Citrus decumana ; fruits. — Auiacées. — Tonkin
Le pamplemoussier est le plus grand de tous les Citrus ; ses fruits (pamplemousses, pompoléons ; qua buot des Annamites), très gros (jusqu’à 15 centimètres de diamètre), plus ou moins sphériques, ou parfois piriformes, à écorce épaisse, sont parfois utilisés pour cette écorce, confite au sucre (confiture de chadok), mais la pulpe n’est pas consommée.
Au contraire, les Américains des Etats-Unis apprécient énormément la pulpe des fruits du Citrus Paradisi Macf., qui ne serait qu'une variété du Citrus decumana, ou peutêtre un hybride de ce pamplemoussier et de l’oranger.
Les gros fruits de ce Citrus Paradisi sont les grape-fruits, ou parfois aussi les pomelos, ordinairement presque globuleux (forme maliformis Macf.), beaucoup plus rarement piriformes (forme piriformis Macf.), mais, en tout cas, à écorce moins épaisse que celle des pamplemousses et, par contre, à pulpe fondante, juteuse, parfumée, toutefois un peu amère.
Mais, pour tempérer ou masquer cette amertume, les grape-fruits sont consommées en tranches qu’on saupoudre fortement de sucre.
L’arbre producteur, dont il est plusieurs variétés (ou sousvariétés), parmi lesquelles la principale est la « Walters », est aujourd’hui l’objet d’une très grande culture en Floride, en Californie, à Cuba, à Porto-Rico. Le fruit est le principal produit d'exportation de l’Ile des Pins (à 80 kilomètres au sud de Cuba).
En Europe, les grape-fruits sont de plus en plus connus dans les grandes villes (Paris, Marseille, Nice, notamment, en France), partout où la clientèle américaine en assure la vente,
D’après le «Michigan State Med. Soc. Journal » d’octobre 1927, la pulpe du grape-fruit serait un excellent agent thérapeutique dans le traitement du diabète ; et de nombreuses analyses auraient démontré que cette pulpe consommée brûle plus de sucre dans le sang que l’insuline. Beaucoup de diabétiques auraient été guéris par un régime de six grape-fruits par jour.