In Journ. of Bot., XVI
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étamines fertiles épipétales et 6 staminodes alternes, organisation typique des Manilkara ; la section Wahea est donc caractérisée uniquement par ses fleurs diclines ou polygames. Chez les Muriea, au contraire, nous avons bien un androcée à 2 cycles staminaux fertiles; c'est là une organisation bien distincte de celle des Manilkara et nous devons ajouter d’autant plus d'importance à ce caractère que c'est sur la fertilité ou la stérilité, la présence ou l'absence de certains cycles de -l’androcée que sont constamment basées les grandes subdivisions de la famille.
1° Muriea albescens Hartog.
Syn. : Mimusops albescens Hartog; Bassia albescens Griseb.: Labourdonnaisia albescens Benth ; Eichleria albescens Hartog ; Sapota Acana Morales ; S. Marta Morales.
Exs. : Cuba occidental, près Retiro | Wright 2919).
Obs.: Dans cette espèce les deux cycles staminaux sont insérés au même niveau et l'ovaire présente 9-10 loges.
2° Muriea discolor Hartog.
Syn.: Mimusops discolor Sond.: Æichleria discolor Hartog ; Labourdonnaisia discolor Sond.: L. sericea Benth. et Hook.
Nom vern. : Umpumbulu (Natal).
Exs. : Inanda, Natal !: Wood 13549!.
Obs. : Les étamines du cycle alternipétale ont une tendance à s'insérer plus bas que celles du cycle épipétale. L'ovaire est formé de 6 carpelles.
Une deuxième série de genres comprendra ceux chez lesquels les cotylédons sont épais et charnus et renferment la plus grande partie ou toutes les réserves de la graine ; l'albumen est mince ou manque d'une manière complète ; mais la caudicule de l'embryon y est assez proéminente.
Fig. 13. — I, corolle étalée de Murieà discolor ; IT, IIT, ovaire en perspective et en coupe; IV, position de T'ovule par rapport au placenta, 5 gr.
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Lecomtedoxa Pierre mss.
Ce genre a été créé par L. Pierre pour une espèce du Gabon, mais il n'en a point publié la diagnose. Engler l’a rattaché comme sous-genre aux Mimusops au même titre que les Ternaria et les Quaternaria 1.
Fig. 14. — Lecomtedoxæa Klaineana. Graine, I, vue de côté: II, vue par la face ventrale: IT[, albumen: IV, embryon vu de côté: V, embryon en perspective: gr. nat
Ce groupe peut être caractérisé de la manière suivante leurs du type # ou du type 5 ; appendices de la corolle tou- Jours entiers, sensiblement égaux aux lobes principaux : androcée formé d'étamines épipétales alternant avec autant de
{. Engler, in Pflanzenfamilien, Nachträge 1900, p. 289, el Sapolaceæ
africanæ, p. 55,
staminodes, Pistilisomère : ovules complètement atropes. Baïe obovoïde, allongée, fortement atténuée à la base, à péricarpe mince, uniséminée ; graine oblongue, avec longue cicatrice, s'étendant d'un bout à l’autre du côté ventral. Albumen mince. Embryon avec cotylédons épais, plan-convexes, à caudicule saillante, courbée. Feuilles portant de fines costules, avec nervation intermédiaire fortement descendante, comme chez les Manulkara.
De telle sorte que le genre Lecomtedora correspond à un type dégradé de Mimusopées, où le nombre des pièces du calice et de la corolle s'abaisse à 5 et même à 4; en particulier, le calice, au lieu d'être formé de deux verticilles trimères, n’est plus constitué que par une seule série de pièces à disposition imbriquée.
1° Lecomtedoxa Klaineana Pierre.
Syn.: Wimusops Klaineana Pierre.
Nom vern. : Ouquembé (Gabon).
Exs. : Gabon au cap Estirias | Klaine 408, 507 (5382 H. P.)|
2° Lecomtedoxa Ogouensis.
Syn.: Mimusops Ogouensis Pierre.
Exs. : Gabon (Ogoué), à Samkita | Thollon 146}.
3° Lecomtedoxa Vazii.
Syn. : Mimusops Vazi Pierre mss.
Nom vern.: Noumaqou.
Exs.: Gabon, Fernan-Vaz | Klaine 5.
Obs. : Cet échantillon ne porte que des feuilles ; celles-ci sont à pétiole assez allongé, à limbe obové, arrondi ou obtus à l'extrémité, atténué en coin à la base, sinueux sur les bords. Les costules sont très nombreuses, peu distinctes reliées par des arcs vasculaires très rapprochés de la marge, avec nervation intermédiaire descendante.
Dim. moyennes : Pétiole 20 mm., limbe 8 c. X4 c.
Les feuilles sont groupées à l'extrémité des rameaux, qui sont noueux et recouverts d'un liège épais et grisâtre.
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Dumoria À. Chev. !.
Dans l’'herbier de L. Pierre conservé au Muséum, se trouvait une Sapotacée de la Côte d'Ivoire, désignée sous le nom indigène de Makerou et étiquetée Tieghemella ? Heckeliana : la plante n'était représentée que par quelques graines. Au cours de sa mission forestière à la Côte d'Ivoire, A. Chevalier put étudier complètement l'essence correspondante, la décrire et fut conduit à en faire le type d’un genre nouveau. Cette plante a été rapprochée d'une façon beaucoup trop étroite des Baillonella ; elle présente des caractères extrèmement distincts, qui justifient pleinement son autonomie générique ; ses affinités seraient beaucoup plutôt du côté des Lecomtedora, quoiqu'elle en diffère par le type floral.
Les caractères les plus saillants de Dumoria sont les suivants :
Feuilles non stipulées, à costules très fines, presque parallèles, distantes de 5 à 7 mm., au nombre de 15-à 20 paires, avec une nervure parallèle, intercalée entre deux costules consécutives, en un mot nervation ordinaire de Manilkara.
Fleurs du type # correspondant à la formule :
LSLXS LIS(2A,-EP}+ 8:.:9+8E]+80C
Le calice est cadue après la floraison ; il se déchire en laissant une cicatrice circulaire et la base seule du tube calicinal persiste en formant une sorte de réceptacle au-dessous du jeune ovaire ; c’est là, d’après Chevalier, un caractère diltérentiel par rapport à toutes les Sapotacées africaines connues et c'est sur lui principalement que cet auteur fonde la légitimité de son genre Dumoria.
La corolle présente un tube égalant les lobes et ceux-ci sont
flanqués dorsalement chacun de deux segments stipulaires Ap.
1. À. Cuevazier, Sur un genre nouveau de Sapotacées de l'Afrique occtdentale, à graines fournissant une matière grasse comestible. Comptes rendus Acad, Sce., 22 juillet 1907.
Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 3° vol, 1915. 3
L'androcée se compose de 8 staminodes triangulaires, épais et de 8 élamines fertiles épipétales.
L'ovaire est à 8 loges : la graine présente un tégument externe ligneux très épais, portant une très large cicatrice qui s'étend sur toute la longueur de sa face ventrale ; elle est dépourvue d'albumen et renferme un embryon à cotylédons
épais, charnus, dépassés par une caudicule de 5 à 6 mm.
Fig. 15. — Graine de Dumoria, 1, vue par sa face ventrale: IL, de profil : ITT., embryon isolé : gr. nat.
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Alors que les caractères foliaires rapprochent les Dumoria de toutes les autres Mimusopées, ils l'éloignent au contraire des Baillonella. Les caractères particuliers du calice, l’organisation tétramère de la fleur, la structure de la graine en font un genre bien distinct se rat{achant d'une manière évidente aux Manilkarées.
Dumoria Heckeli A. Chev.
Nom vern. : Dumori (agni) : Mako, Makoré, Makerou (appollonien), Mhabu (attié); Butusu (néouolé) ; Garesu (bété).
Répartition géographique : Côte d'Ivoire, Gold Coast, République de Libéria ; vit dans la grande forèt vierge, toujours en individus dispersés.
Exs. : Côte d'Ivoire, Grand Bassam; serait très abondant à Assinie | Comm. Heckel (6024 H. P.)|; [Lecomte|.
Baïllonella Pierre !.
Ce genre fut créé par Pierre pour une graine du Gabon, désignée sous le nom de Noumgou et dont les cotylédons conüennent une forte proportion d'un beurre analogue à celui du Vitellaria paradoxa et pas trace d'amidon. Pierre, ne connaissant ni les fleurs ni les fruits de la plante, avait rapporté Le nouveau genre aux Lucumées: il avait baptisé l'espèce Bassia torisperma, dont il décrivait ainsi la graine :
« La graine est longue de 6 em. ; son plus grand diamètre (36 mm.) est au-dessous du milieu de la face ventrale à la face dorsale et ce diamètre n’est plus que de 15 mm. près du sommet ; 1l est de 25 mm. transversalement. Elliptique, un peu comprimée, subgibbeuse dans la partie confinant au micropyle, arrondie aux deux bouts, même à la face dorsale, elle a une cicatrice ventrale longue de 56 mm., recouvrant un peu moins dé la moitié de sa superficie. Là, l'épaisseur de son tégument (environ mm.) un peu rugueux, d'aspect terne, est à peu près la même que dans les autres régions. La partie vernissée a