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Les glandes accessoires sont paires, recourbées en forme de double crochet et vont s'ouvrir vers l'extrémité postérieure de la vésicule séminale, par l'intermédiaire d'un lrès court conduit vecteur. Ce dernier, long de 1 millimètre à peine, se termine par une portion étroite, débouchant à angle aigu à l'extrémité postérieure du canal déférent. Son origine, à partir des glandes annexes, est large et presque tronconique. D'autre part, on peut considérer chacune des glandes annexes comme étant impaire et bifide. Dans ce cas, le court canal que nous venons de décrire ne serait que la portion terminale de chaque glande et se bifurquerait ensuite pour donner deux rameaux, à direction opposée et à extrémités recourbées en forme de crosse. Cette façon de considérer les glandes annexes des Cerambycinæ comme impaires de chaque côté est d'autant plus plausible que la partie initiale du conduit vecteur a la même structure histologique que le reste de l'organe. D'autre part, si on était tenté de considérer chaque glande annexe comme double et formée de deux tubes recourbés, allant déboucher à l’extrémilé d’un canal excréteur commun, on retrouverait, au point de convergence, un reste de cloison qui indiquerait nettement la nature paire de l'organe. Or, il n'existe rien de pareil.
Quelle que soit l'hypothèse à laquelle on s'arrête, on doit considérer chaqueglandeannexedes Cerambyzx (Voy.PI.XXV, fig. 10) comme formée d’une partie impaire, courte et conique, bifurquée à son extrémité et s’ouvrant directement vers la région postérieure du canal déférent.
Chaque branche est à peu près régulièrement cylindrique sur {out son parcours, sauf vers son extrémité libre qui est amincie en forme de crochet ou de cornes de bêlier. Les parois de l'organe sont minces, transparentes et laissent voir un contenu interne compact, hyalin et de couleur blanchâtre. La direction de chaque rameau est des plus variables : tantôt elle a lieu dans le sens antéro-postérieur, tantôt, au contraire, transversalement.
En résumé, on doit admettre que l'appareil génital mâle des Cerambyx ne possède, de chaque côté, qu’une seule elande, comprenant une partie inférieure impaire, très courte, de forme tronconique, et une partie antérieure paire, de beaucoup la plus importante et jouant, à elle seule, le rôle d’organe sécréteur. Ce dernier, de forme tout à fait caractéristique, est donc constitué par deux appendices cylindriques à extrémités amincies et recourbées.
Le conduit éjaculateur est formé par la fusion de l’extrémité inférieure des canaux déférents. Il débute par une partie cylindrique, courte et étroite, qui se continue par une région renflée, à parois musculaires très épaisses el étroitement appliquées contre l'extrémité antérieure de l’armure génitale dont on peut cependant la détacher. Le tube décrit ensuite une grande courbe ou anse sinueuse, tout en conservant la même épaisseur de ses parois. Il revient ensuite en avant, pénètre à la face inférieure de l'appareil copulateur dont il suit la région axiale et débouche à son extrémité postérieure. C’est à peu près au moment de la pénétration du canal dans l'appareil copulateur que ses parois s’'amincissent et qu'il prend ensuite une dilatation vésiculiforme. La longueur totale du conduit éjaculateur dépasse, chez le Cerambyx, 2 centimètres.
L'appareil copulateur comprend deux pièces principales : le pénis et la plaque basale. Cette dernière provient de la fusion des deux valves latérales. Le pénis a la forme d’une. lamelle recourbée, émettant en avant deux ligelles ou cornes soutenues latéralement par deux arcs-boutants également chitineux et qui se soudent en arrière en forme de fer de lance.
Les valves {plaque basilaire) sont constituées par deux tigelles soudées en une lamelle située à la face supérieure: de l'extrémité de l’armure génitale. Cette plaque, cornée et convexe, se Coutinue par deux prolongements à bords: mousses el recouverts de soies chitineuses. |
Les testicules des autres Cérambyciens présentent une
Structure à peu près identique à celle que nous venons de décrire dans l'espèce précédente. Ainsi, chez le Cerambyx scopolü, chaque lobe testiculaire est entouré par une mince membrane commune et les diverses ampoules spermaliques, au nombre de cent à cent vingt sur une coupe axiale, vont toutes converger dans le réservoir collecteur central (Voy. PI. XXV, fig. 7).
Une étude anatomique et histologique plus complète des glandes génitales mâles des Longicornes devant être faite ultérieurement, nous n'allons aujourd'hui que décrire la structure histologique des canaux déférents des nymphes de Prionus (Voy. PI. XXV, fig. 6). Cette structure varie suivant qu’on examine le canal peu après sa sortie du testicule, ou bien au commencement de sa dilatation, c'est-à-dire à l’origine de la vésicule séminale. Dans le premier cas, le lumen est très étroit, allongé, et, dans le second, il est plus large, cylindrique et renferme un contenu hyalin et glaireux. L'épithélium, dans les deux régions, est constitué par des cellules cylindriques.
Dans la section représentée par la figure 6, planche XXV, on trouve extérieurement une mince membrane recouvrante, à fibres circulaires et longitudinales. Vient ensuite une très mince membrane basilaire (tunique propre) supportant l’épithélium interne. Ce dernier est constitué par des cellules allongées, à peu près cylindriques, ou bien tronconiques, à face externe élargie et à région interne un peu amincie. Les bords libres des cellules se touchent parfois ou laissent seulement entre eux un lumen allongé et très étroit. Chaque élément renferme un noyau ovale, plurinueléolé et occupant à peu près la région centrale. Le cytoplasme est hyalin, transparent du côté externe et granuleux dans la région interne. D'autre part, les diverses cellules sont nettement séparées les unes des autres par des cloisons latérales très apparentes.
Tribu des Lamunæ (Voy. PI. XX VI, fig. 4, 5, 6). — Nous allons prendre, comme type de notre description, la Lama
textor L. Les glandes génitales mâles des Lamiens diffèrent, par certains caractères, de celles des espèces précédemment étudiées et se rapprochent par la forme, le nombre et la disposition des glomérules testiculaires, de celles des Lucanides. Or, tandis que, chez les Lepturiens, les testicules sont, de chaque côté, formés par deux lobules composés d'un petit nombre d’ampoules spermatiques, chez les Lamia, au contraire, on compte, de chaque côté, douze lobules, assez volumineux et rappelant, par leur forme, leur structure et la disposition de leurs follicules ou ampoules, ceux des Cérambyciens. Les glandes annexes diffèrent également par leur longueur, leur forme cylindrique et sinueuse, de celles des Lepturiens qui sont ovoiïdes et atrophiées.
Les testicules de la Lanua textor sont situés de chaque côté de la région abdominale et constitués par douze masses globuleuses. On constate parfois quelque variété quant au nombre et, chez certains lypes, nous n’avons parfois rencontré que onze lobules à chaque glande. Ces cas sont cependant très rares. Chaque lobule, sphérique ou légèrement aplati, blanchâtre, est entouré par une très mince membrane recouvrante externe. L'intérieur de l’organe est formé par un grand nombre {soixante à soixante-dix) d’ampoules spermatiques dont la partie interne, presque cylindrique, va directements’ouvrir dans le réceptacle central d'où part le canalicule déférent. L'ensemble des douze lobules forme, pour chaque testicule, un volumineux massif situé sur les bords de la région médio-abdominale, au-dessous des multiples circonvolutions formées par les glandes accessoires et l'intestin moyen. De plus, l’ensemble de l'organe est maintenu en place par des faisceaux de filaments trachéens (Voy. PI. XXVI, fig. 6).
De la face inférieure de chaque lobule testiculaire part un fin canalicule, grêle, cylindrique et fort sinueux, qui va s'ouvrir à l'extrémité antérieure d’un gros tube (canal déférent) qui joue le rôle de réceptacle séminal. Les divers
canalicules ne débouchent pas en un même point de l’extrémité du canal récepteur, mais bien à une certaine distance les uns des autres. C’est ainsi que, tandis que certains s'ouvrent à la partie antérieure et amincie du tube, d’autres, au contraire, débouchent le long des parois latérales (Voy. PI. XXVI, fig. 4).
Les vésicules séminales, produites par suite d’une dilatation des canaux déférents, sont formées de deux tubes cylindriques, sinueux, à contenu muqueux et blanchâtre, dont la longueur totale dépasse 15 millimètres sur 0°**,6 de diamètre. C’est à leur origine que viennent déboucher les canalicules déférents et c’est par leur extrémité inférieure qu'elles sont en rapport avec les glandes annexes.
Ces dernières comprennent, de chaque côté, deux longs tubes sinueux et pelotonnés. Elles se réunissent en un conduit impair, très court, s’ouvrant à l'extrémité postérieure du réceptacle séminal. Au point de vue de leur contenu el de leur structure histologique, ces glandes ne présentent rien de parliculier. Grâce à la présence du court tube commun, on peut considérer les glandes annexes comme étant, de part et d'autre, des organes impairs.
Les canaux éjaculateurs des Lamia prennent naissance un peu en arrière du point d'embouchure des glandes annexes et font suite à une sorte de dilatation vésiculiforme située à l'extrémité postérieure des réceptacles séminaux. Ce sont deux tubes allongés, cylindriques, étroits et sinueux, lesquels, contrairement à ce que nous avons vu jusqu à présent, sont libres sur la presque totalité de leur parcours.
Cette dualité et cette indépendance des conduits éjaculateurs, que l’on rencontre d’une façon très nette chez les Lamiens, est un argument anatomique en faveur de la nature double des parties terminales des glandes génitales mâles des Coléoptères. Jusqu'à présent, nous avons rencontré les canaux fusionnés sur presque tout leur parcours et une crête, plus ou moins accusée, que nous ont montrée des
sections transversales, nous faisait seule présumer leur origine paire (Voy. PI. XXVI, fig. 6).
La partie antérieure de chaque conduit est libre, tandis que sa région postérieure est enveloppée, avec celle de son congénère, par une membrane commune. Les deux tubes décrivent, dans cette seconde partie de leur trajet, de nombreux tours de spire. Ils sont néanmoins libres l’un et l'autre et peuvent facilement se séparer par des tractions transversales. Chaque conduit éjaculateur pénètre séparément à l'intérieur d’un tube élargi, à parois transparentes, pourvu d’un anneau chitineux à son origine et qui se termine postérieurement par l’appareil copulateur.
En somme, le caractère le plus saillant présenté par les organes génitaux mâles des Lamiens, c’est l'indépendance des conduits éjaculateurs sur la presque totalité de leur parcours.
Chez les Batocères (Batocera Wallacei), chaque testicule ne comprend que deux volumineux lobules formés d’une multitude d'ampoules spermatiques ; les glandes annexes sont ramifiées, mais pourvues, de chaque côté, d’un tronc commun terminal, et enfin les conduits éjaculateurs sont très sinueux et absolument indépendants pERdEn tout leur trajet (Voy. PI. XXVI, fig. 5).
En résumé, les Dot possèdent des organes génitaux présentant de grandes analogies avec ceux des Scarabéides et des Lucanides. Les testicules sont constitués par un nombre plus ou moins considérable de glomérules sphériques ou aplatis ; les glandes accessoires sont vésiculeuses et atrophiées chez les Lepturiens et tubuleuses chez la plupart des autres espèces; enfin, chez les Lama, les Batocera, elc…., les conduits éjaculateurs sont nettement séparés et indépendants l’un de l’autre.
RESUME Coléoptères à testicules composés el fascicules.
En résumé, nous voyons que les testicules et l'appareil génital mâle tout entier des Coléoptères compris dans cette série présentent entre eux un certain nombre d’analogies. De plus, sauf chez les Cetonia, le nombre des glandes annexes est toujours constant et ne dépasse pas une paire.
Ces glandes sont généralement simples et ne sont bifides ou ramifñiées que chez quelques Longicornes (Cerambycinæ, Lamiünæ).
Les Coléoptères à testicules fasciculés sont pourvus de glandes paires formées chacune d’un nombre plus on moins considérable de /obules teshiculaires (de deux à douze).
Dans ce groupe, on comprend les familles ou tribus suivantes : Aphodünxæ, Coprünæ, Geotrupinæ, Melolonthinæ, Rutelinæ, Lucanidæ, Cetoninæ, Chr: ysomelide, Curculionidæ, Longicornes où Cerambycidæ, etc.
Chez toutes les espèces comprises dans les familles précédentes, les glomérules où lobules constituant chaque testicule sont de forme ovoïde, sphérique ou.lenticulaire. Ils sont formés d'un nombre considérable (de cinquante à cent quarante) d’ampoules ou wéricules spermatiques, aplatis, tronconiques ou lamelleux, élargis extérieurement, amincis du côté interne et allant déboucher directement dans un réservoir collecteur central, d’où part le canalicule efférent. Ce dernier va s'ouvrir au sommet du canal déférent proprement dit. Parfois (Cerambycidæ, etc.), les divers canalicules s'ouvrent à des hauteurs différentes le long de l'extrémité iniliale du canal déférent.
Les canaux déférents sont, chez toutes les espèces, pairs, cylindriques, sinueux et parfois pelotonnés. Leur extrémité postérieure se dilate généralement pour former la vésicule séminale.
Les glandes annexes ou accessoires (ectadénies) sont paires, sauf chez les Cetoniu, souvent pelotonnées, simples, tubuleuses, ramifiées (quelques Cerambycidæ) ou parfois même vésiculeuses et atrophiées (la plupart des Lepturinæ). Elles vont s'ouvrir à l'extrémité antérieure du conduit éjaculateur. |
Ce dernier est un tube à peu près régulièrement cylindrique, de longueur variable suivant les espèces et généralement dilaté dans une partie de son parcours. Cette dilatation vésiculeuse est due à l’épaississement des parois et non à l'élargissement du diamètre interne. Chez la plupart des Lamiinæ, la forme primilivement paire du canal a persisté et on trouve encore deux conduits parfaitement distincts et séparés sur la presque totalité de leur parcours.
Pour l’Aistologre des diverses parties de l'appareil génital mâle, se rapporter au chapitre ri.