Neophloga Poivreana Beccari
Haplophoga Poivreana Baïll., Les Palmiers malgaches à petites fleurs, in Bull. Soc. Linn., n° 147, p. 1168, et n° 148, pe AE
Necphloga Poivreana Beec. Palmarum madagascariensium Synopsis, in Ængler's Beiblait zu den Bot. Jahrbüchern, XXXVIIL 3, 1906, p. 24. — Id., Palme del Madagascar, Florence, 1912, p. 26, tig. 19 et pl. XXV et XXVI.
Ce Palmier pousse en touffes de quatre à huit troncs, dont les plus grands peuvent avoir 2 mètres de hauteur, le diamètre ne dépassant jamais 3 centimètres. Les feuilles sont à limbe formé d’une lame très profondément bifurquée en V. L’épi simple est d’abord en crosse, puis droit.
La gaine foliaire, de 7 à 10 centimètres, est tubuleuse, d’abord fendue seulement au sommet, puis de plus en plus ouverte latéralement : elle présente, à son ouverture, avant de se fendre, deux petits lobes oppositipétioles frangés ; elle est striée, couverte de squamules laciniées brunes, qu'accompagnent, surtout vers le haut, quelques petites squamules entières, argentées. Le pétiole, de 8 centimètres et plus, est convexe en dessous, plan en dessus, épais de 3 nullimètres, pourvu des mêmes squamules de deux sortes que celles de la gaine, les brunes étant encore les plus nombreuses. Au contraire, sur la face inférieure du rachis, qui est anguleux, il y a prédominance des squamules argentées. Les deux segments du limbe ont 25 à 40 centimètres de longueur, sur 4 centimètres à 4 em. 5 de largeur ; ils sont unis à la base, sur le rachis, sur 5 à 12 centimètres, ce qui détermine pour la lame une longue échancrure de 23 à 26 centimètres ; ils sont anguleux au sommet, qui n'est pas ou est à peine denté, et portent sur les deux faces des nervures saillantes, la face inférieure présentant, surtout vers la base du rachis, de fines squamules des deux sortes (blanches et rousses).
Les épis sont plus courts ou à peu près de même longueur que les feuilles, de 30 à 45 centimètres de longueur, à pédoncule de 15 à 25 centimètres, c’est-à-dire ayant à peu près la moitié de la longueur totale de l’inflorescence, ou un peu moins. Ce pédoncule est revêtu de squamules ferrugineuses qui forment un duvet abondant sur l’épi jeune, de plus en plus rare sur l’épi plus âgé. Les deux spathes sont tubuleuses, un peu comprimées, duveteuses, ferrugineuses, Ia première de 9 centimètres environ et la seconde la dépassant d’une longueur à peu près égale. La bractée axillante des glomérules floraux est en forme de nid d'hirondelle, légèrement dentelée, ciliolée, brunâtre. Les boutons mâles se développent avant le bouton femelle médian. Le bouton mâle est ovoïde, obtus au sommet : les sépales de fa fleur mâle sont orbiculaires, carénés et éperonnés, légèrement ciliolés ; les pétales sont ovales, concaves, striés, deux fois plus grands que les sépales ; les six étamines sont à filets subulés et à anthères oblongues, dorsifixes ; l’ovaire est rudimentaire, étroit, allongé, un peu trigone, à stigmates terminaux. Le bouton femelle est ovale aigu ; les sépales sont concaves, orbiculaires, non carénés, ciliolés ; les pétales sont ovales, imbriqués ; les six staminodes sont dentiformes ; l'ovaire est oblong, trigone, terminé en une pointe pyramidale formée par les trois stigmates connivents. Le fruit (non mûr) est, d’après Beccart, cylindracé-digitiforme, long de 10 à 13 millimètres et large de 3 mm. 5, un peu incurvé.
Centre : Baron, Herbier de Kew, 2 324, d’après M. Beccari. — Est : district de Fénérive, près de Tamatave (Geay, Herbier du Muséum de Paris, 9 064, année 1909): bois des bords la mer, près de Fénérive (Perrier de la Bâthie, septembre 1912, 11 945).
Cette espèce serait un des deux Palmiers que Poivre dit «aquatiques» dans son Herbier de l'Inde. Le type de Baillon est de localité imprécise. Beccari indique que ce Palmier est appelé hovika dans le Centre.
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