‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 24 sur 285 · Mém. Soc. phys. Genève, IX · texte numérisé non relu

Mém. Soc. phys. Genève, IX

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correspondant alors à la soudure des deux appendices interpétalaires habituels, c'est-à-dire appartenant à la fois aux deux pétales adjacents. Supposons de plus que le nombre de ces lobes dorsaux ne soit pas très constant et que certains d’entre eux soient susceptibles d'avorter. Enfin, imaginons un androcée formé d'un cycle épipétale et d’un cycle alternipétale tous deux fertiles, mais où les étamines typiques se dédoublent quelquefois et fort irrégulièrement, et un pistil isomère avec les lobes principaux de la corolle.

Tel serait le type très fluctuant des Labourdonnaisia.

La constitution même de la graine montre qu'une telle supposition n'est pas gratuite, car nous y retrouvons tous les traits principaux des graines de Mimusops, avec une excavation basilaire très prononcée, entamant latéralement la graine, comme une exagération de ce que nous avons observé précédemment dans la section Zmbricaria.

Les Lahourdonnaisia se distinguent donc surtout des Mimusops par une organisation très inconstante de la fleur et aussi par leur andrpcée formé généralement d’étamines toutes fertiles, ce qui rappelle les Muriea, et l'on serait véritablement très embarrassé pour fixer leur place dans la classification des Sapotacées, si la structure de leur graine ne venait, à notre avis, lever toute hésitation.

1° Labourdonnaisia calophylloides Boj.

Nom vern. : Bois de natte à petites feuilles (Réunion). Exs. : Maurice | Bojer|; [Bouton|; Réunion |Pothier|; {Richard |.

Obs. : Calice de (3 + 3) sépales, corolle à 10-14 lobes en

deux séries, androcée de 10-14 étamines ; ovaire de 6 à 8 loges entouré d'un disque en coussin assez net Le

2° Labourdonnaisia revoluta Bo).

Exs. : Maurice (Mus. bot. Hauniense).

Obs. : Calice de (4 + #) sépales ; corolle à 14-17 lobes très

1. L'existence d'un pareil disque semble d’ailleurs générale dans le senre et on doit lui attribuer la situation apparente très élevée des loges ovariennes.

SAPOTACÉES DU GROUPE DES SIDEROXYLINÉES-MIMUSOPÉES 61

irrégulièrement bisériés; androcée de 14-17 étamines; ovaire

à 8 loges ?

3° Labourdonnaisia Thouarsii Pierre mss.

Exs. : Madagascar | Dupetit-Thouars |.

Obs. : Calice de (3 + 3) sépales; corolle à 12 lobes; androcée à 12 étamines ; ovaire à 7-8 loges.

4° Labourdonnaïisia ? Boivini Pierre mss.

Exs. : Sainte-Marie de Madagascar | Boivin 1823 |. Obs. : Espèce très mal connue et douteuse.

5° Labourdonnaisia madagascariensis Pierre mss.

Nom vern.: Nanto (Madagascar).

Exs. : Madagascar, côte est [Chapelier|.

Obs. : Pierre propose dans ses notes manuscrites de faire de cette espèce une section spéciale (Nanfoua), parce que, entre les étamines, on trouve de petites dents insérées vers la base des lobes de la corolle, formations qu’on pourrait considérer comme des staminode. Cette particularité se retrouve dans le L. glauca Bo].

Nous pouvons résumer la classification des Mimusopées

dans le tableau suivant :

(Voir page 62).

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