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SAPOTACÉES DU GROUPE DES SIDEROXYLINÉES-MIMUSOPÉES 143

accentué que les costules, ce qui donne à la feuille un aspect finement strié dans le sens des nervures secondaires (caractère rappelant les Micropholis). La graine présente tous les caractères des semences de Manilkara: la figure # précise mieux ceux-ci qu'une description.

Fig. 4. — Structure de la graine de M. Teysmanni: I, aspect général du fruit,

gr. nat.; IL, graine vue de profil, gr. nat., If, graine coupée en long, montrant l'embryon, 2? gr.; IV, graine coupée transversalement montrant la disposition des cotylédons et de l'albumen, 2 &r.: V, embryon isolé, 2 gr.

VW T° Manilkara dissecta.

Syn. : Mimusops dissecta R. Br.

Exs. : Tonga-Tabu | Forster 77}.

Obs. : Cette espèce se rapproche, à certains égards, d'une espèce américaine, le M. Jaimiqui; elle a, en particulier, comme celle-ci, des appendices pétalaires notablement plus courts que les lobes principaux. Elle se reconnait facilement par ses étamines dont le connectif dépasse les loges en un appendice élargi, par son ovaire velu surmonté d’un long style

exsert,.

8° Manilkara duplicata.

Syn. : Mimusops duplicata Urb. ; M. Pleeana Pierre ; M. globosa Griseb. ? Achras duplicata Sessé et Moc.; Sapota Sideroxylon Bello.

Nom vern. : Zipote, Sapote, Mamequelo (Porto-Rico).

Exs. : Porto-Rico, près Manati | Sintenis 6669 (5550 H. P.)]; près Vega Baja |Stahl 466]: près Penuelas [Sintenis 4765] ; près Rincon, in Bario-Punta [Sintenis 5767]; [Plee 237); (Sintenis 3829); Ile de Vieques (Crabb-Island) |Duchas-

saing |.

Fig. 5. — Corolle étalée de M. duplicala, 5.gr.

Obs. : L'ovaire présente un nombre de loges variant entre 6 et 10. Dans l'échantillon de Duchassaing, les appendices

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pétalaires sont notablement plus courts que les lobes principaux de la corolle, tandis que dans les formes de Porto-Rico il y a sensiblement égalité.

9 Manilkara Sideroxylon.

Syn. : Mimusops Sideroxylon Pierre; Sapota Siderorylon Griseb.; Achras Sapota var. 6. L. : A. Siderozylon Hook.

Nom vern. : Bully, Bullet Tree (Jamaïque).

Exs. : Jamaïque, in Blue Mountains | Harris 5379); March 1887]; [ex. herb. Hook.|.

Obs. : L'ovaire comprend de 6 à 9 loges.

Fig. 6. — Corolle étalée de M. Sideroxzylon, 5 gr.

10° Manilkara Grisebachii.

Syn.: Mimusops Grisebachii Pierre: M. dissecta Griseb., non R. Brown.

Exs. : Cuba, Las Remales, La Grifa ! Wright 2927 (5548 HP AI:

Obs. : Cette espèce se rapproche beaucoup du M. Siderorylon, mais s'en distingue facilement par ses feuilles à faces concolores et par le nombre des loges de l'ovaire qui est le plus souvent de 12.

Parmi les formes du genre Manilkara, ces deux dernières espèces paraissent être les termes les plus proches du type Achras.

Fig. 7. —Ovaire entaillé de M. Sideroxæylon, montrant la disposition des ovules, 5 gr.

11° Manilkara Jaimiqui.

Syn. : Mimusops Jaimiqui GC. Wright,

Nom vern. : Jaimiqui, Sapotillo (Cuba).

Exs. : Cuba, près Chacco de Toro | Wright 2918. Obs. : L’ovaire présente de 7 à 8 loges.

12° Manilkara Wrightiana.

Syn. : Mimusops Wrightiana Pierre ; Sapota Achras Griseb.

Exs. : Cuba [Wright 2917].

Obs. : Espèce très voisine de la précédente et qui pourrait bien n'en être qu'une simple variété; ses feuilles et ses fleurs sont plus grandes, ses staminodes plus nettement dentés, son style est velu jusque vers le milieu et le nombre des carpelles atteint 9 à 10.

13° Manilkara parvifolia.

Syn.: Mimusops parvifolia Radl.; M. dissecta Griseb. (pro parte); M. floridana Engl.; M. bahamensis Pierre; M. depressa Pierre: Sapota Achras, var. depressa À. DC.: Achras

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Zapotilla var. parvifolia Natt.: A. bahamensis J. G. Baker.

Nom vern. : Wild Düilly (île de Key); Wild Sapodilla (Bahamas).

Exs. : Iles Bahamas, Fortune Island |Eggers 3837 (5549 1 ANNE

Obs. : Cette espèce se distingue bien par ses nervures secondaires qui confluent assez loin de la marge, par le groupement sub-ombellé de ses fleurs, par le développement du tube de la corolle.

L'ovaire est généralement à 6 loges.

Fig. 8. — Corolle étalée de M. parvifolia, 5 gr.

14° Manilkara Riedleana.

Syn. : Mimusops Riedleana Pierre; ? M. dissecta Griseb. ; M. martinicensis Pierre mss.

Nom vern. : Sapotillier marron, Sapotillier noir, bois noir (Guadeloupe); Balata (Martinique).

Exs. : Guadeloupe, morne de Houelmont, morne Hirondelle {Duss}; Martinique | Duss 252}, Hahn 1365}.

Obs. : Cette espèce est voisine du M. Balala, que nous relatons ci-après, mais elle s'en distingue par ses feuilles presque toujours émarginées, des pédicelles moins nombreux à l’aisselle des feuilles, un fruit plus allongé.

Annales du Musée colonial de Marseille. — 3° série, 3° vol. 1915. 2

Fig. 9. — Corolle de M. Riedleana vue de l'extérieur: les appendices pétalaires ont été rabattus de manière à montrer les staminodes, 5 gr.

15° Manilkara nitida.

Syn. : Mimusops nitida Urb.; M. Riedleana Pierre (pro parte); Achras nitida Sessé et Moc.; Sapota Siderorylon Bello.

Nom vern. : Ausubo, Acana (Porto-Rico).

Fig. 10. — T, Corolle de M. nitida vue de l'extérieur, les appendices pétalaires ont été rabattus de manière à montrer les staminodes, 5 gr.; II, ovaire,

Das

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Exs. : Porto-Rico, près Bayamon fSintenis 971]; près Manati |Sintenis 6753]: près Yabucoa |Sintenis 5174, 5308 |: sierra de Luquillo, dans les forêts du Mont Jimenes [Sintenis 1422]; [Stahl 715]; | Riedlé (in herb. de Juss. 7260)|.

Obs. : Cette espèce se rapproche aussi berucoup du M. Balala. Elle s'en distingue par ses feuilles velues et rougeàtres dans le jeune âge; par ses appendices pétalaires le plus souvent entiers; d'autre part, elle diffère du M. Riedleana par ses feuilles plus grandes, ses sépales adultes non gibbeux et son fruit plus petit. L'ovaire est formé assez constamment de six carpelles.

16° Manilkara Balata.

Syn. : Mimusops Balata Pierre; M. bidentata À. DC.; M. Balata Miq. (pro parte); M. Pierreana Bal.:;°? M. globosa Gærtn. f.; Achras Balata Aublet: Sapota Mülleri BI.

Noms vern. : Bolletrie (Surinam); Balala rouge (Guyane française). :

Exs. : Guyane française |Richard, ex herb. Delessert|; Cayenne [de Montjoly n° 1!.

Obs. : Cette espèce a été divisée par Pierre en un certain nombre de variétés, dont les unes ont été publiées dans le Bulletin de la Société Linnéenne de Paris, les autres dans les Symbolæ Antillanæ d'Urban. Ces variétés ne nous paraissent pas également légitimes ; en effet, les caractères tirés de la forme des feuilles, de la subdivision des appendices pétalaires, de la forme des staminodes, sur lesquels elles sont basées, présentent un haut degré de variabilité et ne peuvent souvent permettre une attribution bien certaine d’une forme donnée à l’une des variétés de Pierre. |

Pour pouvoir diseuter ces variétés, 1l faudrait disposer de nombreux échantillons bien complets, portant des fleurs adultes, des fruits et des graines, ce qui n’a pas été notre cas: certaines variétés n'ont pu être examinées par nous que sur un seul échantillon, en mauvais état; aussi nous borneronsnous à donner ici une liste des variétés, en indiquant d'après

leur auteur leurs caractères particuliers ainsi que Îles eXSsIC-

cata qui peuvent y être rapportés. Ajoutons enfin qu'Engler considère plutôt les variétés Siebert et Melinonis comme des espèces distinctes el que cette manière de voir est partagée

par Urban en ce qui concerne la première.

Var. a : Cruegeri Pierre.

Syn. : Mimusops globosa Griseb.:? M. Balata Crueger mss.

Caractères : Rameaux épais avec lenticelles grisâtres; feuilles obovales-oblongues, obtuses ou arrondies, coriaces, glabres, concolores; plus de 10 pédicelles par groupe, un peu plus courts que le pétiole: sépales intérieurs, membraneux, ciliés; appendices pétalaires 2-3 partits, plus longs que les lobes principaux; staminodes, vers leur milieu brusquement lancéolés, subulés; ovaire lancéolé à 6-9 loges.

Exs. : Trinidad |Crueger 158 |.

Var. b: Schomburgkü Pierre.

Caractères : Feuilles oblongues, atténuées ou en coin à la base, arrondies à l'extrémité ou brièvement acuminées, glabres ou à peine pubescentes; plus de 10 fleurs par groupe, longuement pédicellées, pédicelles à peu près égaux au pétiole; appendices pétalaires entiers ou rarement 1-3 fides: ovaire avec 6-10 loges.

Exs. : Guyane française [Melinon 14]; | Aublet|:

Guyane anglaise, près du fleuve Barama [Schomburgk 1509; monts Canuku |Schomburgk 1238 |; Roraima |Schomburgk 780 |; Barbades |Schomburgk}|; in New Castle |Eggers 1260 |.

Var. c: Sieberi Pierre.

Syn. : Mimusops Sieberi A. DC.; M. dissecta Griseb. (pro parte); Achras mammosa Sieb, non L.

Caractères : Rameaux légèrement pubescents, ainsi que la face inférieure des feuilles de teinte grisâtre; feuilles obovales émarginées, plus courtes que dans l'espèce précédente; fleurs axillaires par groupes de 6-8 : appendices pétalaires bifides ou bipartits; ovaire avec 6 à 8 loges.

Exs. : Trinidad [Sieber 33].

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Var. d : Hartü Pierre.

Caractères : Feuilles obovales acuminées, à apiculum souvent abrégé, en coin à la base, à limbe légèrement coriace, brillantes en dessus: pédicelles groupés par 6, plus courts ou plus longs que le pétiole; sépales obtusément acuminés; -appendices pétalaires, le plus souvent bifides: staminodes oblongs lancéolés, entiers; ovaire le plus souvent à 6 loges.

Exs. : Trinidad Hart 4784, 5378 |.

Var. e : domingensis Pierre.

Caractères : Feuilles elliptiques, arrondies aux deux extrémités ou obtuses à la base, presque glabres: fleurs axillaires en groupes de 6 à 8, réfléchies; appendices pétalaires rarement entiers, souvent 2-3 partits ou fides ; anthères émarginées à l'extrémité: staminodes 1-3 fides ; ovaire 6-loculaire.

Exs. : Saint-Domingue |Herb. Ventenat |.

Var. f: Gutta Pierre.

Caractères : Feuilles oblongues, obtuses à la base, légèrement acuminées à l'extrémité, pubérulentes en dessous ou glabres; appendices pétalaires 2-3 fides ou partits; staminodes bifides; ovaire à 8-10 loges.

Exs. : Guyane française | Mélinon 37|.

Var. g : Melinonis Pierre.

Caractères : Rameaux épais à lenticelles rougeätres ou blanches: feuilles larges, oblongues ou obovales, brièvement acuminées, arrondies ou émarginées, glabres: fleurs brièvement pédicellées; appendices pétalaires 2-3 partits ou fides denticulés ou en partie entiers.

Exs. : Guyane française | Mélinon 1841}.

Les caractères les plus simples permettant de reconnaitre ces variétés sont groupées dans le tableau suivant :

22 M. DUBARD Appendices pélalaires le plus souvent entiers. .... V. Schomburgkü. Feuilles elliptiques arrondies aux extrémités. Ovaire 6-loc. V. domingensis. { émarginées.Ov.6-

Feuilles \ S'IOCSerRnERe V. Sieheri.

obovales | acuminées. Ov. 6, loc ses Va Hart:

Appendices péla- J ë .

Slaminodes bifi-

laires plus ou des. Ov. 8-10

moins profon-

AL LOC RU RSEEN V. Gulla.

dément divi- +14 ; ; 2e Feuilles Slaminodes brus- | oblongues } quement lanou obovales- céolés-subulés.

oblongues Ov. 6-9:loc,>.. Vi "Cruegere

Staminodes étalés | et denticulés au sommel ne. 4 V. Melinonis.

17 Manilkara surinamensis.

Syn. : Mimusops surinamensis Miq.

Nom vern. : Balata rouge.

Exs. : Guyane, à Karouany [Sagot 836]; près du fleuve Casiquari |Spruce 3351); Surinam |Coll. du D" Hostmann 139a |.

Obs. : Cette espèce ne parait différer que fort peu de la précédente et pourrait vraisemblablement y être rattachée comme variété, s'il était possible de la discuter sur des documents plus complets.

18° Manilkara floribunda. |

Syn.: Mimusops floribunda Mart.:;: M. Glaziowii Raunk.

Nom. vern.: Wassaranduba do Taboleiro (Brésil).

ëxs. : Brésil, Rio de Janeiro [Glaziou 11158]; Cabo Trio [Herb. Mart. n° 27 ,;.| Sellow 572].

Obs. : Ovaire assez régulièrement à 6 loges.

19° Manilkara longifolia.

Syn. : Mimusops longifolia A. DC.

Exs. : Brésil, Iheos, prov. de Bahia [herb. Mart. |.

20° Manilkara subsericea.

Syn. : Mimusops subsericea Mart.

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Nom vern.: Massaranduba (Brésil).

Exs. : Brésil, Rio de Janeiro {Glaziou 12071 |; |Gaudichaud 197]; [Weddell 114]; [Galeotti, ex herb. Mart.}; [Richard |; sans désignation de localité [Glaziou 18357, 18357a, 1547); [Sellow 108, 391, 603); [herb. Mart. 487/; | Clausen 8 |.

Obs. : Ovaire généralement à 6 loges.

21° Manilkara costata.

Syn. : Mimusops costata Pierre mss.

Exs. : Madagascar | Chapelier, éch. comprenant seulement

feuilles et fruit |; | Richard, in herb. Franqueville (5944 FH, P.)1.

22° Manilkara cuneifolia.

Syn. : Mimusops cuneifolia Bak.:; M. angolensis Engl.

Exs. : [ter angolense | Welwitsch 4836]; Mayomba |Dybowski 30}. … Obs. : Cette espèce est voisine du M. subsericea du Brésil et du M. lacera d'Afrique. Engler range le W. cuneifolia dans les Pleiogynæ, le M. angolensis dans les Zsogynæ ; c'est d’ailleurs à peu près la seule différence qui résulte de ses descriptions: en comparant les échantillons ci-dessus mentionnés, j observe que le nombre des loges doit varier au moins de 6 à 9, ce qui n’est pas surprenant d'après ce que nous avons vu dans beaucoup des formes précédentes. [n'y a nul doute à ce quil faille fusionner ces deux espèces et nous trouvons ainsi un nouvel argument contre la distinction illusoire en isogynes el pleiogynes.

Je rapporte également, d'une manière provisoire à cette espèce un échantillon du Congo, recueilli par Mgr Carrie, sous le n°102, et baptisé par Pierre Mimusops qabonensis. L'échantillon est dépourvu de fleurs; les feuilles rappellent beaucoup celles du M. cuneifolia, mais avec quelques différences : péliole plus épais, limbe plus développé, terminé par un acumen court et arrondi, Jamais émarginé. Ces différences, en somme peu accentuées, peuvent fort bien tenir à l’âge plus jeune du rameau mis en herbier; d’ailleurs l’échantillon de Dybowski présente aussi des formes de feuilles assez

analogues.

23° Manilkara lacera.

Syn. : Mimusops lacera Bak.

Nom vern. : M'Bimo (Gabon).

Exs. : Nun River :Mann 489, 14270}; Gabon, région de Libreville [Jolly 991: [Klaine 26]; [Chalot 16/; région du

Te ae UN (Bar Niger près de Nupe |Barter|.

Obs. : Espèce très nettement pleiogyne.

24° Manilkara multinervis.

Syn.: Minusops multinervis Bak.:; ? M. densiflora Bak.

Exs. : Région du Niger, près Nupe | Barter in Baikie's Nig. expéd. 1123: Dahomey, près Badagba, le long du fleuve Zou [E. Poisson 104, 144}.

Fig. 12. — M. Mullinervis, var. Poissoni, Corolle étalée et'ovaire, 5 gr.

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Obs. : Ovaire ne comptant pas moins de 1# à 15 loges : nous indiquons iei le M. densiflora Bak. comme synonyme, mais avec doute, car nous n'avons pas vu celte espèce: c'est la manière de voir d'Engler, dans les Sapotacées africaines : mais, d'après Baker, les feuilles du M. densiflora seraient également vertes sur les deux faces et d'autre part celles du M. mullinervis ne peuvent pas être considérées comme con-

colores.

Var. : Poissont. + Syn. + Manilkara Poissont Pierre mss.

Exs. : Dahomey, dans la forêt Zomou, près de Zaguanado [E. Poisson 96 |; à Dogba, bords de l'Ouémé [Le Testu 2171.

Obs. : Les feuilles sont moins coriaces que chez le {ype, de teinte plus claire en dessous, plus foncée en dessus: les staminodes sont moins profondément subdivisés, l'ovaire parait présenter moins de loges.

25° Manilkara Schweinfurthü.

Syn. : Mimusops Schweinfurthü Engl.

Exs. : Djurland à Seriba Ghattas, [Schweinfurth 1378; Addaï, pays des Bongo, [Schweinfurth 1529 |.

Obs. : Espèce très voisine de la précédente, à ovare nettement pleiomère.

Var. : Chevalieri.

Syn. : Mimusops Chevalieri Pierre; Manilkara Maclaudi Pierre mss.

Nom vern. : Jensa (Gouin).

Exs. : Soudan, Kouroussa |Chevalier!|: Dassoulami, cercle de Bobo-Dioulasso | Vuillet 518}: Manambougou entre Koulikoro et Bammako !Vuillet 452]: Guinée à Dindiena et à Sineia, dans la région de Kouroussa | Pobéguin 193): !D° Maclaud |.

Obs. : Cette forme tient à peu près le milieu entre les deux espèces précédentes qu'il serait peut-être légitime de réunir: elle diffère du M. Schweinfurthii type par ses feuilles un peu plus étroites, moins pubescentes, caractère assez net au lou-

cher, ses fleurs un peu plus petites, ses staininodes plus larges, souvent trilobés (au lieu de 1-2 lobés); ces différences sont d'ailleurs très minimes et ne peuvent justifier une espèce

autonome.

26° Manilkara Mochisia.

Syn. : Mimusops Mochisia Baker.

Exs. : Zanzibar | Boivin |: Zambèze, Liwingstone’s Zambezi Expédition | Kirk |.

27° Manilkara sulcata.

Syn.: Mimusops sulcala Engl.

ëxs. : Mombaza, côte orientale d'Afrique | Boivin |.

Var. : Sacleurtii Pierre.

Nom vern. : Mzinzi (Zanzibar).

Exs. : Zanzibar à Mondera | P. Sacleur 993].

Caractères : Diffère du tvpe par ses feuilles plus petites, ses sépales plus obtus, plus elliptiques, sa corolle à lobes plus courts, ses staminodes entiers et non 1-3 lobés, son style moins long.

Obs. : L'ovaire semble régulièrement du type isogyne dans l'espèce et la variété.

28° Manilkara Welwitschii.

Svn.: Mimusops Welwitschii Engl.

Exs. : Iter angolense, Queta | Welwitsch 481%}. Obs. : Dans cette espèce, l'ovaire est à 12 loges.

29° Manilkara zanzibarensis.

Syn.: Mimusops zanzibarensis Engl.

Exs. : Zanzibar (Boivin); [P. Sacleux 443].

Obs. : Dans cette espèce l'ovaire est à 9-12 loges.

30° Manilkara remotifolia Pierre.

Exs. : Dahomey à Baseila [E. Poisson 95}.

31° Manilkara argentea Pierre.

Syn.: Manilkara dahomeyensis Pierre.

E. Poisson 145]; Niger

Exs. : Dahomey Barter|.

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32° Manilkara Pobeguini Pierre.

Nom vern. : Xo-acé (Guinée).

Exs. : Guinée française, Sankaran [Pobéguin 843.

20 Section Mahea.

Le genre Mahea, que nous ramenons au rang de section, fut créé par Pierre !, qui le caractérise de la manière suivante :

La fleur possède 6 sépales disposés en deux séries et une corolle partagée en 6 lobes, plus longs que le tube et à peu près égaux aux sépales. Au dos et à l'extrême base de chacun des lobes, on voit quelquefois une sorte de glande ou point placé de chaque côté des lobes, mais si peu apparent que, sans un examen attentif, on peut en nier existence. Ces points indiquent vraisemblablement l'initiale des divisions externes des pétales, caractéristiques des Mimusopées, ici à peine indi- quées, mais qui le sont un peu plus dans les Vorthea et les Semicipium. N'ayant analvsé qu'une fleur, il se peut que ces divisions externes des lobes de la corolle soient plus apparentes dans d’autres fleurs. Entre chaque lobe de la corolle, il y à un staminode subulé ou terminé par une petite anthère difforme. En face de chaque pétale et toujours au sommet du tube, 1l y à une autre rangée des mêmes staminodes que nous venons de décrire, avec cette différence que l'extrémité de chaque filet porte une anthère stérile un peu plus grosse. Les deux séries, situées à peu près sur le même plan, sont à peu près aussi de même longueur, la série épipétale étant un peu plus longue à cause du volume de l’anthère avortée. L'ovaire, sphérique et velu, contient sir loges, accentuées au dehors: le style glabre est deux fois plus long que l'ovaire et un peu plus long que la corolle. L'ovule dans chaque loge est attaché au sommet de l'axe; le fruit est inconnu: les feuilles sont celles des Manilkara, particulièrement en ce qui concerne la nervaion.

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