CHAPITRE I
GLANDES GÉNITALES MALES DES TELEPHORIDÆ, DES HYDROPHILIDÆ ET DES SILPHIDÆ
Famille des Telephoridæ. — Les glandes génitales mâles des Téléphorides présentent certaines analogies de formes avec celles de la famille précédente, mais elles en diffèrent cependant par une complexité plus grande dans la disposition des glandes accessoires (Voy. PI. XXVIL, fig. 6, 1,8 et 9).
Les éesticules du Telephorus rusticus sont constitués par deux masses globuleuses et blanchâtres qui, à l’état ordinaire, sont presque accolées l’une à l’autre et situées dans la région médio-abdominale, en avant des glandes annexes et un peu au-dessus de l'intestin moyen. Chaque glande est formée par une touffe d'’ampoules ou vésicules spermatiques sessiles, courtes, claviformes ou fongiformes et à extrémité distale légèrement arrondie. Cesutricules, au nombre de vingt à trente, vont s'ouvrir directement à l’origine dilatée ou parfois même ramifiée du canal déférent. Leur structure est la
même que chez les Ténébrionides, et c'est principalement dans la partie cæcale arrondie que se forment les spermatozoïdes (Voy. PI. XXVIL, fig. 9).
Le canal déférent est un long tube cylindrique, sinueux et légèrement élargi à son extrémité postérieure où il joue le rôle de réceptacle séminal. Pendant son trajet, il décrit un certain nombre de tours de spire et va finalement déboucher à l’origine du conduit éjaculateur, après s’être fusionné avec la partie terminale de la glande accessoire interne, un peu en arrière de son renflement vésiculeux (Voy. PI. XX VIF, fig. 8). Il résulte, de cette disposition, un très court tronçon commun à la glande et au canal déférent.
Les glandes annexes sont au nombre de deux paires. La paire externe (ectadénie), de beaucoup la plus importante comme volume, s'ouvre directement dans le conduit éjaculateur. Elle est constituée par deux larges tubes cylindriques, sinueuxet contournés en spirale {Voy. PI. XX VII, fig. 7). L'ensemble des circonvolutions est tout à fait caractéristique et affecte l'apparence d’une vrille. L'extrémité libre de la glande est terminée par une pointe conique.
Les parois de l'organe sont épaisses, musculaires el limitent une cavité centrale renfermant un liquide qui, par l’action desréaclifs, se concrète, durcit et prend une consistance cornée. Ces glandes, au lieu d’être dressées verticalement ou allongées en avant comme nous l’indiquons dans notre figure, sont, au contraire, étalées latéralement et servent de support aux deux testicules.
Les glandes annexes internes (mésadénies) diffèrent, par leur structure et la nature de leur contenu, des organes précédents (Voy. PL. XXVIT, fig. 7 et 8). Ce sont deux canaux cylindriques, de 5 à 6 millimètres de longueur, allant directement se fusionner avec l'extrémité terminale des canaux déférents. La partie postérieure de chacune d'elles se dilate en une sorte de vésicule réniforme, à concavité externe. Les parois de cette vésicule sont minces, transparentes et pourvues d’un petit nombre de faisceaux musculaires. La cavité