‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 111 sur 149 · Fécule de patate douce. — Tonkin · texte numérisé non relu

Fécule de patate douce. — Tonkin

La dénomination annamite de l’échantillon (bot khoaï lang trang) indique que cette fécule provient d’une variété blanche (voir n° 144).

114. Eleocharis tuberosa ; fécule. — (ypéracées. — Cochinchine.

L’Eleocharis tuberosa (le pi Psi, ou «châtaigne d’eau », des Chinois, le ma de phan d’Indochine) est parfois considéré comme une simple variété tubérifère de l’Eleocharis plantaginea.

ITest très cultivé dans le Sud de la Chine, dans des réservoirs où on dépose du fumier avant d’y amener l’eau : on récolte au printemps.

Les petits tubercules, de la grosseur d’une noix, et qui sont donc appelés «châtaignes d’eau », comme les fruits des Trapa (voir n° 180), sont très consommés en Chine ; au dehors, ils sont vendus couramment sur les marchés, partout où il y a des agglomérations chinoises, en Indo-

Maté

INDOCHINE Sy

chine, à Singapour, à Java, à San-Francisco. Après les avoir épluchés, on les mange crus ou bouillis ; on les fait aussi confire au vinaigre.

Il est donc possible qu’on en extraie une fécule, quoique l'origine botanique réelle de l'échantillon en collection n’ait pu être contrôlée.

(Paillieux et Bois : Le Potager d’un curieux ; Paris, 1899. — Bois : Les Plantes alimentaires chez tous les peuples et à travers les âges, Paris, 1927.)

Page 1