Prodrome VIII, p
SAPOTACÉES DU GROUPE DES SIDEROXYLINÉES-MIMUSOPÉES 39
Labourdonnaisia Bo). {.
Ce genre fut d'abord rattaché aux Zllipéées par Eichler, parce que toutes les étamines y sont généralement fertiles et que la véritable organisation de la corolle avait été méconnue.
C'est l'opinion qu'avait adoptée Engler, dans ie Pflanzenfamilien, où Le genre est ainsi défini :
Calice 3 + 3 ou # + 4: corolle aussi longue que le calice, constituée de pétales unis seulement à la base, en nombre double des pièces du calice, et disposés en deux verticilles alternes; étamines en même nombre que les pétales, appartenant à deux séries, mais insérées au même niveau; ovaire de 6 à 8 carpelles. Baie avec une seule grosse graine munie d'un tégument brillant et d'un albumen corné.
Dans les suppléments aux Pflanzenfamilien (1897), les Labourdonnaisia sont placés à côté des Mimusops, mais sans que les raisons de cette modification soient exposées.
C'est la sans doute le reflet de l'opinion de Baillon, formulée dès 1892, dans l'Aistoire des plantes : « Les Labourdonnaisia, rangés d'ordinaire bien loin des Mimusops, sont cependant des plantes de ce genre à anthères toutes fertiles, comme celles du Murieanthe. Leurs six pétales sont bisériés. Les lobes de leur corolle, principaux et accessoires, sont le plus souvent au nombre de 18 et il y a un même nombre d'étamines fertiles, avec un ovaire ordinairement à six loges. La graine a un ombilic tricaréné qui remonte plus où moins le long de son bord interne. »
En somme, on peut se représenter les Labourdonnuisia comme des types mal fixés de Mimusopées. Imaginons, par exemple, une Mimusopée du type 3 ou du type #, dont le calice correspondrait à peu près régulièrement à l’organisation 3 + 3 ou # + # et où la corolle serait constituée respectivement par 6 ou 8 lobes principaux avec lesquels alterneraient des lobes dorsaux en même nombre, chaque lobe dorsal