Coix Lacryma ; grains. — Cochinchine
Grains de l’espèce cultivée, avec l’enveloppe scléreuse.
En Chine, d’après D. Hooper, on cultive, dans les provinces centrales, des variétés où cette bractée enveloppante reste molle.
INDOCHINE 27 96. Grains décortiqués de Coix Lacryma. — Cochinchine.
Décortiqués, c’est-à-dire débarrassés de l'enveloppe dure et de leur enveloppe propre (péricarpe), les grains du Coix Lacryma, ou larmes de Job, donnent, par pulvérisation, une farine très blanche dont les Annamites font des bouillies ou qu'ils emploient en pâtisserie.
Il. PLANTES FÉCULENTES
Sont placées dans cette catégorie les plantes dont le Musée possède des échantillons de farine, de fécule ou d’amidon, ces farines, fécules où amidons entrant dans l’alimentation ou trouvant leur emploi en médecine ou dans l’industrie.
Rappelons qu'on appelle farine la poudre obtenue par le fin broyage de la partie de la plante utilisée et que, conventionnellement, dans l’industrie et le commerce, on appelle fécule la substance amylacée extraite de la farine de toutes les parties de la plante autres que les graines, et amidon la substance amylacée extraite des graines (1).
101. Manihot utilissima ; tubercules. — Æuphorbiacées. — Tonkin.
Les maniocs cultivés en Indochine sont généralement, sinon toujours, des variétés douces, dont les tubercules (racines), en plus de leur utilisation pour la préparation de la farine et de la fécule, peuvent donc être directement consommés comme légume.
(1) Les Annamites appellent bot la farine et hot loc la fécule, mais cette distinction est loin d’être respectée dans les dénominations annamites appliquées aux produits exposés, et que nous n’avons naturellement pas modifiées. [1 n’y a pas lieu de s’étonner de cette confusion, si fréquente également en France, où, même dans les traités et dans des mémeires, farine et fécule sont deux termes qui, bien souvent, malheureusement, sont indifféremment employés l’un pour l'autre.
Au Tonkin, d’où proviennent les tubercules en collection, et où le manioc est cultivé en diverses régions (Hunghoa, Son-tay, Thaï-nguyen, Vinh-yen, ete.) et où cette culture semble s’étendre, quoique les rendements actuellement soient encore faibles, les indigènes découpent les tubercules en rondelles, qu’il font sécher au soleil.