‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 27 sur 149 · Neophloga occidentalis Jumelle · texte numérisé non relu

Neophloga occidentalis Jumelle

C’est un Palmier grêle, poussant en touffes, à tronc de 12 à 15 millimètres de diamètre, un peu comprimé et à entrenœuds courts, à feuilles sans pétiole net, composées d’une dizaine de paires de segments assez régulièrement disposés le long du rachis et, en tout cas, non par groupes, les deux terminaux environ deux fois plus larges que les autres.

La gaine foliaire est un peu comprimée, comme la tige, de 10 centimètres de longueur sur 15 millimètres de largeur, couverte de squamules brun foncé. Le rachis est convexe ou un peu anguleux en dessous, d’abord en gouttière, puis plan en dessus, revêtu de squamules. Les segments sont opposés ou légèrement alternes dans chaque paire, les deux terminaux avec 4 nervures principales et les autres avec une nervure médiane, rarement avec deux, toutes ces nervures saillantes sur la face supérieure, la face inférieure présentant des squamules éparses. Les segments latéraux sont étroits, de 20 centimètres environ sur 8 à 10 millimètres ; ça et là, et irrégulièrement, quelques segments un peu plus larges (20 millimètres), et, inversement, segments de la base du limbe plus étroits : tous ces segments ne sont pas ou sont à peine décurrents à la base. Les segments terminaux, longs encore de 20 centimètres

environ, sont larges de 2 mm. 5, tronqués ou arrondis extérieurement et dentés au sommet, décurrents à la base sur une longueur égale seulement à leur largeur (2 mm. 5), et formant donc à peine une lame terminale, qui, en tout cas, serait échancrée presque jusqu’à la base.

Les épis, simples, sont grêles, de 60 à 70 centimètres de Iongueur, fertiles sur environ 40 centimètres; la partie stérile est recouverte par les deux spathes, qui sont glabrescentes, la première comprimée et bicarénée, de 15 centimètres de longueur, la seconde la dépassant de 29 centimètres. L’axe est glabre ou glabrescent ; les bractées axillantes sont triangulaires. Sur le spécimen que nous avons étudié, il v a rarement plusieurs fleurs par glomérule ; presque toujours les fleurs sont isolées, mâles ou femelles. Les boutons mâles sont coniques, obtus : les sépales sont orbiculaires, carénés, légèrement denüculés ; les pétales sont deux fois plus longs, triangulaires, striés ; 1} y a 6 étamines conformes ; l'ovaire est étroit, pyramidal, trigone. Les boutons femelles sont plus étroits et plus pointus que les mâles ; les sépales de ces fleurs femelles sont très faiblement carénés : les pétales sont deux fois plus longs, triangulaires ; l’ovaire est légèrement ovale, un peu gibbeux, brusquement surmonté du cône que forment les trois stigmates.

Centre : Forêt à sous-bois herbacé, aux environs du Tsaratanana, à 1 300 mètres d’altitude, sur le versant Ouest (Perrier de la Bâthie, nov. 1912, 12 040).

Page 1