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FAMILLE XXXIII — MALVACÉES

TRIBU Il. — URÉNÉES

Pavonia spinifex Cav.,n° 753.

Synonyme : Hibiscus spinifeæ Aublet (p. 706).

© (er)

TRIBU IIL — HIBISCÉES

Hibiscus tiliaceus Lin., n° 762 A.

Synonyme : Paritium tiliaceum À. de Juss.

Loureiro, p. #19: Novella Daun (Rumph.) ; Ca tla làm chieo. Ecorce pour faire de petites cordes, des filets, des stores, ete.

Aublet, p. 704: Pariti, Tali-Pariti (Rheed), Maou. On fait des cordes avec.la seconde écorce dans l’île de France.

. Maiden, p.557. Cotton Tree : Talwalpin des indigènes d'Australie. Poids 35 à 38 livres par pied cube d’après Gamble.

Grisard, 1892, 1, p. 97: Bois de liègedes Antilles, Bourao, Milolo (Afr. Portug.), Majugna (Am. cent.), Majagua (Ant.), Evonoue (Gabon), Liège des Antilles (Guat.), Bala (Beng. Sanscrit), Belli-patta (Cyngalais), Bola (Hindou) ; Waroe-lavet, Waroc-wombhong, Waroe-laut (Malaisie) ; Waroe (Sandwich), Dawoenbaroe (Soudan), Varo, Baro (Malgache), Hau (Marquises ; Sandwich), Peuh, Bois de flot, Grand Mahot, Bois de liège (NIle-Calédonie), Bourao, Bourau, Pourau, Poureau, Fau (Tahiti), Mahot du bord de la mer (frinité),Sea-side Mahaut (Angl. ?), Mahagua del mar (Esp.), Bois de rose, d'une nuance plus foncée que celle du Noyer ; tendre, léger, quoique de texture assez fine. Densité, 0,777 ; pour flottes, pour filets de pêche, moyeux, moulins à riz. Ecorce pour cordages qui sont assez résistants.

Huber, p. 216: Uacima da praia (Para),

Rodriguès, 1893 ; Maho (Brésil).

Cordemoy H., p. 331: Foulsapate (Réunion.

Bernardin, p.##: Balibago (Dominique).

La description de Grisard se rapporte évidemment à un bois composé. Un bois d'une densité de 0,777 qui servirait en même temps pour flottes et pour moyeux serait un bois extraordinaire.

Je n'ai malheureusement pas actuellement de ce bois entre les mains, mais il m'est bien connu, et c'est un bois très léger, même l’un des plus légers qui existent. Il est extrêmement mou, et on peut le déchirer avec l'ongle. Grain très lilandreux et gros. Il se déchire plutôt qu'il ne se coupe sous la scie. La couleur est gris sale, souvent panachée de bleu, ou, plus exactement, teintée, car je crois que cette couleur est due à une réaction entre la sève et la rouille des scies, Ce caractère devrait servir à le distinguer de tout autre, car la

réaction bleue est rare. Le seul autre cas que je connaisse est celui du Mahot bleu, ou Hibiscus elatus Sw. ; et c'est probablement cette autre espèce que Grisard a mélangée avec l’Hibiscus tiliaceus DC. Cet H. elatus est, en effet, un bois dur qui ressemble au Bois de lance et peut très bien servir pour moyeux. Densité, de 0,700 à 0,790. (Voir Stone, T. of Abd): j

Un échantillon d’écorce du Musée Colon. de Marseille étiqueté « Poeping (Malaisie) » montre un liber en rubans lisses, un peu cornés au toucher, d'une couleur brun cannelle. Vu à la loupe par transparence, il présente une infinité de petites perforations, dues aux rayons qui ont 1 mm. de hauteur environ. Entre ces petits orifices se dessinent des lignes transversales très minces.

Hibiscus brasiliensis Lin., n° 762 B.

Cité par Aublet, p. 706.

Hibiscus mutabilis Lin., n° 762 C.

Aublet, p. 706: Rose changeant (Cayenne); la seconde écorce peut servir pour faire des cordes.

Hibiscus esculentus Lin.. 762 D.

Barrère, p. 66 : Catalou, Karoulou, Ketmia brasiliensis.

Préfontaine, p. 158: Ouaouayama (Caraïbes) ; Citrouille, Poliron, Giraumont. C'est le Quingombo Lusilanis de Marcg.

Aublet, p. 707 : H. esculentus Lin. Bois Calalou ou Caralou.

Sagot, XI, p. 150: Calalou, Gombo.

Bromer, p. 209 : Okro houdou (Surinam)

TRIBU IV. — BOMBACÉES

Bombax malabaricum DC., n° 771 A.

Synonyme : B. Ceiba Burm.

Préfontaine, p. 173 : Mapou, qui signifie « bois mou » ; Fromager ; Ceiba (Plume. ); Zamaouna (Piso).

Aublet, p. 703 : Bombax Ceiba Lin., Moul-clauou (Rheed\.

Maiden, p. 390 : Malabar Silk cotton tree. Densité 0,320 à 0,488

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 4* vol, 1916. 7

Grisard, 4891, II, p. 552: Silk cotton tree (Angl.}, Ceibo (Am. esp), Gou-rung (Annam), Gommier blanc (Guad.), Mullu buraga ({ndes, Canara), Kanton-ka-semal (Dukin ?), Mul-elava, Moullou-eleven-marom Télenga), Dangdoer, Dangdoer-allas (Indes Holl. ). La racine est nommée Musla-Semul. Ecorce épaisse, fibreuse, d'un tissu lâche de couleur gris rosé ; astringente; on en fait des cordes. Bois blanchâtre, très léger, fibreux, à grain lâche et spongieux, peu solide et peu durable. Caisses d'emballage, flotteurs pour filets, canots. Densité, 0,202. :

Gaebelé, p. 67 : Moullou elavan marom (Tamoul). Ce bois est utilisé surtout dans les manufactures de l'Inde Anglaise, pour la confection de boîtes à thé. ;

Ce bois n’est pas le Mapa de Dumonteil qui est trop lourd. C'est le Mappoe boom de l’/cones lignorum et peut-être le Cotoen boom. PI. LXVI, fig. I, et pl. LXXI, fig. 8.

Bombax globosum Aubl., n° 771 B.

Aublet, p. 701 : Fromager à fruit rond. Écorce lisse, cendrée. Bois blanc mou el peu compact.

Sagot, Catal., XI, p. 153 : Cotonnier grand bois.

Eriodendron anfractuosum DC., n° 772. à

Synonyme : Bombar pentandrum Lin. non Jacq.

Je ne suis pas sûr que les bois cités par Sagot appartiennent à une seule espèce et non à deux. Je cite donc cet auteur sous réserve.

Sagot, p. 912: B. pentandrum. Bois coton, cotonnier grand bois; puis Eriodendron anfractuosum : Fromager, Bois coton, Cotonnier grand bois.

Grisard (tirage à part), p. 17: E. anfractuosum, Kapokier ; bois blanc mou, léger; pour pirogues ; doublage de placage en Allemagne.

Cordemoy (H.), p. 771 : Ouatier (Réunion).

Gaebelé, p. 67: Capoquier, White Cotton tree (Angl.); Elavan marom (Tamoul). Bois d’une qualité médiocre, il sert à la confection des jouets. L'écorce donne des fibres qui servent à la confection des cordages grossiers.

Le Bombax pentandrum Jacq. est le E. caribaeum.

Icones lignorum, pl. LXXXI, fig. 6 : gris, d’un grain grossier.

Quararibea guianensis Aubl., n° 778.

Aublet, p. 692: Écorce grisätre, gercée ; bois blanc, peu compact.

dé

RANDÉEUNN NET EN STERCULIACEES

TRIBU I. — STERCULIÉES

Sterculia vira Sw. (non Pers.), n° 791 A.

Synonyme : luira pruriens Aublet.

Aublet, p. 693 : Tourou-tourou (Galibis) ; Ivira (Gar.) ; Mahot-cochon (Saint-Domingue). Écorce roussâtre, épaisse, filandreuse. Bois blanchâtre, peu compact.

Ce n'est pas l'Ibira puteana de Marcgraff (voir partie I), ni le Cacatier d’Aublet {voir 1067).

Bois de Caca divers.

Sterculia foetida Lain., n° 791 B.

Varenne-Fenille, p. 159: Fétide et nauséabond quand on le coupe ; cette odeur s'évapore ensuite. Couleur rouge brun foncé, avec bandes claires ; chacune de ces bandes alterne avec un trait ondoyant d'environ une ligne de largeur et de couleur de sang coagulé. Grain fin. Vaisseaux et rayons presque imperceptibles. Poids, 826. Bois de caca de Cayenne.

No 791. C

Dumonteil, p. 154: Bois caca. Densité, 0,674 ; force, 200 ; élasticité, 210 ; flexibilité, 1,99 ; p. 160. Classe 3 (celle du Pin). Mais est-ce bien cette espèce ?

Rousselet, p.271: Bois de Caca, Bois puant, Bois de corne fétide, Bois de merde, Bois de Cavalone (Cayenne) ; rougeâtre ou blanc moiré de jaune, très compact, très lourd, d'un grain fin, ne se gerçant jamais. Les naturels du pays en font des vases.

TRIBU VIL. — BUETTNÉRIÉES Theobroma Cacao Lin., n° 823.

Synonyme : Cacao sativa Aubl.

Aublet, p. 689 : Cacoier cultivé.

Grisard, 1892, I, p. 315 : Cacaoyer, cacaotier (Fr.), Cacaveiro (Afr,

Port.), Cacao, cacau (Brésil), Tjoklat (Java), Cocoa-tree (Ang.), Palo de Cacoa (Esp.). Bois gris et quelque peu rougeêtre vers le centre, mou, léger, assez flexible, mais d'une faible résistance ; couches annuelles peu distinctes ; rayons assez larges, composés de cellules rarement droites, quelque peu dilatées. Assez médiocre pour chauffage. Densité,

Niederlein, p. 7 ; Mahot cacao.

Le nom indigène javanais me parait avoir beaucoup de rapport avec le mot « chocolat ».

La description que je vais donner est faite d’après l’échantillon n° 216, du Musée de Lyon, série IT ; c'est une petite tige de 5 cm. de diam. toute en aubier jaune clair, très léger et mou, un peu luisant sur la coupe radiale et présentant, en coupe transversale, les rayons très apparents, clairs et gracieusement courbes.

Caractères de l'écorce. — Écorce de 1 à 2 mm. d'épaisseur environ, forte, adhérente, faiblement rugueuse, d'une couleur brun foncé ; couche interne gris clair, ligneuse, fibreuse, traversée par les rayons. Saveur nulle. |

Structure du bois. — En section transversale, couches très bien marquées par l'anneau des vaisseaux qui y sont très apparents. L'anneau est de 1 à trois rangées de ces vaisseaux très grands, de Ü mm. 5 de diam. En dehors de l'anneau, ils sont à peine visibles, et de 0 mm. 25 de diamètre. La diminution de largeur se fait brusquement à partir de l'anneau. Les vaisseaux plus petits sont fortement isolés, 1 à 4 par mm. q., simples ou par groupes de 2 à 6, radialement disposés, avec quelques paires divisées tangentiellement.

Rayons très apparents de deux sortes : les uns larges, clairs, courbés se divisent en 2 à # branches (caractère très rare); les autres plus étroits sont visibles seulement au microscope et écartés les uns des autres avec des intervalles égaux au diamètre d'un petit vaisseau.

Parenchyme non apparent, tous les tissus étant très grossiers. à

Section radiale. — Vaisseaux peu apparents. Rayons grands, incolores mais assez visibles par réflexion.

À noter que l'anneau des vaisseaux, dans l'échantillon, araît être dégénéré par une gommose, D

Cacao guyanensis Aubl., n° 823 B.

Aublet, p. 683 : Cacao galibi (gal. et gar.), Cacao sauvage.

Guazuma ulmifolia Lamk. (non Wall.), n° 825 A. Synonyme : Theobroma Guazuma Lin.

Aublet, p. 689 : Cacaoyer à feuille d'orme ; Orme d'Amérique. Niederlein, p. 3 : Bois puant (Guadel.).

Saldanha da Gama, 1867, p. 83: Mutamba (Brésil).

Cordemoy H., p. 321 : Cèdre de la Jamaïque (Réunion).

Échantillon, n° 71 du Musée Col. de Marseille (Martinique) : composé seulement de l'écorce. Épaisseur de cette écorce de 13 mm. environ, jaunâtre, faiblement gercée, intérieurement dure, ligneuse, brun rougeätre. Formée de trois couches mal définies : celle de l'intérieur rouge foncé, ligneuse, fibreuse avec des rayons: celle du- milieu présentant beaucoup de sclérites blancs, disposés radialement ; celle de l'extérieur formée par des écailles. Un peu de liber. En section radiale, les rayons rouges sont très apparents. Cassure grenue, Saveur nulle.

Espèce douteuse, n° 825 B.

1° Aublet, p. 689: ŒGuazuma Aniba Aubl. (ne se trouve pas dans l'Index .

2° Préfontaine, p. 166 : Cèdre, Anhuiba (Caraïbe).

3° Annales Maritimes, 1826, II, partie 2, p. 422: Cèdre jaune. G, aniba ; pour meubles.

FAMILLE XXXV. — TILIACÉES

TRIBU IV. — APEIBÉES Apeiba Tibourbou Aubl., n° 875 A.

Aublet, p. 538 : Tibourbou (Galibis, Écorce inégale, gercée, molle épaisse, fibreuse, et propre à faire des cordes. Boiïs blanc, léger,

Sagot, p. 912 : Bois Calalou.

Saldanha da Gama, 1867, p. 83 : Pao de Jangada (Brésil), Cateza de negro, Erizo (Vénézuéla) ; bois de peu de durée.

Rodriguès, p. 12 : Peignes macaques (Brésil).

Huber, p. 121 : Pente de Macaco (Amazones), Cortica |Para). Apeiba glabra Aubl., n° 875 B.

Aublet, p. 541 : Ivouyra (Garipons), Bois de mèche (terme général créole) ; écorce lisse, mince, verdâtre ; bois blanc, tendre, et tellement léger que, d'une seule main, on peut porter un tronc de 10 à 12 pieds sur 8 à 10 pouces de diamètre.

Huber, p. 161 : Pente de Macaco (Brésil).

Apeiba Petoumo Aubl., n° 875 C.

Aublet, p. 543: Petoumo (Galibis). Écorce brune, épaisse, filamenteuse, propre à faire des cordes. Bois blanc, léger.

Apeiba aspersa Aubl., n° 875 D.

Barrère, p. 10 : Patoumou, Epeiba de Marcgr.

Aublet, p. 545 : Pitoumo (Galibis). Écorce grisâtre, inégale, épaisse, filamenteuse, propre à faire des cordes. Bois blane, léger.

Dumonteil cite deux sortes de « Bois grage », en plus du Bois-banane, mais j'ignore si ces deux sortes appartiennent à cette espèce. L'auteur indique, p.156 : 1° Bois grage blanc. Densité, 0,588 ; force, 152 ; élasticité, 179 ; flexibilité, 2,40. p. 160; classe 3 (celle du Pin). 2° Bois grage noir. Densité, 0,667 ; force, 158; élasticité, 198 ; flexibilité, 2,46 ; classe 5 (valeur très faible).

Sagot, p. 912 : Bois grage ; À. aspersa.

Grisard, 1892, I, 317 ; Bois grège, Mahot chardon.

Apeiba (espèce douteuse), n° 875 E.

1o Lescallier, p. 56: Bois banane, bois impropre à la construction maritime.

2° Dumonteil, p. 156 : Bois banane. Densité, 0,548 ; force, 131 ; élasticité, 158 ; flexibilité, 3,43, p. 163. Classe 5 (celle du peuplier).

3° Sagot, p. 924 : Bois banane, Apeiba sp.

TRIBU VI. — SLOANÉES

Sloanea sinemarensis Aubl., n° 882 A.

Synonyme : $. Aubleti Sw,

Aublet, p. 534: Quapalier à petit fruit; Oulougua-palou (Galbis). Écorce épaisse, roussâtre, ridée, gercée. Bois rouseûtre, dur, compact.

Grisard, 1892, I, p. 584: Châätaignier de la Martinique, pour planches, pirogues. Écorce astringente.

Niederlein, p. 7: Châtaignier.

Sloanea dentata Lin., n° 882 B.

Synonyme : $. Plumerii Aubl.

Aublet, p. 536 : Quapalier à gros fruits.

Huber, p. 190: Urucurana (Brésil).

Sloanea guianensis Aubl., n° 882 C.

Aublet, p. 585 : Goulougou-Albani (Galibis). Ecorce lisse, roussatre, Aubier blanchâtre ; cœur rougeâtre.

FAMILLE-XXXVII. — HUMIRIACÉES

Vantanea quianensis Aubl. (non Poir.), n° 906.

Aublet, p. 572 : Louantan (Noiragues . Ecorce brune, lisse ; bois blanchâtre, compact.

Huber, p. 184: Uchirana (Brésil, terme gén.).

Humiria floribunda Mart., n° 907 A.

Noms vulgaires : Couramira, Nieri, Turamira, Tourameira (da Gama, Brésil), Towarnero (Morris). Bastard Bully ou Bastard Bullet-wood, Umuri (Amaz. et Prov. sept. du Brésil ; Cat. des Colonies françaises) ; Arbre à brai (Dalton), Arbol a brea (Descourtilz). Caramura (Peckolt). Cacao grand bois, Mori (Galibis) ; Couranoura (Arrhouages, d'après Lanessan). Toweroenierou (Icones lign.). Bois rouge tisane (Guy. fr., Huber, voir 907 C).

À noter que quelques-uns des noms précédents se rapportent aussi à l'espèce suivante.

De Lanessan dit que le bois résiste peu aux intempéries. Densité, 0,496, chiffre qui est loin de correspondre à ceux plus élevés que citent les autres auteurs. De Lanessan doit avoir pris le Cacao Grand Bois de Dumonteil pour le nom vulgaire de Æ. floribunda, ce qui n'est mentionné nulle part ailleurs,

Du reste, j'ai une confiance médiocre dans les citations de Lanessan relatives aux bois.

Les chiffres de Dumonteil pour Cacao Grand Bois sont : densité, 0,496 ; force, 102 ; élasticité, 223 ; flexibilité, 3,70. Classe 6 (de très faible valeur).

Caractères généraur. — Bois dur et lourd, d'une couleur rouge plus ou moins foncée, ou même avec une nuance orange. Surface luisante, froide au toucher, d’un grain grossier (sect. rad.\, ou fin (sect. tang.); fonce un peu à l'air. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,950 à 1,187 (0,818, Peckolt). Dureté, celle du Cœur vert. Odeur et saveur nulles. Il brûle bien avec beaucoup de flamme, en pétillant. Se fend facilement. D'après Hubert, le bois fraîchement coupé laisse exsuder une huile assez abondante.

Caractères de l'écorce. — KÉcorce rouge, aromatique (Peckolt).

Structure du bois. — Aubier blanc brunâtre, bien distinct du cœur. Épaisseur : 2 à 5 cm. environ. ;

Moelle ?

Section transversale. — Couches mal délimitées, mais il y

a des zones plus ou moins denses.

Vaisseaux très apparents çà et là, à cause de leur bordure blanche, larges de 0 mm. 22, peu variables, fortement isolés, régulièrement distribués ; 0 à 6 par mm. q. ; pour la plupart simples. Contenant des thylles.

Rayons à peine visibles à la loupe, fins, uniformes, à intervalles égaux, un peu plus petits que le diamètre d’un gros vaisseau ; 8 à 13 par mm.

Parenchyme a abondant, entourant les vaisseaux en nombreuses fines lignes concentriques, continues, de même largeur que les rayons, auxquels elles ressemblent par la couleur et l’écartement, et constituant ensemble un beau tissu formant un filet régulier ; contour dentelé ; 9 à 11 par mm.

Section radiale. — Vaisseaux plutôt gros, mais peu nombreux, remplis de thylles, Rayons juste visibles, minuscules,

blanchâtres. Parenchyme b visible à la loupe comme de fines hachures. |

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les limites des couches se présentent comme des lignes et des lacets peu apparents, avec des franges irrégulières blanchâtres.

Emplois. — Constructions, rayons de roues. Plus estimé même que le Cœur vert ; peut être obtenu jusqu'à 30 m. sur 59 em, d'équarissage (McTurk).

Constructions, bardeaux (Aublet).

Éch. type : 2712. Dépt. agric. Guyane Angl.

Références : McTurk, n° 1#; de Lanessan, p. 140; Grisard, 1892, p. 592; Dumonteil, 1823, IT, partie 2, loc. cit.; Stone, T. of C., p. 46, pl. IV, fig. 48, Icones lignorum, pl. LXXII, fig. 4, en couleur.

Humiria balsamifera Jaume, n° 907 B.

Synonymes : 7. multiflora Mart. ; H. amplericaule Mart. : Myrodendron amplexricaule Wild. ; Houmiribalsamifera Aubl.

Noms vulgaires : Houmiri baumier, Bois rouge (Créoles), Houmiri (Garipons), Touri (Coussaris, d'après Aublet). Gommier de montagne, Bois à flambeau (Moeller). Triane (Geoffroy). Umiri balsamo (Peckolt). Bois d’encens (Grisard, voir 1156 C. D.). Omiry, Homiry, Umery (Rodriguëès), qu'il ne faut pas confondre avec Umary amarello ou roxo (voir 1240). Umiry de casca cheirosa (Amazone : Huber).

Grisard indique que le bois est assez léger, mais il donne la densité de 0,700. Je pense donc qu'il a confondu deux bois différents.

L'échantillon 2712 a été déterminé d'après les fruits et les feuilles par le D' Freeman.

Provenance : Amérique tropicale.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d’une couleur rougeâtre à rouge brun (Aublet), d'un grain fin et compact. Surface luisante. Nuance de la coupe transversale beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,950. Dureté, celle du Teck. Odeur et saveur faibles ou nulles.

Caractères de l'écorce, — Écorce, 4 à 6 mm. d'épaisseur

environ, brune, légèrement gercée, tombant en plaques ; des fibres très rudes intérieurement.

Épaisse, rougeàtre, ridée, gercée (Aublet).

Rougeûtre, résineuse, aromatique (Peckolt).

Caractères du bois. — Aubier et moelle inconnus.

Section transversale. — La même que celle de l'espèce précédente, sauf que le parenchyme est rare et entoure (?) les vaisseaux.

Section radiale. — Vaisseaux plutôt fins, par rapport à ceux de l’autre espèce, remplis d’une gomme ou résine rouge ou d’une matière blanche. Rayons juste visibles, rougeûtres. Sur la coupe fraiche, les vaisseaux laissent exsuder un suc cramoisi qui, en se desséchant, forme des perles brillantes, réfléchissant la lumière.

Ce bois diffère un peu de celui décrit par Moeller, qui indique : Vaisseaux unis par le parenchyme; toutes les membranes cellulaires colorées en jaune ; section transv. cornée. Cette description conviendrait plutôt à 907 A.

Emplois. — Barriques à sucre (Moeller).

Plutôt dur à travailler, se fend et ne prend pas les clous.

Éch. type: 86,2712, Bell., Nordlinger; section transv. (synonyme : Myrodendron).

Icones lignorum, pl. 72, fig. I.

Références : Bell., p. 10; McTurk, p. #4; Aublet, p. 564; Moeller, p. 519.

Humiria guianensis Bth., n° 907 C.

Sagot, p. 115 ; Bois rouge tisane, selon Melinon. (Voir 907 A.)

Humiria sp. (non déterminé), n° 907 D.

Hoorihee (Bell.), Hoorihea (Hawtayne).

L'échantillon a été déterminé, d'après les feuilles et les fruits, par le D' Freeman.

Caractères généraux. — Bois lourd et dur, d'une couleur brun marron à brun chocolat, uniforme, à pores remplis d'une matière blanche, bien visible sur toutes les sections. Surface un peu luisante, fonçant un peu à l'air. Nuance de la coupe

transversale plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,886. Dureté, celle du Charme. Odeur et saveur nulles.

Caractères de l'écorce. — Ecorce de 3 à # mm. d'épaisseur

environ, coriace, lisse, tombant en feuilles ; intérieurement

grenue, s'émiettant. Sur la surface intérieure on voit les empreintes des rayons.

Structure du bois. — L'aubier n'est pas différencié du cœur, le bois externe étant presque aussi foncé.

Moelle ?

Section transversale. — Couches mal définies, les zones claires et foncées ne les indiquant pas suffisamment.

Vaisseaux visibles par leur contenu blanc, petits, ne diminuant pas de grandeur vers le bord de la couche, mais augmentant beaucoup avec l’âge de l'arbre ; distribués régulièrement ; en apparence serrés ; simples, ou quelquefois par paires.

Rayons à peine visibles à la loupe, tres fins, uniformes, réguliers, à intervalles beaucoup plus grands que le diamètre d'un gros vaisseau; sinueux. |

Parenchyme ? Un fragment d’échantillon présente vaguement des indications de lignes concentriques, mais que je n’ai pas retrouvées ailleurs.

Section radiale. — Vaisseaux fins, striés blanc de chaux, quelquefois assez abondants et très apparents. Rayons fins, semi-transparents, juste visibles par réflexion.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont visibles seulement au microscope, car ils sont très petits.

Emploi. — Très facile à travailler et prend bien les clous. Facilement obtenu jusqu’à 10 m. sur 30 em. d'équarissage (Bell.).

Éch. type : 36,2962, Bell.

Références : Hawtayne, p. 388; Stone et Fr., p. 36.

Bois rouge tisane, n° 907 E.

Sagot, p. 226.

Clef des espèces d'Humiria.

l Densité, 0,818 ou même plus.

1,1 Parenchyme avec nombreuses lignes concentriques. H. floribunda 907 A.

1,2 Lignes de Parenchyme quelquefois développées, mais toujours obscures.

1,2,1 Les pores suintent quand le bois est fraichement

coupé. H. balsamifera 907 B.

1,2,2 Les pores ne suintent pas. Humiria sp. 907 D. 2 Bois léger, de densité 0,496 environ. Cacao grand

bois de Dumonteil., {Voir 907 A.)

FAMILLE XXXVIIT. — MALPIGHIACÉES

La

TRIBU I. — MALPIGHIÉES

LA

Byrsonima spicata Rich. (DC.), (non Poepp.), n° 910 A.

Synonyme : Malpighia altissima Jacq. (non Aublet).

Noms vulgaires : Bois tan (terme gén.), Merisier doré (Schomburgk). Hitchia (Bell.). Pigeons-berry, Itchia(Rodway). Surelte (Grisebach). Surette des grands bois, Cereza del monte (Trinité), d'après Boulger. Moricypre (t. gén.), Shoemakers bark (Catal. Kew.). Bois dysentérique, Bois de Tani(Gd. Encyc.), Maricao (Ant., Urban). Mauricif {t. gén., Duss). Pao de cortume (Peckolt). Mauricie, Moureiller (Guatem., Luerssen). Mourresif {Catal. Exp. Chic.). Bois canne (Guad., Niederlein).

L'échantillon 2690 a été déterminé d'après les feuilles et les fruits par le D' Freeman.

Provenance : Am. trop. Antilles.

Caractères généraux. — Bois n1 trop lourd, n1 trop dur, d'une couleur brun noisette, clair, uniforme. Surface un peu mate ; fonce légèrement à l’air ; grain fin. Nuance de la section transversale plus foncée que celle des autres coupes.

Caractères physiques. — Densité, 0,804. Dureté, celle du Charme. Odeur, à sec, nulle. Saveur légèrement aromatique.

Caractères de l'écorce. — Écorce de 5 à 6 mm. d'épaisseur environ, lisse, et d’une couleur de terre cuite là où l’épiderme

a été interrompu ; pleine de sclérites blancs. Surface de la bûche finement ridée.

Structure du bois. — L'aubier n'est pas différencié du cœur, Moelle ? î Section transversale. — Couches assez bien délimitées, si

on les regarde à la loupe. Limites formées par des zones ayant des vaisseaux de grandeurs diverses,

Vaisseaux à peines visibles, ressemblant à des piqüres : moyens, diminuant quelque peu vers le bord extérieur ; régulièrement distribués ; assez serrés ; simples, par paires ou par groupes de 3 à #. Point de gomme ni de matière blanche.

Rayons plutôt grands, uniformes, réguliers, laissant entre eux des intervalles égaux au diamètre d'un gros vaisseau et s écartant légèrement au niveau des vaisseaux.

Parenchyme d en cellules isolées.

Section radiale. — Vaisseaux très fins (pas de gomme rouge). Rayons très étroits et peu apparents.

Emplois. — Très bon pour constructions ; facilement obtenu Jusqu'à 10 à 12 mètres sur 17 à 22 cm. d'équarrissage (Bell). Facile à travailler ; se fend facilement, mais ne prend pas les clous. Se prête mal au polissage.

Ech. type : 34.2690, Bell.

Références : Bell, p. 7 ; Stone et Fr., p. 34.

Byrsonima altissima DC., n° 910 B.

Synonymes : B. densa H. B. et K. (non DC. N'est pas cité . dans l'index).

Malpighia altissima Aubl. (non Jacq.).

Aublet, p. #55 : Moureila (Galibis). Ecorce épaisse roussâtre, ridée garcée. Bois rougeâtre, dur, compact.

Sagot, p. 913 : B. densa. Bois rougeàtre ayant peu de dureté, et sans aucune qualité ; peut-être le Grignon fou des Chantiers; Moureila.

De Lanessan, p. 143: B. densa H, B. et K.; Synonyme; Malpighia altissima Aubl. Rougeëtre, mou, sans valeur.

Il me semble que tous les synonymes ont dû amener une certaine confusion, car Aublet indique « Bois dur et compact»,

110 H. STONE tandis que Sagot et de Lanessan expriment une opinion contraire.

Byrsonima densa DC. (non H.B.et K.), n° 910 C.

Synonyme : Malpighia densa Por.

Byrsonima crassifolia DC. (non H.B.et K.), n° 910 D. Synonymes: Malpighia Moureila Aubl. : Byrsonima Moureila Loud.

Aublet, p. 457 : Moureila (Galibis). Ecorce roussâtre, ridée, gercée. Bois rougeûtre.

Grisard, 4892, I, p. 593: Yaca, Nanci (Colombie) ; Peralejo (Cuba) ; Moureiller de montagne. Bois quinquina des savanes (Guad.); Chaparro manteco (Vénéz.). Bois assez dur et compact, peu employé ; l'écorce fournit le Nance-bark des Pharmaciens ; astringente.

Pittier, p. 107: B. crassifolia H. B.et K., Nance, Merdiera (Esp.).

No 910 E. (Espèce non déterminée.)

Kokeeru (Bell). La structure du bois de cette espèce ressemble à celle de Byrsonima spicata, n° 910 A.Caractère très rare : la couleur de l’aubier est aussi foncée que celle du cœur. Je crois que c'est bien ici que doit se placer la description de

ce bois.

L'arbre est de petites dimensions et rabougri (Bell). Caractères généraux. — Bois lourd, dur, compact, d'une cou-

leur brun noisette, uniforme ; grain fin, surface luisante, Fonce un peu à l'air.

Caractères physiques. — Densité, 0,897. Dureté, celle du Bois de lance. Odeur et saveur nulles.

Caractères de l'écorce. — Inconnus. Surface de la büûche ridée.

Structure du bois. — L'aubier n’est pas différencié du cœur, tout le bois étant de la même couleur foncée.

Moelle ?

Section transversale. — Pareille à celle du B. spicata, sauf

les différences suivantes :

Couches non marquées. Vaisseaux à peine visibles, ceux remplis de matière blanche étant plus distincts ; de grandeurs

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE i11

diverses. Distribués régulièrement, presque tous simples. Les plus grands sont remplis de matière blanc de chaux ; les petits, d'une gomme ou résine rouge.

Rayons visibles à la loupe, rouges.

Section radiale. — Vaisseaux fins, sillonnés de perles rouges minuscules. Rayons très étroits, mais très apparents à cause de leur couleur rouge.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais sans mailles. Rayons visibles seulement au microscope; hauteur de Ü mm.28 environ.

Emplois, — Jantes de roues. Très dur à travailler, se fend facilement.

Ech. type : 472.703 Bell.

Références : Stone et Fr., p. 49.

Clef des espèces précédentes.

1 Bois rougeûtre :

1,1 Bois dur : B. altissima (B), et B. crassifolia (D). 1, 2 Bois mou : les epèces de Sagot et de Lanessan. 2 Bois brun noisette :

2,1 Vaisseaux remplis de matières blanches et rouges. Mailles très apparentes, rouges. Xokeeru, 910 E. 2, 2 Vaisseaux sans matière blanche ou rouge. Mailles peu apparentes. B. spicata, 910 A.

Malpighia punicifolia L., n° 911.

Barrère, p. 72: Malpighia fructu cerasino suleato.

Préfontaine, p. 166 : Cerisier cannelé; Achvoulou (Caraïbes). L'Ibipitanga de Marcgralf.

Ce n'est pas l'Ibiripitanga de Maregraff, qui, d'après Guibourt, IT, p. 339, doit être le Bois de Brésil, Cæsalpinia echinata.

Aublet, p. 462 : Malpighia punicifolia ; Moureiller lisse,

Dans ce cas, l’auteur ne cite pas Barrère comme il en a l'habitude,

Miers, ms. : Ibipitanga, Moureiller des Antilles, Achyoulou des Caraïbes ; bois blanc, léger et cassant,.

Lanessan, p. 461 : Cerisier (Martinique) ; bois de petites dimensions bon pour la marqueterie. Le même, p. 450: Son écorce sert à tanner et à teindre en rouge,

FAMILLE XLI == 'RUTACEÉES

TRIBU V. — ZANTHOXYLÉES

Zanthoxylum Clava-Herculis Lin. (non DC., ni Lam. ni Lour). N° 1067 A.

Synonymie : Z. caribeum Lamk. (non Gaertn., d'après Bth. et Hook).

Noms vulgaires : Clavalier des Antilles (Musée Col. Mars.). Bois jaune des Antilles, Bois épineux jaune (Ant.), Cay-muongtrouong (Coch.), Bois manche-houe (Guad.), Bois piquant (Guy.), Prickly Yellow-wood (Jam.), Palo mulato hoja larga (Mexiq.), Yellow Sanders (Trinité), Mapurito, Espin de bobo (Esp.), d'après Grisard. Pini jaune, Epineux jaune, Bois jaune (Guad., Niederlein). Geel Steckel boom (Icones ligno-

rum).

Provenance : Am. trop. Caraïbes.

Caractères généraux. — Bois d'un poids moyen et d'une

dureté moyenne, d’une couleur de pain bis à jaune clair, qui fonce jusqu’au brun doré. Surface légèrement satinée ; grain fin etondulé. Ce bois ressemble beaucoup au Satiné jaune (Z. flavum, 1067 D.), mais il n’a pas l'odeur de l'huile de coco. Nuance de la coupe transversale beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,430 à 0,540. Dureté, celle de l'Aune. Odeur faible et désagréable ; saveur nulle. Solutions incolores.

Caractères de l'écorce (Ech. n° 84, Guy., Musée col. Mars.).

externe grenue, fibreuse ; celle de la couche interne fibreuse.

Écorce d'une couleur jaune vif. Cassure de la couche

Surface intérieure incrustée d'une gomme jaune ; surface extérieure munie de fortes épines plates et crochues, à base stratifiée. Jeune, l'écorce est unie, épaisse de 1 mm. environ, en couches très minces, visibles à la loupe. Vieille, elle est composée de trois couches: celle de l'intérieur fibreuse, brune ; celle du milieu ligneuse, noire, et celle de l'extérieur formée

D'après Guibourt, cette écorce à plusieurs traits de ressemblance avec la véritable angusture ; elle est mince, pourvue d’une odeur semblable, et elle offre une saveur amère très désagréable, qui laisse une impression d'âcreté au bout de la - langue et qui porte à la salivation. Elle s'en distingue facile- - ment cependant parce qu'elle est d'un jaune serin et qu'elle colore la salive en jaune ; enfin elle est formée à l'intérieur de . lames fibreuses qui l’empêchent de casser net.

% Structure du bois. — L'aubier n'est pas différencié du Ÿ cœur.

» 5 = : > ct

, Section transversale, — Couches bien marquées ; limites

. indiquées par un changement de densité.

4 Vaisseaux à peine visibles : diamètre de Ü mm. ! à Ü mm. 2, très réguhèrement distribués, un peu plus nombreux cependant dans l'intérieur de la couche ; simples pour la plupart, mais beaucoup de paires et quelques groupes de 3 ; vides; 6 à 20 par mm.q.

Rayons se voyant très bien à la loupe, et à peine à l'œil nu; fins, irréguliers, à intervalles qui varient du diamètre d’un gros vaisseau au double de cette largeur; 3 à 5 par mm.; rougeàâtres.

Parenchyme à en très petite quantité ; entoure les vaisseaux.

Section radiale. — Couches à peine indiquées par des lignes minces. Vaisseaux rougeâtres visibles à la loupe. Rayons très visibles, surtout sur le bois qui a foncé à l'air.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont visibles seulement à la loupe.

Emploi. — Construction ; ébénisterie. L'écorce sert pour la

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teinture en jaune, et, en médecine, comme tonique et fébrifuge, d'après Grisard.

Sagot : Peu abondant en Guyane française.

Ech. type : Musée Colonial de Marsseille, n° 84 de la Guyane; Musée de Lyon, n° 1438, série IT.

Références : Icones lignorum, pl. LXXXII, fig, 1; Kraemer fig. 238 Le) [ Le)

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 4: vol, 1916, S

114 H. STONF

(coupe de l'écorce) ; Planchon, p. 152 ; Grisard, 1892, II, p. 290; Sagot, Catal., XII, p. 207; Guibourt, III, p. 557,

Zanthoxylum hermaphroditum Willd., n° 1067 B.

Synonyme : Fagara pentandra Aubl.

Aublet, p. 78: Cacatier (Galibis). Poivre des nègres, Ecorce grisâtre chargée d’épines. Bois blanc, dur, compact.

Niederlein, p. 5 : Epineux blanc (Guad.),

Icones lignorum, pl. 68, fig. 8: Kaka. (Fig. en couleur fauve rayé). Mais est-ce bien cette espèce ?

Zanthoxylum rhoïfolium Lamk., n° 1067 C.

Synonyme : Z. Perrotetü DC.

Sagot, Catal., XIT, p. 207 : Synonyme Z. caribaeum Herb. Juss.

L'Index Kewensis donne deux Z. caribaeum : un de Lamk., qui est la bonne espèce, et l'autre de Gaertner, qui est synonyme de Z. americanum Mill.

Zanthoxylum flavum Vahl., n° 1067 D.

Satiné jaune ; Noyer de la Martinique (Musée de Lyon).

Je ne sais si ce bois est indigène, mais le Musée Colonial de Marseille possède un échantillon qui proviendrait de la Guyane.

Bois dur, lourd, légèrement huileux au toucher, d’une couleur jaune uniforme et d'une odeur caractéristique, celle de l'huile de coco. (Voir Stone, T. of C., p. 23, pl.11, fig. 16.) C'est le West Indian Satin-wood des Anglais et peut-être le Clairembourg de Roubo, p. 769, le Nover de la Guadeloupe d'après Fenille, le Hispanille de Cayenned’après Guibourt, mais provenant probablement des Antilles.

Ech, type: n° 84, Musée de Marseille (Guyane) ; Musée de Lyon, série II, n°143.

No 1607 E.

Bois citron, Bois de rose, Bois Jaune aux Iles, d'après Préfontaine : odeur légère de rose ; employé pour fourches et poteaux fixés en terre. Peut-être est-ce un Zanthoxylum,

mais ce n'est sûrement pas le Bois de rose n° 6200, qui est impropre à de tels usages.

TRIBU VII — AURANTIÉES

Citrus Aurantium Lin., n° 1102 A.

Synonyme : €. vulgaris Risso.

Noms vulgaires: Bois d'oranger, Naranga, Narango, Naranga dulce (Castell.), Taronges (catalan, Willkomm). Laranjeira (port. Coutinho). Larangeira doce (Brésil, Miers). Djeroeh, Djeerook, Limon manie (N. Java, Miquel). China orange (Barb.), Arancio, Cedro arancio(Petrocchi). Pomeranze (Nemnich). Anani (Tahiti, de Cordemoy). Feruk manis (Blum).Oranger, Agrume (terme général, en Italie, pour tout arbre de cegenre d'après Rolland). Chinones (Duchesne).. Boenga tadjong Malaisie), Sengkam (Chine), Sirikaya (termegén. Java M.R. voir 108 G), Kam-se (Ch. Borneo), Kam-tjieh (Chine), Lemo manis besaar, Lemo tjina (Malaisie, Filet). Cam-tien (Annam, Narung (Arabie), Kranch poursat (Cambodge. Grisard). Larangi (Malgache, Heckel). Orange-wood (Angl.). Iloshi (Gabon: Jardin).

Provenance : Chine. Cultivé dans tous les pays tropicaux et sous-tropicaux.

Caractères généraux. — Bois lourd, dur et compact, d'une couleur citron ou jaune clair.

La couleur jaune devient blanche en peu de temps, d'après Rousselet. |

D'après Fenille, la couleur ressemble à la teinte que produirait de l'encre délayée dans beaucoup d’eau et répandue sur du bois-blanc.

Surface unie, luisante, se salissant difficilement : fonce un peu à l'air. Grain fin et dense comme celui du Buis. Nuance de la coupe transversale beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,764à 924. Dureté, celle du Palissandre. Odeur à sec nulle.

Odorant, d'après Duchesne, Inodore d'après Lanessan,

" : Rs 5 7

Odeur suave quand il est fraîchement coupé, d'après Roussillet.

Saveur nulle, Solutions incolores. Brülant bien avec beaucoup de flamme.

Cassure longue et fibreuse d'après Grisard,

Caractères de l'écorce. — Kcorce très mince, de 1 mm. d'épaisseur environ, fortement adhérente, lisse ou légèrement ridée et gercée. Epiderme variant du brun doré au brun foncé, tacheté de petits points jaunes. La couche jaune de l’intérieur apparaità travers les gerçures. La coupe transversale présente des rayons visibles à la loupe.

Structure du bois. L'aubier n’est pas différent du cœur.

Moelle. — Tri-lobée.

Section transversale, — La limite des couches est indiquée par la différence de densite des zones. 4

Vaisseaux visibles à la loupe, plutôt petits, mais variables, pouvant atteindre Jusqu'à 0 mm. O8 ; isolés ou par groupes radiaux de 1 à 4 peu nombreux, 10 à 90 par mmq. D’après Moeller, ils sont moins nombreux que dans le Citrus medica.

Rayons visibles à la loupe, uniformes, à intervallesréguliers égaux au diamètre d’un vaisseau ;6 à 9 par mm. ; légèrement ondulés: blancs.

Parenchyme a visible à la loupe, entourant les vaisseaux, et les unissant çà et là ; et P. b visible à l'œil nu, en étroites lignes blanches concentriques et continues, un peu plus larges que les rayons; intervalles irréguliers ; # à 8 par mm. En coupe transparente, d’après Moeller, le parenchyme est peu visible au microscope à cause de la similitude entre les cellules et les fibres ligneuses.

Section radiale. — Limites des couches visibles à la loupe. Vaisseaux fins, sillons mats. Rayons blanes, à peine visibles, mais ils donnent à la coupe une nuänce plus claire.

Section tangentielle, — Comme la radiale, mais les rayons minuscules ont de 1 à 3 rangées de cellules, d’après Moeller. Le parenchyme se présente en lacets ou en lignes formant alternativement des angles saillants et rentrants; peu visible.

Emploi. — Très beau bois pour ébénisterie, marqueterie,

. tabletterie, D'après Grisard, il est exporté d'Algérie sous le

nom de « Baguettes d'Algérie » pour faire des cannes et des manches de parapluies.

Il perd vite son polissage, d'après Rousselet,

Ech. type: 1576 de Hough et sa section n° 103. Section de Noerdlinger.

Icon lignorum: PI. 27, 47 et 68, en couleur.

Références : Descourtilz, V, p. 160; Roussell, [, 309 ; de Lanessan, p. 196 ; Grisard, 1891, p. 88; Moeller, p. 279 ; Aublet, p. 780.

Citrus limonum Risso et medica Lin., n°° 1102 B et C.

Noms vulgaires : Bois de citronnier; Cidreira (port. d'après Coutinno). Toronja, Cedra, Ponciles, Limoniera, Limon agrio (esp. d'après Arechavaleta). Cedro, Cedrero (castil.). Poncerner, Ponciller (catalan, d’après Willkomm). Oesse ala (Banda) ; Oessi wale (Ambon d'après Filet, Voamandina, Voasary, Voasarimandina (malgache d'après Dandouau). Limon de Florida {Costa-Rica d’après Pittier). Feruk assim (Batavia, d’après Blume). Taporo .(Poroi), Tapora (Tahiti, d’après Jouan). Cedro comune, Cedro limone (italien, d'après Petrocchi). Lima (Van Eeden |. Citronnier des halles {Descourülz). Limonier, Limao; Zitrone (Rolland). Lemmetje, Citroer, Limo karbouw (Surinam, d'après Pulle). Citronnier vrai, Citr. des juifs ; Cédratier (France) ; Citron ! (Angl.); Utrez (Arabie), Béjoura, Bejouree (Hindou), Cedro (Italie), Turcre (Pers.), Boeja poora (sanscrit) Trendj (Tunisie, d'après Grisard). agha (Gabon d'après Jardin).

Ces noms doivent être acceptés sous réserves, car la synonymie est très compliquée et les variétés cultivées sont très nombreuses. Le nom italien Cedro est souvent appliqué au Cèdre, surtout quand il s'agit du bois. Le citron, ou lignum citrinum, des anciens est le Callitris quadrivalvis. Le citron de la Guyane de Roubo qui ressemble au Santal est évidemment une autre espèce : celui des Anglais est le Cédratier.

Caractères généraur. — Mêmes caractères que ceux de l'espèce précédente quoique j'aie cru trouver quelques différences, que je cite sous toutes réserves,

Caractères physiques. — Densité, 0,730 à 0,798. On dit souvent « odeur agréable », mais c'est l'écorce fraîche qui est : odorante, non le bois.

Caractères de l'écorce. Ecorce vert pâle (Descourtilz).

Section transversale du bois. — Nuance aussi claire, sinon plus, que celle des autres coupes, à cause de l'abondance du parenchyme blanc, dont les lignes isolées sont visibles seulement à la loupe. Couches très nettes.

Section verticale. — En général, les vaisseaux sont plus luisants que dans l'espèce précédente et contiennent de la gomme brun Jaunâtre ; de même les limites des couches sont plus visibles à cause de leurs anneaux de vaisseaux. Les rayons donnent à la coupe une nuance plus foncée.

Emplois. — Comme l'espèce précédente.

Ech. type : 1592 el 0471 Hough et sa section, n° 105. La section de Noerdlinger.

Références : Icones lignorum, pl. 27, 64, 67, 68, en couleur. Fogli, p. 61 ; Descourtilz, V, p. 31 ; Moeller, p. 279 ; Aublet, p. 780.

FAMILLE XLII. — SIMARUBACÉES

TRIBU I. — SIMARUBÉES

Bois amers, n° 1106.

Quoiqu'il y ait trois arbres voisins quidonnent un bois amer, je ne crois pas que, dans la pratique, ils soient confondus. Ce sont :

Le Quassia amara des pharmaciens et de Linné, qui est un arbrisseau ;

Le Simaruba, ou Simaruba amara Aubl. (non Hayne), qui est aussi le Picræna officinalis Lindl., et qui est un grand arbre avec une écorce médicinale amère, tandis que le bois n'a. qu'une faible amertume etn'’est employé dans la médecine que comme falsification du vrai bois :

Enfin le Picræna excelsa Tindl., qui est un arbre de taille

moyenne d'un bois extrêmement amer, aujourd'huiadmis dans la pharmacopée et employé aussi comme insecticide.

La synonymie est très embrouillée et la plupart des synonymes ne se trouvent pas dans l’Zndex Kewensis. Le Picræna est regardé depuis 1809 comme le vrai Quassia en Angleterre où il est ordinairement préféré au Quassia amara.

Clef des bois amers.

L Couleur blanchâtre fonçant un peu à l'air.

1,1. Saveur amère, persistante, intense, Ecorce adhérente. Rayons de 2 à 5 rangées de cellules (Krämer). Densité, 0,532 à 0,769. Picræna excelsa, n° 1120, 1-2. Saveur amère, mais non intense, disparaissant avec letemps. Densité, 0,403 à 0,480. Simaruba amara, n° 1110.

2: Couleur blanchâtre un peu fauve, qui fonce à l'air, et devient brun doréelair. Saveur intense. Ecorce se détachant sous forme de gaines. Rayons de 1 à 2 rangées de cellules (Krämer). Densité, 0,450 environ, Quassia amara, n°1106.

Quassia amara Lin., n°1106.

Le véritable Quassie de Surinam.

Noms vulgaires: Lignum Quassiæ Surinamensis. Jamaicaholz (Henkel). Surinam Quassia (Holmes). Fliegenholz (Wiesner). Hombre grande, Guabo {Costa-Rica, vernaculaire Chiriqui, d'après Pittier. Coachi (terme gén. Geoffroy). Bois de Frêne : Bois d’absinthe ou du Petit Frêne (Antilles) ; Quina de Cayenne (Guyane): Kwassi (Surinam, d'après Grisard). Bois de Quassie. Bois amer, Bois de Surinam, Quassia verum (Planchon).

Provenance : Amérique tropicale, Antilles, Guyane.

Caractères généraur. — Bois mou et léger, d'une grande amertume ; couleur blanche un peu fauve, fonçant à l’air el devenant d'un brun-clair doré très joli. Nuance de la coupe

transversale un peu plus foncée que celle des autres sections. Surface brillante.

Caractères physiques. — Densité, 0,450. Dureté, celle de l’'Aune. Légère odeur d'huile de coco, surtout quand le bois esthumide. Solution aqueuse couleur paille claire « légèrement fluorescente », d'après Ballon. Pas de réaction avec le chlorure de fer ‘Henkel),

Le bois brûle bien doucement, sans arome spécial ; 1] laisse exsuder par la chaleur un suc rougeâtre ou brun. Ne se fend pas et se coupe bien dans tous les sens.

Caractères de l'écorce. — Echantillon du Musée de Marseille, n° 36, Antilles. Ecorce détachée en gaine, lisse, légèrement ridée en dehors, et présentant une couche épaisse, très molle, très fibreuse, argentée, en dedans; épaisseur de 4 à 6 mm. La couleur de l'écorce est ordinairement très noire ; mais bien lavée, elle devient d'un brun clair. Les fibres blanches prennent souvent une couleur bleu gris caractéristique. La surface de la bâche {ou tige) est finement striée, et elle présente à la loupe un effet moiré dû aux rayons.

Planchon indique l'écorce comme recouverte d'une partie scléreuse blanchâtre, tantôt mate, tantôt micacée. Quand cette couche manque, on voit la couche sous-jacente qui forme des taches de couleur gris noirâtre. La face interne grisâtre est mélangée de taches longitudinales d'un bleu noirâtre, dues à une Cryptogame. La cassure est grossièrement fibreuse dans la partie interne. Epaisseur de 1 à 2 mm. La section transversale présente une ligne jaune brun très évidente, formée d'une série non interrompue decellules pierreuses, quisépare l'écorce

en deux parties égales : uneintérieure fibreuse, présentant les :

rayons ; et l’externe subéreuse est pleine de sclérites.

Structure du bois. — L'aubier n’est pas différent du cœur. Moelle ?

Section transversale, — Couches en apparence limitées ;

voir Parenchyme.

Vaisseaux visibles comme de petites piqüres, grands, diminuant en diamètre et en nombre vers l'extérieur de la couche ; simples ou par groupes de 2 à 3, rarement #, radia-

lement subdivisés : quelquefois un anneau de vaisseaux fortementinterrompu. Vaisseaux peunombreux,2 à 10 parmm. q. ; fortementisolés ; souvent remplis d'une gomme rouge ; paraissant être attachés aux rayons.

Rayons à peine visibles quand ils sont humectés ; fins, uniformes, 5 à 7 par mm., de 1 à 2 rangées de cellules, sinueux et s'écartant légèrement quand ils rencontrent les vaisseaux (Krämer).

Parenchyme à visible, même sur une coupe faite à la scie; abondant, entourant les vaisseaux et s'étendant en forme d'ailes qui, en s'unissant, forment des lignes et même des cercles concentriques entiers ; intervalles irréguliers de 4 à 2 mm. ou 8 par em. environ, avec, entre eux, des lignes fragmentaires ; une à quatre fois plus larges que les rayons; non blancs, mais plus clairs que les fibres du fond.

Planchon dit que les lignes ne sont visibles qu'à la loupe. Or le parenchyme est toujours très variable.

Section radiale. — Surface brillante, soyeuse. Couches peu apparentes. Vaisseaux juste visibles, comme de fins sillons, avec des perles çà et là. Rayons visibles par réflexion lorsque le bois est fraîchement coupé ; s'il a foncé à l'air, ils sont bien visibles à l'œil nu. Parenchyme visible à la loupe comme des lignes blanchâtres.

Section fangentielle. — Moins brillante que la radiale, et néanmoins luisante. Les ravons, étant radialement parallèles, et, d'autre part, verlicalement superposés, produisent un effet moiré, malgré leur minceur.

Emplois. — Médicinal, tonique, fébrifuge ; devenu rare et remplacé dans la pharmacopée française par le Picræna. Peu prescrit, sauf d'après Baïllon, sous forme de gobelets amers, mais je pense qu'il s'agit plutôt du Picræna, le vrai Quassia étant rarement assez gros pour qu'on puisse y tailler des tasses.

Ech. {ype: N° 99, Musée Colonial de Marseille, vitr. Guyane ; don de l'Ecole de Médecine de Marseille,

Icon: Krämer, p. 544. Sect. transv.(Surinam et Jamaïque) et fig. 239, d'après Meyer, Boquillon, pl. IT,

Références : Descourtilz, I, p. 23, Planchon etC., II, p. 78; description très complète. Boquillon,p. 37, descr. micros. mais copiée de Planchon en grande partie, Sagot, Catal., XIT, p. 207, Vair aussi Références aux n° 1110 et 1120,

Simaruba amara Aubl. (non Hayne), n° 1110.

Synonymes : $. quyanensis Rich.: S. officinalis DC. (non Mac Fad) ; Picræna officinalis. Lindl.; Quassia Simaruba Lin. fils (non Blanco).

Cette espèce a beaucoup d'analogie avec les n° 1106 et 1120.

Noms vulgaires : Simaruba (Bell). Acajou blanc (Guad., d'après VWiesner). Bitter-wood, Bitter Ash, Bitter Esche, Mountain Damson, Stavewood Jamaïque, d'après Brown). Marupauba (Brésil d'après Huber). Pao Pomba, Aruba, Maruba (Guy. Angl. ; Amaz.), Gall-tree (Barb., d’après Lindley). Walkara (Surinam, Brewer). Arbore de las camaras, Macre (Brahman, d'après Descourtilz). Bois blanc (Martin, d’après Duss). Chipiou ? (Préfontaine). Bois de Cayan (Grisard). Simaruba de la Jamaïque, le Simaruba amara de Hayne (Baïllon). Ce dernier est le Q. amara, mais comme Baillon dit que l'écorce seule est employée en médecine, il est évident qu'il s'agit de l'espèce présente.

L'écorce s'appelle écorce de Macre ou de Macer (Régis).

D'après la description de l'écorce par Aublet, il y a tout lieu de croire que cet auteur veut parler du Picræna.

Le Chipou de Préfontaine doit être Bursera 1155 A.

Provenance. — Amérique tropicale, Antilles, Guyane.

L'échantillon 2936 a été déterminé d'après les feuilles et les fruits par le D' Freeman.

Caractères généraux. — Bois léger et mou, d'une saveur amère quand il n'est pas tropsec, et d'une couleur blanclaiteux. Surface luisante, fonçant peut-être un peu à l'air, mais très légèrement. Nuance de la coupe transversale plus foncée (mais plus mate) que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,432 à 0,480 et 0,403, d’après Dumonteil ; force, 96 ; élasticité, 156 : flexibilité, 3,74,

Dureté, celle du Cèdre à crayons.

Frais, très mauvaise odeur ; sec, sans odeur,

Saveur moins intense que celle du Picræna et du Quassia : dans les vieux échantillons, la saveur est pour ainsi dire nulle.

Solutions incolores.

Caractères de l'écorce. — Ecorce de 4 à 5 mm. environ ; extérieur gris argenté, intérieur Jaune. Les rayons, convergeant en pinceau et aussi durs que le bois, sont bien visibles en section

transversale.

Ecorce lisse, grisâtre, d'après Aublet.

Ecorce (d'après Planchon, cité par Boquillon ; mais est-ce l'écorce des racines?) grisâtre, face externe fibreuse, couverte d'une couche subéreuse de couleur blanc jaunâtre, légèrement marquée de petits mamelons verruqueux et de lignes saiïllantes transversales assez régulières, à intervalles de ! à2 em. Couche sous-jacente de couleur fauve foncé. La face interne est composée de fibres très plates, qui seséparent facilement et donnent une surface fibreuse très grossière. Dans le sens dela longueur, elle se déchire en fragments irréguliers, et il est impossible de la couper transversalement. Une zone interne striée occupe les trois quarts de l'écorce, parcourue par les rayons: les couches externes sont granuleuses. Très amère, se pulvérise difficilement.

Caractères du bois. L'aubier n’est pas différent du cœur.

Moelle ?

La structure du bois ressemble à celle de Quassia. (V. clef, n° 1106.)

Section transversale. — Couches quelquefois délimitées ; un anneau de petits vaisseaux très interrompus forme-t-il les limites ?

Vaisseaux visibles, très grands, 0 mm. 36 ; peu de variation, distribués régulièrement, en groupes de 2 pour la plupart, parfois 3, et pouvant aller jusqu'à 23; irrégulièrement subdivisés, vides.

Rayonsblances, à peine visibles.

Parenchyme abondant: les lignes sont d'une plus grande largeur que celle des rayons, mais elles sont absentes sur de larges espaces. En coupe transparente, le parenchyme est imperceptible, quoique visible sur la surface du bois,

Section radiale, — Nuance plus claire que celle de la section tangenlielle. Couches et parenchyme non marqués. Vaisseaux très apparents, brunâtres, plutôt grossiers, mats. Rayons peu apparents, mais bien visibles, étroits, brillants.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont à peine visibles, étant minuscules et étroits par rapport à leur hauteur.

Emploi. — Construction (Brésil, d'après Miers) ; Tannage (Saurellef}. Peut être obtenu jusqu'à 17 à 30 mètres sur 60cm. d'équarrissage (Bell). Très bon pour cloisons ; se fend très facilement en se desséchant (Laslett). Bon pour planches à râper le manioc, (Aublet). Allumettes (Bull. Agr. Mart.).

D'après le père Labat, les viandes cuites avec ce bois sont très amères. |

Quand on abat un arbre, Le suc (des racines ?) donne la gale aux bûcherons (Préfontaine). À comparer le Cucuberanda, Partie IT. |

Très commode à travailler, mais ne prend pas les clous car il se fend très facilement ; polissage médiocre.

Éch. type: 80,2936 Bell. ; 0296 D, agric. Guy. Angl. ; 221, série I, Lyon ; IT, Musée Colonial de Marseille (Guyane).

Icones lignorum: pl. 67 (pl. 65, fig. #, est-ce bien cette espèce ?)

Références : Bulletin agricole de la Martinique, janvier 1899. Préfontaine, p. 208 ; de Lanessan, p. 365 ; Baïllon, II, p. 873; Grisard, 1891, IE, p. #33; Boquillon, IV, p. 59 ; descr. microsc. de l'écorce : Aublet, p. 860 ; Dumonteil, 1823, IT, partie 2, p. 158 ; Laslett, p. 288; Miers M. S. ; Stone et Fr., p. 81; Stone, T. of C., p. 27; Règne végétal, Il, 326.

Picræna excelsa Lindl., n° 1120.

Synonymes : Simaruba excelsa DC.; Picrasma excelsa Planch.

Il y a beaucoup d'autres synonymes encore pour tous ces bois amers, par exemple: Biftera febrifuga Bel. (Heckel) ; Picrasma antillana Planc.; Picræna excelsa Gris. (Urban) ; Quassia excelsa Sw. (Guibourt). Picræna excelsa R. Br. (Baillon) et Simaruba (Sagot, Schwartz).

Noms vulgaires : Bitter Ash (terme général, îles danoises), Peste à poux, Bois noyer, Graines vertes (Guad.); Bois amer

sr.

(Martin.) ; Bitterwood (Barb. Urban). Quassia amara du commerce mais non des pharmaciens ; Quassia amara R. Bn (de Lanessan ; Mouillefert). Bois de Saint-Martin (Heckel). Ecossier (Quassia excelsa Schw.); Bois de Suarinam Quassia (Roussell). Bitteresche, Quinquina de Cayenne (Miers). Kwassiehout, Gramman Kwassie (Berk.). Cassia lignea (Petrocchi). Quassia (Fluckiger). Bois de Quassia de la Jamaïque ; Bois de la Jamaïque, Lignum Quassiae novæ ; Lignum Quassia jamaicense (Planc.). Coissi (nom ancien, Rodriguès). Jamaica holz (Henkel). Quachi, Coache (Guyane française, Bassières). Ligno de Surinam (Vargioni). Bois amer de Surinam (Baillon). Simaobat (Guad., de Lanessan). Simarouba mâle (Grisard).

Les échantillons types qui ont servi à la description suivante ne sont pas déterminés systématiquement, mais se rapportent bien au bois qui est vendu pour insecticide. Ils proviennent de grands arbres, non d'arbrisseaux, et je crois pouvoir affirmer qu'ils sont de cette espèce. Il me semble que c'est le même bois que celui de Schwartz « arbor trunco erectissimum crassus », mais le bois de Dumonteil, dont la densité est de 0,769, me parait trop lourd. Cependant, puisqu'il cite le Simaruba à part, nous sommes forcés de l’accepter. Le bois mentionné par Grisard, jaune, brillant et satiné, souvent parsemé de tâches noirâtres sinueuses, d’une teinte obscure, était probablement attaqué par un champignon. D'après Fluckiger, le bois est souvent strié par un champignon en dessins délicats.

Provenance. — Amérique tropicale, Antilles, Guyane. Caractères yénéraur. — Bois léger et tendre, d'une cou-

leur blanc laiteux et d’une saveur très amère et très persistante. La couleur peut varier du blanc jaunâtre à la couleur citron. Surface satinée, très belle, fonçant un peu à l'air ; grain plutôt fin, ouvert. La nuance des coupes est à peu près la même,

Caractères physiques. — Densité, 0,532 à 556 ; 0,715 d'après Lanessan,

Dumonteil donne comme densité de son bois amer 0,769 ;

comme force, 170 ; comme élasticité, 173 ; comme flexibilité, 2,63.

Dureté, celle de l'Aune. A sec, odeur nulle, Saveur beaucoup plus amère que celle du Simaruba.

Solutions incolores. D'après Henkel, avec le perchlorure de fer elle donne un précipité en flocons gris ou blancs.

La solution aqueuse a une belle fluorescence, d'après Fluc-

kiger.

Il brûle bien sans odeur spéciale.

Caractères de l'écorce. — Certains auteurs disent qu’elle est

fortement adhérente ; d'autres indiquent qu’elle se détache facilement. À la vérité, elle est assez bien adhérente si on la compare avec celle de vrais Quassia, qui se détache en fourreau, mais elle n’est pas tenace comme celle de la plupart de nos arbres indigènes. ;

D'après Baillon, l'écorce ressemble à celle du jeune tilleul ; elle est presque lisse, de couleur gris terne, ou noirâtre ou blanchâtre, fibreuse dans son épaisseur.

Striée longitudinalement, dit Grisard.

Gris cendré, tachetée de noir, fragile: se sépare facilement, d’après Roussellet.

Fortement adhérente, dit Planchon.

Gris brun avec de larges bandes d'un noir brillant. La section transversale présente une zone libreuse, blanche, qui pénètre parfois presque dans l'intérieur de la tige lhigneuse. Rayons très visibles à la loupe jusque près des couches périphériques. Les cellules pierreuses si abondantes dans l'écorce du Quassia de Surinam n'existent pas dans celle du Picræna, (Planchon et Collin). |

Cendrée, blanc Jjaunâtre intérieurement, fibres tenaces (Schwartz). Fortement adhérente, noir brunâtre d'après Henkel.

D'après un échantillon du Musée Colonial de Marseille, n° de la Guyane :

Écorce épaisse de 2 à 4 mm. environ, gris jaunâtre, presque lisse, fibreuse, tenace en dedans, mais non molle comme dans le Quassia ; épiderme comme celui du Frêne.

Structure du bois. — L'aubier n'est pas différent du cœur.

es -

Moelle arrondie ou lobée, 2 à 4 mm. de diamètre, blanche ou grisâtre ou brunâtre.

La structure du bois est la même que dans le Simaruba 1110, à part quelques différences de faible importance :

Section transversale. —— Couches non délimitées, Voir Parenchyme.

Vaisseaux bien apparents, plutôt petits, 0 mm. 13 de diamètre, 4 à 24 par mm. q., par groupes de 3 à 11; ronds quand ils sont simples.

Rayons, 6 à 8 par mm. ; plus denses que les fibres ligneuses en coupe transparente ; la distance des intervalles est égale au diamètre d’un gros vaisseau ; couleur blanche aussi claire que celle du parenchyme. D'après Krämer, de 2 à 5 rangées de cellules, et de 1 à 3, d'après Fluckiger.

Parenchyme bien visible en coupe transparente. D'après Planchon, de 5 à 6 rangées de cellules de largeur. Notre figure 2, planche V, prise d'une coupe transparente, montre à peine le parenchyme.

Section radiale. — Souvent couleur citron. Vaisseaux composés de cloisons 3 à 4 fois plus longues que larges.

Section tangentielle. — Rayons larges, comparativement à leur hauteur qui atteint jusqu'à 15 cellules, d’après Fluckiger. Couches et parenchyme se présentant comme des lignes et des lacets bien apparents, en formant alternativement des angles saillants et rentrants.

Emplois. — Coupes amères inventées par Alibert Planché (Descourtilz). D'après Fluckiger, l'usage du bois a été interdit en Allemagne en 1872.

Un succédané du houblon en Angleterre, d'après Lindley ; et on s'est servi aussi de l'écorce dans le même but, d'après Duchesne, mais je n'ai jamais entendu parler de cet usage.

Insecticide contre les pucerons, et il parait même qu'une décoction appliquée sur la peau vous protège des moustiques.

Ech, lype : Musée Colonial de Marseille, n° 5 de la Guyane, et n°* 0787 et 0045 de ma collection, provenant de sources commerciales.

Icon. : Baillon, IL, fig. 2565 ; Krämer, fig. 239 ; Stone, T. of C., pl. I, fig. 18 ; Fuckiger et Hanbury, fig. 74 et p. 236,

Références : Henkel, p. 379-; Holmes, p. 19; Schwartz, IL p. 741 ; Grisard, 4891, IT, p. #31 ; Urban, V,p. 378 ; Roussell, p. 323 ; Planchon, G., p. 80; Dumonteil, 1823, JT, partie2, p. 154,

FAMILLE. XLIIL — OCHNACÉES

LTRIBUL "= OCANRES

Gomphia guianensis Rich., n° 1140.

Synonyme : Quralea quianensis Aublet.

Aublet, p. 397 : Oura-ara (Galibis); Avouou-yra (Garipons). Note. Durand cite Ouratea au lieu de Gomphia.

FAMILLE XLIV. __ BURSÉRACÉES

Bursera gummifera Lin., n°1155 A.

Grisebach : West Indian Birch., Mastick-tree (Antilles anglaises.)

Guibourt, IT, p. #79: Chibou où Cachibou, bois blane (Voir 1120.)

Grisard, 4892, IT, p. 517: Bursera qummifera Jacq. (ne se trouve pas dans l’Index}. Gommart des Antilles, Gommier, Gomard, Gommart de l'Amérique, Gommur, Arbre à baume, Bois de gommier blane (Antilles), Almacego (Cuba, N. Grenada). Palo ziote (Mexique), Carano (Trinité). Amacéga, Almacega, Indio desnudo (Vénézuéla). Bois blanchâtre, léger, mou et résineux ; se fend facilement grâce à ses fibres longues et droites. Clôtures, palissades. L'écorce est astringente.

Pittier, p. 107: Almacego, Jiñote, Jiñnocuave. Écorce grisätre qui se renouvelle régulièrement, Xioquauitl (Mex. Costa-Rica),.

Niederlein, p. 2: Gommier gris (Guadeloupe).

Bursera angustifolia Sagot (n'est pas dans l'Index), n° 1155 B.

Sagot : Voir Grignon 2249.

Protium Aracouchini Mart., n° 1156 A.

Synonymes : P. Aracouchini Mart. ; P. Aracouchi Marsh. ;

Îcica Aracouchi Aubl. : /. Acuchini Gmel. : Z heterophylla

A. D.C.; Amyris heterophylla Willd.

Noms vulgaires : Acouchini (Aublet). Breu-branco, [ssicatan (Brésil, Rodriguès). Acouchi (Heckel). Hiawa (terme général, Bell).

L'échantillon 2688 a été déterminé d'après les fewlles et les fruits par le D' Freeman.

Le bois Jaoua de Dumonteil peut être le Protium Aracouchini ou P. quianensis, ou encore P. heptaphylla. Je le cite 1e1 sous réserves. Voir aussi 1156 B.

Provenance. — Amérique tropicale, Guyane.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d'une couleur rouge pâle (blanc, d'après Aublet). Surface brillante, soyeuse, fonçant légèrement à l'air. Nuance de la section transversale plus foncée que celle des autres coupes.

Caractères physiques. — Densité, 0,796 à 0,843. Dureté, celle du Charme. A sec, odeur nulle. Saveur astringente.

Dumonteil, p. 154: Densité, 0,819 : force, 239 ; élasticité, 135, p. 160. Classe 2, qui est celle du chêne. Cassant, d'après Aublet.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de 2 à 3 mm. d'épaisseur, presque lisse ; brune et fibreuse intérieurement et pleine de sclérites clairs. Lisse et cendrée, d’après Aublet. Surface de la bûche lisse.

Structure du bois. — L'aubier est couleur toile écrue. Epaisseur : © à 7 cm. ». Bien distinct du cœur, mais sans délimitation brusque.

Section transversale. — Couches en apparence délimitées, les zones où ne se trouvent pas beaucoup de vaisseaux pouvant indiquer, semble-t-il, les limites.

Vaisseaux visibles en raison de leur grand nombre, mais petits ; peu variables ; distribués régulièrement, plus ou moins abondants par zones ; fortement isolés, simples pour la plupart, mais parfois par groupes subdivisés de 2 à 9 vaisseaux.

Rayons à peine visibles à sec ; humectés, ils le sont mieux. Fins, uniformes, irréguliers, écartés les uns des autres d'une distance égale à celle du diamètre d'un gros vaisseau et ne s’écartant pas au niveau de ces vaisseaux ; rouges.

Annales du Musée colonial de Marseille. — 3° série, 4* vol. 1916. 9

Parenchyme d, se présentant en cellules dispersées.

Section radiale. — Vaisseaux visibles à la loupe en minces sillons brillants. Rayons apparents comme de petits traits ou des points d'hermine.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais moins pointllée. Rayons visibles au microscope seulement. Emplois. — Peut servir pour tiroirs de meubles, etc. Faci-

lement obtenu jusqu'à 17 m. sur 35 cm. d’équarrissage, d'après Mc.Turk.

Conservation limitée, d’après Bell.

Très commode à travailler ; se fend facilement,

Ech. type : 32,2688 Bell.

Références : Bell, p. 5 ; Mc.Turk, p. 6; Laslett, p.19; Aublet, p.343; Sagot, Catal,, XIII, p. 291 ; Stone ét Fr., p. 32.

Protium aitissimum Marsh., n° 1156 B.

Synonymes : P. altissima Marsh.; Amyris altissima Willd. ; Icica altissima Aubl. ; I. cuspidata H. B. et K. ; Bursera altissima Ballon. :

Noms vulgaires : Iciquier cèdre (Guad.); Cèdre blanc et rouge, deux variétés. Les indigènes préfèrent la variété rouge au point de vue de la durée, d'après Aublet. Cedar (Laslett). Samaria-wood (Leman). Oelo (Icon. lign.). Oolu (Bell). Caragne blanche (Geoffroy). Bois de rose femelle (de

Lanessan ; voir 6200 A). Cèdre bagasse (Musée Colonial de

Marseille ; voir 1156 H). Cedro (Brésil); Soly (Surinam, d'après

Martin-Lavigne).

L'échantillon 2725 a été déterminé d'après Les feuilles et les fruits par le D' Freeman. Ce n'est ni le bois décrit par Lavigne, ni l'Oulou de Préfontaine (voir 1514), ni le Bagasse (voir 6608). Plusieurs auteurs confondent le Cèdre blanc et le Bois de rose femelle avec cette espèce. (Voir 1698 A et 6200 A et D).

Provenance : Amérique tropicale, Guyane.

Caractères généraux. — Bois léger, mou, d'une couleur:

blanc brunâtre ou sale, d'après Bell ; couleur de cèdre pâle

(Me.Turk); couleur rougeâtre (Aublet ? Surface brillante, satinée ; fonce légèrement à l'air : grain gros.

Caractères physiques. — Densité 0,496 (voir 1156 H); dureté, celle de l’Aune ou le Tilleul. Odeur à sec nulle. D'après Me.Turk, fortement aromatique (voir 1156 C). Saveur légère, même nulle.

Caractères de l'écorce. — Ecorce roussâtre, ridée, gercée (Aublet). Rouge (voir 1159), dure, ligneuse, ridée, épaisse de 9 mm. environ. Mince couche fibreuse à l'intérieur, mais en général composée par couches de selérites durs et blanes bien visibles. Surface de la bûche lisse.

Structure du bois. — Aubier brunâtre, bien distinet du cœur ; épais de 13 cm. environ.

La structure du bois ne concorde pas bien avec celle de l'espèce précédente. (Voir la clef, n° 6201.)

Section transversale. —— Couches non délimitées. Vaisseaux visibles difficilement, même grands. Rayons à peine visibles.

Section radiale. — Vaisseaux plus foncés que les fibres ligneuses. Ravons bien visibles, apparaissant comme de petites rayures brunâtres. Les autres détails manquent.

Emplois. — Bon pour charpente d'intérieur, mais se conserve mal et est sujet aux attaques d'insectes ; très abondant et obtenu facilement jusqu à 17 m. sur 48 à 55 cm. d'équarrissage (Bell).

D'après Laslett, bon pour pirogues.

Polissage médiocre : commode à travailler, se fend facilement et ne prend pas les clous.

Ech. types : 69,2725 de Bell. Musée Colonial de Marseille, n° 10, de la Guyane, écorce et bois. (Ce bois diffère quelque peu du 2725,

Icones lignorum : pl. 62, fig. 8.

Références : Aublet, p. 342 ; Bell, p.8; Laslett, p. 381 ; Martin-Lavigne, p. 86; Sagot, Catal., XIII, p. 291; Stone et Fr., p. 70.

Protium heptaphyllum Marsh., n° 1156 C.

Synonyme : /cica (Bursera) heptaphylla Aublet.

Aublet, p. 337 : Arouaou (terme général des Galibis. Encens des

Nègres). Ecorce roussâtre, ridée, gercée, inégale, raboteuse. Le boisest blanc, mais rougeâtre au centre. S

Duss : Gommier blanc (Guad.); Bois gommier (Martin.).

Peckolt, 1898 : Protium heptaphyllum var. brasiliense Engl. Almacegueira vermelha ; Breo vermelha, |

Corrèa : Protium brasiliense. Almacegueira. Densité, 0,771. (Est-ce bien cette espèce ?) |

Saldanha de Gama cite l'Almecegueira comme étant l’Jcica (Protium) Icicaiba March.

Laslett, p. 1147: Hiawa (terme général). Bois ayant une forte odeur aromatique (voir 1156 B) ; il produit le Hiawa ou résine de Couma.

Grisard, 1892, II, p. 524: Bois d'encens, Bois cochon {terme gén., Guyane ; Incense-tree (Trinité anglaise) ; Couroucay (Esp. ) ; Karun-phul (Hindou) ; Tacomhaca, Tacamahaca (terme général au Vénézuéla). Les intempéries font pourrir ce bois rapidement.

Guillaumin, 1909, p. 1##: Protium heplaphyllum ; fournit la résine Couma et la gomme Hyowa.

Pulle : Tienjie monnie (Surinam). |

Jeanneney (ms.) cite un Arourou conime étant le Protium Schomburg kianum Engl. du Brésil. Fe

Bremer. p. 24: Tingi moni (Surinam), Icicaleptaphylla.

Protium guianensis Marsh., n° 1156 D.

Synonyme : /cica quianensis Aubl.; Amyris quianensis

Aubl. (non Willd.).

Aublel, p. 336: Amyris quianensis; pas de détails.

Aublet, p. 340: Jcica quianensis ; Bois d'encens. Ecorce roussâtre, ridée, gercée. Bois blanchätre et léger.

De Lanessan, p. 142 : Icica quianensis ; synonyme : Bursera quianensis H. Bn. Encens grand bois ; Arouaoa (voir 1156 C): Hiawa (Arrouhages). Ce bois n'offre que peu d'intérêt.

J. de Cordemoy : Arouaou (Galibis).

Guillaumin, p. 156 : Hiawa. Le Hyowava ou Carâna est le Protium Carana.

Grisard, 1832, Il, p. 523 : Copal (Cuba); Youcamoney (Guyane) ; Densité, 0,662 ; force, 186 (voir 1156 F.). ; ÿ

Protium decandra Aubl., n° 1156 E.

Synonymes : /cica decandra Aublet : 7. enneandra Aubl.

Barrère, p. 197: Icicariba (Piso); Sipo ; Arbre d'encens ; Terebinthus pistachiæ. (Est-ce bien cette espèce ?) Aublet, p. 345 : Zcica enneandra, Arouaou (Galibis).

Le même, p. 346: Icica decandra, Chipa (Galibis). Ecorce rougeâtre, ridée, gercée, d'où sort un suc à odeur de citron, qu'on trouve pär morceaux sur l'écorce et au bas du tronc. Le bois est blanchâtre, peu compact etest employé pour encens.

Je me demande si ce n’est pas le Chipiou de Préfontaine, p. 208. | ; is

Les espèces suivantes ne sont pas déterminées, mais sont probablement des Protium. |

Bois Encens, n°1156 F.

Dumonteil, p. 154 : Densité, 0,662 ; force, 186 ; élasticité, 158 ; p.163. Classe 5, qui est celle du nes

Jaowa, n° 1156 G.

Dumonteil, p. 154 : Densité, 0,819 ; force, 239; élasticité, 135 ; p. 160. Classe 2, qui est celle du chêne.

La densité concorde assez bien avec celle du Protium Aracouchili 1156 A.

Cèdre Bagasse, n° 1156 H.

Dumonteil, p.154 : Densité 0,842 ; foree, 226 ; élasticité, 154 ; p. 164. Classe 2, qui est celle du chêne.

Faute de renseignements plus précis, je ne puis placer ce bois sous le nom de Protium altissimum 1156B, car la densité de mon échantillon (0,496) est loin de concorder avec celle de Dumonteil (0.842). Pour la même raison, j'ai placé son Cèdre

blanc (densité 0,331) au n° 6200 D.

De Lanessan, p. 140 : Amyris sp. Bois dur et serré. La résine dont il est imprégné lui permet de brûler avec flamme. (Voir 648.)

D'après Durand, le genre Amyris est bon ; d'après l'Index Kew., il est synonyme de Protium.

Icones lignorum, pl. LXXIV, fig. # : « Kandell boom » en couleur

(grise rayé de bleu). Mais évidemment le dessin a été fait d'après un échantillon détérioré, (Est-ce bien cette espèce ?)

Barada-balli (Bell), n° 1156 J.

Ce bois est une Burséracée, selonle D' Freeman qui l’a déterminé d'après les feuilles et les fruits.

Caractères généraux. — Bois plutôt lourd, dur, d'une couleur brun uniforme, fonçant légèrement à l'air. Nuance de la coupe transversale un peu plus foncée que celle des autres sections. Bell, qui envoya l'échantillon, dit que la couleur est blanche.

Caractères physiques. — Densité, 0,811 ; dureté, celle du charme, Ni odeur, ni saveur.

Caractères de l'écorce. — Ecorce épaisse de 3 à 6 mm. environ, ridée, ligneuse et pleine de sclérites blancs ; intérieur brun foncé. Surface de la bûche finement striée.

Structure du bois. — L'aubier n’est pas différent du cœur.

Section transversale, — Couches en apparence bien délimitées, mais les limites exactessont douteuses ; contour régulier.

Vaisseaux visibles quand ils sont humectés ; peu variables, distribués régulièrement ; simples pour la plupart, quelquefois par paires.

Rayons à peine visibles, très fins, de deux sortes, coloriées toutes les deux. Les grands rayons sont écartés les uns des autres d'une distance beaucoup plus grande que le diamètre d'un gros vaisseau, tandis que les petits, qui sont très nombreux, ont leurs intervalles à peu près égaux à ce diamètre.

Parenchyme a entourant les vaisseaux.

Section radiale. — Vaisseaux en fins sillons incolores. Rayons enfines lignes, visibles par réflexion.

Section tangentielle. —Commela radiale, mais, sur une coupe préparée pour le microscope, les grands rayons se présentent comme des fuseaux de ! mm. de hauteur environ, terminés à chaque extrémité par une cellule qui correspond au quart de la hauteur totale: la partie intermédiaire se compose de plusieurs rangées de cellules plus petites. Contrairement à ce que présentent d'ordinaire les cellules analogues de la plupart des autres espèces, les grosses cellules sont iciremplies de matière colorante. Les petits rayons sont aussi colorés et ressemblent

aux grosses cellules des grands rayons. Cette circonstance me fait penser qu'il n'y a, en réalité, qu une seule sorte de rayon et que les petits ne sont autre chose que les extrémités des grands. Tous les cas intermédiaires peuvent, en effet, être observés. Cette remarque s'applique d'ailleurs à beaucoup d'espèces, et elle me fait supposer qu'il n y a jamais qu'une seule sorte de rayons, même dans le Hêtre, où Hartig admet pourtant qu'il y en trois.

Emplois. — Très utile comme bois pour meubles (Bell). Commode à travailler. Se fend facilement.

Ech. types : 7,2633 Bell.

Références : Stone et Fr., p. 7.

Hedwigia balsamifera Sw.{non Engler|, n° 1159. Synonymes: Bursera balsamifera Pers. ; Icica Edwigia,

A. Rich.

Barrère,p. 180 : « {cicariba balsamifera. Bois à flambeau, appelé aussi Bois rouge à cause de la couleur de l'écorce ».

Est-ce bien cette espèce ? Voir 1156 B au sujet de l'écorce.

De Lanessan, p. 142: Gommier ; bon pour constructions de canots et d’avirons.

Guibourt, IIf, p. #79: Sucrier de montagne ; Bois cochon; bois rougeâtre (Voir 1156 C.

Grisard, 4892, Il, p: 531 : Gommier de montagne ; Bois de gommier rouge ; Bois à flambeau (term. gén.); Bois à barriques (Antilles, Créoles); Palo cochin ; Azucarero de montagne (Cuba); Copal (Salvador) et la gomme, Gomma azucarada (Cuba). Ecorce blanchâtre et brillante ; bois de couleur rougeiïtre, à longues fibres, léger, flexible; dureté au-dessous de la moyenne, mais assez résistant pour ètre employé dans la construction. On s’en sert aux Antilles pour canots, pour merrains des tonneaux destinés à exporter les sucres en Europe, pour torches et pour flambeaux.

(A suivre.)

MACON, PROTAT FRÈRES, IMPRIMEURS

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