Neophloga rhodotricha Beccari
Dypsis rhodotricha Baker, Further Contributions to the Flora of Madagascar, in Journ. of the Linn. Society, 1887, p. 525.
Dypsidium Vilerstanum Baïllon, Les Palmiers malgaches à petites fleurs, in Bull. mens. de la Sociéié Linnéenne de Parts, n° 148, 5 déc. 1894.
Nevphloga rhodotricha Beccari, loc. cit., in Ængler’s Beibl.
zu den Bot. Jahrbüchern, 1906, p. 29. — Id., Palme del Madasascar, Florence, 1912, p. 34, fig. 27 et pl. XX XIII et XX XIV.
Dypsidium emtirnense Batilon, loc. eit., in Pull. mens. de la Société Linnéenne de Paris, n° 148, p. 1175.
Neophloga emirnensis Beccari, loc. cit., in Engler's Beïbl, zu den Bot. Jahrbüchern, 1906, p. 28. — Id., Palme del Madagascar, p. 32, fig. 25, pl. XXXI.
Nous considérons comme étant une seule et même espèce les Neophloga rhodotricha et emirnensis de Beccari. Les feuilles, avec leur languette oppositipétiole frangée, et les inflorescences sont sensiblement les mêmes. La seule différence est que, d’après Beccari, le Neophloga rhodotricha est à spadice simple où à peine furqué, tandis que le N. emirnensis est à spadice b1 ou trifurqué; mais nous trouvons, dans nos spécimens, sur le même pied, des inflorescences simples et des inflorescences divisées.
I! suffit d’ailleurs, de comparer ies photographies des deux espèces données par Beccari pour être bien convaincu qu'il est vraiment difficile d'établir une distinction.
C’est un petit Palmier grêle, poussant en touffes, de 1 mêtre environ de hauteur, à trones de 5 à 6 millimètres de diamètre, avec entre-nœuds d'environ 2 centimètres de longueur, plus ou moins revêtu de squamules laciniées rouge noirâtre. i
Sur les pieds qui fleurissent, les feuilles sont toutes penniséquées, brièvement pétiolées (1 cm. 5 à 4 centimètres), à segments au nombre de 8 à 12 paires, les latéraux courts (5 à 8 centimètres de longueur sur 5 à 10 millimètres de largeur), ovales-lancéolés, longuement acuminés, solitaires ou, plus souvent, groupés par deux, de part et d'autre du rachis, les deux terminaux un peu plus larges que les latéraux, tronqués et dentés au sommet, connés à la base et formant ainsi un flabellum très échancré.
Sur les pieds jeunes, et qui ne fleurissent pas encore, les feuilles sont de formes bien plus diverses ; les unes sont penniséquées, d’autres, au contraire, sont à limbe simple, et d’autres sont, en quelque sorte, intermédiaires, car elles sont surtout
composées par une longue lame obtriangulaire échancrée, mais qui descend beaucoup moins bas sur un côté du rachis que sur l'autre, et alors il v a, de ce côté, trois petits segments étroitement lancéolés et acuminés, dont deux sont groupés. D'autre part, sur les feuilles penniséquées de ces Jeunes pieds, les segments latéraux sont souvent plus longs (10 à 12 centimètres) qu'ils ne le sont ordinairement dans les pieds aduites. Enfin les pétioles de ces feuilles, même penniséquées, sont très longs (10 à 13 centimètres).
Sur les pieds adultes — les seuls que nous décrirons maintenant — les gaines folhaires, de 7 centimètres environ de lonœueur, sont tubuleuses, et l’appendice oppositipétiole qui Les surmonte est assez grand (parfois 7 à 10 millimètres de ionoueur), bordé de filaments brun rougeâtre, cette languette, comme d'habitude, se divisant en deux dents latérales ciliées, lorsque ia gaine se fend. Gaine, pétiole et rachis sont plus ou moins revêtus des mêmes squamules que la tige. Nous avons, plus haut, décrit les segments latéraux et terminaux : ces derniers, de 5 à 6 centimètres de longueur sur 45 à 18 millimetres de largeur, forment un flabellum de 4 à 5 centimètres de longueur sur 5 à 4 centimètres de largeur, par conséquent (dans ces feuilles de pieds aduites) parfois à peine plus long que large.
Les spadices, à un à trois épis, sont nettement plus courts que les feuilles. Le pédoncule à de 9 à 13 centimètres et les épis. assez forts, ont 6 à 7 centimètres. Beccari n'indique qu'une spathe : il y en a deux, en réalité, mais la supérieure se détache facilement et manque, en effet, souvent. Le pédoncule et les axes des épis sont revêtus de squamules rousses. Les boutons mâles et femelles sont oblongs, mais les mâles sont plus obtus que les femelles. Les pétales sont deux fois et demie à trois fois plus longs que les sépales. Dans la fleur femelle; l'ovaire est ovoïde, à stigmates d’abord terminaux, puis rejetés latéralement.
Beccari a décrit les fruits, maïs nous ne les connaissons pas.
Centre : Forêt d’Andragolaka (Le Mvre de Vilers, mars
1889 : Herbier du Muséum de Paris). — Environs de Tananarive (Hildebrandt, n° 4 129 : Herbier du Muséum de Berlin). — Localité non indiquée du Centre (Baron, n°$ 486, 1286, 3002, 3248, de l’'Herbier de Kew, le n° 1286 ayant été rapporté à tort par Baker, d’après Beccari, au Neophloga concinna). — Bois, à 1 000 mètres, dans l’Ankaizina, près de Bealana (Perrier de la Bâthie, novembre 1922, 15 104).
Est : Dans les forêts, entre Tamatave et Tananarive (Meller, Herbier de Kew, d’après Beccari). — Sous-bois de Ia forêt d’Analamazaotra, sur la crête des collines, à 800 mètres d’altitude (Perrier de la Bâthie. 12 003). — Forêt du Mandraka (d’Alleizette, octobre 1905, 503).