Adans, Fam. 1Il
SAPOTACÉES DU GROUPE DES SIDEROXYLINÉES-MIMUSOPÉES 7
puisque dans les Symbolæ Anlillanæ!, 11 ne mentionne les Manilkara que sous forme de section du genre Mimusops, bien qu'en y faisant valoir les excellentes raisons qui militent à 4
en faveur de l’autonomie de ce groupe et en souhaitant de le voir restituer comme un véritable genre.
Le genre Manilkara, tel que nous le comprenons, corres-
pond aux Ternariade de Candolle, aux Æumimusops d'Eichler et Miquel, aux Euternaria d'Engler pour la plus grande part ; nous y faisons également rentrer le genre Mahea de Pierre, à titre de section.
Caractères généraux des Manilkara. — Calice à 6 sépales bisériés ; corolle isomère unisériée, à segments dorsaux équivalents aux lobes, le plus souvent entiers ; staminodes ovales, acuminés, le plus ordinairement dentés ou lobés. Étamines épipétales, insérées au même niveau que les staminodes.
Ovaire de 6 à 14 loges ; ovule avec hile placé vers le milieu de la face interne, par conséquent hémitrope ; cicatrice oblongue, souvent linéaire, s'étendant depuis le hile jusqu'au micropyle qui est basilaire. Nervation fortement descendante entre les costules ; dans chaque intervalle de 2 costules consécutives, on compte plusieurs nervures parallèles à celles-c1, très fines.
Obs. : Engler, dans les Sapotacées africaines”, attache une importance peut-être excessive au nombre des loges ovariennes, en classant dans une subdivision (/sogynæ) des Euternaria, les espèces où l'ovaire est isomère avec la corolle et dans une autre section (Pleiogynæ) celles où il est formé de plus de 6 carpelles.
L'étude générale de la famille nous a montré combien sont peu constants les caractères tirés du nombre des pièces florales ; à notre avis, la quantité des échantillons examinés est à l'heure actuelle trop restreinte pour pouvoir affirmer qu'une espèce déterminée présente, d’une manière invariable, 6 car-
pelles.
EUNOIE NV fasc;T;-p.:4162.