Neophloga linearis Beccari
Neophloga linearis Beccari, loc. cit., in Engler’s Beiblatt zu den Pot. Jahrbüchern, p. 26. — Id., Palme del Madagascar, PS0 23; pl NEX).
C’est un petit Palmier de 1 mètre à 2 m. 50, poussant en touffes, à tronc ne dépassant pas 15 à 20 millimètres de diamètre, à feuilles composées de nombreux segments étroits, à peu près tous de même longueur, de 10 à 20 centimètres sur 9 à 10 millimètres, disposés à intervalles très inégaux, parfois presque régulièrement répartis de part et d’autre du rachis, et d’autres fois groupés par 3 à 5, avec des intervalles, entre les groupes, atteignant 5 centimètres ; les deux segments terminaux très légèrement plus larges que les latéraux. Le spadice, une ou, très exceptionnellement, deux fois ramifié, est à 5 à 10 épis de 8 à 15 centimètres. Les fleurs, assez grandes et bien saillantes, sont, ainsi que l’axe, d’un beau jaune foncé quand l’inflorescence est fraiche.
La gaine est tubuleuse, longue de 10 à 15 centimètres, abondamment couverte de squamules laciniées qui forment un duvet rouge brique disparaissant plus ou moins sur les feuilles plus âgées ; elle est obliquement tronquée à l'ouverture. Le pétiole est nul ou très court (1 centimètre au plus). Les segments du limbe, disposés comme nous l’avons dit, sont au nombre de 12 à 16 paires ; ils sont acuminés, droits ou à peine
falciformes : le rachis, très grêle, est revêtu sur les deux faces de squamules laciniées rouges, entremêlées de poils et de squamules blanc argenté.
Le spadice, de 20 à 45 centimètres de longueur totale, est nu sur 10 à 30 centimètres de longueur ; ce sont les épis de la base de la partie florifère qui sont quelquefois — nous ne l'avons vu que sur un spadice — ramifiés ; axe et épis sont glabres. Les deux spathes sont tubuleuses, ouvertes au sommet. Les boutons mâles sont oblongs, bruns à sec. Les boutons femelles sont plus pointus au sommet, souvent gris ; les pétales sont environ trois fois plus longs que les sépales ; l’ovaire est allongé, étroit, bombé sur un côté, à stigmates terminaux.
Centre : Forêt d’Ambohimitombo, chez les Tanala, entre 1350 et 1440 mètres (Forsyth Major, décembre 1894, n° 604 de l’Herbier de Candolle, et n° 606 de l’Herbier Boissier et de l'Herbier de Kew).
Est : Forêt d'Ambatovola, vers 500 mètres (Perrier de la Bâthie, 11 994).
Neophloga linearis var. distachya Jumelle. — Nous ne considérons que comme une variété de l'espèce précédente un petit Palmier de la même région dont les segments foliaires sont encore plus étroits (2 à 3 millimètres) et dont les spadices ne portent que deux épis, ce nombre, d’après M. Perrier de la Bâthie, étant constant.
Ce Palmier, qui pousse en touffes, est à tiges grêles. Les segments foliaires, très nombreux, assez fortement redressés vers le rachis, sont tantôt presque régulièrement, tantôt irréoulièrement distants sur ce rachis. La gaine, très obliquement fendue au sommet, est longue de 5 à 6 centimètres et porte des squamules roussâtres. Le pétiole, très grêle, a 2 à 4 centimètres. Les segments, au nombre de 9 à 12 paires, sont longs de 10 centimètres environ et très finement acuminés. Les terminaux sont semblables aux latéraux, à peine tronqués au sommet.
Les épis, portés sur un pédoncule très grêle de 5 à 6 centimètres, ont de 6 à 9 centimètres de longueur. Les deux spathes,
également très grêles, glabres, sont tubuleuses, ouvertes au sommet : la supérieure dépasse lPinférieure de 4 centimètres environ. Dans les fleurs mâles, dont les boutons sont allongés, obtus au sommet, les pétales sont trois fois plus longs que les sépales.
Est : Sur le Vohitra, à Ambatovola (Perrier de la Bâthie, janvier 1928, 18 399).