‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 2)Chapitre 95 sur 149 · Riz flottant, en paille, de Hai-duong. — Tonkin · texte numérisé non relu

Riz flottant, en paille, de Hai-duong. — Tonkin

C’est le theo chi des indigènes. Paddy court, ovale et bombé, à balles jaune clair et à grain blanc.

Les riz flottants, cultivés en Cochinchine, au Cambodge, au Tonkin, sont des riz qui, semés avant la montée des eaux sur les bords des cours d’eau ou des lacs qui débordent périodiquement, croissent avec le niveau de l’eau, leur tige pouvant atteindre plusieurs mètres (jusqu’à 6). Le sol a été débarrassé des herbes, qui sont coupées au ras de terre ; quand il est suffisamment imbibé, au début de la saison des pluies, les semences préalablement trempées sont déposées dans des poquets faits à des intervalles d’environ 50 centimètres. Un peu plus tard, la crue submerge le champ ; les indigènes font la moisson, montés dans de légères embarcations ; ils coupent les tiges au niveau de l'eau.

Le grain des riz flottants est souvent un peu plus gros que celui des riz ordinaires, mais ne serait pas aussi parfumé.

Le riz flottant est le [ua song lon de la province deChaudoc, en Cochinchine, le srou propeai va de la province de Preyvang, au Cambodge.

Voir notamment Doceul : Culture du riz flottant dit « lua song lon» dans la province de Chaudoc. (Bulletin Economique de l’Indochine, anc. sér., 42 ; 1901).

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