‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 62 sur 149 · GONE TR 6, APE · texte numérisé non relu

GONE TR 6, APE

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à très petites cellules avec cuticule nette, sont polvédriques, mais plus régulières et moins allongées que dans le Vonitra Thouarsiana. Les cordons libéro-ligneux sont encore de dimensions très différentes, mais toujours inférieures à celles des cordons du Vonitra Thouarsiana.

Tandis que, chez ce Vonitra Thouarsiana, ces cordons étaient plus larges que longs, ici au contraire, ils sont plus longs que larges. De plus, leur contour n’est plus régulièrement arrondi mais plutôt un peu ovale, l'extrémité la plus étroite étant tournée vers l’épiderme inférieur. Les fibres scléreuses de la gaine sont toujours à parois épaisses, mais avec une cavité nettement plus large que dans l'espèce précédente.

Enfinil n’y a plus, dans la méristèle, un seul faisceau libéroligneux, #ais trois, dont un grand médian et deux petits latéraux. Le Liber du grand faisceau médian est disposé en deux îlots dans le limbe : le liber des petits faisceaux latéraux est à un seul ilot.

Nous aurons à utiliser ces différences très nettes entre les

- deux espèces lorsque nous nous préoccuperons plus loin de

déterminer le piassave commercial.

Plantule. — I’état dans lequel se trouvaient quelques plantules de Vonitra utilis que nous avons eues à notre disposition, ne nous en a pas permis l’étude morphologique, mais nous avons pu faire quelques observations anatomiques du pétiole et du limbe.

La feuille étudiée était à deux segments soudés à la base en forme de V, c’est-à-dire semblables à ceux du Vonitra loucoubensis que nous décrirons plus loin.

Pétiole. — Le pétiole est en forme de gouttière ; sa section transversale est donc arrondie inférieurement et profondément excavée supérieurement, le fond de l’excavation étant nettement anguleux.

Dans le parenchyme, que recouvre un épiderme à cellules

16 AIMÉE DAMIANI

polyédriques assez régulières, il est des méristèles assez nombreuses disposées en arcs de cercle. Chacune est munie d’une gaine péridesmique fibreuse surtout épaissie inférieurement.

Segments foliaires. — Chaque segment ne présente qu’une nervure véritablement saillante supérieurement : la nervure médiane. Les autres nervures ne sont pas proéminentes.

Nous avons examiné la section transversale faite au niveau de la nervure médiane.

Les deux épidermes sont à cellules de section rectangulaire, avec mince cuticule. Le mésophylle est constitué par un parenchyme à grandes cellules polygonales irrégulières. Il est à remarquer surtout que déjà, dans ces feuilles très jeunes, de petits îlots scléreux, tout en étant peu nombreux, sont mélangés à ces cellules, soit surtout sous les épidermes, soit même à une petite distance de ces épidermes.

Dans la nervure médiane, la méristèle est à section irrégulièrement ovale, très arrondie à la base, où deux ou trois assises de cellules la séparent de l’épiderme inférieur, anguleuse au sommet, où elle atteint au contraire l’épiderme supérieur. C’est donc, à cet égard, l’inverse de la disposition que nous avons signalée dans les segments des feuilles adultes; et le fait est d'autant plus intéressant qu'il nous semble bien constant, car nous le retrouverons plus loin dans les plantules de Vonitra loucoubensis. :

La gaine de cette méristèle principale est surtout épaisse aux deux extrémités de la méristèle et plus fortement sclérifiée dans la région libérienne. A l’intérieur, 1l est ic1 un seul faisceau libéro-ligneux avec deux îlots libériens, entourés, comme dans les feuilles adultes, par un tissu scléreux. Et, comme dans les feuilles adultes encore, les vaisseaux sont plongés dans un tissu de cellules arrondies, à cavité très large, mais qui, ici, ne sont encore que légèrement Jignifiées.

Assez différentes de la méristèle de la nervure principale sont les autres très petites méristèles plongées, sans faire saillie, dans le mésophylle ; celles-ci sont à section arrondie,

avec une gaine fibreuse formée de deux à trois assises ; en dehors de cette gaine l’endoderme est bien net.

En somme, la structure générale de ces segments de plantule est déjà un peu celle des segments adultes, surtout du sommet de ces segments. La seule grande différence est dans la disposition de la méristèle principale par rapport aux épidermeés ; par ailleurs, il y a seulement à relever le moins grand nombre d’ilots seléreux dans le mésophylle et la sclérification moindre des diverses régions de la méristèle principale.

39 VONITRA CRINITA

C’est un Palmier du Sambirano, dont le tronc, qui est à rejets, est rarement simple et plus ordinairement deux ou trois fois ramifié à 3 mètres environ au-dessus du sol, puis parfois de nouveau subdivisé plus haut. Ce tronc est annelé, grisâtre, un peu renflé à la base, de 10 mètres au plus de hauteur, avec un diamètre de 35 centimètres environ. Chaque ramification porte à son extrémité 12 à 15 grandes feuilles dressées.

Nous n'avons étudié de cette espèce que les segments fo-

liaires.

Segments foliaires. —Ce sont des segments isolés et rédupliqués, d’abord espacés, puis plus rapprochés, alternes dans la partie inférieure et médiane du lHimbe, plus ou moins opposés vers l’extrémité supérieure. Ces segments ont 60 centi-

. mètres environ de longueur sur 2 à 3 centimètres de largeur

dans la partie médiane.

Ils portent ordinairement sept fortes nervures, avec des nervures intermédiaires plus fines, visibles surtout sur la face inférieure, à laquelle elles donnent un aspect finement strié.

Base du segment (fig. 5). - La nervure principale de cette espèce est beaucoup plus saillante que dans les Vonitra Thouarsiana et utilis.

Epiderme et parenchyme n’offrent, par rapport à ces deux

autres espèces, aucun caractère bien particulier. Les faisceaux scléreux sous-épidermiques sont toutefois encore plus nombreux et plus rapprochés que dans le Vonitra utilis.

La méristèle a une forme très spéciale. Elle est, en section

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F1c. 5. — Section transversale d’une feuille de Vonttra crinita. (Mêmes abréviations que fig. 1.)

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