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PREMIÈRE PARTIE

PANIER TE PMDILLÉNIACÉES TRIBU I. — DÉLIMÉES

Curatella americana, Loefl, n° 33 A.

Aublet, p. 519, écrit au sujet de cette espèce: « Ecorce roussätre, épaisse, ridée, gercée ; elle tombe en plaques plus ou moins grandes. »

Pulle, p. 296 : Bosch-cachou, Wilde-cachou.

Grisard, 1891, [, p.31: Cajueiro bravo,|Caimbahiba (Brésil), Chaparro colorado (Vénézuela), Acajou bâtard (Cayenne), Parica (Guyane française), Curatahie (Indiens). Bois rougeâtre, veiné ou jaspé, selon le sens dans lequel on le travaille ; lourd et dense ; écorce pour tannage et médecine.

Huber, p. 162 : Paimbé (Brésil).

Curatella alata, V., n° 33 B.

Synonyme : Davilla brasiliense DC.

Sagot : Catalogue, X, p. 382.

FAMILLE V. — ANONACÉES

TRIBU I. — UVARIEES Guatteria Ouregou, Dunal, n° 75.

Synonyme: Cananga, Oureqou, Aubl.

Annales du Musée colonial de Marseille. 3* série, 4° vol, 1916,

Aublet, p. 608 : Ouregou (Galibis); écorce lisse cendrée, marquée de taches roussâtres ; bois blanchâtre, compact et légèrement aromatique. N'est pas le Cananga de Rumphius.

TRIBU IL. — UNONÉES Duguetia quitarensis, Bth, n° 76 A.

Synonymes : Guatteria virgala Dunal ; Oxrandra virgata Rich. (non Sw.) ; Anona lepidota Miq. (Sagot, Cat.).

Noms vulgaires : Bois de lance, Lancewood, pour deux variétés de la Jamaïque et de Cuba : Beriba (Guyane, d’après Miers); Yaya (Honduras, d’après Boulger) ; Yari yari (Wiesner).

Quoique ce bois soit connu depuis longtemps, il y a beaucoup de confusion, tant dans la synonymie systématique que dans les noms vulgaires.

Fawcett, II, p. 20 : « Black Lancewood (Bois de lance noir); grand, fort et élastique, d'un grain fin, très dense et brillant, aussi dur que le buis ; importé en Anglelerre comme Lancewood-spars (Vergues) ; densité : 0,830 à 1,004. »

Il est évident qu'il s'agit de notre bois, mais sa synonymie est compliquée : Oxandra virgata Baill.; Uvaria virgata A. Rich.; Guatteria virgala Hook. Aucun de ces synonymes ne s'accorde avec ceux de l'Index Kewensis. Fawcett cite encore un White Lancewood {Bois de lance blanc), mais qui estle Xylopia glabra ; c'est un bois qui a une saveur amère.

Grisard, 1891, p. #34, cite : Oxandra virgata À. Rich.; Guatteria virgata Dunal ; Uvaria lanceolata SW. ; U. virgata Sw., comme bois de lance, Sous le nom de Duguetia quitarensis, il signale un autre bois de Cuba et de la Jamaïque employé pour gaulettes et qui ne peut être le nôtre.

Nous avons done huit synonymes différents. Sagot cite encore Lancewood, Yari yari (de Demerary) ou Jejerecou, qui

est un Xylopia sp.

Swartz, IT, p. 999 : Lance sparwood (Jamaïque), Bocagea virgata, et encore Lancewood, Uovaria virgala, U. lanceolala Prodr. qui a une écorce d’une saveur amère, piquante et aromatique quand elle est fraîche, un petit arbre.

Ce n'est pas le nôtre.

Bremer, p. 203: Pilri jari.

Caractères généraux. — Bois lourd et dur, compact, de couleur blanche souvent jaunâtre ou grisätre uniforme. Surface très unie, brillante, froide au toucher. Ne fonce que peu à l'air.

Caractères physiques. — Densité, 0,835 à 1,001. Dureté, celle du Palissandre. Odeur : à sec, celle du miel ; à frais, celle de l'huile de ricin, d’après Gardner. Saveur légèrement astringente. Solutions aqueuse et alcoolique incolores. Brüle bien, mais en pétillant beaucoup ; la chaleur fait sortir un suc rouge. Se fend suivant une surface droite et lisse. Se casse en longs éclats. Très résistant et surtout élastique.

Caractères anatomiques de l'écorce. — L'écorce, de # mm. d'épaisseur environ, est lisse, un peu écailleuse, avec des rides dans lesquelles pénètrent les rayons, qui convergent en pinceau. Chaque pinceau a, dans la variété de Cuba, 12 rayons, et, dans la variété de la Jamaïque, 100 rayons environ.

Structure du bois. — L’aubier n'est pas différent du cœur. La structure du bois est à comparer avec celle de la figure [, pl. IT, dans laquelle toutefois le parenchyme n'est pas suftisamment apparent.

Section transversale. — Couches mal délimitées ; les limites ne sont constituées que par la différence de densité entre les zones qui sont plus ou moins riches en vaisseaux.

Vaisseaux visibles à la loupe, grands (0 mm. 25), uniformes, de distribution régulière, mais serrés par zones, et avec une tendance à se disposer en quinconce ou en des lignes obliques ; isolés ou par groupes de 2 à 8: nombreux (80 à 100 par mm. al

Rayons juste visibles, fins, uniformes, réguliers, laissant entre eux des intervalles droits, égaux au diamètre des gros

vaisseaux. 8 à 10 par millimètre, blancs. (La variété de la Jamaïque a des rayons de deux rangées de cellules rectangulaires.)

Le parenchyme appartient à trois catégories : a, entourant étroitement les vaisseaux ; b, en nombreuses lignes minces ou en traits concentriques, plus fins, et unissant les rayons en filets ; c, des cellules isolées, qui, dans la variété de Cuba, font des taches composées de files radiales.

Parfois 1l y a dans ce bois un défaut qui est dû sans doute à des piqûres d'insectes, mais le canal se remplit d’un cal qui est noir et dur comme de l’ébène.

Section radiale. — Couches peu apparentes, quoique souvent délimitables. Vaisseaux peu apparents, souvent brillants. Les rayons sont de fines lignes blanchâtres, obscures. L’aspect d’ébène, quand on l’observe, dessine des raies noires très nettes.

Section tangentielle. — Comme.la radiale, mais avec couches un peu plus apparentes ; les rayons ne sont visibles qu'au microscope.

Emplois. — Lances, brancards, vergues, bouts de canne à pêche, baguette de fusils, tour, etc. D'après Sinclair, le bois de Cuba est bien supérieur à celui de la Jamaïque ; il estplus résistant et présente beaucoup moins de défauts intérieurs. Les deux sortes se distinguent facilement par l'écorce ; elles sont rarement de grandes dimensions.

L'échantillon-type, d’après lequel J'ai donné les caractères précédents, correspond aux n% 7 et 8 de ma collection.

Duguetia (Aberemoa) guianensis Aubl. (DC.), n° 76 B.

N'est pas cité dans l'Index Kewensis.

C’est l’'Aberemou (Galibis) d’Aublet, p. 618, qui n'est pas celui de la page 953 (voir Perebea 6633).

Duguetia longifolia Baill., n° 76 C.

Synonyme: Anona longifolia Aubl.

Aublet, p.615 : Pinaioua (Garipous et Galibis), Corossol Pinaioua.

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE 69 Clef des espèces de Duguetia et Anona :

A. Traits concentriques de pareuchyme abondants.

1. Bois blanchâtre. Vaisseaux, en section transversale, visibles seulement à la loupe. Rayons juste visibles à l'œil nu... Duquetia 76 A.

2. Bois brunâtre ou jaunâtre. Vaisseaux juste visibles à l'œil nu. Rayons visibles seulement à la loupe... Howadanni, 108 G.

B. Traits concentriques rares et souvent absents. Bois ressemblant au « Cœur vert »... Arrewerwa 108 F.

Références. — Sinclair, ms. ; Gardner, ms.; Stone, Timbers of Commerce, pl. I, fig. 2, et pl. XXII, fig. 79 et p. 2.

Waria zeylanica Aubl., n° 83.

La synonymie de cette espèce est curieuse. D'après l'Index Kewensis, le Waria d'Aublet est l'Uvaria de Linné ; mais Aublet a décrit et figuré deux espèces sous le mème nom, et sa description de la page 604 se rapporte à l'Uvaria zeylanica, tandis que la planche 243 représente l'Unona discolor Vahl. (non Wall.). Or, dans l'Index, l’Uvaria zeylanica Aubl. (p.605, t. 245) est synonyme de d'Unona concolor Willd., alors que l’Uvaria zeylanica Linné (non Deless., Domb., Lamk.) estune bonne espèce, sans que je puisse affirmer que c'est le Waria zeylanica Aubl. Durand donne Waria comme étant un X7ylo-

pia.

Barrère, p. 2, dit : « Bois d’écorce, Poivre d’'Æthiopie, arbre de haute futaie ; Acacia procera, genre de Cassie. »

Aublet, p. 605 : « Narum-panel de Rheed, avec deux variétés, le bois blanc à grandes feuilles et le bois blanc à petites feuilles ; écorce cendrée, bois blanc et peu compact. »

TRIBU IV. — XYLOPIÉES

Rollinia multiflora Saint-Hilaire, n° 106 A.

N'est pas cité dans l’Index Kewensis. Est-ce celui de Splitz?

Grisard, 1891, I, p. #44: Lancewood ; bois souple et élastique, brancards, carosserie.

Rollinia longifolia Saint-Hilaire, n° 106 B.

Grisard : mêmes détails que pour l'espèce précédente. Lancewood.

Rollinia muscosa Baill., n° 106 C.

Synonymie douteuse. Selon l'Index Kewensis, c'est l’Annona muscosa Aubl., le ARollinia muscosa Baill., et encore le Rollinia Sieberi DC.

Aublet, p. 618: Cachiman sauvage.

Anona reticulata Lin., n° 108 A.

N'est pas celui de Sieber ni celui de Velloz.

Barrère, p. 58 : « Guanabanus, Pomme cannelle, Cachiman ». Mais est-ce bien celte espèce ?

Préfontaine, p. 157: « Anona, Petit Corossol, Cœur de bœuf, Alacalyoua (Carib) ».

Même doute que précédemment.

Aublet, p. 617: « Anona maram de Rheed ».

Baillon : Custard apple, Marie-Baise, Atte (voir 108 G).

Icones lignorum : fig. 2, pl. LXXII en couleur. « Mariabas ».

Grisard, 1891, I, p. 427: Bois mou et filandreux, de petites dimensions, peu employé, cassure assez longue et fibreuse. Pour la construction. Densité 0,556 ; élasticité 871 ; rupture 970.

Rodrigues, 1893, p.8 : Coracào de boi, Milolo (Brésil, voir 762), Fructo de Condessa, Fructo de Conde | Angola).

Heckel: Hobohobo en malgache.

Fawcett, III, p. 197: Custard apple.

Au Musée Colonial de Marseille, il y a un petit échantillon de 15 centimètres de diamètre (n° 123, Guyane), de l'étude

duquel je tire les détails qui suivent :

Ecorce se présentant comme une pellicule brun foncé, lisse,

plus claire à l’intérieur ; elle porte encore des cicatrices de feuilles.

Bois {aubier) de la couleur d'une toile écrue, très dur,

LÉ n . Re en

Structure du bois en section transversale,

Couches très vagues ; la nuance de la coupe est un peu plus foncée que celle des autres sections.

Vaisseaux visibles à la loupe, petits, fortement AV régulièrement distribués, avec une tendance à se disposer en lignes obliques ; simples pour la plupart, mais quelques paires subdivisées.

Rayons très fins.

Parenchy me peu apparent. Entoure-t-il les vaisseaux ?

Je ne peux donner aucun autre détail,

Anona muricata Lin., n° 108 B.

Synonyme : À. sylvestris Burm. {non cité dans l'Index Kewensis).

Aublet, p. 17 : Cachiman morveux.

Icones lignorum : PI. LXXXII, fig. 3 : Soorsack.

Pulle : Zuurzak (Surinam.

Rodrigues, 1893, p. 8 : Guanabano, Sapodille, Graveola (Brésil.

Grisard, 1891, I, p. 158 : Bois blanc très léger ; densité, 0,#00 ; de peu de durée. ;

Diaz, p. 270: Guanabanus (Vénézuéla).

Bremer, p. 209 : Bousi soursakka (Surinam.

Anona paludosa Aubl., n° 108 C.

Synonyme : Annona paludosa Aubl.

Aublet, p. 611: Corossol sauvage, écorce lisse roussàätre, bois blanchâtre, peu compact, aromatique.

Sagot, Cal., XI, p. 134: Guimauve.

Rodrigues, 1993, p. 9 ; Aralecu do brijo, Cortica, Maca do cobra (Brésil}, Corkwood, Alligator apple (Jamaïque).

Fawcett, IT, p. 197: Anona paludosa Lin. Bois liège pour bouchons, flotteurs, filets, radeaux.

Anona punctata Aubl., n° 108 D.

Aublet, p. 614: Corossol pinaou, Pinaou (gal), bois blanc et fort dur, bon pour lattes, à cause de la facilité à le fendre, charrons.

Anona Ambotay Aubl.. n° 108 E.

Aublet, p. 616: Ambotay (gal); l'écorce a un goût piquant {et aromas tique,

Anona sp., n° 108 F.

Arrewewa de Bell.

L'échantillon a été déterminé d'après des fruits et des feuilles par le D' Freeman. Ce n’est aucune des espèces déjà citées. Provenance : Guyane.

Caractères généraux. — Bois très lourd et dur, d’une couleur brun noisette foncé, rappelant le « Cœur vert », car il a quelquefois une nuance verte. Surface à peine brillante, fonçant un peu à l'air, à grain fin et compact. Nuance de la coupe transversale plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 1,112 environ. Dureté, celle du Cœur vert. Odeur nulle quand il est sec; saveur nulle.

Caractères de l'écorce. — Lisse comme celle du Faux-Platane ; 6 mm. d'épaisseur environ ; très dure et ligneuse; intérieurement brun foncé. Au-dessous de cette écorce, la surface de la büche est finement striée.

Structure du bois. — L'aubier n'est pas différent du cœur.

La structure est celle du Bois de lance (76 A). Couches mal définies ; limites vagues, d’après seulement une différence de densité entre les couches successives.

Vaisseaux visibles à cause de la couleur claire de leur bordure de parenchyme et de leur contenu blanc ; grands, Jusqu'à 0 mm. 25 de diamètre, réguliers, mais çà et là, une zone où ils sont moins serrés; simples ou subdivisés en groupes radiaux de 2 à 8; peu nombreux, | à 10 par mm. q.

Rayons visibles à la loupe, fins, uniformes, réguliers, avec des intervalles ayant la largeur d'un gros vaisseau, 6 à 10 par mm. ; rouges quand ils sont humectés.

Parenchyme a entourant étroitement les vaisseaux, et, entre les rayons, de rares petits traits correspondant au parenchyme b.

Section radiale, — Nuance un peu plus claire que celle de la section tangentielle. Couches peu marquées ; Vaisseaux peu apparents ; rayons en fines lignes mates et blanchôâtres.

Section tangentielle. — Semblable à la radiale, mais avec couches un peu plus apparentes et rayons visibles seulement au microscope.

à Var p u F3 :

Emplois. — « Manches de haches ; madriers très durables : peut être obtenu en büches de 2 à 3 cm. d'équarissage » (Bell); très dur à travailler, se fend facilement et se prête mal au clouage ; polissage médiocre.

Échantillon type, n° 2,2658 Bell.

Référence : Stone et Freeman, p. 2.

Anona sp., n° 108 G.

Probablement À. squamosa Lin. (non Vell ni Delile). Synonyme : À. {uberculosa Rumph.

Saint-Hilaire cite A. muricata Vaud., mais cette espèce ne se trouve pas dans l'Index Kewensis. L'échantillon 2694 de la collection de Bell a été déterminé, autant que possible, d'après les feuilles et des fruils parle D' Freeman.

Les diverses citations suivantes se rapportent en tous cas à l'Anona squamosa, sauf le terme Howadanni (Bell) qui se rapporte à l'échantillon n° 2694 cité ci-dessous.

Noms populaires : Hattier, Pommier-cannelle, (Rumphius), Cachimentier, Attier, Atocire, Ata, Pinha, Atas, Sweetsop, Sugar-apple, Custard, apple, Chirimoya (Antilles, Urban). Cachiman, Guanabanus, Anona (Préfontaine) ; est-ce cette espèce ? Fructa de Conde, Araticutitaya (Brésil, Rodrigues), Boewa-nona (Malais, Filet), Sirikaya (gén. v. 1102 A), Ate (Guyane française, Sagot). Cay-mang-cau, Pü üên xù (Cochinchine, Loureiro). Anon (terme général, mais, à Porto- Rico, d'après Pittier, s'appliquant plus spécialement à la présente espèce), Fructo de Condessa (rarement) ; Atta (Brésil, Pecholt). Attier (Maurice), Marie-baise, Pomme cannelle (Cayenne), l'Atamaran de Rheed (Aublet). Baillon dit que le vrai Custard apple, Cachiman ou Marie-baise est l'A. reticulala (108 A). Kameelappel (Surinam, Pulle), Boeah nona : Sirikaju (Sunda, Miquel). Peut-être le Conti hout de l'Icones hign., pl. 82, fig. 7 ; mais non le Hatti de Rodway, qui est un Hevea.

Caractères généraux du Horwvadanni. — Bois lourd et dur, d'une couleur brun jaunâtre, qui fonce un peu à l'air; surface

froide au toucher, grain fin. La nuance de la coupe transversale est un p u plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,942 environ. Dureté, | celle du Bois de lance. Odeur nulle, quand il est sec ; saveur | astringente.

Caractère de l'écorce. — % mm. d'épaisseur environ. Formée de deux couches, au-dessous d’un épiderme mince et cassant; la première de ces couches sous-épidermiques, brune, pleine de fins sclérites blancs, et celle de l'intérieur présentant en section transversale les rayons. Surface de la bûche sillonnée par ces ravons.

Caractères du bois. — L'aubier a 1 em. 5 à 2 cm. 5 d'épaisseur environ ; 1l est plus foncé que la région plus interne et nettement distinct du cœur.

La structure du bois est celle du Duguetia ou Bois de lance (76 A). La section transversale est à comparer avec la fig. 1, pl. IT.

Couches mal définies, mais 1l y a des zones de couleurs diverses.

Vaisseaux Juste visibles à cause de leur nombre et de leur contenu un peu plus clair ; peu de variations, même dans les groupes ; quelques-uns simples, mais la plupart en groupes radiaux de 3 à 8, où même plus. À la loupe, ces groupes paraissent comme de petits traits plus clairs ou des files de piqüres situées entre les rayons.

Rayons visibles à la loupe, très fins mais bien apparents: intervalles ayant le diamètre d’un gros vaisseau ; rayons uniformes, réguliers.

Parenchyme h en traits extrêmement fins entre les rayons.

Section radiale. — Couches peu marquées: vaisseaux très fins, constituant des sillons disposés par deux ou plus, côte à côte ; rayons Juste visibles ; parenchyme (au microscope) en lignes très fines. À la loupe, cette section ressemble à la section transversale, car les cloisons des vaisseaux peuvent être prises pour les séries de piqüres et le parenchyme pour les rayons.

Section tangentielle, — Comme la radiale, mais le paren-

LL ORÉ Ps

chyme b se présente en taches et non en lignes. Il est abondant mais difficile à voir. Les vaisseaux sont simples, non disposés par paires.

Emploi. — Construction ; de petites dimensions, jusqu'à 12 à 15 cm. d'équarrissage (Bell). Dur à travailler, se fend et ne se prête pas au clouage ; polissage médiocre.

Echantillon type 38,2694, Bell.

Références : Baillon I, p. 274; Aublet, p. 617 ; Bell, p. 6; Stone et Freeman, p. 38.

Xylopia frutescens Aubl., n° 3. (non Gaertn, nec Sieber).

Aublet, p. 602. Embira, Pindaiba, Ibira (Brésil, Marcg.) Jéjérécou (nègres), Couquerecou (Gal.) ; écorce lisse, cendrée, piquante, aromatique ; bois blanchâtre.

Guibourt, III, p. 677, cite Embira, Pindaiba de Pison, et Pacova comme étant le Xylopia grandiflora À. Saint-Hilaire.

Pulle, p. 177. Pegrekoe (Surinam).

De Lanessan, p. 358: « Bois un peu brunätre ; charpente ; densité 0,626 ».

FAMILLE XVI — VIOLARIACÉE

TRIBU II. — PAYPAYROLÉES

Paypayrola quianensis Aubl., n° 474.

Synonyme : Periclistia latifolia Bth.

Aublet, p. 249 : Un arbrisseau.

Martin-Lavigne, p. 70 : Faja hoedoe, Faja boedoe ; couleur blanche.

L'auteur donne une description et des figures, mais le bois est sans importance commerciale. Il est cependant assez curieux au point de vue de la structure, car 1l a deux sortes de rayons, qui, avec les vaisseaux, forment environ la moitié du bois.

TRIBU III. — ALSODÉIÉES

Alsodeia guianensis Eichl., n° 476.

Synonyme : Passoura quianensis Aubl., p. 21,

FAMILLE XVIII — BIXACÉES

TRIBU I. — BIXÉES

Bixa Orellana Lin., n° 494.

Pomet, p. 302; Roucou, Achiot (Indiens); Orleane (hol., pour la fécule).

Barrière, p. 79 ; Urucu (Piso, v. 663) ; Roucou ; Müella americana.

Préfontaine, p.205. « Roucou, Ematebi : appelés Cochene par les hommes, Bichet par les femmes caraïbes. »

Aublet, p. 533. Roucouier, cultivé.

Grisard, 1891, I, p. 616 : Écorce pour cordage et liens.

Rodrigues, 1892, p. 18 : Uruku, Arnotto (Brésil) ; Bixa, Kisapu, Diteque (Angola), pour en faire des poudres et le Wahaki des Indiens.

Gaebelé, p. 57: Venay verai Cédy (Tamoul), bois peu utilisé; les Indigènes s'en servent en guise d’amadou.

Il ne faut pas le confondre avec l’Urucurana (6434) ni le Rookoorookoo (Pt, IT), ni l'Urucaru.

TRIBU IIL — FLACOURTIÉES Lætia hirtella H. B. et K., n° 503 A.

Grisard, 1891, 1, p. 617 : Trompelli, Trompite (non le Trompetto de Sagot, v. 6645 et 1178). Plus dur que le cèdre ; charpente, tables, ébénisterie ordinaire.

Lætia procera Eichl., n° 503 B.

Lætia casearoides Sag., n° 503 C.

Sagot, p. 911. Coupy fou pour les deux espèces. FAMILLE XXII — VOCHYSIACÉES

Qualea cœrulea Aubl., n° 559.

Grignon fou. Il y a plusieurs bois qui portent ce nom, mais des renseignements précis manquent,

Préfontaine, p. 169 : « Couaille, Couatta (Caraïbes) ».

Est-ce cette espèce ? |

Aublet, p.8: Quale (Galibis), écorce ridée et gercée, bois roussâtre et compact.

Dumonteil, p. 156 : Grignon fou ; densité, 0.577; force, 146 ; élasticité, 183 ; flexibilité, 2,79. Classe 3, qui est celle du Pin. Le même auteur cite un Grignon fou rouge qui a pour caractères : densité, 0,411; force, 96 ; élasticité, 136 ; flexibilité, 3,88. Classe 6 (de très faible valeur).

La Commission de Brest, p. 174 : Grignon fou, 1/3 moins fort que le Chêne, 1/3 plus léger, un peu moins élastique ; rouge pâle tirant sur le rose ; le grain un peu gros, le bois plus mou que le sapin ; de belles dimensions, cassant, se tourmente et diminue considérablement de volume. Il a le défaut d'être très hygrométrique ; il peut remplacer le Pin de basse qualité ; très commode à travailler: Essais faits sur le bois de Dumonteil, conservé à couvert : force, 340 à 520 (0.64 à 0.67 si Chêne — 1) ; élasticité, 25 à 33; à découvert: force, 470 à 630 (0.70 si Chêne — 1) ; élasticité toujours 30 ; cassure à fibres longues; classe 2 (inférieur au Sapin du Nord). Essai sur un autre échantillon : densité, 0,413 à 0,513 ; force, 400 à 500 (0.67 si Chêne — 1) ; élasticité, 30 à 40. Un des cabrions craque légèrement avant de se casser, el deux ont cassé net sans la moindre déchirure des fibres ; retrait de 5 à 6 mm. sur 5 cm.

Sagot, p. 924, donne trois noms systématiques : 1° Qualea, ou Casearta procera (qui n’est pas dans l’Index) et Byrsonima ; 2° p.913, Byrsonima densa, qui est peut-être le Grignon fou des Chantiers, ou le Moureila (voir 940), à bois rougeâtre, sans dureté et sans qualité; puis, 3°, p. 911, Couai, ou Q. cœrulea Aubl., rougeàtre, presque tendre, se sciant assez bien en planches ; et aussi, p. 232, Grignon fou ou Couaie, Q. cærulea, extrêmement commun, bien inférieur au Grignon en force et en conservation.

Grisard, 4891, 1, 623 : Q. cœrulea, rougeûtre, léger, très liant, mais inférieur au Grignon franc; densité, 0,798.

Il est évident que le bois de Grisard est un autre bois, car le poids est bien plus élevé que celui des bois de Dumonteil et de la Commission qui indiquent un bois plutôt faible que liant, Le mot « léger » ne s'accorde pas très bien avec une

densité de 0,798.

Bassières, p. 101: Q. cœrulea, rougeñtre, presque tendre; densité, 0,800.

Peut-être est-ce le même bois que celui de Grisard.

Qualea rosea Aubl., n° 559 B.

Aublet, p. 6: Labalaba (Galibis) ; bois rougeätre, compact ; écorce ridée et gercée.

Sagot, Cat., 1883, p. 314 : pas abondant.

Vochisia tetraphylla DC., n° 561 A.

Synonymes : Vochya., Vochy, Vochuysia.

2) ». (7 , VE t

Noms populaires : Bois Cruzeau (Lanessan), Etaballi (Bell), nom général. (N'est pas l'Edaballi, 658 B, ni le [taballi}. Kwasi houdou (Bremer) Kwalie (Surinam, Pulle) : Bois Cruseau (Dumonteil). Schomburg cite un Itaballi, quiestle Vochisia quianensis Lamk. ; Brousseau, un Etaballi qui estle Bocoa Bocoa Aubl., et Sagot un Etaballi qui est le Bocoa prouacensis Aubl. (Voir 1856 A.)

Notre échantillon 2682 a été déterminé d’après les feuilles et fruits par le D' Freeman, qui le considère comme étant probablement le Vochisia tetraphylla.

Provenance. — Amérique tropicale, Guyane.

Caractères généraux. — Bois plutôt dur et pesant, d’une couleur rosée ou brun-rougetre, uniforme, avec de jolies mailles. Il ressemble aux acajous d'une qualité inférieure. Surface un peu mate. Rougeâtre pâle, d'après Sagot.

Caractères physiques. — Densité, 0,611 à 0,764 ; force, 142 ; élasticité, 102 ; flexibilité, 2.51, d'après Dumonteil. Dureté, celle du hêtre. Quand il est sec, odeur et saveur nulles.

En le grattant, on soulève de nombreuses peluches qui peuvent le faire reconnaitre (Sagot).

Caractères de l'écorce. — Brune, légèrement gercée, tombant en plaques, qui laissent à découvert une couche lisse ; couleur de terre cuite. Entre cette couche et l’épiderme se trouve une mince couche presque blanche. Epaisseur, 6 à 12 mm. environ. Surface de la büche striée.

Structure du bois. — L'aubier n'est pas très différencié du cœur; il est seulement un peu plus blanchàätre ou grisâtre.

La moelle a 3 mm. de diamètre environ : elle est arrondie, ligneuse et de la même couleur que le bois.

Section transversale. — Couches bien définies, les limites étant constituées par des anneaux de vaisseaux.

Vaisseaux très apparents, grands, peu variables, distribués régulièrement, simples ou par groupes de 2, rarement 3 ou 4.

Rayons juste visibles, paraissant être de deux sortes ; irréguliers, les intervalles entre les petits très inférieurs et entre les grands très supérieurs au diamètre d'un gros vaisseau ; les uns et les autres, ondulés, rouges.

Parenchyme a entourant les vaisseaux et parfois s'étendant en de minces ailes qui unissent des groupes tangentiellement.

Section radiale. — Vaisseaux plutôt gros, pour la plupart vides, mais laissant çà et là sortir de la gomme.

Rayons petits, mais très apparents, en lignes curieusement ondulées et brisées. Cette forme est due à la course ondulée des rayons en section transversale,

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les rayons sont à peine visibles, ou à la loupe seulement; hauteur, Î mm. environ.

Emplois. — Douvelles pour barriques à sucre ; ne résiste pas aux intempéries (Lanessan). Peut être facilement obtenu jusqu'à 20 m. sur 34 cm. d'équarrissage ; réputé comme se conservant bien dans l'eau salée (Bell). Dur à travailler, il peut servir à remplacer l’acajou de qualité inférieure.

Commun dans l'Intérieur de la Guyane (Sagot).

Echantillon-type : 26,2682 Bell.

Références : Bell, p. 5; de Lanessan, p. 1#1. Sagot (Richesses de la Guyane), p. 12, et (Catalogue), 1883, p. 313. Dumonteil, pp. 156, 162.

Vochisia quianensis Aubl., n° 561 B.

Synonyme : Cucullarea excelsa Wild.

Aublet, p. 19: Bois dur, vert jaunâtre ; écorce lisse, vert grisätre. Schomburgk : voir l'espèce précédente.

FAMILLE XXVIII. — HYPERICACEES TRIBU II. — VISMIÉES

Vismia, n° 636.

Hypericum, selon Durand, n°631.

s0 H. STONE

Vismia guianensis (non Seem, ni Choisy DC., n° 635 A). Synonyme : Hypericum quianense Aubl. (non Linné).

Aublet, p.784: Coaopia de Marcgraff, Caopia de Pison; Pao de lacra, Millepertuis de la Guyane ; écorce raboteuse gercée.

Sagot, p. 912: Bois dartre (lerme général), rouge pâle.

Grisard, 1891, p.823: V. quianensis Pers, Bois sanglant, Bois cossais, Bois d'accossais (terme général), arbre de la fièvre (Guyane, terme général), Lacre blanco (Vénézuéla). Bois rouge pâle, parsemé de veines fines et claires, assez léger; dureté régulière, grain fin, texture fibreuse; assez joli, peu employé ; construction. Densité, 0,650.

Vismia latifolia H.B. et K., n° 635 B.

Synonyme : Aypericum latifolium Aubl., p. 787.

Vismia rufescens Pers., n° 635 C.

Synonyme: Hypericum sessilifolium Aubl.

Aublet, p. 787: Bois Baptiste, Bois dartre, Bois de sang, Bois d’accosois, Bois de la fièvre (Créole).

Vismia cayennensis Pers., n° 635 D.

Lanessan, p. 148 : Bois de la fièvre, Bois à dartres ; rouge pâle ; pour constructions.

Grisard : Bloodwood (Trinité). Bois Baptiste de la Guyane.

Vismia ferruginea H.B. et K., n° 635 E.

Synonyme: Æypericum cuspidatum Willd (Steud. ?)

Grisard, 1891, 1, p. 824 : Onotello {Vénézuéla), jaune rougeûtre, assez compact; peu employé.

FAMILLE XXIX. — GUTTIFÈRES

TRIBU I. — CLUSIÉES

Clusia rosea Jacq., n° 638 A.

Synonyme: Clusia alba Kunth. (non Choisy, ni Jacq). Clusia retusa Poir.

Aublet, p. 933: Coapoiba (Brésil, d’après Marcgraff)}, Paogamelo (Portugais), Pérépéré (Galibis). Aublet cite encore C. alba Jacq.

MOSS 1 Las LS .

Grisebach: Star-of-the-Night, Balsam fig. Scotch Attorney (lerme général, Antilles Anglaises).

Grisard, 189,1, p. 834: Cupey (Trinité), Copey ou Cupay (Vénézuéla). Ecorce lisse; bois rouge, assez pesant ; combustible.

Niederlein, p. 10: Figuier maudit, Bois Roi (terme général, voir partie IT).

Clusia insignis Mart., n° 628 B.

Grisard, 1891, I, p. 832: Balsam tree (colonie anglaise en Guyane). Bois de Parcouri (voir 662 et 651).

Bassières, p. 99: Parcouri, Coopa, Cowassa {voir 5495), Wild Mammee (Demarary, voir 662). Grain assez fin et compact ; densité, 0,816 ; fibres assez régulières et serrées.

Le chiffre de densité indique que l'auteur a pris pour cette espèce le Parcouri noir de Dumonteil {voir 651). Il me semble qu'il y a quelque part une erreur de Bassières.

Niederlein, 1902, p. 7: Parcoury franc, P. Soufré, P. rouge, Bois Lemoine (Guyane).

Clusia venosa Lain., n° 638 C (non Jacq.).

Aublet, p. 934 : Votomite (Galibis, voir 6#7). Grisard, 1891, I, 855 : Palétuvier de montagne {terme général).

Clusia sp., n° 638 D.

Espèce non déterminée.

Niederlein, p. 2 : Parcauri mani, Parcouri-Goupi, Bois serpent (terme général, voir 198%). Le mème 1902, p. 7 : Parcoury-mani et Pao Cora (Guyane).

Tomovita guianensis Aubl., n° 647.

Aublet, p. 947 : Votomite (Galibis, voir 638 C)\. Ecorce rougeûtre, bois compact, dur ; aubier blanc, cœur rouge. On trouve sur l'écorce des larmes d'une résine jaune et lransparente.

Sagot, Cat,, 1883, p. 334: Volomila quianensis Aublet, planche 35 seulement.

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3* série, 4* vol, 1916. 6

TRIBU II. — MORONOBÉES

Symphonia globulifera Lin. (non Arruda), n° 648. Synonymes: Moronobea coccinea Aubl. : Moronobea esculenta Arruda (partim).

Noms vulgaires : Moronoba, Coronobo (Galibis), Mani (Aubl.), Gulandim, Gouandim (Amaz. R. negro, Peckolt). Ejale, Nkum, Une variété s'appelle Arquane chez les Mbonoi, d’après Harms. Hog-gum tree, Mawna tree (Jamaïque). Numgundo (Angola, d’après de Willemin). Cerillo (Costa Rica, d'après Pittier). Oanany, Ounany (Brésil, d’après Peckolt). Mangle blanc (Catalog. Exposit. Chicago). Anany (Amazones), Manniballi (Guyane Anglaise, d'après Bell). Palétuvier jaune (Guadeloupe, d’après Duss). Bois cochon (Saint-Domingue, d’après Baillon), Bois cochon (Soudan), Karamani. Pour la gomme : Doctors'gum (Guinée Anglaise, d’après de Cordemoy).

Je me demande si cette espèce n’est pas le Maniballi, Candlewood, Carmen, Caramen ou Buck-wax cité, p. 18, dans le Catalogue Exposit. Paris, 1867, et p. 26, le Cari-mani. Ce bois peut être obtenu de 9 à 16 m. sur 17 à 25 cm. d’équarrissage. La cire (wax) est employée pour fixer les pointes des flèches et les hameçons pour la pêche.

Baillon donne Moronobea globulifera comme synonyme à Symphonia globulifera, mais 11 met à part le Moronobea coccinea, qui est le Mauna tree et l'Oanani du Brésil.

Il s'agit peut-être du Mani de Dumonteil, et je cite plus loin les chiffres s'y rapportant. De Lanessan cite un Mauniballi qui est un Amyris sp. (voir 1156, [), et Grisard en signale un autre qui est un Platonia (voir 651).

Mon échantillon-type a été déterminé d’après des feuilles et des fruits par le D' Freeman.

Provenance: Amérique tropicale.

Caractères généraux. — Bois d'un poids moyen et d'une dureté moyenne, d’une couleur brun verdâtre, « Jaunâtre » (Aublet); jaune brun rappelant le Chlorophora (Chevalier, voir 6609). La coupe transversale présente un amas de fines lignes claires ; cependant la nuance est plus foncée que celle

RPC ce ? à

des autres sections. Surface brillante, fonçant un peu à l'air ; grain plutôt gros.

Caractères physiques. — Densité, 0,519 à 0,632 (0,888 Grisard). Dureté du Noyer. Odeur, à sec, et saveur nulles. Cassure longue et très fibreuse (Grisard).

Dumonteil, p. 15% : Densité, 0,714; force, 174; élasticité, 163 ; flexibilité, 2,19. Classe 3, celle du Pin.

Caractères de l'écorce. — Ecorce de 6 mm. d'épaisseur environ, formant une seule couche sous-épidermique, qui est remplie de sclérites blancs et durs qui peuvent être écrasés en miettes avec l'ongle. Lisse, cendrée (Aublet).

Grise, se détache par petites plaques minces ; exsude une résine Jaune, qui devient ensuite rouge (Chevalier).

D'après un autre échantillon (Musée Colon. de Marseille, n° 100 Guyane), épaisseur # mm. environ, épiderme jauneverdâtre, couche intérieure présentant des rayons ; couche extérieure stratifiée, s'émiettant facilement : saveur amère. Exsudant de la gomme rouge sang. Surface intérieure lisse.

Structure du bois. — Aubier gris, beaucoup plus foncé que le cœur et bien distinct ; épaisseur, 12 mm. environ. Moelle ?

Section transversale. — Couches souvent mal définies ; la limite en est au plus une interruption peu sensible dans la succession régulière des lignes de parenchyme. Contour réguher.

Vaisseaux juste visibles comme des points blancs ; peu de variations, sauf lorsqu'ils sont par paires, et, en ce cas, un des vaisseaux beaucoup plus grand que l’autre. S'ils sont séparés, distribution régulière, et alors fortement isolés, contenant souvent de la gomme qui rend la coupe brillante.

Rayons visibles à la loupe, très fins, uniformes, à intervalles réguliers, plus étroits que le diamètre d'un gros vaisseau, et restant droits malgré leur finesse. Même couleur que celle du parenchyme.

Parenchyme a bien visible; une multitude de fines hgnes claires très serrées, concentriques, continues, unissant les Vaisseaux.

Taches médullaires de places en places, ovales,

Section radiale, — Nuance plus claire que celle de la section tangentielle. Couches rarement délimitables. Vaisseaux plutôt gros, mais peu apparents, pour la plupart remplis de perles gommeuses brillantes et aussi d'une matière blanche.

Section langentielle. Comme la radiale, mais moins brillante. Le Pa se présente en lignes verticales serrées. Rayons visibles au microscope seulement.

Emplois. —Facilement obtenu jusqu'à 13 m. sur 30 à 35 em. d'équarrissage (Bell).

Il résiste aux vers et aux intempéries (Duss).

Un des plus mauvais bois de la Guyane (Sagot).

Cependant, à en juger par les chiffres de Dumonteil, et si le bois se conserve bien, l'opinion de Sagot paraît trop sévère. Le bois se travaille facilement.

Échantillon type : 62,2718 Bell ; Musée Colon. de Marseille, Guyane, n° 100 {écorce seulement). ,

Références : Bell. 8 ; Duss p. 151 ; Chevalier (a), p. 167 ; Grisard, 1891, p. 140; Sagot, p. 234; Aublet, p. 788; Dumonteil, pp. 154 et 160; Baillon, VI, #15 ; de Lanessan, p. 140 ; Stone et Fr., p. 62,

, Les Parcouris, n° 651.

Plusieurs bois sont désignés sous ce nom, et notamment lé Platonia insignis Mart., le Clusia insignis Mart. (638 B), et le Mammea americana Lin. (662). Malheureusement, sur sept auteurs qui s'en sont occupés, il n'y a que Grisard qui parle de la couleur. Il dit de Mammea « Bois blanc ou rouge pâle » ; de Platonia « Parcouri du Commerce, d'une belle couleur jaunâtre » ; mais les deux échantillons de provenances diverses qui se trouvent au Musée de Marseille sont d’une belle couleur rouge foncé, tirant sur le brun, avec des stries blanchätres.

Sagot a exprimé tour à tour des opinions diverses : p. 198, il dit Parcouri, Platonia insignis Mart. ; p. 228, Parcouri (Clusiacées). Puis p. 912 Parcouri parait un Calophyllum, un Aheedia ou un Clusia.

En présence de renseignements tellement contradictoires, je me borne à citer les auteurs, en donnant seulement la des-

cripüion des bois du Musée de Marseille et du Pareouri de Bell, sans risquer une opinion sur le nom systématique. Il faut dire pourtant que les deux échantillons du Musée de Marseille ont une structure de Légumineuse, voisine de celle du Peltoqyne des Amherstiées ; ils devraient plus justement être placés dans cette tribu.

Il ne faut pas confondre cette espèce avec le Pacourea de Aublet.

Enfin Je signale les deux bois de Dumonteil pour lesquels je n ai que des chiffres pour me guider :

1° Parcouri noir, p. 154. Densité, 0,816 ; force, 1T3 : élasticité, 1,98 (198 ?) ; flexibilité, 2,65 ; p..160. Classe 2, qui est celle du Chêne ;

2° Parcouri jaune. Densité, 0,748 ; force, 177 ; élasticité, 113; flexibilité, 2,47. Classe 3 (celle du Pin). ;

Platonia insignis Mart., n° 651 A.

Synonyme : Symphonia esculenta Steud. {non Arruda).

Sagot, p. 228 (Mais est-ce cetle espèce) : « Se place entre les bois durs et les bois légers ; grain assez fin el compact, sans être cependant trop lourd et sans offrir une résistance trop grande aux outils.

Rodriguës : Bakury. P. insignis.

Grisard, 1891, IT, p. {#1 : Parcouri où Parcoury (Guyane française) ; Parcury-guaza (Paraguay) ; Manniballi, Pakooru, Pakoort (Guyane angl.) ; Pacari {Arg.); Uba Coupari (Brésil). Le Parcouri du commerce est d'une belle teinte jaunätre, à grain fin ; fibres régulières el assez serrées; compact, sans être trop dur ; passe pour incorruplible. Il donne des planches de 6 à 15 m. de longueur.

Bassières, p. 99 : Parcouri. Clusia insignis (voir 63$S A).

Niederlein, p. #: Pacouri grand, Bacury (Guyane), et encore Bacury, Rheedia virens Planch.

Bell, n° 70 : Pakoorie, Wild mammee-apple (voir 662), décrite par Stone et Freeman p. 71, et cité ci-dessous.

Parcouri de Bell, n° 651 B.

Caractères généraux.— Bois d'un poids moyen et d'une dureté moyenne, d'une couleur blanc-rougeâtre, veiné. La structure, en section transversale, est exceptionnellement

visible. Surface mate, quelquefois un peu luisante : fonce un peu à l'air, Nuance de la section transversale un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,977; dureté, celle de l'If: odeur et saveur nulles.

Caractères de l'écorce.

Écorce de 1 em. 3 à 2 em. 5 d'épaisseur environ ; dure, formée de deux couches, une interne, de { em. environ, brune, ligneuse, et une externe en écailles, qui, sur la section, sont bien tranchées ; sillonnée irrégulièrement et pleine de sclérites durs et blancs, en couches concentriques régulières. Surface externe de la büûche, striée ou unie.

Caractères du bois. — Aubier blanchâtre ou de couleur écrue, épais de 7 cm. environ ; nettement distinet du cœur.

Moelle ?

Section transversale. — Couches peu marquées, à limites vagues ; contour à peu près régulier.

Vaisseaux bien visibles, se présentant comme des piqüres ; grands, sans diminution de calibre sur toute la largeur d’une même couche, mais augmentation en diamètre d’une couche à l'autre.

Par ailleurs, peu de variations, sauf dans les groupes qui présentent quelquefois jusqu’à 22 vaisseaux, distribution uniforme et peu nombreux; bien isolés et pouvant être comptés à l'œil nu sur le vieux bois ; contenu luisant.

Rayons juste visibles sans loupe, quand ils sont humectés ; très fins, uniformes, réguliers, écartés les uns des autres d'une distance inférieure à celle du diamètre d'un gros vaisseau, et s’écartant un peu au niveau de ces vaisseaux. Couleur, celle du Pa.

: Parenchyme à visible, même très apparent, en lignes concentriques continues, nombreuses, serrées, d’une couleur claire et d'un contour régulier. Dans le jeune bois, les zones ne sont pas développées, et le Pa ne fait que des ailes aux Vaisseaux.

Section radiale. — Couches non marquées. Vaisseaux gros, rouges, ayant des cloisons qui sont visibles à l'œil nu, Le Pa

se présente en lignes rouges, qui sont plus visibles quand le bois est humide,

Parcouri du Musée Colonial de Marseille, n° 651 C.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, d'une couleur brun rougeâtre, rayée de lignes d’un rouge plus foncé, et avec des stries claires. Surface luisante, qui prend déjà un polissage naturel sous le fil des outils. Fonce un peu à l'air. Grain. fortement à rebours. Nuance de la coupe transversale beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. Odeur et saveur nulles. Cassant. I] brûle mal en pétillant beaucoup, peu de fumée, odeur agréable.

Écorce et moelle inconnues.

Structure du bois.

Aubier de couleur écrue ; épaisseur, 2 em. environ.

Section transversale. — Couches, en apparence, bien définies ; limites peut-être formées par les zones qui ont peu de Valsseaux.

Vaisseaux très apparents à cause de leurs bords clurs, plutôt grands (0 mm. 2), diminuant un peu et régulièrement vers le bord externe de la couche ; fortement isolés, distribués irréguliérement, peu nombreux (1 à # par mm. q.), pour la plupart vides. Ils s'agrandissent beaucoup avec l'âge de l'arbre.

Rayons juste visibles ou à peine, excessivement fins, uniformes, un peu sinueux, presque réguliers; intervalles égalant le diamètre d'un gros vaisseau, mais sans écartement au niveau des vaisseaux.

Parenchyme très apparent, 4, en fuseaux, ou en losanges, ou ailé autour des vaisseaux : couleur brun clair ou rouge, parfois unissant deux groupes de vaisseaux, surtout vers la limite externe de la couche, là où le Pa est moins développé.

Section radiale. — Couches délimitables. Vaisseaux fins, sillons ouverts, parfois avec des perles gommeuses ou résineuses, rouges ou noires. Rayons à peine visibles ou visibles

à la loupe, minuscules, rouges, translucides. Parenchyme en lignes minces, blanchâtres, quelquefois très apparentes.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les vaisseaux sont beaucoup plus apparents, montrant beaucoup de parenchyme clair le: long des sillons. Rayons visibles seulement au microscope. Ce sont de courtes lignes, hautes de 6 cellules environ.

Échantillons types : n° 15, Parcouri jaune. Guyane, au Musée de Marseille, et n° 100, Parcouri étiqueté : « Mahot blanc ».

TRIBU IV. — CALOPHYLLÉES

Kurahara, Kurahura Bell., n° 658 A.

Ce bois a une telle ressemblance avec certaines espèces de Calophyllum de ma collection, et sa structure est s1 caractéristique que je le place ici, sans hésiter. Un caractère particulier, et qui est très rare, se présente bien dans ma fig. n° 21,pl. V ; c'est le parenchyme en lignes concentriques discontinues, ce qui arrive quelquefois dans d’autres genres, mais jamais de la même manière. Un échantillon du Musée de Marseille est bien semblable (n° 25 Guyane), et je crois que c'est le même que celui de Bell.

Caractères généraux. — Bois plutôt dur et lourd, d'une couleur rougeâtre ou brun rougeâtre uniforme ; grain fortement à rebours; surface brillante qui fonce un peu à l'air. Nuance de la coupe transversale un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,810 ; odeur et saveur nulles.

Caractères de l'écorce. — KEcorce de 6 mm. d'épaisseur

environ, rugueuse, gercée, subéreuse, tombant en plaques qui sont molles, rouges, et stratifiées sur la section. Couche médiane, 3 mm. d'épaisseur environ, plutôt dure, brun foncé. Couche interne, stratifiée, présentant les rayons surtout sur la coupe radiale. Surface de la bûche ridée ou sillonnée.

Caractères du bois. — Aubier un peu plus clair que le cœur, épais de 3 em, 5 environ,

La structure du bois est à comparer avec la fig. n° 21, pl. V.

Section transversale.

Limites des couches douteuses.

Vaisseaux bien visibles à cause de leur disposition en lignes radiales dendritiques. C'est la un des caractères spéciaux des Calophyllum, dans la figure, à cause du trop fort grossissement, mais qui paraît mieux à l'œil nu.

Rayons visibles à une forte loupe seulement, très fins ; uniformes, réguliers ; intervalles beaucoup moindres que le diamètre d’un gros vaisseau, et s’écartant légèrement au niveau de ces vaisseaux.

Parenchyme a entourant les vaisseaux et les unissant parfois en lignes radiales, et Parenchyme en lignes concentriques irrégulièrement courbées et interrompues, claires. Elles paraissent foncées dans la figure, qui a été prise sur une coupe transparente employée comme cliché.

Section radiale. — Vaisseaux plutôt fins, foncés, très obliques. Rayons étroits, juste visibles.

Section tangentielle. — Rayons minuscules, de 0 mm. 2 de hauteur.

Emplois. — Pour corials et pour planches pour bateaux : peut être facilement obtenu jusqu'à 17m. sur 55 cm. d'équarrissage (Bell). Ce bois devrait servir à remplacer les qualités inférieures d'Acajou ; très commode à débiter.

Échantillon type : 58,2713.

Références : Stone et Fr., p. 58.

Eda-balli, Wild Calabash (Bell ,fn° 658 B.

Calebassier sauvage. Encore un bois du genre des Calophyllum. Pour le distinguer de Kurahara, on peut citer les différences les plus importantes suivantes :

1° Parenchyme h en lignes concentriques beaucoup plus larges que les rayons. Kurahara, 658 A.

2° Parenchyme b en lignes un peu plus larges seulement que les rayons. Eda-balh, 658 B.

Il ne faut pas confondre cette dernière espece avec Eta-balli ni avec Itaballi (voir 561 A et B). Le mot Ita ou Eta, en

langue indigène brésilienne veut dire (er; par conséquent il est d'une application générale à tous les bois durs.

Caractères généraux de l'Eda-balli. — Bois d'une dureté moyenne et d'un poids moyen, d'une couleur brun rougeâtre uniforme à brun clair. Surface légèrement micacée, qui ne fonce que peu à l'air. Nuance de la coupe transversale un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,752 ; dureté, celle du Hêtre. Odeur et saveur nulles.

Caractères de l'écorce. — KÉcorce de 4 à 6 mm. d'épaisseur environ, brune, lisse. Couche interne mince, fibreuse, brun foncé ; couche externe plus claire, s'émiettant. Fortement adhérente. Surface de la büche lisse.

Caractères du bois. — Aubier non différencié du cœur.

La structure du bois est celle du Kurahara, mises à part les différences suivantes.

Section transversale. — Vaisseaux juste visibles, apparaissant comme des piqüres.

Parenchyfne h en lignes concentriques continues, nombreuses, légèrement ondulées, un peu plus larges que les rayons, avec lesquels elles forment un filet.

Seclion radiale. — Brillante. Vaisseaux apparaissant par paires, ou 3 côte à côte, ce qui donne au grain une apparence grossière ; plus foncés que le fond. Rayons très étroits, luisants, cristallins. Parenchyme en très fines stries parallèles.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais non brillante ; les rayons ne sont visibles qu'au microscope,

Emplois. — Ce bois possède l'avantage de ne pas se fendre ; crosses de fusils ; pas abondant ; peut être obtenu jusqu'à 20 à 27 cm. de côté (Bell). Commode à travailler.

Ech. type : 25,2681 Bell.

Références : Stone et Fr., p. 25.

Penoga, n° 658 C.

Berkhout, p. 25. Calophyllum sp. Surinam.

Mammea americana Lain., n° 662. (Voir 651.)

Préfontaine, p. 157: Mamie, Manchiboui, Abricotier,

Aublet, p.917 : Abricotier d'Amérique.

Icones lignorum : pl. LXVII, fig. 1, Mamaavy.

Sagot, p. 912 : cultivé à la Guyane.

De Lanessan, p. 148: dimension considérable ; bois blanc, assez dur, homogène et facile à fendre.

Rodriguès, 1893, p. 59 : Abrico do Parà, A. de $. Domingo, A. selvagina (Brésil).

Grisard, 1891, If, p. 135: Wild Mammee-apple, Pakoorie, Parcouri soufré, Abricotier des Antilles, Mammee-tree (angl.). Bois blanc rose ou rouge pale, gommeux, à fibres droites. Poids, 0,990. Lourd et assez dur, se fendant. avec facilité ; pour merrains, bardeaux, aissantes, planches, poulies, solives. Bonne conservation à l'air ou dans le sol.

TRIBU V. — QUIINÉES

Quiina guianensis Aubl. (non Crueg.), n° 663.

Synonyme: Touroulia quianensis Aubl]. : Touroulia solitaris Stokes.

D'après l’Index Kewensis, Aublet à décrit la même plante sous des noms différents.

Aublet, p..492: Touroulia guianensis. Ecorce épaisse, ridée ; bois roussätre. À la page 19, Suppl. : Quiina guianensis, Quiina-rana.

FAMILLE XXX. — TERNSTROEMIACÉES

TRIBU I. — RHIZOBOLÉES

Caryocar butyrosum Aubl., n° 664.

Synonymes : Pekea butirosa Aubl.: P. lentiscos Aubl. (non mentionné dans l'Index Kew.).

Noms vulgaires : Pekea (Galibis et noiragues à Ayapoco et à Caienne : Aubl.). Pekia, Pequi, Piquy (Para, Rodrigués). Schwari (Bassières). Chawari (Dupré). Saouary, Saouarou, Soeri (Surinam, Berkhout). Schaouarouy (Caraïbes, Préfontaine).

Il règne une certaine confusion autour du nom Pekea, qui s'applique encore à d'autres espèces, par exemple au C. hrasiliensis Saint-Hilaire, qui, selon Rodrigues, est le véritable Pequia. Pereira cite ce Caryocar brasiliensis en donnant les

noms additionnels de Pequia-bravo et Pequi. Da Gama parle d'un Pequia qui serait l'Aspidosperma sessiliflorum Muell., de l'ile Trinité. Le nom Souari est commun, ou du moins est attribué également aux autres espèces de Caryocar.

De Lanessan eite le C. fomentosum comme syn. de C. butyrosum, ce qui n'est pas juste d'après l'Index Kew.

Le bois que je décris ci-dessous parait être celui de Bassières, de MeTurk et de da Gama. Il a été déterminé d'après les fruits et les feuilles par le D' Freeman.

Prov.: Am. trop.

Caraclères généraux. — Bois dur et lourd extrêmement compact, d'une couleur gris-brun clair. Surface lisse, devenant mate. Roussâtre, dur, compact (d'après Aublet). Il ressemble au Genipa (d'après la Com. de Brest). Nuance de la coupe transversale plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,943 à 1000. Dureté, celle du Buis. Odeur à sec, faible, même nulle.

Solutions aqueuse et alcoolique presque incolores.

Dumonteil. Essais : densité, 0,820 ; force, 211 ; élasticité, 162; flexibilité, 2,00. Classe 2, qui est celle du Chêne.

Commission de Brest. Essais avec le bois de Dumonteil : lorsqu'il est consérvé à l'abri, force, 720 à 920, (1,11 à 1,28 si le Chêne — 1); élasticité, 20 à 28. Conservé à découvert : force, 860 à 940 (1,16 si le Chêne — 1) ; élasticité, 22 à 25; a cassé après craquement avertisseur.

Même Commission. Essais d’un autre échantillon : densité, 0,794 ; force, 620 à 880 (1,11 si le Chène — 1), élasticité, 20 à 30. Deux sur trois des cabrions ont cassé net, l'autre fait entendre un craquement avertisseur ; fibres bien déchirées. Il est intéressant de voir que le bois, conservé à décou-

vert, a gagné en force et en élasticité.

Caractères de l'écorce. — Kcorce grisätre, d’après Aublet. Surface de la bûche rayée de petites côtes tortueuses.

Structure du bois. — Aubier blanc, mat, nettement disünct du cœur; épaisseur de 1 em. environ.

Moelle ?

Section transversale. — Couches mal définies, mais il y a

des zones plus ou moins denses,

bi:

Vaisseaux visibles quand ils sont humectés : uniformes, sans diminution de diamètre vers l'extrémité de la couche; peu variables ; distribution régulière, mais avee tendance à se disposer en chapelets ; groupes radiaux par 2 à # vaisseaux ; contenu souvent brillant, donnant à la coupe une apparence de givre.

Rayons visibles à la loupe, très fins, uniformes, réguliers, laissant entre eux des intervalles moindres que le diamètre d'un gros vaisseau et s'écartant au niveau de ces vaisseaux. Ces rayons apparaissent comme des soies blanchätres.

Parenchyme 4 peu abondant, entourant étroitement les vaisseaux.

Section radiale. — Vaisseaux moyens. Rayons peu apparents, semi-translucides. Pa assez apparent le long des vaisseaux, ce qui donne à la coupe un aspect glauque.

Section langentielle. — Comme la radiale, mais les rayons ne sont visibles qu'à la loupe et sont composés de cellules plus grandes qu'elles ne le sont ordinairement.

Emplois. — Très bon pour la charpente (Bassières).

Très tenace, à grain entrelacé : peut être obtenu jusqu’à 60 em. d'équarrissage : peu employé (MeTurk).

Ech. type. 83,2739 Bell. 0104, Impr. Inst.

Références: Rodriguès, p. 18%; Bassières, p. 89; Pereira, p. 65 ; MeTurk, p. 3 ; Bell, n°83; Dumonteil, 1823, IT, partie 2, pp. 156 et 158; Comm. de Brest, 1826, IT, partie 2, pp. 170 et 188 ; da Gama, 1876, p. 170 ; Préfontaine, p. 207 ; Aublet, p. 597.

Caryocar glabrum Pers., n° 664 B.

Synonymes : Saourari glabra Aubl. : Pekea ternata Poir.

Aublet, p. 599: Saourari (Cayenne) ; pour chaloupes, pirogues, canots à rocou ; courbes dés jumelles, des madriers, des bardeaux.

Pulle, p. 300 : €, glabrum var. edule Cas. Ningre notto (Surinam).

Sagot, Catal., XII, p., 188 ; Schawari,

Grisard indique la densité 0,820 de Dum., cité pour l’espèce précédente.

Huber, p. 192: Pequea rana (Amazone).

De Lanessan, p. 139: Schwari ; dur, compact ; jantes de roues de voiture; de grandes dimensions.

Caryocar villosum Pers., n° 664 C.

Synonymes : Saourari villosa Aubl. ; Pekea tu bercalosa Poir. (non Aubl.), et non cité dans l’Index Kewensis.

Garyocar tomentosum Willd., n° 664 D.

Synonymes : C. {uberosum H. Bn (Baillon) ; Pekea tubercolosa Aubl. (non Poir.).

Aublet, p. 587 : Tala-youba (Garipons); écorce roussâtre, ridée, gercée ; bois roussâtre, dur, compact.

Dumonteil, p. 156 : Bois-Marie. Densité, 0,717 ; force, 159 ; élasticité, 154; flexibilité, 2,08, p. 163. Classe 5 (celle du Peuplier).

De Lanessan, p.139, cite comme synonymele Pekea bulyrosa Aubl., ce qui ne s'accorde pas avec l’Index Kewensis et crée une confusion avec 664 A. « Dur, résistant »,

Grisard, 1891, IT, p. 301: Peki, Pekea, Pekeya (Guyane) ; Bois de Tatayouba où Tatajuba ; pour charronnage, parquets, arbres à moulin à sucre ou à eau.

Niederlein, p. 2: Bois Mary. C. {fomentosum.

Saourai rouge, n° 664 E.

Dumonteil, p. 158 : Densité, 0,410; force, 71; élasticité, 322 ; flexibi-

lité, 10,45, p. 63. Classe 6. De très faible valeur.

Je me demande si ce bois n’est pas le C. glabrum. Sa densité indique un bois propre à faire des canots. C, villosum n'est point cité comme bois industriel, et les autres sont lourds.

TRIBU II. — MARCGRAVIÉES

Norantea guianensis Aubl., n° 667.

Aublet, p.55#: Conoro-antegri (Galibis. Ecorce inégale, gercée et marquée de petites côtes lisses; bois blanc dur, à centre moelleux.

TRIBU I. — TERNSTROEMIÉES

Ternstræmia dentata Sw., n° 676 À (non Spreng.). Synonyme : T'aonabo dentata Aubl. Durand conserve Dupinia comme genre.

Aublet, p. 569: Palétuvier de montagne (terme général). Ecorce ‘ épaisse, cendrée en dehors et rougeàlre en dedans ; elle sert pour le tannage des cuirs ; bois blanc qui devient roussâtre : pour bardeaux.

Ternstræmia punctata Sw., n° 676 B.

Synonyme : T'aonabo punctata Aubl.

Aublet, p. 571: Palétuvier de montagne (terme général}. Les mêmes emplois que ceux de l'espèce précédente.

TRIBU VI. — BONNETIÉES Caraipa parvifolia Aubl., n° 700 A.

Aublet, p. 561: Caraipe (Garipons, terme général). Manches-haches (Créoles). Ecorce brune, lisse et gercée; bois à aubier, roussâtre et à cœur rouge, dur et compact, considéré comme l'un des meilleurs bois pour faire des manches de haches et de cognées, de serpe et d’autres instruments propres à couper.

Caraipa latifolia Aubl., n° 700 B.

Synonyme : C. angustifolia Aubl.

Aublet, p.561 et 562: Caraipés.

Caraipas, n° 700 D. (espèces non déterminées).

Sagot, p. 924 : Pagelet, Caraipa sp.

Dumonteil, p. 154: Pagelet. Densité, 0,787; force, 196; élasticité ; 214 ; p. 160. Classe 3,

Mahurea palustris Aubl., n° 701.

Aublet, p. 558: Mahuri aquatique. Ecorce lisse, roussàtre ; bois blanc ;

peu compact.

Sagot, p. 908 : Mauria, Sans valeur (Est-ce bien cette espèce ?)

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