‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 158 sur 285 · Résine fossile de ramy · texte numérisé non relu

Résine fossile de ramy

Les Canarium de Madagascar donnent les oléo-résines dites ramy, que les indigènes emploient comme encens, comme colophane ou pour faire des soudures. La substance est récoltée comme exsudat spontané, à la base du tronc et sur les grosses racines ; on provoque aussi sa sécrétion par des entailles sur le tronc. Il y a également une sorte de ramy demi-fossilisé. Commercialement, les ramy sont de la catégorie des élémis et pourraient donc peut-être être utilisés pour la préparation de certains vernis à l'essence ou à l'alcool. Ce sont des résines à odeur de citron, solubles dans les alcools éthylique et amylique, le chloroforme, la benzine, l’éther et l'essence de térébenthine. Avec ce dernier dissolvant elles donnent, comme le galipot d'Amérique, d'après M. Coflignier, des vernis qui, ne durcissant pas les couleurs au plomb, permettent de les étendre. Ces propriétés varient d’ailleurs peut-être selon l'origine botanique, car on connaît, entre autres espèces malgaches, le Canarium multiflorum de l'Ouest, le Canarium madagascariense de

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Morondava, le Canarium oblusifolium, qui serait à la fois à Fort-Dauphin et à Nossi-Bé, le Canarium Boivini du Nord et de l'Est, le Canarium pulchro-bracteatum de Farafangana. Or le Canarium multiflorum produit une résine jaune verdâtre, la résine du Canarium Boivini, ou ramy fotsy, est jaune citron, non transparente et à cassure vitreuse, celle du ramy mainty, d'espèce indéterminée, est verdâtre, presque transparente et reste longtemps assez tendre pour être coupée au couteau. Le ramy semi-fossilisé est rougeûtre.

(H. Jacob de Cordemoy: Les plantes à gommes el à résines. Doin, Paris, 4911. — Guillaumin: Les ramy de Madagascar. Bulletin économique de Madagascar, 2° semestre, 1909. — Id. : Les produits utiles des Burséracées. L'Agriculture pratique des pays chauds, mai-août 1909.)

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