Cire de Raphia Ruffia
La cire de raphia, qui donne lieu à quelques exportations, provient de l'épiderme inférieur des segments foliares, dont elle recouvre la surface. Pour l'obtenir, on bat dans une grande toile ces segments desséchés; la poussière cireuse qui se détache est, après tamisage, jetée dans l’eau bouillante, où elle s’agglutine en masse.
C’est une substance un peu grasse au toucher, assez facrlement cassante, et qui, par plusieurs caractères, se rapproche de la cire de Carnauba. Elle a le même point de fusion (entre 83° et 84°) que cette cire. Sa densité est de 0,954. Comme dans la cire de Carnauba et dans la cire d'abeilles, l'acide libre le plus abondant èst l’acide cérotique, et l'acide combiné le plus important est l'acide palmitique. D'après Descudé, si on mélangeait la cire de raphia en certaines proportions avec la cire du Japon, on aurait un produit qui rappellerait à peu près la cire d’abeilles.
(H. Jumelle : Les ressources agricoles el forestières des colonies fran-
çaises. Barlatier, Marseille, 1907. — M. Descudé : Une nouvelle cire végé-
tale. Le Caoutchouc et la Gutta-Percha, mars 1907.)