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ENGLER, Sapotaceæ africanæ, p

Dans le groupe même que nous étudions on a, d'ailleurs, signalé déja des variations ; à supposer enfin qu'il y ait constance, 11 paraïtrait aussi nécessaire d'établir des subdivisions spéciales pour un nombre quelconque de carpelles, diffèrent de 6, que pour ce nombre 6.

Dans la nomenclature des espèces, nous nous bornerons done à indiquer, pour chaque forme, le nombre de carpelles admis d'après les observations antérieures,

Répartiion géographique. — Les Manilkara présentent une sure considérable d'extension, car ils se trouvent à la fois aux Antilles, sur la côte Est de l'Amérique du Sud, dans PAsie méridionale, en Malaisie, en Australie, sur les côtes occidentale et orientale d'Afrique, à Madagascar, ete.

Ce genre correspond donc, au point de vue de la répartiton géographique, à la fois aux Planchonella qui sont indomalais et australiens, et aux Wicropholis et Achras qui sont américains; mais 1l donne, en outre, un groupe africain très important et renfermant des espèces très variées réparties dans presque toute la zone tropicale.

Obs. : Parmi les trois genres de Lucumées qui correspondent aux Manilkara, c'est le genre Achras qui, par son organisaion générale, s'en rapproche le plus: alors, par exemple, que la cicatrice de la graine est allongée d’un pôle à l’autre chez les Planchonella et les Micropholis, elle n’atteint guère que la moitié de la hauteur de la graine chez les Achras comme chez les Manilkara ; les autres caractères concordent d’ailleurs parfaitement: cette remarque permet de supposer, avec quelque vraisemblance, que les Achras et les Manilkara dérivent assez directement d'une souche commune américaine et qu'on: doit, par conséquent, regarder les Manilkara américains comme représentant les types fondamentaux du genre.

1° Section Eumanilkara.

Cette section est caractérisée par des appendices pétalaires bien développés et par des fleurs hermaphrodites.

SAPOTACÉES DU GROUPE DES SIDEROXYLINEES-MIMUSOPEES y

l° Manilkara Kauki. | | Syn. : Mimusops KaukiL.; M. Manilkara G. Don. ; M. dis-

secta Hook. : M. Hookeri À. DC. ; M. Bojeri À. DC.; M. Balata BL. non Gærtn., non Aublet; M. Browniana Benth.: M. Elengi Boj. non L.

Fig. 1. — Corolle étalée de Manilkara Kauki, montrant les étamines et les staminodes, 5 gr.

Noms vern. : Phlé-mut (annamite); Pohon (Javanais).

Exs. : Cochinchine, cultivé à la base du Mont Diai, prov. de Chaudoc [Pierre 3260]; iter javanicum [Zollinger 2887); Java, dans les cultures [Zippel] ; cultivé à Buytenzorg ; Jamaïque | Hart. 1109): Guyane, cultivé | Voisin).

Obs. : Cette espèce présente un ovaire de 6 à 8 loges ; le nombre le plus fréquent parait être de 6; elle se rangerait

donc plutôt parmi les /sogynæ.

2° Manilkara hexandra.

Syn. : Mimusops herandra Roxb.:; M. indica A. DC.

Noms vern. : Cay-viêt ; Cay-gang (annamite).

Exs. : Indes orientales, Malabar, Concan [Coll. Stocks Law., ex. herb. Hook. f. et Thomson |: cultivé au Jard. bot. de Calcutta [3261 H. P.]; [Wallich. 4149 E]; Indore [éch.

transmis par M. Holmes}: Cochinchine!Thorel ; Monts Dinh, près Baria |Pierre 3261): Monts Mu-xoai, Binh-Dinh, prov. Baria | Pierre 3261]: Cho-ben, prov. de Baria | Pierre 3261]; httoral de la prov. de Baria | Pierre 3261 |; Thu-duc, prov. de Saïgon [Pierre 3261]; Tri-Huyen, prov. de Bien-hoa !Pierre 3261}; littoral de l'ile de Phu-quoc [Pierre 3261); Ile Condor

\V \ VI Fig. 2. — Aspect comparatif de la graine de M. Kauki (1-IIT) et de celle

de M. hexandra (IV-VI), 2 gr.

[Harmand 742]; Cambodge, au mont Sruoi [Pierre 3261 |; littoral de la péninsule malaise, à Caulai (Siam) [Pierre

Obs. : Cette espèce est proche de la précédente et a été

souvent confondue avec elle; cependant, les graines sont dans l’une et l’autre bien distinctes ;: celles du M. hexandra sont plus petites et non bosselées vers le haut comme celles du M. Kauki.

3° Manilkara Roxburghiana. Syn. : Mimusops Roxburghiana Wight; M. Conteshiana Pierre mss.

SAPOTACÉES DU GROUPE DES SIDEROXYLINÉES-MIMUSOPÉES 1

Nom vern. : Nakeliquian (tamoul).

Exs. : Indes orientales, Annamallays hills [King |: Pondichéry |Contest-Latour (5553 H. P.)|. |

Obs. : Espèce pleiogyne, dont le nombre habituel des carpelles est de 9.

L'échantillon de Contest-Latour présente certains caractères particuliers qui avaient poussé Pierre à en faire une espèce distincte ; les pétioles y sont plus allongés que dans le type, le fruit y est sphérique et non ovoïde, les pédoncules sont moins nombreux aux axes; en l'absence de fleurs, nous n'avons pas cru devoir maintenir le M. Contestiana qui doit plutôt être regardé comme une variété, à notre avis.

Fig. 3. — Corolle étalée de M; Roxburghiana montrant les étamines et les staminodes, 5 gr.

1° Manilkara littoralis.

Syn. : Mimusops liftoralis Kurz.

Exs. : Tenasserim et Andamans.! Helfer 36131.

Obs. : Cette espèce est extrêmement voisine du M. herandra et possède aussi un ovaire généralement à 9 loges : d'après Kurz, la fleur renfermerait deux fois autant d'étamines et de staminodes qu'il y a de pièces au calice; c’est pour cette raison qu'Engler fit pour cette forme, dans le

Pflanzenfamilien !, un sous-genre spécial qu'il baptisa Pleiog I

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