‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 121 sur 285 · Fruits frais de Pentadesma butyracea. — Clusiacées · texte numérisé non relu

Fruits frais de Pentadesma butyracea. — Clusiacées

Cet arbre à graines grasses a été introduit à la Station de l'Ivoloina. C’est une espèce de l'Afrique occidentale, où les indigènes utilisent la substance grasse de ces graines pour l'alimentation. Cette graisse, ou beurre de {ama, ou beurre de lamy, est jaunâtre, assez consistante à la température ordinaire ; elle se solidifie, après fusion, à 20° environ. Elle sera étudiée dans le Catalogue de l'Afrique Occidentale

française.

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MADAGASCAR ET COMORES 35 206. Cire de Cynanchum Messeri. — Asclépiadacées.

Le Cynanchum Messeri est une Asclépiadacée sans feuilles qui, dans la région de l’'Ihosy (affluent du Mangoky), sur le mont Bekinoly, où la cire a été recueillie, pousse dans les bois secs, sur les rocalles gneissiques, vers 600 à 800 mètres d'altitude. La cire obtenue forme un revétement sur les tiges. Pour la récolter, il est deux méthodes possibles. La première consiste à débiter la plante en petits tronçons, qu'on fait sécher, puis qu'on bat sur un drap. La poussière quise détache est jetée dans l'eau bouillante et on recueille l’écume. L'inconvénient de ce premier procédé est sa lenteur ; par la seconde méthode, on opère plus rapidement. Les rameaux sont alors trempés directement dans l’eau bouillante. La cire s’en sépare en se liquéfiant et monte à la surface de l’eau où elle est encore recueillie par écumage. La quantité ainsi obtenue est toutefois moindre que par le premier procédé. Six pieds de Cynanchum Messert ont fourni 200 grammes. .

Cette cire et les deux suivantes ont été étudiées au point de vue chimique par MM. Hébert et Heim, qui ont déterminé leurs constantes. Toutes trois sont très voisines et se rapprochent des autres cires végétales connues, notamment des cires de Chine et du Japon, bien qu'elles contiennent une certaine quantité d'hydrocarbures, comme la cire d’abeilles. Toutes trois fondent à 88°, alors que la cire du Japon fond entre 43° et 54°et celle de Chine à 539,5, la cire d'abeilles jaune pure fondant à 63° ou 64°. L'iode fixé, pour 100 de cire, est de 3,2 pour la cire de Cynanchum Messeri, 5,3 pour celle d'Euphorbia æylophylloides, et 5,9 pour celle d'Euphorbia stenoclada.

MM. Hébert et Heim ont reconnu que les méthodes “ordinaires de blanchiment ne donnent pour ces cires que des résultats peu satisfaisants: ils ont mieux réussi avec les méthodes basées sur l’action des solvants neutres.

(H. Jumelle et H. Perrier de la Bâthie : Trois plantes à cire de Madagascar. Journal d'Agriculture tropicale, avril 4912. — Hébert et Heim :

Sur trois nouvelles cires de Madagascar. Bulletin de l'Office Colonial, février 1915. — Id.: Blanchiment des cires de Madagascar. I., mars 1915.)

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