‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 24 sur 149 · Neophloga Bernieriana PBeccari · texte numérisé non relu

Neophloga Bernieriana PBeccari

Hapisphloga Bernierana Ballon, Les Palmiers malgaches à petites fleurs, in Bull. de la Suc. Linn. de Paris, n° 148 (1894), pad 71: |

Neophloga Bernieriana Beccari, loc. cit., in Peiblatt zu den Botanischen Jahrhüchern, n° 87 (21 septembre 1906), p. 25. — Id. Palme del Madagascar, 1912, p. 27, fig. 20, pi. XX VI.

Cette espèce est assez voisine de la précédente, dont elle se distingue cependant par les dimensions moindres de sa tige et de ses feuilles, par ses glomérules plus espacés, et, d’après Beccari, par l’absence, sur l’axe floral, de duvet roux, que remplacent des squamules orbiculaires noires, formant taches.

C'est un petit Palmier de 50 à 60 centimètres de hauteur totale, à tronc grêle, de 10 à 30 centimètres de hauteur et épais de 6 à 7 millimètres, couronné par dix à douze feuilles à limbe sinple, profondément bifurqué, de 15 à 18 centimètres environ de longueur sur 9 centimètres de largeur au sommet, l’échancrure atteignant 10 à 12 centimètres.

La gaine est courte, tubuleuse, surmontée de deux petits appendices acuminés. Le pétiole, presque arrondi, varie de 6 à 15 centimètres de longueur. Les deux segments, larges de 2 à 2 centimètres, sont à sommet aigu, un peu recourbé vers Pintérieur, et leurs cinq à six nervures sont plus saillantes sur la face supérieure que sur linférieure.

Les épis simples sont à peu près de même longueur que les feuilles, le pédoncule étant environ aussi long que la partie florifère, très orèle, La partie florifère porte ces squamules orbiculaires noirâtres plus haut signalées. La bractée axillante de chaque glomérule est concave, à bord enter, glabre. Le bouton mâle est ovale-oblong, de 3 mm. 5 environ de longueur, rétréci

(1) Nous avons cru devoir conserver l’orthographe Bernieriana adoptée par Beccari, quoique le botaniste italien attribue à tort cette orthographe à Baillon, qui avait écrit Bernierana en créant son espèce d’'Haplophloga.

vers le sommet, qui est arrondi ; les sépales sont carénés sur le das, mais non éperonnés, cilioles : les pétales sont elliptiques, un peu aigus : les six étamines sont à filets linétires aplatis, à anthères dorsifixes : le rudiment d’ovaire est colonnaire, à stiomates formant une pointe trigone. Le bouton femelle esi ovale-oblong : les sépales sont larves et concaves, ciliolés : les pétales sont de même consistance que les sépales ; l'ovaire est oblong, surmonté de {rois stiwmates connivents. PSEOARE

(Bernier, premier envoi, n° 41 à, 1834, Herbiei du Muséum de Paris.)

‘orêt de Tintingue, où €’est Pambosa des indigènes.

Nous croyons bien qu'il faut rattacher à cette espèce un petit Palmier récolté en novembre 1921 par M. Perrier de la Bâthie (n° 14 124 de son Herbier) dans la forêt du mont Takarindonia, au nord-ouest de Vatomandry, à 400 mètres d’altitude. Tous ses caractères coïncident très sensiblement avec les précédents : nous ne retrouvons {outefots pas sur la partie florifère de l'axe, qui porte seulement parfois de petites squa-

iules roussâtres, les grosses squamiules noirâtres orbiculaires

que signale Beccari dans ses échantillons. Mais il ne nous serible pas que ce soit là une différence à laquelle il y ait eu d’attacher une trop grande tmportance.

Les individus vus par M. Perrier de [a Bâthie ont des troncs isolés, de 50 centimètres au plus de hauteur. Les feuilles, assez longuement pétioiées (6 à 14 centimètres), avec gaine terminée par deux dents triangulaires aiguës, ont un himbe de 20 centimètres environ de longueur sur 9 à 10 centimètres de largeur au sommet, l’échancrure atteignant 10 à 14 centimètres. Les cinq à six nervures de chaque segment sont surtout saillantes sur la face supérieure. La gaine, longue de 7 centimètres environ, est couverte de squamules rousses : le pétiole et le limbe sont glabres.

Les épis, de 15 à {8 centunètres de longueur, à axe grêle, un peu en zigzag, portent des glomérules très espacés (T0 millimètres environ d'intervalle vers la base). Des deux spathes tubuleuses, la supérieure dépasse longuement linférieure, qui

reste cachée dans la gaine foliaire. I! y a sur ces spathes des squamules brun foncé : après dessiccation, l’axe est foncé et les fleurs sont jaune pâle.

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