignant Jusqu'à 6 millimètres de long, qui ont échappé à Quatrefages et à Grube, comme j'ai pu m'en convaincre sur les exemplaires conservés au Muséum. D'un côté elles sont plates et lisses, de l’autre légèrement creuses avec bords un peu saillants; de l’axe de la parlie creuse parlent de très petites épines opposées, très rapprochées les unes des autres, beaucoup moins divergentes qu'aux autres soies épineuses des Maldaniens et ne dépassant
pas les bords de la soie (fig. 185 et 186). Ces soies flexibles et ANN. SC. NAT. ZOOL. XVII, 10
en général entremêlées d'algues filamenteuses avec lesquelles on ne peut les confondre sont moins fragiles que les autres, qui sont dures et cassantes ; elles sont beaucoup moins longues aux 2 derniers segments. On en a observé de semblables, au moins quant à la longueur, chez la Maldane filifera Verr. (1), chez la Maldane tenuis Theel (2) (Nicomachella tenuis Lev.) (3), qui sont pour moi des Pefaloproctus, et enfin chez le Petaloproctus socalis Andrews (4). |
Aux 7 el quelquefois même aux 8 segments qui précèdent l'anteanal, il y a sur le dos entre les 2 mamelons sétigères un appendice charnu massif {rès saillant se terminant en une pointe obluse (fig. 187), dirigée vers l'extrémité inférieure du corps et qui n’est pasadhérente au dos. Ces appendices ne sont séparés que par les 2 mamelons sétigères des 2 tores uncinigères. Ils ressemblent à ceux de la Maldane cristagalli Clpd., qui n’est peut-être qu'un Pefaloproctus terricola.
Le segment anal caractéristique achète (fig. 188) se termine par une spatule concave à bords relevés plus étroite du côté dorsal, s’élargissant du côté ventral où il y a une petite échancrure qui n'existe pas toujours. L’anus plissé s'ouvre à la surface de la spatule, non pas au centre, mais dans la partie la plus rapprochée du ventre. Chez les Maldane 1l s'ouvre dans le dos de l’animal, au-dessous de la plaque anale. Pour cette raison, entre aulres, on ne peut confondre les Petaloproctus avec les Maldane, comme le voudrait Claparède. Sous le segment anal, du côté ventral, 1l existe 2 ou 3 replis saillants qui ne se prolongent pas sur le dosel qu’on peul regarder comme desrudiments de segments.
(1) Verrill, Notes of recent additions to the marine Inver tebrates of the N. E. coast of America (Proceed. ofthe U.S. National Museum, t. 11, 1879. Washington, in-8, p. 179).
(2) Theel, Annélides des mers de la Nouvelle-Zemble (K. Svens. Vet. Akad. Handlingar, t. XVI, n° 3, 1879, p. 57).
(3) Levinsen, System. geog. Oversigt over de Nord. Annul. (Vidensk. Meddels. Copenhague, 1884, p. 146).
(4) Andrews, Report upon the Annel. polych. of Beaufort (North Carolina)
(Proceed. of the U. S. National Museum, t. XIV, 1891, p. 295).
Je trouve aussi le Petaloproctus terricola à Concarneau. Manche. Atlantique. Méditerranée (1).
FAMILLE DES CHÉTOPTÉRIENS Aud. et Edw.
Genre CHÆTOPTERUS Cuv. (Tricælia Renier).
CHÆTOPTERUS VARIOPEDATUS Ren. (2).
Caærorrerus NorveGus Sars, Beskr. og Jagttagelser, etc. Bergen, petit in-4, 1835,
p. 53 et pl. XI, fig. 29 a-h.
PERGAMENTACEUS Cuv. Will, Ueber das Leuchten einiger Seethiere (Archiv
für Naturg., 1844, t. I, p. 331).
Leuckart (Archiv für Naturg., 1849, t. I, p. 340).
Sars, Uddrag af en Beskrivelse over Chætopterus, etc. (Fôrhand. Vidensk. Selsk. Christiania, 1860 (1861), p. 85-88).
Grube, Die Insel Lussin und ihre Meeresfauna. Breslau, in-8, 1864, p. 85.
Verrill, Notice of the remarkable marine fauna occupying the ouler banks off the S. coast of New England, etc. (U. S. Commission of fisheries, X, 1882, p. 665).
Andrews, Report upon the Annel. polych. of Beaufort (North
Carolina) (Proceed. U.S. National Museum, t. XIV, 1891, p. 290).
NorveGicus Sars, Uddrag., etc., ut suprà.
SARSII