À OPA ENT AT TEE TEA PEER ER PTE PEN CRÉENT IP
transversale, vaguement piriforme, avec partie rétrécie tournée vers la face supérieure.
Le sommet est encore séparé de l’épiderme par plusieurs … assises de parenchyme, tandis que la base, très arrondie, est contiguë à l’épiderme inférieur sur une bien plus grande longueur que dans les deux précédentes espèces. La gaine scléreuse a à peu près la même épaisseur que dans le Vonitra utilis, mais, ses fibres étant plus grosses, elle n’est guère composée latéralement que de trois à quatre assises, alors qu'il y en a souvent quelques-unes de plus dans le Vonitra =
D et RON rie
LA Le
utilis. Le nombre de ces assises n’augmente qu'aux deux extrémités de la méristèle.
Les faisceaux intérieurs sont nombreux, car il peut y en avoir environ une dizaine ; quatre ou cinq sont disposés en file, le plus grand étant toujours l’inférieur ; les autres sont latéraux. Le grand faisceau inférieur est à deux îlots libériens, mais, au-dessus et au voisinage immédiat de la gaine scléreuse, sont en outre sept ou huit îlots exclusivement libériens entourés et séparés par du sclérenchyme.
Les vaisseaux des autres faisceaux sont, comme à l’ordinaire, plongés dans du parenchyme ligneux à large cavité cellulaire.
En ce qui concerne le limbe, de part et d’autre de la nervure, il n’y aurait guère qu’à répéter ce que nous avons dit pour les deux autres espèces, sauf que les faisceaux scléreux sous-épidermiques sont plus nombreux; les petites méristèles sont encore à contours plus ou moins arrondis.
Sommet du segment. —La structure est à peu près la même que celle de la base. La méristèle de la nervure principale renferme déjà plusieurs faisceaux libéro-ligneux.
40 VONITRA LOUCOUBENSIS
C’est un Palmier de Nossi-Bé dont le tronc semble rester simple. M. Perrier de la Bâthie dit avoir vu à Lokobé de petits Vonitra ramifiés, et qui appartenaient peut-être à cette espèce, mais il n’a jamais observé de Vonitra loucoutensis adulte dont le tronc fût rameux. Ce tronc, qui a 8 mètres à 10 mètres de hauteur, dépasse rarement 15 centimètres de diamètre ; 1l est grisâtre, annelé dans le haut.
Segments foliaires. —— Les seoments ont de cinq à sept fortes nervures ; ils ont de 60 à 72 centimètres de longueur sur 4 centimètres de largeur.
+. L4 L “ uen Lldéés 62 pomietre dé 2 46h … ;
AIMEE DAMIANI
‘au m
t que dans toutes
ème.grossissemen
sale
er ’unse
— Section transv
gment foliaire de Vonitra loucoubensis (mêmes
les autres figures
abréviations que fig. 1
‘«., is
Base de segment (fig. 6). — La nervure principale de cette
. espèce est remarquable par son épaisseur et la forte saillie
qu’elle fait surtout à la partie supérieure de la feuille. Cette
saillie de la face supérieure est de section presque rectangu-
laire, avec toutefois un assez fort bombement du sommet, tandis que celle de la face inférieure est triangulaire.
Sous un épiderme sensiblement analogue à celui des trois autres espèces est un mince parenchyme à cellules polyédriques enveloppant une très forte méristèle dont la forme est exactement celle de la nervure, puisque tout son contour est parallèle au contour de la nervure. Contre l’épiderme, les faisceaux fibreux, composés chacune d’une à trois files de fibres, ou même cinq, sont très nombreux.
La gaine seléreuse péridesmique de la méristèle a à peu près la même épaisseur sur toute son étendue.
Cette gaine comprend de sept à huit assises de fibres. A l'intérieur 1] y a plus de vingt faisceaux libéro-ligneux, encore séparés par le même tissu que précédemment. Les plus gros faisceaux, disposés suivant la ligne médiane, sont encore à 2 îlots hbériens.
Dans la partie saillante de la face inférieure nous retrouvons, au-dessous du plus gros faisceau libéro-ligneux, les mêmes faisceaux exclusivement libériens que dans le Vonitra crinita.
Mais, dans notre dernière espèce, ce groupement de faisceaux libériens est séparé de la pointe de la méristèle par trois faisceaux libéro-ligneux que rous n’avons pas observés dans le Vonitra crinita.
Au niveau du limbe, les cellules du parenchyme périphérique sont beaucoup plus grandes que celles du reste de ce parenchyme. Dans les trois autres espèces nous ne relevons pas d’aussi grandes différences de dimensions vers les cellules du mésophylle du limbe.
Dans ce limbe nous n’avons guère à mentionner, en plus de ce caractère de grandes cellules, que le très grand nombre de faisceaux scléreux sous-épidermiques.
22 AIMÉE DAMIANI
Sommet du segment. — Sa structure n'offre aucun caractère particuher, il y a seulement moins de faisceaux Bbéro” hgneux qu'à la base dans la méristèle.
Si d’ailleurs nous comparons nos quatre espèces, nous remarquons que les différences de structure de leurs segments sont beauceup moins marquées dans leur partie terminale que dans leur région basilaire.
Plantule. — En raison de son état de conservation, nous avons pu étudier complètement la piantule du F onitra loucoubensis.
Elle est à deux feuilles, composées chacune de ia segments soudés à la base sur une longueur de 1 cent. 8, la feuille ayant 12 centimètres 5. Chaque segment est large au plus de 1 em. 2 et est à quatre ou cinq nervures. Les pétioles de ces deux feuilles ont 11 centimètres environ.
Au-dessous de ces deux feuilles sont trois petites gaines de : { à 4 centimètres qui s’emboitent partiellement, enveloppant les bases des deux pétioles.
Toutes ces gaines et les pétioles partent à peu près du même point, puisque la tige est excessivement courte, ne dépassant guère que quelques millimètres de longueur. Cette tige est légèrement renflée à la base.
Racine. __L'assise pilifère a déjà disparu, car la partie périphérique est constituée par deux à trois assises subéreuses sous lesquelles nous trouvons :
19 Une écorce externe, formée de sept à huit assises de ceilules seléreuses à cavité moyenne.
20 Une écorce moyenne, à cellules arrondies non sclérifiées.
30 Une écorce interne, à parenchyme lacureux.
Dans ces trois zones, mais surtout dans la zone moyenne, sont disséminées des cellules scléreuses à fortes parois.
Ces cellules sont généralement isolées dans la zone externe et dans la zone moyenne : elles sont plutôt par petits groupes, qui ne sont d’ailleurs pas très nombreux, dans la zone interne.
NT RUE INRP l ll
Pétiole. — Il est convexe inférieurement, légèrement concave supérieurement. Il est presque entièrement rempli par la méristèle, dont la gaine péridesmique n’est sclérifiée qu’au niveau des faisceaux libéro-ligneux, qui occupent presque tout le pourtour de cette méristèle.
Dans le parenchyme intérieur sont deux autres rangées de faisceaux libéro-ligneux, seulement disposés en arcs largement ouverts vers la face supérieure.
Dans l’arc inférieur il y a un léger sclérenchyme en dehors de la région libérienne. Dans l’arc supérieur, ce sclérenchvme est au contraire appliqué contre le bois.
Segments foliaires. — Ta nervure médiane, en section transversale, est saillante supérieurement, comme dans les segments des feuilles adultes. Sous son épiderme les faisceaux scléreux sont assez nombreux, plutôt plus rapprochés que dansle Vonitra utilis. Sa méristèle, tout comme celle de la plantule du Vonitra utilis, touche à lépiderme par son sommet, tandis que sa base en est séparée par quelques assises de parenchyme. Elle est toujours munie d’une gaine scléreuse, surtout épaisse aux deux extrémités ; à l’intérieur est un seul faisceau libéro-ligneux, avec deux îlots libériens noyés dans un tissu scléreux.
Dans le limbe, en dehors de la nervure principale, les méristèles, petites et avec gaine scléreuse. sont à section circulaire.
Le piassave, ou crin végétal, de Madagascar, se présente dans le commerce à l’état de longs filaments bruns rouge, de 1 mètre à 1 m. 75 de longueur. Nous avons dit que ce piassave peut provenir des languettes oppositipétioles, y compris, bien entendu, les bases des gaines, soit du Vonitra utilis, soit du Vonitra Thouarsiana. Mais, pour mieux préciser, nous avons comparé la structure histologique des filaments que nous avons pu examiner avec celle des méristèles de ces deux espèces de la côte
Est ; nous avons également établi nos comparaisons d’après la longueur des fibres des gaines scléreuses dissociées dans le liquide de Schulze. es 4
Vue au microscope, la section transversale (fig. 7) d’un filament de piassave de Madagascar est plus longue que large, si
ns: \F
Fic.7. — Section transversale d’un filament de piassave-äe Madagascar. | Î. L. b. m., faisceau libéro-ligneux médian ; f. L. b. L., faisceau libéroligneux latéral.
on oriente cette section de telle façon que la région libérienne du plus gros faisceau soit vue en dessous de la région ligneuse. À La gaine scléreuse est excessivement épaisse sur tout le contour du filament et elle enveloppe trois faisceaux libéroligneux : un grand faisceau, à deux groupes libériens, presque central et deux petits faisceaux, à un seul groupe libérien, situés latéralement et au-dessus du grand faisceau. | Le nombre de ces faisceaux est donc bien celui qu'aindiqué Sadebeck, qui rapproche surtout, pour cette raison, le crin végétal de Madagascar du piassave de Para. Re Mais en outre, pour nous, après ce que nous savons maintenant de la structure des languettes des deux Vonitra Thouar=
siana et utilis, ce nombre nous indique déjà que les filaments que nous avons vus, et qui proviennent du Musée colonial de Marseille, appartiendraient plus particulièrement au Vonitra ütilis, puisque nous avons signalé plusieurs faisceaux libéroligneux dans les cordons des languettes de cette espèce et un seulement dans les cordons des languettes du Vonitra Thouarstand.
‘ Un second caractère vient confirmer cette identification. Les cavités des fibres de la gaine scléreuse sont nettement plus grandes dans le Vonitra utilis que dans le Vonitra Thouarsiana ; or, les cavités des fibres du piassave commercial sont relativement larges et correspondent bien à celles des fibres de ce Vonitra utulis.
Enfin nous allons considérer maintenant un nouveau caractère que nous avons négligé jusqu’à présent : la longueur des fibres isolées des gaines scléreuses de nos Vonitra que nous comparerons à la longueur des fibres du piassave.
Nous avons dit que nous avons dissocié ces fibres par le liquide de Schulze. Les nombres que nous donnons représen- . tent respectivement les moyennes de toutes les mesures relevées pour chaque espèce et pour le produit commercial.
Nous avons trouvé ainsi :
Pour le Vonitra utilus : 1116 millièmes de mm. 5148.
Pour le Vontra Thouarsiana, 1 050 millièmes de mm. 9785.
Pour le Vonitra crinita : 604 millièmes de mm. 6055.
Pour le piassava du commerce : 4 098 millièmes de mm.,0650
Ces nombres établissent bien, tout de suite, s’il en était nécessaire, que le Vonitra crinita n’est pas le producteur du piassave que nous avons examiné. Considérés seuls, ils se- . raient peut-être, d'autre part, insuffisants pour nous permettre d'affirmer à laquelle des deux espèces, Voritra utilis et Vonitra Thouarsiana, ce piassave appartient, car pour ces deux Vonitra et pour le produit commercial ces nombres sont assez voisins. Cependant on doit remarquer que la différence entre les longueurs des fibres du piassave commercial et de celles du Vonitra utilis (18 millièmes de mm. 4518) est nettement moindre
26 “AIMÉE DAMIANI
qu'entre les longueurs de ces mêmes fibres de piassave et celles du Vonitra Thouarsiana (47 millièmes de mm. 0845).
C’est donc un troisième caractère qui concorde avec les deux précédents ; et, tout au moins, pour les divers échantillons de piassave que nous avons vus au Musée colomal de Marseille, il n’y à pas de doute que ces filaments ont été donnés par les languettes du Vonitra utilrs.
Résumé.
De l’ensemble des faits que nous venons d’exposer il résulte que la seule structure anatomique des feuilles peut permettre de bien séparer les quatre espèces de Voritra actuellement connues. ;
Dans ces quatre espèces, dont les segments foliaires ont un limbe à parenchyme homogène, à cellules polyédriques plus ou moins grandes, mais toujours sans lacunes, on trouve sous les deux épidermes, supérieur et inférieur, soit des files isolées de fibres sclérifiées, soit des faisceaux scléreux, composés chacun de deux à quatre ou cinq de ces mêmes files ; mais ces files ou ces faisceaux fibreux sont de plus en plus nombreux, et de plus en plus rapprochés dans le Voritra Thouarsiana, le Vonitra utilis, le Vonitra crinita et le Vonitra loucoubensis.
Dans chaque grosse nervure des segments foliaires des quatre espèces, les méristèles sont en contact par leur base avec lépiderme inférieur, toujours séparées au contraire, au sommet, par quelques assises de parenchyme de l’épiderme supéleur. Mais, en section transversale, ces méristèles sont :
Assez régulièrement et largement ovales dans le Voritra Thouarsiana ;
Plus régulièrement et, en tout cas, plus étroitement ovales, et à sommet plus étroit et à base moins arrondie, dans le Vonitra utiles ;
Plutôt piriformes, avec un large contact contre l’épiderme inférieur, dans le Vonitra crinita ;
Très allongées, avec des bords latéraux presque parallèles,
un sommet convexe et une base anguleuse, dans le Voritra loucoubensis.
Dans chacune de ces méristèles, la gaine enveloppe, dans les segments que nous avons étudiés, au moins cinq faisceaux libéro-ligneux dans le Vonura Thouarsiana, trois faisceaux dans le Vonitra utilis, une dizaine dans le Vonitra crinita, une vingtaine au moins dans le Voritra loucoubensis.
Dans les deux dernières espèces, Vonitra crinita et Vonitra loucoubensis, nous avons observé, dans les parties inférieures des méristèles, la présence d’un groupement de faisceaux exclusivement libériens, qui semblent manquer dans les deux autres espèces. Ces faisceaux, dans le Vonitra loucoubensis, sont séparés de la pointe de la méristèle par quelques petits faisceaux lbéro-higneux qui fort défaut dans le Vonitra crinita.
Remarquons que, dansles plantules, que nous avons étudiées, du Vonitra utilis et du Vonitra loucoubensis, où les feuilles ne sont encore qu'à deux segments. les méristèles des plus grosses nervures sont en contact avec l’épiderme supérieur et, au contraire, distantes de l’épiderme inférieur, alors que c’est Pinverse dans les segments des plantes plus développées.
Nous n’avons pu étudier les languettes oppositipétioles du Vonitra crinita et du Vonitra loucoubensis, mais, dans les deux autres espèces, nous remarquons tout d’abord l'absence constante des faisceaux scléreux sous-épidermiques. Dans le parenchyme, qui est homogène, les cellules sont polyédriques et à peu près aussi larges que longues dans le Vonztra utilis. tandis qu’elles sont plus grandes, et très allongées dans le sens du limbe, dans le Fonitra Thouarsiana.
Les méristèles sont, dans tous les cas, à forte gaine scléreuse, mais les fibres de la gaine du Vonitra utulis se distinguent par leur plus large cavité des fibres à cavité très réduite du Vonitra Thouarsian«.
Au point de vue de la forme, la méristèle du Vorrtra Thouarsiana est plus large que longue, celle du Voritra utilis est plus longue que large.
Enfin, dans les languettes que nous avons pu étudier, 1l n°y
avait, par méristèle, qu’un faisceau libéro-ligneux dans le Vonitra Thouarsiana, tandis qu’il y en avait au moins trois dans le Vonitra utilis. é Entre le Vonitra Thouarsiana et le Vonitra utilis les différences très nettes que nous relevons lorsque nous comparons ainsi leurs méristèles ont ce grand intérêt qu’elles établissent nettement que le piassave du commerce (au moins dans les échantillons que nous avons pu examiner) provient des gaines et des languettes oppositipétioles du Vonitra utilis, puisque ces filaments de piassave, vus en section transversale, se présentent, de même que les méristèles du Vonitra utilis, comme constitués par plusieurs faisceaux libéro-ligneux enveloppés
par un péridesme dont les fibres sont à large cavité ; etla sec-
tion de tout le filament, plus longue que large, est encore bien celle de ces méristèles de Vonitra utilis.
Nous adressons en terminant nos plus vifs remerciements à notre honoré et cher professeur, M. Jumelle, dont nous avons suivi les précieux conseils et qui nous à procuré tous nos matériaux d’étude.
Nous tenons à remercier aussi M. Choux, docteur ès sciences, assistant à la Faculté, qui nous a si souvent obligeamment aidée.