‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 157 sur 285 · Résine d'Ophiocaulon firingalavense. — Passifloracées · texte numérisé non relu

Résine d'Ophiocaulon firingalavense. — Passifloracées

La liane est un des ola-boay des Sakalaves. Sa base est fortement renflée en forme de pain de sucre : et c’est la cuticule de l'épiderme de ce tubercule qui est recouverte de la substance résineuse. Pour obtenir cette résine, on frappe et râcle l'écorce, puis on met le tout dans un linge, que l’on plonge dans l’eau bouillante. On obtient ainsi un pain d'une matière vert brunâtre, terne extérieurement, brillante, au contraire, sur la cassure. L'ensemble paraît formé de nombreuses lames brillantes, incluses dans une petite

quantité de poussière vert pâle qui dessine des veines sur les brisures. Le toucher un peu gras indique que la résine est accompagnée d'un peu de cire. Le produit est très facilement pulvérisable, et il se dissout en fortes proportions dans le chloroforme, le sulfure de carbone, l’éther, la benzine, l'alcool froid, le toluène et l’acétone. La quantité d'iode fixée par 100 parties de la portion soluble dans le chloroforme est de 34,7, titre beaucoup plus fort qu'il ne l’est pour les cires. Dans l’eau chaude, la substance commence à se ramollir vers 65°, et est complètement pâteuse entre 85 et 900.

(H. Jumelle : Sur quelques plantes utiles ou intéressantes du Nord-

ouest de Madagascar. Annales du Musée Colonial de Marseille, 1907.)

330. Résine de Canarium multiflorum. — Purséracées. 331. Graines de Canarium multiflorum.

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