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Kalanchoe beharensis Drake del Castillo Spécimen cultivé au Jardin Botanique de Marseill
Annales du Musée colonial de Marseille. 3° série, 3° vol, 1915. :
toïde ou trilobé-subhasté, le limbe, nettement concave, forme une cavité que l’on trouve souvent remplie d'eau pendant la saison des pluies; ses bords sont ornés de larges dents aiguës elirrégulières séparées par de larges sinus arrondis; sa hauteur varie de 7.50 à 35 centimètres, sa largeur, de 8 à 25 centimètres. Presque entièrement glabres, portant seulement, sur la base des pélioles et sur le pourtour du limbe, quelques rares poils stellés à court pédicule supportant trois longues branches aiguës, les feuilles, qui se développent sur les tiges ou rameaux ayant déjà fleuri ou même sur les rameaux n'ayant pas encore produit d'inflorescence mais situés à plus d'un mètre du sol, sont plus grandes et plus nettement lobées que celles que nous avons déjà décrités. Lorsque les feuilles tombent, elles laissent, sur la tige, d'énormes cicatrices saillantes, subtriangulaires, prolongées à chacun de leurs angles en une pointe dure et épaisse qui affecte à peu près la forme d'une pyramide à trois faces.
À l’isselle des feuilles moyennes de la rosette qui les termine, les rameaux et la tige émettent deux, trois ou quatre hampes hautes de 40 à 50 centimètres. Ces hampes, dont le diamètre est d'environ 12 millimètres à la base et de 5.50 millimètres au milieu, sont couvertes primitivement d’un épais indument composé de poils stellés dont le bref pédicule supporte trois longues branches aiguës ; cet indument disparait bientôt par plaques et ne persiste que dans les parties supérieures de la hampe. Généralement nues, les hampes portent parfois deux paires de feuilles, la première paire distante d'environ 10 centimètres des premiers rameaux de l'inflorescence, la seconde distante de 11 centimètres de la partie supérieure. Couvertes d’un épais indument composé de poils stellés à court pédicule supportant trois longues branches aiguës, ces feuilles sont pétiolées mais ne sont pas peltées ; haut de 7 à 8 centimètres, le pétiole a un diamètre de 12 mil-
limètres à la base et de 6 millimètres au milieu; plié en.
forme de gouttière, oblong-lancéolé, aigu au sommet, nettement émarginé à la base, le limbe, dont les bords sont garnis de larges dents aiguës séparées par de larges sinus arrondis,
atteint une longueur de 1# centimètres et une largeur de 8 centimètres.
Au sommet, la hampe se termine par une large panicule haute de 20 à 30 centimètres, large de 12 à 30 centimètres, composée d'un pédoncule terminal et de 6 à 10 pédoncules primaires latéraux opposés deux par deux. Les pédoncules latéraux supérieurs, de même que le pédoncule terminal, sont toujours simples mais les pédoncules médians et inférieurs émettent le plus souvent une ou deux paires de pédoncules secondaires. Les pédoncules primaires simples et les pédoncules secondaires sont terminés par des cymes bipares.
A la base des pédoncules primaires supérieurs, des pédoncules secondaires et des pédicelles, on observe des bractées ovées, à bords entiers, aiguës ou subaiguës, d'autant plus petites qu'elles se rapprochent davantage de l'extrémité des rameaux de l'inflorescence; toujours couvertes d'un épais indument composé de poils stellés à bref pédicule supportant trois longues branches aiguës, longues de 2.20 à 15 nulhimètres et larges de 0.85 à 7.80. millimètres, ces bractées sont précocement caduques.
Assez grêies mais nettement dilatés au sommet, longs de 4 à 13 millimètres, les pédicelles, qui supportent des fleurs érigées, sont couverts d'un épais indument composé de poils stellés dont le bref pédicule supporte trois longues branches aiguës.
Couvert sur les deux faces de poils stellés dont le bref pédicule supporte trois longues branches aiguës, le calice subcampanulé se compose d'un tube plus bref que les segments, haut de 1.10 à 3 millimètres, et de quatre segments subérigés ; deltoïdes et légèrement élargis à la base ou ovés et atténués dans leur partie inférieure, aigus et mucronés au sommet, plus hauts que larges, les segments, qui ont des bords entiers, sont longs de 5.50 à 13 nullimètres et larges de 2.50 à 6.40 millimètres.
Plus longue que le calice, couverte extérieurement de poils stellés à pédicule bref supportant trois longues branches aiguës et de poils glanduleux brièvement pédiculés, intérieu-
L és.
rement de poils glanduleux brièvement pédiculés, très rares à la base du tube, assez nombreux dans sa partie supérieure, nombreux sur les segments, la corolle suburcéolée a son plus grand diamètre un peu au-dessous du milieu du tube; audessous de ce niveau, elle se rétrécit jusqu’à la base large ; audessus, elle s'atténue peu à peu jusqu'à la base des segments légèrement récurvés. Un peu plus long, rarement un peu plus bref que les segments, le tube, d’un jaune verdâtre, est haut de 6.50 à 9.20 millimètres. Plus hauts que larges, longs de 9.90 à 9 millimètres, larges de 2.50 à 5 millimètres, colorés en jaune verdâätre mais marqués à l’intérieur de linéoles violettes, longuement obovés, très obtus ou émarginés au sommet, les pétales portent souvent au milieu de leur sommet une petite cuspide ; si le sommet du pétale est très obtus, cette cuspide le dépasse légèrement ; s'il est émarginé, elle reste à peu près sur le même niveau que l'extrémité supérieur des deux larges obtus de l’émargination.
L'androcée se compose de huit étamines hbres entre elles. Le sommet des filets alternipétales, insérés un peu au-dessous du sommet du tube corollin, dépasse le milieu des segments corollins et parfois atteint presque le sommet de ces derniers ; grèles et étroitement linéaires, ces filets, dont la partie soudée fait, du moins dans sa portion supérieure, saillie à l’intérieur, du tube de la corolle, conservent une largeur presque semblable depuis leur sommet jusqu'à leur base qui n’est ellemême, ni élargie, ni rétrécie; leur partie soudée est haute de 5.170 à 7.80 millimètre ; leur partie libre, longue de #.20 à 8.50 millimètres, est large de 0.25 à 0.35 millimètre à la base et de 0.15 à 0.20 millimètres au milieu. Le sommet des filets oppositipétales, insérés un peu plus haut que les filets alternipétales et presque au sommet du tube de la corolle, dépassent le milieu des segments corollins et parfois même atteignent presque le sommet de ces derniers ; grêles et étroitement linéaires, ces filets conservent une largeur presque identique depuis le sommet jusqu à la base qui n'est, ellemême, ni élargie, ni rétrécie; leur partie soudée est haute de 6.10 à 8.60 millimètres; leur partie libre, longue de #.20 à
9.50 millimètres, est large de 0.30 à 0.35 millimètre à la base et de 0.18 à 0.20 millimètre au milieu. Un peu plus larges que hautes ou un peu plus hautes que larges, ovéessubréniformes ou subréniformes, émarginées à la base et très obtuses au sommet, les anthères sont longues de 0.60 à 1.50 millimètre et larges de 0.80 à 1.80 millimètre.
Soudés entre eux sur un cinquième environ de leur longueur totale, les carpelles sont appliqués les uns contre les autres; assez largement ovés, rétrécis assez brusquement dans leur partie inférieure, ils s'atténuent, dans leur partie supérieure, en un appendice grêle plus ou moins long qui se confondrait avec le style s'il n'en était pas séparé par un léger renflement qui indique la séparation des deux organes et qui, d'ailleurs, se trouve souvent dans une même fleur à des niveaux variables: la partie soudée des carpelles est haute de 0.90 à 2.20 millimètres ; leur partie libre, longue de 4.40 à 10 millimètres, est large de 2.80 à 4.10 millimètres ; grêles, un peu plus longs ou un peu plus brefs que les carpelles, terminés au sommet par des stigmates dilatés, les styles sont hauts de 5.25 à 10.40 millimètres. Dans chaque carpelle, les placentes, qui portent des ovules sur toutes leur longueur, sont constitués par deux grêles cordons subverticaux, presque parallèles, quoique incurvés en dedans, à chacun des deux bords internes des carpelles.
Plus larges que hautes, les quatre écailles sont soudées entre elles sur la moitié de leur longueur totale ; leur partie soudée est haute de 0.40 à 0.60 millimètre ; très largement subsemiorbiculaire, leur partie libre est haute de 0.40 à 0.60 millimètre et large de 1.50 à 3.40 millimètre ; leur sommet toujours très obtus est, tantôt émarginé et pourvu de deux larges lobes obtus séparés par un large sinus arrondi, tantôt muni de trois lobes assez larges oblus et séparés par de larges sinus arrondis, tantôt garni de nombreuses crénelures obtuses étroites et peu profondes, tantôt enfin orné de cinq crénelures obtuses : deux situées aux extrémités latérales du sommet de l'écaille et séparées par un large sinus arrondi des trois autres disposées au milieu de ce sommet.
Très nombreuses dans chaque follicule, plus hautes que larges, obovées, le plus souvent arquées, obtuses au sommet et arrondies à la base, les graines sont longues de 0.60 à 0.75 millimètre et larges de 0.25 à 0.40 millimètre. Leur test, qui s'applique exactement sur l’amande, est couvert de rides longitudinales nombreuses et assez peu saillantes.
Cette espèce, qui n'était connue jusqu'ici que par l'échantillon authentique très incomplet recueilli à Behara, le 8 juillet 1901, par M. Guillaume Grandidier et par un spécimen stérile cultivé au Jardin Botanique de Marseille, a été observée en fleurs, entre juin et août, par M. Perrier de la Bäthie sur les rocailles calcaires du plateau Mahafaly, dans les sables, sur les gneiss et les grès de l’Androy, dans tout le bassin de l'Onilahy, sur les grès de l'Isalo et du Makay (Bassin du Mangoky), sur les gneiss de la rive droite de la Menamaty (Bassin du Mangokv), enfin sur la Sakenv.
Kalanchoe tomentosa Baker. — Raymond-Hamet, Monogr. du g. Kalanchoe, in Bull. Hb. Boissier, sér. 2, t. VIII, p. 31 (1908).
Le Kalanchoe tomentosa est une plante vivace atteignant près d’un mètre de hauteur. Sa tige, dont le diamètre varie de 12 à 14 millimètres, est divisée, dès la base, en de nombreux rameaux subérigés, les uns stériles, les autres florifères. Les rameaux stériles, hauts d'environ 10 centimètres, presque toujours simples mais émettant quelquefois une ou deux branches latérales, portent au sommet un petit nombre de feuilles nettement alternes, si peu distantes les unes des autres qu'elles constituent de véritables rosettes. Quand ces rameaux fleurissent, les entrenœuds de la rosette, très brefs primitivement, s'accroissent rapidement et atteignent une longueur d'autant plus grande que les feuilles qu'ils séparaient étaient plus proches du centre. En même temps, ces feuilles, qui étaient de taille très réduite, se développent, cependant que du centre de la rosette s'élève une hampe bien distincte de la tige par son diamètre réduit. Quand cette hampe aura donné naissance aux fleurs et que celles-ci auront été
fécondées, les feuilles qui formaient à sa base une rosette plus ou moins lâche se dessécheront et tomberont ; à l’aisselle de leurs cicatrices, quelques bourgeons apparaîtront, dont un petit nombre se développera en rejets stériles. Stériles ou florifères, les rameaux, ainsi que la hampe, sont couverts primitivement d'une pubescence extrèmement dense dont l'aspect rappelle celui d'un velours rougeâtre et dont les éléments sont des petits poils stellés composés d'un court pédicule supportant trois longues branches inégales et aiguës. Cette pubescence que les hampes conservent jusqu à leur disparition, les tiges la perdent peu à peu et deviennent complètement glabres, sauf à leur sommet. Toujours alternes, sessiles, très épaisses, canaliculées sur leur face supérieure, obtuses au sommet, légèrement rétrécies à la base, les feuilles sont couvertes d'une pubescence blanchâtre extrêmement dense dont l'aspect rappelle celui du velours et dont les éléments sont des poils stellés composés d'un court pédicule supportant trois longues branches inégales et aiguës. Leurs bords, quelquefois entiers, sont le plus souvent pourvus, dans la partie supérieure de la feuille, de larges crénelures rougeàtres, arrondies et inégales, séparées par de larges sinus arrondis ou anguleux. Les feuilles présentent des formes assez variables souvent même sur un unique échantillon : tantôt petites, ovées ou ovées-orbiculaires, un peu plus hautes que larges, longues de 23 à 26 millimètres et larges de 16 à 17 millimètres, tantôt de taille moyenne, oblongues ou subobovéesoblongues, environ deux fois plus hautes que larges, longues de 40 à 45 millimètres et larges de 16 à 22 millimètres, elles sont le plus souvent grandes, oblongues-linéaires ou subobovées-oblongues-linéaires, environ quatre fois plus hautes que larges, longues de 70 à 75 millimètres et larges de 16 à 17 millimètres ; ces différentes formes de feuilles présentent, d’alleurs, entre elles, de nombreux intermédiaires.
Nue, simple, érigée, haute de 48 à 80 centimètres, la hampe florifère, dont le diamètre est de 7.50 millimètres à la base et de 5 à 6 millimètres au milieu est, elle aussi, poilue. Le plus souvent elle est couverte, sur toute sa longueur, d'une pubes-
cence rougeâtre très dense dont l'aspect rappelle celui du velours et dont les éléments sont des poils stellés composés d'un court pédicule supportant trois longues branches inégales et aiguës, mais, quelquefois, elle porte, dans sa partie supérieure, à la place de cet indument, un revêtement de petits poils glanduleux simples, rougeâtres, visqueux et brièvement pédiculés.
Paniculiforme ou très rarement subcorymbiforme, haute de 8 à 32 centimètres, large de 2.75 à 11 centimètres, l'inflorescence, qui termine la tige, se compose de trois à douze Déloeee primaires alternes, terminés chacun par une cyme bipare, dense, régulière, pauciflore et une fois ramifiée.
Assez charnus, légèrement renflés au sommet, couverts, tantôt d'une pubescence rougeñtre très dense dont l'aspect rappelle celui du velours et dont les éléments sont des poils stellés composés d’un court pédicule supportant trois longues branches inégales et aiguës, tantôt d’un indument rougeâtre et visqueux constitué par de petits poils glanduleux, simples, brièvement pédiculés, les pédicelles sont longs de 4 à 10 millimètres.
Longuement ovées, hautes de 2.80 millimètres et larges de 1 millimètre, les bractées ont leur plus grande largeur audessus du milieu ; au-dessous de ce niveau, elles se rétrécissent jusqu'à la base, ni élargie, ni rétrécie; au-dessus, elles s'atténuent Jusqu'au sommet subaigu. Elles sont couvertes, tantôt d’une pubescence rougeâtre très dense dont l'aspect rappelle celui du velours et dont les éléments sont des poils stellés composés d’un court pédicule supportant trois longues branches inégales et aiguës, tantôt d’un indument rougeñtre et visqueux constitué par de petits poils glanduleux, simples, brièvement pédiculés.
Couvert extérieurement, tantôt d'une pubescence rougeâtre très dense dont l'aspect rappelle celui du velours et dont les éléments sont des poils stellés composés d’un court pédicule supportant trois longues branches inégales et aiguës, tantôt d'un indument rougeâtre et visqueux constitué par de petits poils glanduleux simples et brièvement pédiculés, le calice se
compose d’un tube beaucoup plus bref que les segments, haut de 0.40 à 0.80 millimètre, et de quatre segments appliqués contre le tube corollin ou étalés ; deltoïdes ou linéaires-subdeltoïdes, légèrement élargis à la base, un peu plus hauts que larges, longs de 3.20 à 5.20 millimètres et larges de 2 à 3 millimètres, ces segments, qui ont des bords entiers, sont atténués depuis la base Jusqu'au sommet plus où moins obtus.
Plus longue que le calice, campanulée au moment de l'anthèse, la corolle devient bientôt urcéolée ; elle a alors son plus grand diamètre, non plus au sommet, mais au-dessous du milieu ; au-dessous de ce niveau, elle se rétrécit peu à peu jusqu'à la base ; au-dessus, elle s'atténue jusqu'à la base des segments qui sont à peine récurvés. Elle est parfois recouverte d'un indument composé exclusivement de poils glanduleux, simples, rougeûtres, visqueux et brièvement pédiculés, mais porte le plus souvent deux sortes de poils : les uns, dont le nombre est à peu près constant sur toute la hauteur de la corolle, sont rougeâtres, stellés, à court pédicule supportant trois branches inégales et aiguës ; les autres, dont le nombre va en augmentant depuis le sommet de la corolle jusqu'à sa base où il atteint son maximum, sont simples, glanduleux, rougeâtres, visqueux et brièvement pédiculés. D'une couleur jaunâtre, plus long que les segments, haut de 10.50 à 12 millimètres, le tube de la corolle est orné, extérieurement, de quatre côtes verticales peu saillantes, disposées en face des filets oppositipétales. Colorés en violet, subsemiorbiculaires, très obtus, ou subsemiorbiculaires-subdeltoides, obtus, les segments, toujours plus larges que hauts, sont longs de 2.40 à 3.30 millimètres et larges de 4.10 à 5.40 millimètres.
L'androcée se compose de huit étamines libres entre elles. Le sommet des filets alternitipétales, insérés un peu audessous du milieu du tube de la corolle, dépasse nettement ce niveau, mais n'atteint pas la base des segments corollins ; très longuement linéaires-subdeltoïdes, ces filets s'élargissent insensiblement depuis le sommet jusqu'à une faible distance de la base et, à partir de ce niveau, se dilatent plus rapide-
ment jusqu à la base ; leur partie soudée, qui fait très légèrement saillie à l'intérieur du tube de la corolle et jusqu'à la base de celui-ci, est haute de # à 5.70 millimètres ; leur partie libre, longue de 3.25 à 3.80 millimètres, est large de 0.25 à 0.45 millimètres au milieu et de 0.80 à 1 millimètre à la base. Le sommet des filets oppositipétales, insérés un peu plus haut que les filets alternipétales, dépasse le milieu du tube de la corolle et, parfois même, atteint la base des segments corollhins ; très longuement linéaires-subdeltoïdes, ces filets s’élargissent insensiblement depuis le sommet jusqu'à une très faible distance de la base et, à partir de ce niveau, s’élargissent plus rapidement jusqu'à la base ; leur partie soudée est haute de 4.20 à 5.90 millimètres ; leur partie libre, longue de 3.70 à 6.10 millimètres, est large de 0.25 à 0.35 millimètre au milieu et de 0.70 à 0.80 millimètre à la base. Un peu plus larges que hautes, subréniformes, émarginées au sommet et à la base, les anthères sont longues de ? millimètre et larges de 1.25 millimètre.
Soudés entre eux sur près d’un tiers de leur longueur totale, les carpelles sont appliqués les uns contre les autres ; oblongs, rétrécis dans leur partie inférieure jusqu'à la base, ils s'atténuent, dans leur partie supérieure, en styles assez grèles, plus brefs qu'eux et terminés par des stigmates légèrement dilatés ; leur partie soudée est haute de 1.60 à 3 millimètres ; leur partie libre, longue de 5.20 à 7 millimètres, est large de 2.20 à 3.10 millimètres ; les styles sont hauts de 1.40 à 2.40 millimètres. Dans chaque carpelle, les placentes, qui portent des ovules sur toute leur longueur, sont constitués par deux cordons grêles subverticaux et presque parallèles, quoiqu'un peu incurvés en dedans, à chacun des deux bords internes des carpelles.
Un peu plus larges que hautes, subquadrangulaires non élargies à la base, ou subtrapéziformes-subsemiorbiculaires élargies à la base, émarginées ou parfois obtuses au sommet, les écailles sont longues de 0.85 à 1.20 millimètre et larges de 1.10 à 1.40 millimètre.
Un peu plus de deux fois plus hautes que larges, obovées,
légèrement arquées, obtuses au sommet et à la base, les graines, dont le nombre varie de 30 à 40 dans chaque follicule, sont longues de 1.70 à 2 millimètres et larges de 0.65 à 0.85 millimètre. Leur test couvert de rides longitudinales nombreuses et peu saillantes s'applique exactement sur l’amande.
En septembre 1911, M. Perrier de la Bâthie a récolté de beaux échantillons de cette espèce, à une altitude d'environ 800 mètres, sur les gneiss dénudés situés entre la Menamaty et le Zamandao, dans le Bassin du Mangoky.
Kalanchoe prolifera Raymond-Hamet, Monogr. du g. Kalanchoe, in Bull. Hb. Boissier, sér. 2, t. VIII, p. 19-20 (1908).
Le Kalanchoe prolifera est une plante glabre et vivace. Verte, mais maculée de nombreuses taches blanches, quadrangulaire sauf dans sa partie inférieure où elle est cylindrique, haute de 0.80 à 1.50 mètre, érigée mais souvent couchée dans sa région basilaire, la tige ne se ramifie point, mais émet à la base des rejets stériles qui fleuriront ultérieurement.
Les tiges portent des feuilles sur toute leur longueur, sauf à la base où elles sont généralement dénudées au inoment de la floraison. Opposées, décussées, pétiolées, vertes mais rougeâtres pendant la saison sèche, les feuilles, assez distantes les unes des autres, sont assez régulièrement espacées. Charnu, haut de 6 à 12 centimètres et large de 4 à 7.50 millimètres au milieu, subcylindrique mais caréné sur sa face inférieure et canaliculé sur sa face supérieure, le pétiole, qui s'élargit à la base en une sorte de plate-forme large de 14 à 20 millimètres subsemicirculaire et! amplexicaule, se continue par le rachis qui n'en diffère aucunement, mais qui porte sur ses côtés quatre à six folioles opposées deux par deux et qui se termine par un groupe de trois folioles, l'une terminale, les deux autres latérales et opposées. Sessiles, inéquilatères, étroitement oblongues, obtuses au sommet, longues de 7 à 15 centimètres et larges de 1.50 à 5 centimètres, les folioles
latérales, dont les bords sont garnis de larges crénelures obtuses, séparées par d'’étroits sinus anguleux, s’insèrent directement sur le rachis ; celui de leurs côtés qui est tourné vers les trois folioles terminales forme, à la jonction de sa base et du rachis, un large sinus arrondi ; par contre, celui de leurs côtés qui regarde le pétiole forme à sa base une large oreillette arrondie, d'autant plus décurrente sur le rachis que la foliole qui la porte est plus proche du sommet de la feuille. Quant aux trois folioles supérieures, elles ne diffèrent presque point des folioles latérales, mais sont si rapprochées que la foliole terminale semble plutôt former la division médiane d'une foliole supérieure trifoliolée, que s’insérer, elle-même, sur le rachis commun.
Paniculiforme, haute de #0 à 80 centimètres, large de 20 à 40 centimètres, l'inflorescence, qui termine la tige, se compose d'un petit nombre de pédoncules latéraux, opposés deux par deux et émettant latéralement quelques pédoncules secondaires également opposés deux par deux et, comme ceux-ci, terminés par des cymes bipares pauciflores et peu ramifiées. Les fleurs avortent souvent et l'on voit se développer à leur place de petits pseudo-bulbilles analogues à ceux que nous avons signalés chez le À. miniata.
Grêles, hauts de 8 à 15 millimètres, non dilatés au sommet, couverts de papilles subconiques, mais obtusiuscules au sommet, les pédicelles supportent des fleurs pendantes.
Quadrangulaire, subcampanulé, couvert en dedans et en dehors de papilles subconiques, mais obtusiuscules au sommet, le calice se compose d'un tube plus haut que les segments, long de 15 à 16 millimètres, et de quatre segments non appliqués contre le tube de la corolle ; largement subsemiorbiculaires, plus larges que hauts, longs de 3.25 à k millimètres et larges de 5.50 à 7.70 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers, ont leur plus grande largeur à la base et, à partir de ce niveau, se rétrécissent assez rapidement jusqu'au sommet anguleux et brusquement acuminé.
Un peu plus longue que le calice, cylindrique mais nette-
ment quadrangulaire dans sa partie inférieure, la corolle est nettement étranglée au-dessous du milieu ; au-dessous de cet étranglement, elle se dilate peu à peu, puis se rétrécit jusqu'à une très faible distance de la base, et, enfin, à partir de ce niveau, conserve un diamètre presque identique jusqu'à la base elle-même, formant ainsi une sorte de tube large et court qui lui donne une apparence stipitée; au-dessus de l'étranglement, elle se dilate peu à peu jusqu'à la jonction du tiers médian et du tiers supérieur, puis, à partir de ce niveau, se rétrécit lentement jusqu'à la base des segments dressésrécurvés. Plus long que les segments, le tube, qui porte, dans sa partie inférieure, quatre côtes assez saillantes situées en face des filets oppositipétales, est haut de 18 à 24 muilhimètres. Très largement subovés, un peu plus larges que hauts, longs de 2.75 à 3.30 millimètres et larges de 3 à 4 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers, ont leur plus grand diamètre au-dessous du milieu ; au-dessous de ce niveau, ils se rétrécissent jusqu'à la base; au-dessus, ils s'atténuent peu à peu jusqu’au sommet arrondi et brusquement subacuminé.
L'androcée se compose de huit étamines libres entre elles. Le sommet des filets alternipétales, insérés au-dessous du milieu du tube de la corolle, dépasse le sommet des segments corollins ; très longuement linéaires, ces filets, dont la partie soudée fait légèrement saillie à l'intérieur du tube de la corolle et jusqu'à la base de celui-ci, conservent un diamètre presque identique depuis le sommet jusqu'à une faible distante de la base, où ils s’élargissent très légèrement ; leur partie soudée est haute de 5.50 à 8.60 millimètres ; leur partie libre, longue de 16.50 à 20.50 millimètres, est large de 0.55 millimètre. Le sommet des filets oppositipétales, insérés un peu plus bas que les filets alternipétales, dépasse un peu le sommet de ces derniers ; grêles, très longuement linéaires, ces filets conservent un diamètre presque identique jusqu’à une faible distance de la base où ils s'élargissent un peu ; leur partie soudée est haute de 4.25 à 7.20 millimètres ; leur partie libre, longue de 18 à 26 millimètres, est large de
0.60 à 0.90 millimètre. Un peu plus hautes que larges, ovées, obtuses au sommet et émarginées à la base, les anthères sont longues de 2 à 2.60 millimètres et larges de 1.30 à 1.45 millimètre.
Soudés entre eux sur un quart environ de leur longueur totale, les carpelles sont appliqués les uns contre les autres ; ovés, rétrécis dans leur partie inférieure, ils s'atténuent, dans leur partie supérieure, en styles grêles, plus longs qu'eux et terminés par des stigmates à peine dilatés ; leur partie soudée est haute de 2 millimètres; leur partie libre, longue de 5 à 6.20 nullimètres, est large de 3 millimètres ; les styles sont hauts de 17 à 20 millimètres. Dans chaque carpelle, les placentes, qui portent des ovules sur toute leur longueur, sont constitués par deux cordons grèles, subverticaux et presque parallèles, quoique très légèrement incurvés en dedans, à chacun des deux bords internes des carpelles.
Un peu plus larges que hautes, subtrapéziformes-subsemiorbiculaires, légèrement dilatées à la base, largement et peu profondément émarginées au sommet, les écailles sont longues de 1.30 à 1.60 millimètre et larges de 2 à 2.40 millimètres.
Cette plante a été récoltée par M. Perrier de la Bâthie sur les rocailles basaltiques et humides de l’Analamahitso, à une altitude d'environ 800 mètres.
Obs. — C'est Bowie! qui, sous le nom de Bryophyllum proliferum, décrivit pour la première fois, d'après un spécimen cultivé au Jardin de Kew et qu'il crut originaire de l'Afrique australe, la plante dont nous venons de donner les caractères. Mais, en 1883, Baker ayant étudié deux Crassulacées récoltées par le Révérend Baron dans la région centrale de Madagasear et distribuées par ce collecteur sous les n° 1270 et 1465, les considéra ? comme identiques au Bryophyllum proliferum et
1. Bowie ms. ex Botanical Magazine, tab. 5147. 2. J. G. Baker, Contrib. to the F1. of Madagascar, in The Journ. of the Linn, Soc., Bot.,t. XX, p. 139 (1883).
CONTRIBUTION A L ÉTUDE DES CRASSULACÉES MALAGCHES 111
infirma ainsi l'hypothèse émise par Bowie sur l'origine géographique de cette espèce.
Un long séjour à Kew ayant permis à l'un de nous de comparer ces spécimens avec l'échantillon original du Br. proliferum, il a pu constater, tout d'abord, que la plante, distribuée -par Baron sous le n° 1465 possédait des folioles nettement pétiolées et ne pouvait, par conséquent, être confondue avec le Br. proliferum, mais qu'elle ne portait aucune fleur et ne pouvait ainsi être déterminée avec certitude. Il à constaté, ensuite, que le spécimen récolté par Baron sous le n° 1270 différait un peu de l'échantillon authentique du Br. proliferum par ses sépales proportionnellement plus larges, mais que cette différence était sans intérêt parce que les fleurs du premier étaient pleinement épanouies, tandis que celles du second n'étaient encore qu'en boutons.
Quant aux échantillons récoltés par l’un de nous, ils ne diffèrent aucunement de celui qu'a recueilli Baron et, comme lui, appartiennent à l'espèce qui, par suite de la réunion! du genre Bryophyllum au genre Kalanchoe, doit être désignée sous le nom de Xalanchoe prolifera.
Kalanchoe rubella Raymond-Hamet, nom. nov.
Le Xalanchoe rubella est une plante glabre et vivace, dont la tige colorée en vert brunâtre et maculée de taches blanchâtres, porte, sur toute sa longueur, des feuilles opposées, décussées, assez distantes les unes des autres.
Les feuilles inférieures, presque toujours détruites au moment de la floraison, sont simples et pétiolées ; assez grèle, subcylindrique mais légèrement canaliculé sur sa face supérieure, le pétiole s'élargit, à la base, en une sorte de plateforme subsemicirculaire et amplexicaule ; ové, subobtus au sommet, coloré en blanc argenté mais parcouru par des nervures d'un beau vert sombre, le limbe est bordé de larges crénelures obtuses et arrondies séparées par des sinus étroits
1. Raymond-Hamet, Monogr. du g. Kalanchoe, in Bull. Hb. Boissier, sér, 2,t. VII, p. 871-872 (1907).
et anguleux. Les feuilles médianes et supérieures sont 3-, 5-, 1-, et même 9-foliolées ; haute de 6 à 12 centimètres, large de 2.50 à 5 centimètres, presque identique au limbe des feuilles simples mais un peu plus étroite que celui-ci, la foliole terminale est supportée par un grêle pétiolule haut de 12 à 15 millimètres et large de 1.25 à 2 millimètres ; oppo-
4 à 12 centimètres et
sées deux par deux, hautes de larges de 1.80 à 3 centimètres, toujours obtuses au sommet, colorées en vert sombre, mais maculées de taches blanches, les folioles latérales, qui ont des bords garnis de larges crénelures arrondies séparées par d'étroits sinus anguleux, sont supportées, à la base, par un bref pétiolule grêle haut de 2 à 8 millimètres et large de 1 à 2.25 millimètres ; assez largement ovées sur les ‘feuilles de petite taille, elles deviennent d'autant plus étroites que la feuille qui les supporte est plus amplement développée et arrivent ainsi, sur les plus grandes feuilles, à affecter une forme si longuement et si étroitement ovée qu'on les croirait presque sublinéaires ; quant au pétiole assez grêle, subcylindrique mais légèrement canaliculé sur sa face supérieure, il s’élargit, à la base, en une sorte de plate-forme subsemicireulaire et amplexicaule large de 5 à 6 millimètres.
L'inflorescence paniculiforme, qui termine la tige, se compose de pédoncules latéraux portant un petit nombre de pédoncules secondaires opposés deux par deux et terminés par des cymes bipares simples, très pauciflores et très lâches.
Grêles, non dilatés au sommet, les pédicelles sont longs de 12 à 23 millimètres.
Longuement oblongues-sublinéaires, subaiguës au sommet, légèrement contractées à la base en un large pseudo-pétiole à peine distinct du limbe, les bractées, dont les bords sont entiers, sont larges de 3.20 à 7.40 millimètres et larges de 0.60 à 1 millimètre.
Le calice, subcampanulé, se compose d'un tube plus haut que les segments, long de 14à 16 millimètres, et de quatre segments non appliqués contre le tube de la corolle; deltoïdes, un peu plus larges que hauts, longs de 6.20 à 7.40 milli-
mètres et larges de 7.20 à 8.50 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers, se rétrécissent peu à peu depuis la base jusqu'au sommet aigu et acuminé.
Un peu plus longue que le calice, la corolle est nettement étranglée au-dessous du milieu; au-dessous de cet étranglement, elle se dilate peu à peu, puis se rétrécit jusqu'à une très faible distance de la base, et enfin, à partir de ce niveau, conserve un diamètre presque identique jusqu’à la base ellemême, formant ainsi une sorte de tube large et court qui lui donne une apparence stipitée; au-dessus de l’étranglement, elle se dilate peu à peu jusqu'à la jonction du tiers médian et du tiers supérieur, puis, à partir de ce niveau, se rétrécit lentement jusqu’à la base des segments dressés-récurvés. Plus long que les segments, le tube est haut de 22,50 à 23 millimètres. Subsemiorbiculaires-subsemioblongs, un peu plus larges que hauts, long de 5 à 5.70 millimètres et larges de 5.40 à 5.80 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers dans leur moitié inférieure et nettement rongés dans leur moitié supérieure, ont leur plus grand diamètre à la base ; au-dessus de ce niveau, ils s’atténuent presque insensiblement jusqu’au milieu, puis, à partir de ce niveau, se rétrécissent assez rapidement jusqu'au sommet anguleux et brusquement subacuminé.
L'androcée se compose de huit étamines libres entre elles. Le sommet des filets alternipétales, insérés au-dessous du . milieu du tube de la corolle, dépasse un peu la base des segments corollins sans atteindreleur milieu ; grêles, très longuement et très étroitement linéaires, ces filets, dont la partie soudée fait légèrement saillie à l'intérieur du tube de la corolle et jusqu’à la base de celui-ci, conservent un diamètre presque identique depuis le sommet jusqu’à la buse, qui n'est, elle-même, ni élargie, ni rétrécie: leur partie soudée est haute de 4.80 à 5.70 millimètres; leur partie libre, longue de 18.50 à 19.50 millimètres, est large de 0.55 à 0.60 millimètre. Le sommet des filets oppositipétales, insérés un peu plus bas que les filets alternipétales, dépasse légèrement le sommet de ces derniers et tantôt n'atteint pas le milieu des
Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 3° vol, 1915, 8
segments corollins, tantôt le dépasse un peu; grêles, très longuement linéaires, ces filets conservent un diamètre presque identique depuis le sommet jusqu à la base qui n’est, elle-même, ni élargie, ni rétrécie; leur partie soudée est haute de 3.80 à 4.20 millimètres ; leur partie libre, longue de 20 à 22 millimètres, est large de 0.55 à 0.65 millmètre. Un peu plus hautes que larges, ovées, obtuses au sommet et émarginées à la base, les anthères sont longues de 2.50 à 2.70 millimètres et larges de 1.85 à 2.20 mulhmètres.
Soudés entre eux sur un quart environ de leur longueur totale, les carpelles sont appliqués les uns contre les autres; ovés, rétrécis dans leur partie inférieure, ils s’atténuent, dans leur partie supérieure, en styles grêles, plus longs qu'eux et terminés par des stigmates à peine dilatés ; leur partie soudée est haute de 4.10 à 1.20 millimètre; leur partie libre, de 3.10 à 4.50 millimètres ; les styles sont longs de 15 à 17.75 millimètres. Dans chaque carpelle, les placentes, qui portent des ovules sur toute leur longueur, sont constitués par deux cordons grêles verticaux et presque parallèles, quoique très
légèrement incurvés en dedans, à chacun des deux bords.
internes des carpelles.
Environ trois fois plus hautes que larges, suboblonguessublinéaires, longues de 2.30 à 2.60 millimètres et larges de 0.70 à 0.80 millimètre, les écailles ont leur plus grande largeur vers le milieu et, à partir de ce niveau, se rétrécissent, d'une part vers le sommet émarginé, d'autre part vers la base ni élargie, ni rétrécie.
Cette plante a été récoltée par M. Perrier de la Bâthie dans le bassin de l'Ankisompobe.
Obs. Quoique, lors de la rédaction de sa monographie du genre Xalanchoe, lun de nous n'ait connu le Bryophyllum rubellum que par sa diagnose originale !, il avait cru pouvoir
1. J. G. Baker, Furth. Contrib. to the FI. of Madagascar, in Journ, of the Linn. Soc., Bot., t. XXV, p. 314 (1890).
indiquer ! que cette espèce était probablement identique au Bryophyllum proliferum. Fort heureusement ayant pu, depuis lors, étudier, non seulement les échantillons authentiques de ces deux espèces, mais encore les spécimens récoltés par Baron et Perrier de la Bâthie qui doivent être rapportés à ces deux Crassulacées, 1l a pu acquérir sur cette question une opinion mieux fondée. Certes, la comparaison des échanüllons authentiques de ces deux plantes eût dû suflire à baser sa conviction, mais cette comparaison était fort diflicile. En effet, on sait déjà que, le spécimen original du Br. proliferum ne portant que des boutons, nous avons dû, pour rédiger une description complète de cette plante, faire appel aux spécimens de cette espèce qu'ont récoltés Baron et Perrier de la Bâthie. D'autre part, l'échantillon authentique du Br. rubellum étant extrêmement incomplet, il eût été presque impossible, sans les spécimens récoltés par M. Perrier de la Bâthie, de décrire tous les caractères de cette intéressante Crassulacée. On pourrait, il est vrai, nous objecter que ces spécimens sont peut-être distincts de léchantillon authentique, mais il suflirait, pour réfuter cette assertion, de faire remarquer qu'ils sont absolument identiques à ce dernier, non seulement au point de vue de la forme des différents organes, mails même
ainsi que l’établit le tableau suivant (voir page 116) — sous le rapport de leurs dimensions : L'identité des échantillons récoltés par M. Perrier de la Bâthie et des spécimens originaux des Br. proliferum el Br. rubellum étant ainsi démontrée, nous disposions d'un matériel suflisant pour constater que le Br. rubellum diffère du Pr. proliferum: 1° par les feuilles à folioles pétiolées, non point sessiles et décurrentes sur le rachis; 2° par les sépales deltoides, et non subsemiorbiculaires : 3° par les pétales subsemiorbiculaires-subsemioblongs à bords rongés, non point largement subovés à bords entiers ; 4° par les écailles suboblongues-sublinéaires près de trois fois plus
1. Raymond-Hamet, Monogr. du g Kalanchoe, in Bull. Ib. Boissier, sér. 2,t. VIII, p. 20 (1908).
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