MOREL EXT ON
centrale de l’ampoule est remplie d’un liquide hyalin, dans lequel on constate la présence de nombreux faisceaux de spermatozoïdes. L'existence de ces derniers et la nature du liquide sembleraient peut-être indiquer que cette vésicule doit sans doute jouer le rôle de réceplacle séminal accessoire.
Le conduit éjaculateur est un tube de 0"*,5 de diamètre environ sur 6 millimètres de longueur. Il présente, à son origine, un léger renflement qui reçoit les glandes annexes et ie canal déférent. Il se dirige en arrière, pénètre dans un bourrelet musculeux placé à l’origine de l’armure génitale, parcourt l’axe du pénis et s'ouvre à l'extérieur par un orifice situé entre deux paires de tigelles chitineuses.
L'armure génitale mâle des Téléphores présente, dans son ensemble, la forme d'un prisme quadrangulaire dont l'extrémité antérieure, assez irrégulière, se recourbe en forme de crochet à pointe mousse. La pièce principale est un étui externe chitineux, irrégulier, terminé postérieurement par deux paires de pinces. A l’intérieur de celte première enveloppe, existe un second tube corné contenant, suivant son axe, le conduit éjaculateur.
Les glandes génitales mâles du Drile ont été décrites par V. Audouin(1). Aussi n’ajouterons-nous qu’un mot rectificatif à l'étude, si remarquable pour l’époque, faite par ce célebre naturaliste. Chez le Drilus flavescens Fabr., les organes appelés vésicules séminales ne sont que des glandes annexes, au même titre que les autres appendices tubuleux, allongés et cylindriques, qui s'ouvrent à l'origine du conduit éjaculateur.
Glandes génitales mâles des Hyÿdrophilidæ. — Les glandes génitales mâles de l'Hydrophile ont été décrites, au point de vue anatomique, par Marcel de Serres et L. Dufour et, au point de vue histologique, par K. Escherich (2) et
(4) Voy. Audouin : Recherches anatomiques sur la femelle du Drile jaunätre et sur le mâle de cette espèce (Annales des Sciences nat., t. II, p. 458, 1824). (2) Voy. Zeilsch. f. Wiss. Zool., t. LVIT, p. 636, 1894.
P. Blatter (1). Le mémoire de ce dernier auteur est particulièrement remarquable par la précision avec laquelle a été faite l’histologie des glandes annexes.
Bien que nos recherches n'aient pas spécialement porté sur l’'Hydrophile, nous allons néanmoins donner, en résumé, la description de son appareil génital mâle, dont la glande spermatique réalise, comme celle des Staphylins, un type irès net de testicule en grappe simple.
« Les testicules du grand Hydrophile, dit Dufour, se présentent sous la forme de deux corps oblongs, cylindroïdes, placés, un de chaque côté, dans la cavité abdominale, au milieu d'une pulpe graisseuse. Ces organes, petits comparativement à ceux des autres Coléoptères, sont revêtus au dehors d’une espèce de tunique adipo-membraneuse qui en masque la structure intérieure. Pour mettre celle-ci en évidence, il faut déchirer le testicule : on voit alors que ce dernier est essentiellement constitué par un épi plutôt que par une grappe de plusieurs centaines de petites capsules spermatiques, étroitement empilées comme des grains fort pressés qui seraient sessiles autour d'un axe commun, occupant, d’après Marcel de Serres, toute la longueur de la glande. Le canal déférent est grêle, presque capillaire, flexueux, et immédiatement avant de s’insérer à la vésicule séminale (g/ande annexe) qui lui correspond, 1l présente un renflement ovoïde considérable. »
Ce renflement ovoïde, dont parle L. Dufour, est un réceptacle séminal. Le reste de l'appareil comprend : une paire de glandes accessoires (mésadénies), pourvues chacune de deux ou trois rameaux ; une seconde paire de glandes (ectadénies) provenant peut-être d’une évagination du conduit éjaculateur. Ce dernier est muni d’un renflement ovoïde initial ou ampoule éjaculatrice (Voy. la figure schématique de Blalter, p. 391 des Arch. d'anat. micr., t. 1, 1897).
(1) Voy. Étude sur la structure histologique des glandes annexes de l'appareil génital mâle de l'Hydrophile (Archives d'anatomie microscopique, t. I, fasc. 3, 1897).
tin,
end nn at" 9
Famille des Silphidæ. — L'appareil génital mâle du Necrophorus vestigator Hersch. se rapproche, par l’ensemble de ses caractères généraux, de celui des Silphes. Comme chez ces derniers, il est caractérisé par la présence d’une grosse vésicule jaunâtre, en forme de massue, s’ouvrant à l’extrémité antérieure de l'appareil copulateur (Voy. PI. XX VIT, fig. 1).
Les testicules forment un massif impair, presque sphérique, mesurant 3 millimètres environ dans le sens antéropostérieur. Une simple traction transversale suffit cependant pour écarter les deux glandes séparées l’une de l’autre par une sorte de cloison due aux nombreux replis que forment les vésicules séminales. Chaque organe a une apparence réniforme, à concavité interne.
Le canal déférent prend naissance à l'extrémité antérieure de l'organe et décrit quelques sinuosités dans l’intérieur même de la grappe testiculaire. C’est de son bord externe que partent quelques rameaux cylindriques, courts, parfois recourbés et terminés en cæcum ovoïde à leur extrémité libre. Ils portent sur un de leurs côtés de nombreuses ampoules ou vésicules spermatiques courtes, sessiles, tronconiques, ou en forme de massue. Le nombre de ces ampoules dépasse cent pour chaque glande. Il résulte, de cette disposition, que toutes les ampoules sont fixées sur le côté externe de l'organe et que la face interne ne présente que le canal déférent. L'ensemble de la glande paraît granuleux, et ce n'est que sur le bord circonférentiel externe que l’on voit quelques ampoules {une dizaine environ) dépasser leurs congénères.
Les canaux déférents.sont constitués par deux tubes cylindriques présentant un diamètre irrégulier dans la région testiculaire et un diamètre uniforme dans la partie externe. Leur région terminale dilatée doit jouer Le rôle de réceptacle séminal. Ils vont déboucher à l'extrémité antérieure du conduit éjaculateur, à peu près aux mêmes points que les glandes accessoires externes (Voy. PI. XXVIIL, fig. 1).
Les glandes annexes sont au nombre de deux paires, comprenant, de chaque côté, deux tubes cylindriques à contours réguliers. Ils sont très sinueux et forment deux volumineux pelotons à mailles assez lâches, remplissant la partie inférieure de la seconde moitié de l’abdomen, au-dessous des intestins moyen et terminal. Les diamètres des deux paires de glandes sont inégaux. La paire externe (mésadénies) est plus grêle, plus étroite que l’interne et va déboucher à la face supérieure de l'extrémité antérieure du conduit éjaculateur, de tellesorte que chaque tube va s'ouvrir au même point que le canal déférent correspondant. Les glandes annexes internes {ectadénies), plus larges que les précédentes, débouchent directement sur les côtés antéro-inférieurs du conduit éjaculateur (Voy. PI. XXVIIL, fig. 1).
Ce dernier débute par une extrémité élargie qui peu à peu diminue de diamètre. Il devient ensuite régulièrement cylindrique et ne tarde pas à pénétrer dans l’axe du pénis. Vers la région antérieure de l’appareil copulateur, on trouve une ampoule ovoïde, en forme de massue, entourée d'une épaisse paroi musculaire et garnie intérieurement de dents chitineuses, coniques et à pointe fortement acérée.
SILPHA. — L. Dufour, qui à étudié les glandes génitales de la Si/pha opaca, donne une description assez exacte des testicules de cette espèce. «Chaque glande, dit-il, est ovaloréniforme, convexe, blanchâtre, débordée à son bordexterne par une rangée de capsules spermatiques conoïdes, semidiaphanes. En déchirant la tunique pour étudier l'intérieur, on voit alors que le canal se continue dans la pulpe prolifique en s’y repliant et qu'il devient l’axe, le tronc d'où partent des branches brièvement pédicellées, terminées par des fascicules de capsules spermatiques ovales, blanches, plus ou moins empilées. Celles qui débordent le testicule sont bien plus grandes, distinctes les unes des autres; mais elles aboutissent par un pédicelle plus que capillaire aux mêmes ramifications internes. » |
Les glandes génitales mâles des Si/pha rugosa et des S. s-
de
he — en
PPT EE OUVRE 0 SEM © PAS ER VU PUR à: LÉ és DUR ITA TOR C MAN
nuata sont caractérisées par le volume relativement considérable et la structure des testicules, par la présence de deux paires de glandes accessoires tubuleuses qui, au moment de la reproduction, sont très volumineuses, cylindriques, de couleur blanchâtre et forment deux gros pelotons remplissant la presque totalité de la région postérieure abdominale (Voy. PI. XXVIIT, fig. 2, 3, 4, 5).
Chez la Si/pha rugosa, les testicules sont très volumineux et constituent une grosse masse framboisée, à surface irrégulière et granuleuse. Cette irrégularité est due uniquement à la structure en grappe de ces organes. La structure rappelle, dans ses grandes lignes, celle des glandes génitales des Corymbites et des Timarques. Les testicules présentent une apparence impaire, et il faut exercer une certaine traction transversale pour les séparer. On voit qu’il existe entre les deux organes une cloison formée par les nombreuses circonvolutions des canaux déférents (vésicules séminales). Chaque canal complètement déroulé, atteint une longueur de 2 centimètres environ.
Les testicules sont{ormés par la réunion de grappes simples, étroitement serrées et groupées autour d’une tige commune. La partie centrale de l’organe est constiluée par un tube irrégulier et ramifié. Chaque ramification, généralement très courte (Voy. PI. XX VII, fig. 2 et 5), porte un grand nombre d’ampoules ou capsules spermatiques, tronconiques ou en forme de massue, à extrémité distale élargie et arrondie, puis amincie au contraire du côté interne. Ces ampoules sont parfois aplaties par suite de leur pression réciproque. Elles sont très nombreuses (cent trente à cent cinquante) et donnent à la glande une apparence müriforme. Parfois quelques-unes d'entre elles dépassent l’ensemble de l’organe et sont plus volumineuses que leurs voisines, bien que leur mode d’embouchure soit cependant identique. Les produits de sécrétion passent tout d'abord dans les rameaux latéraux puis dans le réservoir central(vésiculeséminale) élargi. Ce dernier est parfois aplati transversalement et se continue par le canal déférent.
Ce qui donne à supposer que la portion du canal déférent intra-testiculaire joue le rôle de vésicule séminale, c'est la présence de nombreux faisceaux de spermatozoïdes qu'on y constate (Voy. PI. XXVIIL, fig. 2 et 5).
Le canal, peu après sa sortie de laglande, décrit de nombreux replis et va finalement déboucher à l'extrémité légèrement dilatée du conduit éjaculateur.
Les glandes annexes sont toujours hypertrophiées à l’époque de la reproduction et renferment un liquide hyalin, transparent, blanchâtre, parfois épais et glaireux, qui doit jouer un certain rôle dans la formation du sperme (Voy. PI. XX VII, fig. 3 et 4).
Ces organes sont au nombre de deux paires chez les différentes Si/pha. Ce sont deux tubes enroulés, flexueux et mesurant près de 3 centimètres de longueur dans leur complète extension. Au moment de la reproduction, ils sont gorgés d’un liquide blanchâtre, épais et gluant. La paire inférieure a, dans sa région postérieure, un diamètre à peu près uniformément cylindrique et supérieur à celui de sa congénère. Mais, au fur et à mesure qu'on s'éloigne du point d’embouchure, l’épaisseur diminue progressivement, le tube devient lui-même irrégulier, s’élargit par places, se rétrécit en d’autres points et prend une apparence moniliforme {Voy. PI. XXVIIL, fig. 4).
La partie postérieure des glandes annexes est également tubuleuse, irrégulière et moniliforme. Les deux paires de glandes vont s'ouvrir à l'extrémité antérieure du conduit éjaculateur, un peu au-dessous et en avant du point d’embouchure des glandes annexes externes.
Le conduit éjaculateur est un tube cylindrique, à parois musculaires épaisses, élargi à son origine et allant progressivement en diminuant à mesure qu'il se rapproche de l’armure génitale. Sa longueur totale atteint de 9 à 11 millimètres. Ses parois sont épaisses et tapissées intérieurement
par une intima chitineuse. Il pénètre, en dernier lieu, dans :
l'axe de l'appareil copulateur.